Parti radical (France)

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Parti radical
Image illustrative de l'article Parti radical (France)
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Présentation
Président Laurent Hénart
Fondation juin 1901
Siège 1, place de Valois
75001 Paris
Secrétaire générale Nathalie Delattre
Trésorier national Jean-Marc Gabouty
Idéologie Radicalisme, républicanisme, Fédéralisme européen, humanisme, laïcité, social-libéralisme
Couleurs bleu, blanc, rouge
Site web www.partiradical.net/
Présidents de groupe
Sénat François Zocchetto (UDI-UC)
Assemblée Philippe Vigier (UDI)
Parlement européen Guy Verhofstadt (ALDE)
Représentation
Députés
6 / 577
Sénateurs
10 / 348
Députés européens
1 / 74

Le Parti radical dit « Parti radical valoisien », est le plus ancien parti politique français, classé aujourd'hui au centre-droit de l'échiquier politique. Continuation officielle du Parti radical historique, créé en 1901, il regroupe initialement les républicains de gauche, les socialistes étant classés à l'extrême gauche[1]. À la tête du Bloc des gauches aux élections législatives de 1902, il participe au gouvernement Émile Combes et réalise notamment, après la chute de Combes, la séparation des Églises et de l'État de 1905. À la suite de nombreux avatars sous la IVe et la Ve République et du fait de la scission, intervenue en 1971, d'avec les « radicaux de gauche », il se situe désormais au centre-droit de l'échiquier politique. Il fait partie, en tant que parti associé, de l'UDF, entre 1979 et 2002, puis de l'UMP, entre novembre 2002 et mai 2011. Il reprend ensuite son indépendance politique et est à l'origine, en 2012, de la création de l'Union des démocrates et indépendants (UDI).

Histoire[modifier | modifier le code]

La structuration du radicalisme au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Parti radical trouve ses origines dans les rangs des républicains au XIXe siècle, où il se situa souvent à l'extrême gauche de l'échiquier politique. Sa philosophie politique sera tout au long de son histoire fortement influencée par la franc-maçonnerie, dont seront membres plusieurs des figures politiques radicales.

Sous la Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

En 1843, sous la Monarchie de Juillet, les radicaux se regroupent autour d'Alexandre Ledru-Rollin et participeront à l'avènement de la IIe République. Ils soutiendront les grandes réformes de 1848 : instauration du suffrage universel, abolition de l'esclavage, liberté de la presse, liberté de réunion.

Les radicaux s'opposent au régime de Napoléon III et trouvent un leader, en 1868, en la personne de Léon Gambetta (qui a publié en 1863 La Politique radicale, recueil de discours qui synthétise la doctrine radicale). Leur « programme », qui prend corps dans un discours de Gambetta, le « Programme de Belleville », prononcé en 1869, s'axe essentiellement sur un rétablissement des libertés publiques et une démocratisation passant par un retour au suffrage universel (l'Empire ayant mis en place un système de candidatures officielles).

1870 - 1901[modifier | modifier le code]

Alexandre Ledru-Rollin.
Léon Gambetta.
Georges Clemenceau.
Édouard Herriot.

Le 4 septembre 1870, la République est proclamée place de l'hôtel de Ville à Paris[réf. nécessaire], après la défaite de l'Empire face à la Prusse. Les radicaux devront cependant composer avec les monarchistes orléanistes : parti de droite majoritaire inauguré par Adolphe Thiers, qui géra la révolte de Paris lors des évènements de la Commune avec une résolution sanglante alors que la France était envahie par les troupes allemandes, suite à la débâcle de 1870. Adolphe Thiers, Mac-Mahon et les républicains modérés seront hissés à la tête de la France suite aux élections législatives. En effet, le radicalisme est ressenti comme un courant de pensée trop progressiste par les électeurs des zones rurales, qui lui préfèrent une monarchie modérée, garante à leurs yeux d'une plus grande stabilité politique.

La IIIe République installée définitivement depuis 1884, les radicaux incarneront particulièrement l'anticléricalisme et l'opposition à l'expansion coloniale de la France. Georges Clemenceau et, toujours, Léon Gambetta, en sont les figures les plus marquantes.

La création du parti et son rôle sous la IIIe République[modifier | modifier le code]

Créé les 21, 22 et 23 juin 1901, le Parti radical est donc fondé avant même l'adoption des lois de juillet 1901 sur la liberté d'association. Suite à son succès aux élections législatives de 1902, il devient le parti « pivot » de la IIIe République et sera à l'initiative de plusieurs grandes réformes :

Pendant la Première Guerre mondiale, le radical Georges Clemenceau mène le pays à la victoire.

En 1927, Édouard Daladier succède à Édouard Herriot à la tête du parti. Leader de son aile gauche il favorisera l'alliance des Radicaux aux autres forces de progrès (socialistes de la SFIO notamment) au sein du Cartel des gauches, puis du Front populaire de 1936, au sein duquel les radicaux deviennent minoritaires face au succès électoral de la SFIO. Jean Zay sera le ministre radical de Léon Blum, chargé de l'Éducation nationale, (le passage d'Instruction publique à Éducation nationale étant dû à Édouard Herriot en juin 1932), dont il engagera une profonde réforme pour la rendre plus démocratique et moderne.

Les années 1930 seront aussi celles de l'arrivée des Jeunes Turcs, parmi lesquels on peut citer : Pierre Mendès France, Jean Zay, Pierre Cot, Jacques Kayser et Émile Roche.

Grâce à ses succès électoraux le Parti fera entre 20 et 28 % du corps électoral de 1902 à 1936.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plusieurs radicaux s'engageront dans la Résistance, au premier rang desquels Jean Moulin, Émile Bollaert, mais aussi Jean Zay, Pierre Mendès France, Henri Queuille, Paul Anxionnaz, René Mayer et René Cassin, futur rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Sous la IVe République[modifier | modifier le code]

Le Parti radical reprend son rôle de formation politique « pivot », même s'il se trouve rapidement concurrencé par le MRP, nouvelle formation centriste, et la SFIO qui demeure la principale formation de la gauche non-communiste. Il décide donc de constituer le Rassemblement des gauches républicaines avec plusieurs formations centristes et libérales (UDSR, Alliance démocratique)...

En effet, en 1946, après la guerre le parti tombe à 15 % des voix avant de se maintenir à 10 % pendant la IVe République. Le parti ne s'en remettra jamais et une lente agonie commence pour le radicalisme français.

Il soutiendra la construction européenne et favorisera une décolonisation raisonnée et progressive. Malgré des personnalités comme Henri Queuille, Edgar Faure, Félix Gaillard ou Pierre Mendès France, le parti se trouve quelque peu marginalisé sur l'échiquier politique et connaîtra de fortes dissensions internes, entre son aile gauche et son aile « centriste » qui se rapproche de plus en plus des partis de centre-droit.

Sous la Ve République : l'évolution vers le centre-droit[modifier | modifier le code]

La Ve République sera fatale électoralement pour le Parti radical qui connaîtra un fort recul aux élections législatives ( 8,4 % en 1958 et 7,1 % en 1962 et 6,0 % au municipale de 1964), après s'être ardemment opposé au retour au pouvoir du Général de Gaulle et à l'adoption de la nouvelle constitution. À l'issue des législatives de 1958, il obtient 13 élus (membres du groupe de la Formation Administrative des Non-Inscrits puis du groupe de l'Entente démocratique). Le 27 mai 1959, Jean Berthoin, ministre de l'Intérieur, démissionne du gouvernement Michel Debré : le Parti radical n'est plus représenté au gouvernement. À l'occasion des élections législatives de 1962, le Parti radical participe au « cartel des non » et obtient 23 élus (membre du Rassemblement démocratique). Entre 1965 et 1968, il participe, avec la SFIO, à la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS). Son positionnement de facto au centre, sa tradition de gauche, son inclination à droite, le rendent peu lisible pour les électeurs dont les suffrages s'organisent désormais en deux blocs bien distincts : à droite autour des gaullistes, et à gauche autour des socialistes et des communistes. Pierre Mendès France, après son échec à maintenir le parti à gauche et sa « déconvenue » à l'élection présidentielle de 1969 (au sein du « ticket » qu'il avait constitué avec Gaston Defferre qui ne passe pas le 1er tour du scrutin), s'éloigne définitivement du parti pour rejoindre les rangs du futur Parti socialiste. Le 7 mai 1969, le comité exécutif vote le soutien à Alain Poher (Centre Démocrate) pour l'élection présidentielle. Talonné par le communiste Jacques Duclos au premier tour, le président de la République par interim sera nettement battu par Georges Pompidou à l'issue du second tour.

1970 - 1979 : la scission et une résurrection relative[modifier | modifier le code]

En 1971, le Parti connaît un nouvel élan avec l'arrivée à sa tête, le 29 octobre 1969, de Jean-Jacques Servan-Schreiber (dit J.J.S.S.), passionné par le modèle des États-Unis et qui, bien qu'homme de gauche, sera l'artisan du passage au centre-droit du parti. En 1972, le parti connaît une scission avec la création du Mouvement des radicaux de gauche par une tendance minoritaire souhaitant adhérer au Programme commun, et qui soutiendra plus tard une candidature unique de la gauche, celle de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 1974.

C'est à partir de cette date qu'est adjoint au nom du Parti radical le qualitatif de « valoisien » (venant de la place de Valois où se situe son siège national) pour le distinguer du MRG. En 1973, le Parti radical s'allie aux centristes issus du MRP de Jean Lecanuet au sein du Mouvement réformateur. Opposés à une alliance électorale avec les communistes mais toujours anti-gaullistes, les radicaux accompagneront les principales réformes sociétales de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing (autorisation de la pilule contraceptive, reconnaissance des droits des femmes) et réclameront une nouvelle organisation territoriale de la France au profit des pouvoirs locaux.

Cette nouvelle dynamique impulsée par « JJSS » grâce à sa victoire surprise en 1970 contre un député gaulliste, s'achèvera cependant par un échec, ce dernier connaissant plusieurs revers électoraux successifs (moins de 2 % aux élections européennes de 1979).

L'intégration à l'UDF[modifier | modifier le code]

Le parti doit alors le maintien de son influence à sa participation à la création de l'UDF, initiée par Valéry Giscard d'Estaing en 1978. Il en devient l'une des six composantes aux côtés des centristes du Centre des démocrates sociaux, des libéraux du Parti républicain et de la Fédération nationale des Clubs Perspectives & Réalités, des sociaux-démocrates du Mouvement démocrate-socialiste et des Adhérents directs.

À travers l'UDF, le Parti radical participera à tous les gouvernements issus de majorités RPR/UDF.

L'association avec l'UMP[modifier | modifier le code]

En 1998, l'UDF connaît une scission importante avec le départ de Démocratie libérale (ex-Parti républicain), suite aux élections régionales qui ont vu se constituer des alliances entre le Front national et certains membres de DL. Le Parti radical reste membre de l'UDF aux côtés des centristes de Force démocrate qui fusionnent peu après avec les adhérents directs et plusieurs autres petits partis centristes membres de la formation. Cette fusion interne marginalise le Parti radical dont plusieurs responsables prennent leurs distances vis-à-vis de la direction nationale de l'UDF menée par François Bayrou et sa ligne ayant pour ambition de constituer une force centriste indépendante de la droite et de la gauche.

Jean-Louis Borloo.

La majorité des radicaux participent donc naturellement à la création de l'UMP à la suite de la réélection de Jacques Chirac. Le Parti radical quitte alors l'UDF pour signer un accord d'association avec l'UMP. Il demeure un parti de plein exercice, mais ses financements sont constitués essentiellement de subventions versées par l'UMP avec laquelle l'adhésion est désormais commune. Le parti est alors dirigé par Jean-Louis Borloo et André Rossinot, puis, depuis novembre 2007, par Borloo seul. Depuis le congrès de 2007, les adhérents n'ont plus systématiquement la double appartenance PR/UMP, ce sont eux qui choisissent[2].

Ce partenariat avec l'UMP prend fin le 14 mai 2011, date à laquelle le parti décide de s'affranchir de l'UMP et de rejoindre la Confédération des centres[2]. Bien que le contrat liant les membres du Parti radical à l'UMP ait pris fin le 31 décembre 2011[2], les deux partis continuent de tolérer la double appartenance[3].

Fondation de l'UDI[modifier | modifier le code]

L'Union des démocrates et indépendants est un parti de centre, qui situe son action dans une opposition responsable face à la majorité de gauche. L'UDI est ouverte à accueillir toute nouvelle formation se reconnaissant dans ce positionnement politique. Elle rassemble, outre le Parti radical, le Nouveau Centre, l'Alliance centriste, La Gauche moderne, Force européenne démocrate et Territoires en mouvement.

Dénomination[modifier | modifier le code]

En 1972, une partie minoritaire des radicaux a fait scission pour rejoindre le Programme commun et fonder ce qui est aujourd'hui le Parti radical de gauche (PRG).

Siège du parti radical dit « valoisien » au no 1 de la place de Valois.

Le nom du parti radical-socialiste « maintenu » fait référence à la place de ValoisParis, 1er arrondissement), où se trouve le siège historique du parti (au numéro 1). Ce « Parti radical valoisien » détient la propriété du nom complet du Parti radical (aujourd'hui seul mentionné sur une petite plaque) historique, qui est « Parti républicain, radical et radical-socialiste » et qui a été conservé bien après la scission sur le linteau de l'entrée du siège, au 1 Place de Valois. Cette plaque à la dénomination historique est encore arborée à l'entrée du siège.

Le Parti « valoisien » est en réalité la continuation légale du Parti républicain, radical et radical-socialiste, bien que les radicaux valoisiens aient perdu l'habitude, depuis 1981, d'utiliser le terme « socialiste », qui n'en figure pas moins toujours dans leur dénomination officielle.

En mars 1996, la Cour d'Appel de Paris a condamné le Parti radical de gauche alors qu'il avait changé de nom pour s'appeler simplement "Radical", considérant que l’utilisation du terme « Radical » seul était « source d’ambiguïté dans l’esprit des citoyens quant au positionnement exact du mouvement politique qui s’en prévaut, car l’électeur est non spécialiste des mécanismes d’évolution des partis politiques »[4].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Proche du centre, il s'est allié à la droite. Il a été longtemps l'une des composantes de l'UDF avant d'intégrer l'UMP. Il s'est différencié d'autres composantes de l'UDF comme Démocratie libérale en refusant toute tractation avec le Front national. Le Parti radical est également un défenseur fervent de la laïcité.

Il existe aussi le mouvement de jeunes du Parti radical : la Nouvelle Génération – Jeunes Radicaux.

Au sein de l'UMP[modifier | modifier le code]

Le Parti radical a fait le choix d'un financement public indirect depuis 1993. D'abord à travers l'association de financement de l'UDF, puis, sur le même mode, à travers avec un protocole d'accord avec l'UMP. En effet, l'UMP finance une majeure partie du Parti : en 2008, le Parti radical a ainsi reçu un million d'euros d'aide financière de la part du parti de Nicolas Sarkozy[5].
Lors de la création de l'UMP, le Parti radical valoisien a adhéré à l'UMP en tant que personne morale, comme lors de la fusion de l'UDF de 2001 aboutissant à la création de la Nouvelle UDF de François Bayrou. Les personnes adhérant au Parti radical sont par là même membres de l'UMP. Cela permet au Parti radical de conserver le lien direct avec ses adhérents, les cotisations et sa personnalité juridique distincte de l'UMP. Cependant, depuis l'année 2008, un adhérent au Parti radical peut faire le choix d'être ou non par la même occasion adhérent à l'UMP.

Allié, de fait, de l'UMP, le Parti radical valoisien souhaite une « politique progressiste qui prône l'égalité des chances, la laïcité et le respect des valeurs humaines », selon les mots de Jean-Louis Borloo.

Début mai 2008, dans une interview réservée au magazine L'Express, Serge Lepeltier, vice-président du Parti radical, a déclaré que le parti devait présenter des listes autonomes aux élections européennes de 2009. Les listes seront finalement communes avec l'UMP.

Le rapprochement avec les Radicaux de gauche[modifier | modifier le code]

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, les deux partis radicaux plaident régulièrement pour des retrouvailles, que ce soit Jean-Michel Baylet en mai 2007 dans Le Monde, ou André Rossinot en septembre 2008 dans Le Figaro.

En septembre 2007, les deux branches du radicalisme français tenaient leur université d'été avec un échange de délégation (celle du PRG à Nancy chez les valoisiens, et celle du Parti radical à Ramatuelle chez leurs homologues de gauche). Les 16 et 17 novembre 2007, a eu lieu le 108e congrès du Parti radical : les dirigeants des deux partis ont parlé ouvertement de rapprochement pour occuper le centre de la vie politique française. Une force radicale unie concurrencerait de fait le MoDem et le Nouveau Centre.

Un an plus tard, il semble que le débat ne soit plus à l'ordre du jour puisqu'après les sénatoriales de septembre 2008, 5 sénateurs radicaux ont préféré siéger avec l'UMP plutôt qu'avec le PRG au sein du groupe RDSE, et que Jean-Michel Baylet voulait créer son propre groupe avec le MRC et les divers gauche. Le même mois, André Rossinot a cependant annoncé qu'une commission d'étude conjointe avec le PRG allait travailler sur la laïcité. Lors des élections régionales de mars 2010, le PRG lorrain soutient la tête de liste radicale valoisienne Laurent Hénart.

Programme politique actuel[modifier | modifier le code]

  • Accélérer l'adaptation de l'École au monde moderne et renforcer les dispositifs d'aide aux élèves en difficulté ;
  • Alléger le coût de l'État et le recentrer sur ses missions régaliennes afin de faire face aux enjeux du monde ;
  • Relancer le dialogue social et organiser la solidarité entre les générations ;
  • Engager la réforme fiscale qui favorisera l'envie d'entreprendre et accroître l'autonomie des collectivités locales ;
  • Rendre aux citoyens la sécurité au quotidien ;
  • Donner à la Défense les moyens d'assumer ses nouvelles fonctions face au terrorisme international ;
  • Intégrer le sud méditerranéen au projet européen par l'union des entreprises européennes et des entreprises des pays d'Afrique du Nord ;
  • Créer une citoyenneté européenne et une fédération des nations en Europe.

Participation à la création d'une confédération des centres[modifier | modifier le code]

Le 7 avril 2011, Jean-Louis Borloo annonce sur France 2 dans l'émission À vous de juger, la création d'une « alliance républicaine, écologiste et sociale » qui regrouperait « avant l'été » plusieurs formations politiques du centre-droit (Parti radical, Nouveau Centre) et du centre-gauche (La Gauche moderne). Cette formation se positionnerait comme une « alternative au PS et à l'UMP ». Il a également confirmé que sa création conduirait le Parti radical à quitter l'UMP et l'alliance devrait avoir un candidat à l'élection présidentielle de 2012. L'intégration du Parti radical à cette nouvelle formation sera soumise aux instances internes du parti au 111e congrès du Parti radical avant de devenir effective. Hormis le Parti radical, cette union devrait regrouper les formations politiques du Nouveau Centre d'Hervé Morin, de La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel et de la Convention démocrate d'Hervé de Charette.

Accord politico-financier avec Le Trèfle - Les nouveaux écologistes[modifier | modifier le code]

Le Parti radical a conclu début 2012 un accord avec Le Trèfle - Les nouveaux écologistes afin de bénéficier des fonds publics. Les députés radicaux ayant été élus sous l'étiquette UMP en 2007, ce parti n'est plus considéré comme une formation susceptible de bénéficier du financement public. Le Trèfle, qui touchera 155 222,14 euros en 2012 pour avoir présenté des candidats dans au moins 50 circonscriptions de métropole en 2007, touchera en plus 802 338,73 euros grâce à ses nouveaux 13 députés et 6 sénateurs[6],[7].

Albert Lapeyre, président du Trèfle, a affirmé que cette somme sera intégralement reversée au Parti radical. En outre, les deux partis sont convenus de ne pas présenter de candidats concurrents dans les mêmes circonscriptions, et de reprendre leur indépendance après les élections[6].

Un accord d'association du même type existe depuis août 2007 pour le même motif entre le parti polynésien Fetia Api et le Nouveau Centre[8].

Échéances de 2012[modifier | modifier le code]

Lors du 112e congrès du parti le 10 mars 2012, la question du soutien du Parti radical à Nicolas Sarkozy se pose, et après des discussions tendues et avoir mis les participants au vote, 76 % des délégués votent en faveur d'une résolution de soutien "vigilant" au président sortant contre 24 %[9],[10]. En avril 2012, est créée l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates (URCID), une association présidée par Laurent Hénart qui permet d'obtenir le financement public pour les candidats qui s'y sont lors des élections législatives[11].

Le Parti radical obtient 13 députés (dont 7 qui s'inscriront dans le groupe UMP)[12].

Membres[modifier | modifier le code]

En 2005, le Parti radical a connu le ralliements de plusieurs anciens centristes tels Renaud Dutreil ou Françoise Hostalier, mais également gaullistes comme Serge Lepeltier, qui y cherchent, semble-t-il, un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP.

En 2007, le parti revendique 8 000 membres dont 500 Jeunes Radicaux. Grâce à la réforme des statuts, adoptée lors du congrès de novembre 2007, les membres peuvent dorénavant élire leur président pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois. Auparavant, le président était élu par les 1 400 délégués du parti.

Aux législatives de juin 2007 le parti a présenté 37 candidats dont 6 ont été élus dès le premier tour pour un total de 18 députés radicaux siégeant à l'assemblée à l'issue du second tour.

Aux municipales de 2008, le Parti présente 2 000 candidats et 14 têtes de liste dans des villes de plus de 30 000 habitants telles Antibes, Valenciennes, Perpignan, Bourges, Montélimar, Bayonne, Saint-Étienne ou Nancy.

Les élections sénatoriales de 2008 ont été difficiles pour le parti puisque des 8 sénateurs en 2004, il ne se retrouve plus qu'avec 6 membres élus. Des figures comme Pierre Laffitte, Gilbert Baumet, Dominique Paillé, Yves Coussain, Xavier de Roux, Thierry Cornillet ont été battues et Georges Mouly ne se représentait pas.

Parmi les anciens dirigeants du Parti, on peut citer Olivier Stirn, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Didier Bariani resté à l'UDF, mais de retour au parti en mai 2011, Yves Galland, ou Thierry Cornillet qui un temps resté fidèle à François Bayrou est revenu au Parti radical. Furent également dirigeants André Rossinot, ancien coprésident du Parti et maire de Nancy, mais aussi Jean-Louis Borloo, président et ministre du 2e gouvernement Fillon.

Parmi les poids lourds du parti, on compte aussi le nancéien Laurent Hénart, le strasbourgeois François Loos, l'ancien Président du Rassemblement démocratique et social européen au Sénat Pierre Laffitte, Dominique Paillé, Michel Thiollière et Michel Zumkeller.

Le vice-président Serge Lepeltier est notamment chargé de renforcer les liens avec le PRG, mais aussi les liens avec les autres sensibilités centristes (La Gauche moderne, Les Progressistes, Nouveau Centre, Convention démocrate, etc.).

Le 15 décembre 2010, Rama Yade critiquant le positionnement de Jean-François Copé face au FN, annonce rejoindre le Parti radical de Jean-Louis Borloo[13].

Le parti gagne 2 sénateurs lors des élections sénatoriales du 25 septembre 2011 grâce à la victoire de Vincent Delahaye et Christian Namy, mais le sénateur sortant Jean-Paul Alduy n'est pas réélu et Alain Merly, Yves Jégo et Gérard Trémège sont battus, ce qui porte le nombre de sénateurs radicaux à 7. Lors des élections sénatoriales françaises de 2014, les 6 sénateurs sortants sont réélus ainsi que Jean-Marc Gabouty et Pierre Médevielle ce qui porte le total des radicaux à 10 sénateurs ( avec Jean-Marie Bockel ).

Pour les législatives de juin 2012, 89 candidats sont officiellement investis ( 78 partiront sous les couleurs du parti, 8 sous étiquettes UMP et 3 sous étiquettes divers droite ou centriste.. Depuis 2011, Les candidats ne sont plus rattachés à l'UMP mais au Trèfle - Les nouveaux écologistes dans le cadre du financement public des partis. Pour élargir et mettre fin à cet accord, est créée l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates, association Loi 1901, en avril 2012.

Au 10 juin 2014, le parti revendique 10 000 membres environ dont 6800 pourront voter pour l'élection du remplaçant de Jean Louis Borloo (selon Xavier de Roux chargé des élections au PR). Au 1er octobre 2014 et selon le site de l'UDI, 7915 adhérents dont 318 adhérents de la Gauche moderne sont officiellement répertoriés pour voter pour la présidence de la confédération centriste.

Élus[modifier | modifier le code]

Au 27 mai 2014 : 6 députés, 10 sénateurs, 1 député européen, 18 conseillers régionaux, 42 conseillers généraux, 130 maires et 500 élus locaux[12].

Les députés[modifier | modifier le code]

Le Parti radical dispose de 6 députés lors de la XIVe législature de la Cinquième République française[12] qui siègent au sein du groupe parlementaire de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) :

Sous l'impulsion de Franck Reynier est créé en octobre 2009[14] le Cercle des parlementaires radicaux qui se réunit une fois par semaine à l'Assemblée nationale.

Après les élections législatives des 10 et 17 juin 2012, Jean-Louis Borloo annonce le 19 juin la création d'un groupe parlementaire baptisé « l'Union des démocrates et indépendants » (UDI) sur la base de l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates (URCID) constituées le 11 avril précédent. Rassemblant « des indépendants, des radicaux et des centristes », ce groupe compte 30 membres « mais a vocation à accueillir d'autres parlementaires »[15].

Les sénateurs[modifier | modifier le code]

Depuis les élections sénatoriales de 2011 et les élections sénatoriales de 2014 , le Parti radical compte dix sénateurs[12] dont :

Les députés européens[modifier | modifier le code]

Le seul député européen radical est inscrit au groupe ADLE[12] :

Les conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers régionaux
Région Département Conseiller régional Groupe
Alsace Bas-Rhin François Loos Majorité alsacienne
Bourgogne Yonne Dominique Verien Bourgogne Dynamique
Champagne-Ardenne Marne Véronique Marchet UMP-NC-DVD
Île-de-France Paris Grégoire Chertok Mouvement populaire (MP)
Seine-et-Marne Claudine Thomas MP
Hauts-de-Seine Rama Yade Union des démocrates et indépendants (UDI)
Essonne Faten Hidri UDI
Limousin Corrèze Frédérique Meunier UMP et app.
Haute-Vienne Marie-Claude Lainez UMP et app.
Lorraine Meurthe-et-Moselle Mireille Gazin UMP-NC et app. (UMP-NC-AP)
Édouard Jacque UMP-NC-AP
Nord-Pas-de-Calais Nord Laurent Degallaix Opposition régionale
Rachida Sahraoui Opposition régionale
Provence-Alpes-Côte d'Azur Bouches-du-Rhône Arlette Fructus Notre région doit changer
Midi-Pyrénées Haute-Garonne Laurence Arribagé Osons Midi-Pyrénées
Jean-Luc Rivière Non inscrit
Hautes-Pyrénées Gérard Trémège Républicains et Territoires (prés.)
Tarn Bernard Boulze Osons Midi-Pyrénées
Rhône-Alpes Drôme Marie-Pierre Mouton Union de la droite et du centre et app (UDC-APP)
Isère Andrée Rabilloud UDC-APP
Loire Agnès Chanal UDC-APP
Rhône Fabienne Lévy UDC-APP

Les conseillers généraux[modifier | modifier le code]

Un seul conseil général, celui de la Meuse, dispose d'un président radical, en la personne de Christian Namy.

Les délégués nationaux[modifier | modifier le code]

Les secrétaires nationaux[modifier | modifier le code]

Les Présidents régionaux[modifier | modifier le code]

Les Membres associés[modifier | modifier le code]

Présidents du Parti radical[modifier | modifier le code]

À la suite du nouveau règlement de juillet 2009, le président du Parti radical est élu par les adhérents pour trois ans.

Congrès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Mémoires de Romain Rolland, édition ?, p. 296 : à propos du « Parti socialiste qui était l'extrême-gauche de cette époque, et dont il était proche »
  2. a, b et c « Le parti radical vote son indépendance vis-à-vis de l'UMP », LeMonde.fr avec AFP, 14 mai 2011. Consulté le 30 juin 2012.
  3. Laurent de Boissieu, « Bilan des candidatures soutenues par l'UMP aux élections législatives », sur ipolitique.fr, 5 juin 2012). Consulté le 30 juin 2012.
  4. L'Humanité, 28 mars 1996, http://www.humanite.fr/1996-03-28_Articles_-Jugement-Radical-ne-sera-plus-Radical
  5. David Le Bailly, « Les gâtés et les frustrés de l'UMP », Paris Match, mardi 22 décembre 2009.
  6. a et b François Krug, "Borloo reconstitue son trésor de guerre avec des écolos inconnus", Rue89, 10 février 2012
  7. Décret no 2012-191 du 7 février 2012 pris pour l'application des articles 9 et 9-1 de la loi no 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, Journal officiel de la République française no 0034 du 9 février 2012 page 2307 texte no 21
  8. Principes d’un accord politique entre le Fetia Api et le Nouveau Centre, site du Nouveau Centre, 24 août 2007.
  9. Le Parti radical soutient à 76 % Sarkozy, Le Figaro, 10 mars 2012.
  10. « Soutien de principe » du Parti radical à Sarkozy, Le Figaro, 10 mars 2012.
  11. Législatives : les centristes créent leur énième étiquette, Le Point, 14 mai 2012.
  12. a, b, c, d et e Liste des élus du parti radical sur son site officiel, consulté le 24 septembre 2012
  13. Nouvelobs.com
  14. Blog de Franck Reynier (consulté le 8 juin 2010)
  15. AFP, « Borloo crée un groupe à l'Assemblée et met la main sur le centre-droit », Le Parisien, 19/06/2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]