Décines-Charpieu

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45° 46′ 10″ N 4° 57′ 34″ E / 45.769444, 4.959444

Décines-Charpieu
Image illustrative de l'article Décines-Charpieu
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Décines-Charpieu
Code commune 69275
Code postal 69150
Maire
Mandat en cours
Jérôme Sturla
2012 -
Intercommunalité Grand Lyon
Démographie
Population 25 414 hab. (2009)
Densité 1 494 hab./km2
Gentilé Décinois[1]
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 10″ Nord
       4° 57′ 34″ Est
/ 45.769444, 4.959444
Altitudes mini. 171 m — maxi. 240 m
Superficie 17,01 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Décines-Charpieu est une commune française, située en banlieue est de Lyon, dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Située au bord du réservoir du Grand-Large, dans l'Est lyonnais, Décines-Charpieu - dont le nom est souvent abrégé en Décines - est une ville distante de 12 km du centre de Lyon dans la banlieue est.

[modifier] Communes limitrophes

La ville est voisines des communes suivantes :

[modifier] Relief

Le relief de la commune a été modelé par les glaciations de l'ère quaternaire, qui ont recouvert toute la région comprise entre les Alpes et le confluent du Rhône et de la Saône, laissant des traces dans le paysage, sous formes de moraines (buttes de Charpieu, du Mollard) et de dépôts de sables et de graviers. Le bloc de granit de Pierre-Frite, long d'environ quatre mètres, qui se trouve maintenant sur la place de Stepanavan, à la Soie-Montaberlet, constitue un des témoins de ces glaciations, qui ont vraisemblablement effacé toute trace d'une hypothétique présence antérieure.

[modifier] Voies de communication et transports

[modifier] Desserte routière

La ville est desservie par la Rocade Est (N 346), axe qui contourne Lyon. L'avenue Jean-Jaurès est la voie centrale de la ville qui la traverse d'ouest en est.

[modifier] Transports en commun

Autrefois desservie par le Chemin de fer de l'Est de Lyon et les tramways de l'OTL, la ville est désormais desservie par le réseau de transports en commun lyonnais, les lignes de bus 7, 16, 67, 79, 85 et 95 et notamment, depuis le 4 décembre 2006, par le tramway Tramway de Lyon Ligne T3.

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[modifier] Toponymie

[modifier] Héraldique

Taillé courbé abaissé : au premier de gueules au lion d'argent, au second d'or aux deux voiles triangulaires d'argent, une petite à dextre et une grande à senestre, gonflées vers senestre, au dauphin d'azur crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules brochant à demi à senestre ; à la cotice en barre crénelée courbée d'azur brochant sur la partition.

[modifier] Histoire

[modifier] Préhistoire et Antiquité

La présence humaine ne semble pas pouvoir être repérable avant le néolithique final (2 500 avant J.C.) ou à partir du bronze ancien (1 800 avant J.C.). Ce n'est toutefois qu'à partir de l'implantation gallo-romaine qu'un habitat relativement important voit le jour à Décines.

[modifier] XIXe siècle

À la fin du XIXe siècle, Décines est un bourg rural, en marge de la révolution industrielle. En 1876, la commune compte 1 047 habitants et 60% de la population active travaille la terre. L'économie locale s'oriente vers le développement des cultures maraîchères et l'avenir de Décines semble devoir être celui d'une commune résidentielle pour bourgeois lyonnais en villégiature.

Cependant, l'arrivée du chemin de fer (ligne de l'Est de Lyon) en 1881, et la construction du canal de Jonage (1895), qui scinde le territoire communal en deux parties reliées par un seul pont, apportent une vie nouvelle à la cité, les chantiers ayant attiré de nombreux travailleurs venus de loin. Ces changements entraînent la création de nouveaux équipements : compagnie des sapeurs-pompiers et bureau de poste.

[modifier] XXe siècle

Au début du XXe siècle, l'industrie lyonnaise poursuit son extension vers l'Est et atteint Décines. En 1907, la Société des films s'établit à Décines ; cet établissement est acquis, en 1912, par la Société Gifrer, qui depuis lors, y fabrique essentiellement des produits pharmaceutiques.

De 1922 à 1925, la société lyonnaise de soie artificielle (SLSA) s'installe à Décines, où elle construit une très grande usine, mais aussi une cité ouvrière permettant de loger un millier de personnes, ainsi qu'une école, une église... De 1921 à 1931, la population augmente de 328 % et atteint 6 842 habitants. Cette augmentation s'effectue en marge de l'agglomération traditionnelle, la colline et le vieux noyau villageois. Elle est en grande partie due à l'arrivée massive de populations immigrées, notamment de rescapés du génocide des Arméniens, de Russes blancs, de Polonais et d'Italiens fuyant le fascisme. Plus tard cet apport immigré sera complété par les républicains espagnols ayant fui le régime franquiste.

Le nouvel axe de la commune est désormais l'avenue Jean Jaurès. La mairie "descend" de la colline (construction de la nouvelle mairie en 1932). Le passage d'un centre historique à un centre économique s'accompagne d'une croissance hâtive et d'implantations humaines parfois dispersées et désordonnées. La crise économique des années trente interrompt la croissance, la population baisse légèrement (6 078 habitants au recensement de 1936), mais la municipalité doit poursuivre l'aménagement communal, que l'extension des années précédentes a rendu nécessaire.

Deux importantes usines s'implantent en 1957 et 1958 (NORMACEM et SARB), alors que la Société lyonnaise de textiles (nouvelle appellation de SLSA) ferme ses portes en 1959. Quelques années plus tard, ses bâtiments, ainsi que ceux des cités ouvrières, sont acquis par la Société Rhône-Poulenc.

De 1954 à 1962, la population augmente de 5 à 6% par an. En 1965, Décines compte 12 849 habitants. Dans les années soixante, apparaissent les premiers immeubles collectifs.

En 1968, Décines quitte le département de l'Isère pour celui du Rhône, avant de devenir, en 1969, membre de la Communauté urbaine de Lyon.

Dans les années 1970 et 80, au fil des constructions, Décines a vu apparaître plusieurs quartiers : Prainet II et ses immeubles collectifs ; Champ-Blanc, Bonneveau, le nouveau quartier de Montaberlet et leurs pavillons, Cornavent, ainsi que Les Sablons et La Berthaudière.

Au cours des années 1990, le centre-ville s'est renforcé avec la construction d'immeubles sur la rue de la République et sur la place François Mitterrand. En 1999, la population de Décines s'élève à 24 193 habitants.

[modifier] Les années 2000

La population a atteint 25034 habitants en 2006, cette même année le tramway T3 dessert la commune, la relient ainsi plus rapidement à la Part-Dieu.

[modifier] Politique et administration

[modifier] Tendances politiques et résultats

[modifier] Administration municipale

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2012   Jérôme Sturla PS  
1991 2012 Pierre Crédoz PS  
1967 1991 Pierre Moutin PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Pierre Crédoz, Maire de la commune depuis 21 ans, a présenté sa démission au préfet du Rhône le 21 février 2012 et sera remplacé dès le 3 mars par son premier adjoint, Jérôme Sturla[2].

[modifier] Intercommunalité

La commune de Décines-Charpieu est membre du Grand Lyon (Communauté Urbaine de Lyon, créée en 1969).

[modifier] Budget et fiscalité

[modifier] Jumelage

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406 503 620 735 832 769 860 984 976
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 027 1 082 1 094 1 106 1 047 997 1 085 1 077 1 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 159 1 062 1 130 1 618 3 602 6 942 6 078 6 445 7 546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
10 931 15 297 20 031 22 832 24 564 24 193 24 100 24 952 24 780
2009 - - - - - - - -
25 414 - - - - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[3] et Insee[4]

[modifier] Enseignement

Lycée Chaplin-Becquerel, vu par derrière

Décines-Charpieu est située dans l'académie de Lyon. Elle abrite la plus grande école privée confessionnelle musulmane de France, l'école Al-Kindi et le lycée Chaplin-Becquerel (regroupement des anciens lycées Becquerel et Charlie Chaplin).

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

[modifier] Santé

La Clinique du Grand Large est un établissement hospitalier privé de 90 lits et un service d'urgences. Ce service a été reconnu "UPATOU" (Unité de Proximité d'Accueil, de Traitement et d'Orientation des Urgences) par l'Agence Régionale de l'Hospitalisation.

[modifier] Sports

La commune abrite plusieurs clubs sportifs dont le Décines Meyzieu Athlétisme[5],[6] et le Décines Aquatique Club (DAC).

[modifier] Cadre de vie

La commune abrite le parc Maurice Sauthier et le réservoir du Grand-Large.

[modifier] Environnement

[modifier] Urbanisme

[modifier] Projet de construction d'OL Land

Article détaillé : Stade des Lumières.

En 2007, la commune a été proposée comme lieu pouvant accueillir le nouveau stade de l'Olympique lyonnais, le projet OL Land, sur le site du Montout. Ce projet divise les habitants et les commerçants de la commune. Des associations ont été créés pour soutenir le projet, mais aussi pour dénoncer un projet urbanistiquement et environnementalement hors la loi[8]. Par ailleurs, de nombreux opposants s'interrogent quant au bien fondé de mobiliser des finances publiques dans le but premier de favoriser les intérêts privés des actionnaires de la holding OL groupe présidée par M. Jean-Michel Aulas.

Le 11 juillet 2008, le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable à la révision du plan local d'urbanisme et à l’implantation du projet de la holding OL groupe. Fin septembre 2008, le commissaire enquêteur a rendu un nouvel avis, cette fois-ci « favorable sous réserves ». Il convient de noter que ce revirement constitue une première vis-à-vis du droit des communes[réf. souhaitée]. De nombreux élus et citoyens se sont étonnés de cette pratique.

Initialement envisagé pour une ouverture en 2010, le stade devrait finalement voir le jour fin 2013[9].

[modifier] Économie

[modifier] Emploi

[modifier] Entreprises et commerces

[modifier] Culture locale et patrimoine

[modifier] Lieux culturels

  • Le Toboggan : centre culturel de la ville (Lieu d'expositions, médiathèque, salle de spectacle, cinéma)[10]
  • La Maison de la culture arménienne : centre communautaire, bibliothèque, documentation

[modifier] Odonymes, lieux de mémoire

  • La rue du 24 avril 1915 (ex Rue Branly), inaugurée le 24 avril 1965.
  • La place Stepanavan, inaugurée le 19 octobre 1997.

[modifier] Patrimoine architectural

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Jean Djorkaeff et Youri Djorkaeff, tous deux footballeurs français, sont deux figures locales de Décines-Charpieu. En avril 2007, Youri prend la présidence du club de football local, l'UGA Décines (Union générale arménienne), dans lequel son père et ses deux frères, Denis et Micha, étaient déjà très impliqués.
  • Cédric Bardon, footballeur français formé à l'Olympique lyonnais.
  • Abdelkader Ghezzal, footballeur franco-algérien.
  • Maurice Sauthier, résistant décinois né le 21 juin 1918 à Bourg-Saint-Maurice, mort le 30 octobre 1958. Maurice Sauthier tenait avec ses parents, un café à Décines-Charpieu appelé le Café de la Gare, qui servait de boîte aux lettre entre les maquis du plateau de Crémieu et la Résistance à Lyon. Il était membre des Sauveteurs et Avirons Décinois, et il utilisa leur locaux pour cacher des armes sous les barques. Appartenant au réseau Combat, il fut arrêté le 19 juin 1943 par la Gestapo, au retour d'une mission à Bourgoin. Emprisonné à Montluc, Fresnes, Compiègne, déporté à Weimar et Dora, il rentrera le 12 mai 1945, avec une santé très ébranlée. Il mourra 13 ans plus tard.
  • André Brun, combattant de la Résistance né le 19 mai 1920 à Décines-Charpieu, évadé d'un chantier de jeunesse, il devint maquisard en Savoie, il fut fusillé par les Allemands le 1er mai 1944, il avait 24 ans
  • Emile et Jean Louis Bertrand, combattants de la Résistance
  • Newfel Ouatah, Champion de France professionnel de boxe catégorie poids lourds.

[modifier] Voir aussi

Voir la catégorie : Décines-Charpieu.

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[modifier] Liens internes

[modifier] Notes et références

  1. Gentilé sur le site habitants.fr. Consulté le 19 janvier 2009
  2. Pierre Credoz a quitté son fauteuil de maire de Décines sur leprogres.fr. Consulté le 2 mars 2012.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 19 janvier 2010
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur INSEE. Consulté le 19 janvier 2010
  5. né de la fusion entre le Club sportif Décines et le FJEP de Meyzieu depuis 2008
  6. DMA Histoire du club : version Décines par Rolland Schroll sur le site officiel. Consulté le 27 janvier 2010
  7. Palmarès des communes labellisées (Rhône) sur Concours des villes et villages fleuris. Consulté le 25 mars 2011
  8. Association carton rouge et association CANOL
  9. Lyon - Grand stade repoussé à 2013
  10. site officiel du Toboggan.

[modifier] Liens externes

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