Vénissieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vénissieux
Le clocher de l'église Saint-Germain et l'ancienne mairie sur la place Léon Sublet, au cœur du Vieux-Bourg.
Le clocher de l'église Saint-Germain et l'ancienne mairie sur la place Léon Sublet, au cœur du Vieux-Bourg.
Blason de Vénissieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Vénissieux-Nord
Vénissieux-Sud
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Michèle Picard (PCF)
2014-2020
Code postal 69200
Code commune 69259
Démographie
Gentilé Vénissianes, Vénissians
Population
municipale
60 159 hab. (2011)
Densité 3 924 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 52″ N 4° 53′ 12″ E / 45.697778, 4.88666745° 41′ 52″ Nord 4° 53′ 12″ Est / 45.697778, 4.886667  
Altitude Min. 171 m – Max. 259 m
Superficie 15,33 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte administrative du Rhône
City locator 14.svg
Vénissieux

Géolocalisation sur la carte : Rhône

Voir sur la carte topographique du Rhône
City locator 14.svg
Vénissieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vénissieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vénissieux
Liens
Site web http://www.ville-venissieux.fr/

Vénissieux (en arpitan : Vènissiœx) est une commune française située dans la banlieue sud de Lyon, dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. C'est la troisième commune du département du Rhône et la septième ville de la région Rhône-Alpes par le nombre d'habitants. Ses habitants sont appelés les Vénissians.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vénissieux est une ville de France située en banlieue sud de Lyon.

Historiquement elle appartient à la province du Dauphiné jusqu'à ce que l'Isère cède, par décret du 2 mars 1852, la ville au département du Rhône[1]. C'est une commune limitrophe avec celles de Lyon, Bron, Saint-Priest, Feyzin, Corbas et de Saint-Fons. Elle est considérée comme la « Porte sud de l'agglomération lyonnaise ».

La ville située sur la rive gauche du Rhône a un relief marqué par une plaine dominée par la petite colline du Centre (Ancien Mas de la Roche) et celle de Parilly dans sa partie nord; la partie sud de la commune a un relief plus marqué, avec le plateau des Minguettes qui culmine à 259 mètres et le plateau des Grandes-Terres. Les pentes sont abruptes en descendant à Saint-Fons et au « Vieux-Bourg » par le plateau des Minguettes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue ancienne aérienne du bourg de Vénissieux (vers 1960).

Une des premières traces crédibles de Vénissieux se situe au testament, probablement apocryphe, attribué à Ennemond, évêque de Lyon, dont le décès remonte à 656. Ce document mentionne la « Villa Véniciès », une grosse ferme gallo-romaine qui jadis aurait appartenu à un Romain nommé Vinicius. Située dans le décor du prieuré, de l'abbaye royale de Saint-Pierre-de-Lyon, antérieur au Xe siècle. Tous ces lieux ne laissent, depuis le XVe siècle, aucune trace précise de nos jours.

Vénissieux était un territoire longtemps dominé par l'agriculture où s'étendaient des champs à perte de vue.

Dès l'ouverture du XIIe siècle, le château de Chandieu, aux mains des comtes de Savoie, étend ses prérogatives sur la Prévôté de Vénissieux. On rend la « justice » au château de Saint-Symphorien d'Ozon. Le Rhône sert de limite naturelle aux seigneurs de Chandieu jusqu'en 1310 quand Jean de Chandieu, ruiné, se défait de ses « droits » sur la Paroisse de Béchevelin qui enchâsse Vénissieux, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Amédée V de Savoie réunit alors ce territoire à Saint-Symphorien jusqu'en 1349.

Vénissieux, en 1355, se trouve dauphinoise grâce à un remaniement territorial savoyard où le Viennois est échangé contre le Faucigny.

L'alternat, au bénéfice ou au détriment du Dauphiné, est la règle des XVIe siècle et XVIIe siècle pour Vénissieux. Le Dauphiné perd Vénissieux en 1545, la recouvre en 1605 et, enfin, la cède à G. Dugue, trésorier de France au Bureau de Lyon en 1649.

Le château des Chandieu, implanté sur les lieux de l'actuelle Place Léon Sublet, est détruit à la fin du XVIIe siècle ; cinq siècles après son érection. Ses derniers vestiges ne voient pas se terminer le XIXe siècle, la dernière muraille est détruite car elle masquait la façade de l'ancienne mairie. La rue du château a repris l'ancien tracé de la muraille, ce qui explique sa forme circulaire autour de l'église Saint-Germain ; elle est de ce fait la plus ancienne rue de Vénissieux.

Quand le vent révolutionnaire secoue l'Hexagone, Vénissieux devient chef-lieu de canton en se détachant de Bron. Vénissieux, en 1790, se trouve iséroise et compte 2 100 habitants. L'Isère cède, par décret du 2 mars 1852, Vénissieux, Bron, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne au département du Rhône. Aujourd'hui, le canton vénissian est mono-cellulaire.

Vénissieux perd, après un débat, présumé houleux, le hameau de Saint-Fons qui, pris par son essor industriel, le 26 mars 1888, devint une commune à part entière.

En pleine guerre, en 1915, Marius Berliet qui travaille, en qualité de mécanicien, à Monplaisir depuis 1897, étend une cité de 400 hectares qui porte son nom. Soixante ans après, sa firme compte vingt-et-un-mille emplois directs. Une vingtaine de pôles industriels complète le chantier Berliet.

En 1917, pendant la Première Guerre mondiale, trois bâtiments d'obus explosèrent détruisant une bonne partie de la ville (dont les vitraux médiévaux de l’église Saint-Germain), l'explosion se fit entendre jusqu'à Roanne.

Vénissieux la rebelle[modifier | modifier le code]

En mai 1944, le potentiel industriel vénissian (notamment les Usines Berliet) sont endommagés par les bombardements. Le 2 septembre 1944, Vénissieux fut libéré des nazis.

L'explosion démographique de Vénissieux se poursuit entre 1963 et 1974, avec la construction des Minguettes.

En septembre 1981, des incidents, notamment dans le quartier des Minguettes, sont parmi les premiers signes français des limites et dérives des quartiers de banlieue.

Durant l'été 1983, de rudes affrontements opposent policiers et jeunes dans le quartier des Minguettes. Pendant les affrontements, Toumi Djaïda, le jeune président de l'association SOS Avenir Minguettes, est blessé par un policier et transporté d'urgence à l'hôpital. Rodéos, incendies de voitures, dégradations urbaines, courses poursuite avec la police, sont à nouveau filmés, largement repris dans la presse[2],[3],[4],[5].

Des habitants du quartier, dont le curé Christian Delorme et le pasteur Jean Costil, ont alors l'idée d'une longue marche, inspirée par Martin Luther King et Gandhi. Deux revendications principales : une carte de séjour de dix ans et le droit de vote pour les étrangers[6]. Toutefois, selon un chercheur, « Mogniss Abdallah à Nanterre ou Djida Tazdaït et les militants lyonnais de Zaâma d'banlieue n'étaient guère favorables à une initiative dominée par les animateurs de la Cimade (le père Christian Delorme et le pasteur Costil) qui n'étaient pas « issus de l'immigration ». »[7],[8]

La genèse de ces évènements dramatiques seront à l'origine de la Marche pour l'égalité et contre le racisme.

Vénissieux est une ville qui revendique une assise populaire de son exécutif municipal, emmené par André Gerin, député-maire PCF, réélu lors des échéances de 2001 et 2002, puis aux élections législatives de juin 2007 et aux municipales de mars 2008. Il quitte ses fonctions de maire en 2009 pour Michèle Picard.

Histoire des symboles[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine étymologique de Vénissieux est gallo-romaine. Un Romain nommé Vinicius aurait possédé une grande ferme (Viniciacum : « la villa de Vinicius ») située sur l'actuel territoire de la commune. Suivent ensuite les variantes postérieures de « Venicus », au XVIe siècle, puis de « Venici ». Puis le nom de la commune évolue de Venissieu puis en Vénissieux (le « x » est caractéristique de la toponymie de l'aire linguistique francoprovençale, il ne se prononce pas à l'instar du « x » de Vaulx-en-Velin, Rillieux-la-Pape, Manissieux…). Une autre origine étymologique de Vénissieux proviendrait de son vignoble qui passait jadis pour un cru fameux. Vinum, vin ; vineae, vignes ; Vinicius, Viniciacum, Vénissieux ; le décor est planté.

Héraldique[modifier | modifier le code]

« De gueules à la clef en pal accostée à dextre d'une enclume et à sénestre d'une roue d'engrenage, le tout d'argent ; au chef d'or chargé d'un dauphin d'azur, allumé, oreillé, barbé, loré et peautré de gueules ». Les armoiries de Vénissieux furent adoptées par le Conseil Municipal dans la séance du 18 mai 1951.

Dans ce blason, le chef comporte un dauphin bleu et rouge sur fond or, représentant la province du Dauphiné dont faisait partie autrefois Vénissieux; l'autre partie de l'écu comporte au centre une clef d'argent sur fond rouge qui évoque le blason des Dames de Saint-Pierre de Lyon qui possédèrent la juridiction de Vénissieux du Moyen Âge à 1789. En outre, cette clef est accompagnée, à sa droite d'une enclume et à sa gauche d'une roue d'engrenage, ces attributs argentés symbolisant l'industrie métallurgique de la commune et reliant le passé au présent.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Groupe scolaire Louis Pasteur classé « bâtiment remarquable de l'après-guerre »
le musée communal de la Résistance et de la Déportation installé dans les locaux de l'ancienne mairie
  • La place Léon-Sublet a changé plusieurs fois de nom : place de Vénissieux jusqu'à l'avènement de la mairie, où elle se renomma place de la mairie (ou de l'hôtel de ville); pour aujourd'hui porter le nom de Napoléon Sublet, maire de Vénissieux de 1879 à 1895. La partie ouest de la place a été dédiée à Henri Barbusse. Elle concentre les deux principaux monuments de la ville, tous deux classés à l'inventaire des monuments historiques:
  • L’ancienne mairie construite sur les fondations de la Maison Commune (XVIIIe siècle), aujourd'hui devenue musée communal de la Résistance et de la Déportation.
  • L’église Saint-Germain qui au Moyen Âge se trouvait dans l'enceinte de ce château, c'est le plus ancien édifice de la commune par sa chapelle de la Vierge et son clocher du XVe siècle, l’église abrite un crucifix en bois sculpté du XVIIIe siècle et un tableau de saint Germain l'Auxerrois, patron de cette église; peinture du XVIIIe siècle et son cadre doré du XVIIe siècle, par son ancienneté c'est le bijou de la commune.
  • L'église Sainte Jeanne-d'Arc de Parilly datant du XIXe siècle est elle aussi classée.
  • Le groupe scolaire Louis-Pasteur dans le quartier du Charréard, classé aux monuments historiques en tant que « bâtiment remarquable de l'après-guerre ».
  • Le groupe scolaire de Parilly est lui aussi classé monument historique car sa façade est étonnante avec son buste de Marianne et l'inscription d'une devise républicaine : « Travail, Paix, Humanité ».
  • Le groupe scolaire du Centre situé dans le bourg est la première école de Vénissieux.
  • La maison du Peuple « Centre de résistance, revendications et d'actions ouvrières. Lieu de réflexion, de création et de fraternité devant la dureté des combats » André Gerin. Construite à l'après-guerre et témoin des revendications sociales elle est classée aux monuments historiques. Elle héberge aujourd'hui le centre des syndicats, le théâtre municipal et une salle d'exposition d'art plastique.
  • Cimetières de Vénissieux. La ville en comprend deux : l'ancien cimetière situé au Vieux Bourg chargé d'histoire locale avec les tombes célèbres notamment des rosièristes ; le nouveau cimetière situé au sud de la cité.
  • L'ancien château des Sandier (famille notable du XIXe siècle) qui occupait une partie de l'actuel parc Louis Dupic a été détruit. Le seul vestige qui subsiste est l'étang du château (la petite cuvette asséchée et le pont en bois au centre du parc).
  • L'auberge de jeunesse internationale.
  • Le Monument aux morts, autrefois installé sur la place Léon Sublet a été déplacé au parc Louis-Dupic.
  • Avec la présence sur son territoire des usines Renault Trucks (anciennes usines Berliet), la ville est un des berceaux de l'automobile française. Présence du musée Berliet présentant des véhicules anciens et modernes.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Vénissieux bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[9].

  • De nombreux parcs : Le parc de Parilly, le parc Louis-Dupic (de la mairie), le parc des Minguettes, Le plateau des Grandes Terres.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 60 159 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 118 1 967 1 958 2 370 2 714 3 021 3 078 3 176 3 338
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 681 3 820 4 411 4 750 5 224 5 355 5 884 3 502 3 394
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 867 4 417 4 939 8 050 11 506 16 157 16 337 15 283 20 374
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
29 040 47 613 74 347 64 804 60 444 56 061 57 179 60 159 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Petit village avec une population essentiellement agricole, Vénissieux atteint difficilement les 6 000 habitants avant la révolution industrielle. La population redescend à 3502 habitants au recensement de 1891 dû à la séparation du hameau de Saint-Fons en 1888.

Au XXe siècle, la commune se spécialise dans l'industrie et la construction automobile, ce qui cause l'afflux d'immigrants italiens, espagnols et portugais pour combler la main d’œuvre nécessaire. La population augmente de façon régulière malgré les deux guerres mondiales.

La seconde moitié du XXe siècle est marquée par une croissance de la population très soutenue avec la construction des Minguettes jusqu'à atteindre un pic de population en 1975 avec 74 347 habitants. Par la suite, le contexte de crise sociale des grands ensembles, la périurbanisation et les opérations de destruction de barres et de tours ont considérablement fait baisser la population durant les années 1980 et 1990. Les années 2000 sont marquées par un renouveau démographique.


Immigration[modifier | modifier le code]

En 2008, la population immigrée était de 13 846 personnes soit 24 % de la population (4,6 % nés en Europe et 19,4 % nés hors d'Europe, essentiellement originaires du Maghreb)[12].

Urbanisme et cadre de vie[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux premières révolutions industrielles, Vénissieux fut un village agricole, constituant un des greniers de Lyon. Des champs à perte de vue recouvraient le territoire communal, l'on y cultivait principalement des céréales et des vignes étaient principalement présentes sur les pentes du plateau. Quelques bourgeois lyonnais exploitaient les terres, comme Gallien Minguet qui occupa le plateau qui a pris son nom : les Minguettes.

La ville connut un accroissement très rapide de sa population : d'un peu plus de 20 000 habitants dans les années 1950, elle atteignit plus de 75 000 habitants dans les années 1970, grâce à la construction de grands ensembles, notamment la cité des Minguettes. Ce quartier est symbolique d'une forme d'urbanisation encouragée dans les années 1960 qui a donné, une vingtaine d'années plus tard, des quartiers défavorisés qui avaient perdu leur attrait d'origine. Dès les années 1980, d'importants programmes de rénovation urbaine ont transformé les Minguettes, réduisant la densité de population trop forte au profit d'un meilleur cadre de vie. Cette rénovation explique la forte baisse du nombre d'habitants à Vénissieux depuis lors. Ternie par sa mauvaise image de « ville chaude de banlieue », Vénissieux est devenue néanmoins une ville attractive et agréable.

Une médiathèque moderne a été construite au début des années 2000 par Dominique Perrault.

En 2009, le premier tronçon de la nouvelle ligne de tramway, la ligne T4, relie le jet d'eau de la place Mendès France (Lyon 8e) aux Minguettes en 25 minutes. À terme, elle sera prolongée jusqu'à la Part Dieu. Les 10 kilomètres de voies et les 18 stations permettront à 33 000 habitants d'être desservis et créeront 6 200 emplois[13]. Ligne verte, le T4 a pour but l'embellissement de la ville et une circulation des piétons et des cyclistes plus aisée.

La ville affiche haut les couleurs dans son logo, illustrant sa population très diversifiée, résultat de plusieurs vagues d'immigrations successives. On compte une importante communauté d'origine maghrébine, africaine, italienne, portugaise, espagnole ou encore asiatique.

Vénissieux est l'une des villes les plus fleuries du département avec trois fleurs au Concours des Villes et des Villages fleuris de France et l'une des plus vertes avec ses espaces verts qui représentent une surface totale de 617 hectares soit 40 % de la superficie totale de la commune. Elle possède 60 % du parc de Parilly sur son territoire. Une rose est née à Vénissieux : la Vénissiane.

Quartiers de la ville[modifier | modifier le code]

  • Le Centre-ville ou « Vieux-bourg », « Bourg de Vé » : Quartier autour de la place Léon-Sublet, la colline du Centre, le parc Louis-Dupic.
  • Les Minguettes ou « le Plateau » : Quartier le plus haut et le plus peuplé, au sud-ouest de la ville. Aujourd'hui en pleine phase de rénovation et de réhabilitations avec l'arrivée du tramway.
  • Le Village ou « les pentes » : Ce petit quartier se situe sur les pentes du plateau, c'est une zone résidentielle.
  • Le Moulin à Vent : Le nom fait référence à un ancien moulin à vent aujourd'hui disparu, ce territoire est situé au nord de la ville, limitrophe de Lyon et au-delà du périphérique lyonnais.
  • Parilly : l'un des plus grands quartiers de la ville qui occupe une bonne partie nord-est de la ville car il englobe en partie le Parc de Parilly (l'autre partie étant sur les communes de Bron et Saint-Priest) et les usines Renault Trucks. Le « noyau urbain » se trouve aux alentours de l’église Sainte Jeanne-d'Arc et de la place Grand-Clément.
  • Le Charréard- Max-Barel : Tout le quartier qui occupe la partie sud-est de la ville.
  • Chêne-Velin : le quartier industriel et commercial de la ville. Limitrophe de Saint-Fons.
  • Les Grandes-terres : le grand plateau agricole occupant toute la partie sud de la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville
  • Canton : Vénissieux Nord/ Vénissieux Sud.
  • 13 conseils de quartier, organisés en 6 territoires.
  • 2 mairies de quartiers: Moulin-à-Vent et Vénissy.
  • Maison de Justice et du Droit.
  • La ville est très tournée à gauche, c'est un des fiefs du parti communiste dont le député-maire emblématique fut André Gerin qui dirigea la commune durant près d'un quart de siècle.
  • Le maire actuel, Michèle Picard, est la première femme-maire de Vénissieux.
Liste des maires successifs
Dates de mandat Identité Parti Qualité
1790 Thibaudon
1791-1792 Labonne
1792-1795 Antoine Cassin
1795-1800 Claude Milliat
1800-1800 Jean Sandier
1800-1816 Antoine Givord
1816-1818 Pierre Melin
1818-1830 Sébastien Bouthéon
1830-1831 Antoine Barioz-Busquet
1831-1848 Étienne Sandier
1848-1851 Jean-Étienne Guillermin
1851-1865 Jean-Jacques Sandier
1865-1870 Jean Comte
1870-1871 François Balmont
1871-1874 Jean Comte
1874-1876 Eugène Mottard
1876-1879 Jean-François Garapon
1879-1895 Napoléon Sublet
1895-1896 Claude Chagnieux
1896-1900 Jean-Marie Sambet
1900-1904 Pierre Annequin
1904-1905 Laurent Gérin
1908-1910 Auguste Bavosat
1910-1919 Jean-François Garin
1919-1925 Louis Boyer
1930-1935 Eugène Peloux
1935-1939 Ennemond-Romand
1939-1941 Délégation spéciale
1941-1944 Marc Juveneton
1944-1962 Louis Dupic PCF
1962-1985 Marcel Houel PCF Conseiller général (1970-1982)- député jusqu'en 1981
1985-juin 2009 André Gerin PCF Conseiller général (1982-1993) - Député (1993-2012)
juin 2009-en cours Michèle Picard PCF

Conseil municipal de Vénissieux (2009-2014)

Groupe Liste Effectif Statut
FG-PS-EELV-PRG-MRC-LO Liste "En avant Vénissieux réussir à gauche" 37 majorité
UMP Liste "Vénissieux Terre d'audace Terre d'avenir" 3 opposition
FN Liste "Vénissieux fait front" 1 opposition
MoDem Liste "Vénissieux respect d'avenir" 1 opposition
DVC Liste "Rassemblement des vénissians" 1 opposition
SE Liste "Sans Etiquette" 1 opposition

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est bien située entre des axes routiers très fréquentés, du sud de la ville on peut rejoindre le boulevard urbain sud et du nord on peut rejoindre le périphérique lyonnais par trois portes qui donnent sur la commune : les portes de Parilly, de Vénissieux-centre et du Moulin à Vent.

La ville est aussi très bien desservie par les différents moyens de transports en commun, avec de nombreuses lignes de bus régulières (notamment les lignes C12, 35 et 93). Les deux dernières stations de la ligne D du métro lyonnais sont situées sur son territoire : les stations de Parilly (connexion entre les lignes de bus C23, C25, 39 et 79) et le terminus qu'est le pôle multimodal de la Gare de Vénissieux (connexion entre les lignes de bus, 35,39,54,62,87,93 et ZI1, du REAL, la ligne T4 du tramway de Lyon et trois lignes du réseau autocars du Rhône, 11, 12 et 13) c'est un atout pour le développement de la ville et son attractivité.

Vie économique[modifier | modifier le code]

  • 2500 entités commerciales dont 10 de plus de 300 salariés, avec sur son territoire la présence de grands groupes industriels (Renault Trucks, Bosch, Aldes, Descours & Cabaud…).
  • Zones d'activités : Parcs République, Arsenal, Boudarias, Carnot, Francis-de-Pressensé, Génie.
  • Associations de commerçants et d'entreprises.
  • Dépôt SNCF de plusieurs dizaines d'hectares, pour remisage et entretien du matériel, avec tous les sous-traitants (plusieurs milliers d'emplois)

Culture et éducation[modifier | modifier le code]

La ville propose un projet socio-éducatif fort avec près de 60 établissements. Elle propose un enseignement scolaire favorable avec une forte densité d'établissements scolaires à travers l'ensemble de la ville; la culture vénissiane s'exprime à travers l'action de ses 5 grands équipements culturels, des événements et des projets qui s'adressent à tous les publics et tous les quartiers autour des objectifs suivants: diffusion de la culture, formation éducative, animation culturelle et festive, soutien de la ville aux associations socio-culturelles (près de 500 en nombre). Enfin la direction des sports a pour mission de prendre en compte l'ensemble de la diversité sportive et de favoriser l'accès au plus grand nombre en travaillant en relation avec les secteurs associatif, scolaires, périscolaires et de loisirs.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

  • Écoles publiques : Max-Barel, Centre, Charréard, Clos-Verger, Anatole-France, Henri-Wallon, Jules-Guesde, Joliot-Curie, Léo-Lagrange, Paul-Langevin, Georges-Lévy, Jean-Moulin, Moulin à Vent, Parilly, Pasteur, Louis-Pergaud, Gabriel-Péri, Charles-Perrault, Ernest-Renan et Saint-Exupéry.
  • Écoles privées : Jeanne-d'Arc et La Xavière.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

  • Collèges : Elsa-Triolet, Honoré-de-Balzac, Paul-Eluard, Jules-Michelet et Louis-Aragon (publics); La Xavière (privé).
  • Lycées : Hélène-Boucher (professionnel), Jacques-Brel et Marcel-Sembat/ Marc Seguin (enseignement général, technologique et professionnel).

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

  • Institut Bioforce, école des métiers de l'humanitaire.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque Lucie-Aubrac
  • Musée communal de la Résistance et de la Déportation
  • Cinéma Gérard-Philippe (3 salles)
  • École de musique Jean-Wiener
  • Théâtre de Vénissieux (Maison du Peuple)
  • Bibliothèques de quartier : Robert-Desnos, Anatole-France, La Pyramide.
  • Espaces Arts Plastiques : Henri-Matisse, mais aussi l'ensemble des ateliers d'écoles.

Équipements sportifs et de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Gymnases : Jacques-Anquetil, Jean-Guimier, Jules-Guesde, Gabriel-Péri, Jacques-Brel, Charréard, Max-Barel, Micheline-Ostermeyer, Alain-Colas, Colette-Besson, Elsa-Triolet, Tola-Vologe.
  • Stades: Matmut Stadium (Stade du LOU), Laurent-Gérin, Auguste-Delaune, Pierre-Albalate.
  • Piscines: Auguste-Delaune, Centre Nautique Intercommunal.
  • MJC le Cadran, Maisons du Département (MDR), Maisons de l'Enfance.
  • Centres de vacances gérées par l'APASEV: Daniel-Féry (Champagneux, Savoie), Elsa-Triolet (Noyer, Hautes-Alpes), Mas-Soleil (Bollène, Vaucluse) et le camping familial de Portiragnes dans l'Hérault.

Vie communale[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Un journal local : Expressions, les nouvelles de Vénissieux, paraît un mercredi sur deux, tiré à 32 000 exemplaires, journal très apprécié par les habitants, qui ont fêté son 400e numéro en juillet 2007.
  • Le Progrès édition locale Villeurbanne/Plaine du Rhône.
  • Un magazine, « Singulier/ Pluriel » qui paraît deux fois par an, parle principalement des atouts de Vénissieux: ses projets, ses ambitions… illustrés par des photos de la ville.
  • 13 journaux de quartiers. Parution communale 2 à 3 fois par an.

Marchés forains[modifier | modifier le code]

  • Marché du Centre : place Léon-Sublet, connu pour son atmosphère villageoise, mercredi et dimanche matin.
  • Marché des Minguettes: rue Édouard-Herriot, le plus connu pour sa mixité sociale et ethnique, jeudi et samedi matin.
  • Marché de Parilly : place Grandclément, samedi matin.
  • Marché du Charréard : av Jacques-Duclos, vendredi matin.
  • Marché du Moulin-à-Vent: place Ennemond-Romand, jeudi matin.

Évènements[modifier | modifier le code]

De nombreux évènements culturels et sportifs ponctuent la vie des Vénissians :

  • Les Fêtes Escales avec ses concerts gratuits, ses animations, son feu d'artifice et son célèbre pique-nique républicain du 14 Juillet.
  • Fête de la solidarité sur les places Léon-Sublet et Henri-Barbusse dans le centre-ville, prélude de la fête des Lumières de Lyon, avec de nombreuses animations, les pères-Noel du Secours populaire et les défilés de lampions, le soir du 7 décembre.
  • Nuits métisses en septembre.
  • Journées du Patrimoine.
  • J'images, au cinéma Gérard Philippe.
  • La Foulée vénissiane, évènement sportif.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

De nombreux footballeurs ont grandi à Vénissieux où ils ont fréquenté le club de l'AS Minguettes :

Culture populaire vénissiane[modifier | modifier le code]

  • Il y a régulièrement confusion sur le gentilé des habitants de Vénissieux (Vénissians, Vénissianes) avec ceux de la ville de Venise (Vénitiens, Vénitiennes).
  • À la fête des mères, le maire, l'équipe municipale et les jardiniers ont la tradition de remettre aux enfants des écoles de la ville, la veille du jour de cette fête, une plante florale pour leur mère.
  • Le nom de la commune, un peu long à prononcer est souvent réduit à "Vé" dans le langage courant des habitants: "Gare de Vé", "Bourg de Vé".
  • À Vénissieux, on dit souvent lorsqu'on est dans le bas de la ville, le mot « en haut » pour désigner le plateau des Minguettes.
  • Les communes de l'agglomération lyonnaise, à l'instar de Vénissieux ou Givors, ont développé tout une série de jargons qui leur sont propres comme le mot pélo qui est utilisé intensivement par les jeunes de cette aire géographique, pour désigner un homme. À ce sujet voir également : Parler lyonnais.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Oschatz Drapeau de l'Allemagne Allemagne, 16 292 habitants. L'avenue qui relie le Bourg et le plateau des Minguettes porte son nom.
  • Novy Jicin Drapeau de la République tchèque République tchèque, 26 331 habitants. Un boulevard de Vénissieux porte son nom dans le quartier du Charréard.
  • Joal Sénégal Sénégal, 39 078 habitants.
  • Jodino Drapeau de la Biélorussie Biélorussie. Un boulevard porte son nom dans le sud de la ville.
  • Manises Drapeau de l'Espagne Espagne, les jolies plaques de rues de la place Léon-Sublet ont été offertes par cette ville espagnole réputée pour le travail de la céramique.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Corbel (préf. Marcel Houël), Vénissieux : du village à la cité industrielle, Paris, Messidor, coll. « Temps actuels »,‎ 1983, 300 p. (ISBN 2201016437)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret relatif à la commune de Lyon du 24 mars 1852 disponible sur Gallica : la Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise sont réunies à la commune de Lyon, et les communes de Villeurbane, Vaux, Bron et Venissieux sont distraites du département de l'Isère et réunies au département du Rhône.
  2. « Journal télévisé de 20h », Antenne 2, 20 juin 1983
  3. « Minguettes radioscopie d'un quartier », Midi 2, Antenne 2, 27 juin 1983
  4. « Visite du Président Mitterrand au "Mont-Chauve" (Montchovet) à Saint-Étienne et aux Minguettes », Journal télévisé de 20h, Antenne 2, 10 août 1983
  5. « Interview du Père Christian Delorme », Midi 2, Antenne 2, 24 juin 1983
  6. Bernard Philippe, « La longue marche des beurs », Le Monde,‎ 3 décembre 1983.
  7. Philippe Juhem, SOS Racisme. Histoire d’une mobilisation « apolitique », Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981, Thèse de doctorat en science politique, Université de Nanterre, décembre 1998, p. 8-12
  8. Fatiha Dazi-Heni et Catherine Polac, « Chroniques de la vraie base », Politix, no 12, décembre 1990, p. 56-57
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Population immigrée de Vénissieux , Insee 2008
  13. Christoph Groneck: Lyon: Netzausbau geht weiter. Stadtverkehr. Nr. 7-8/2009, (ISSN 0038-9013), p. 44.