Saint-Chamond

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Chamond


Saint-Chamond#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Chef-lieu de Saint-Chamond-Nord et Saint-Chamond-Sud
Code Insee abr. 42207
Code postal 42400
Maire
Mandat en cours
Philippe Kizirian (PS)
2008-2014
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole
Site internet http://www.saint-chamond.fr/
Démographie
Population 35 608 hab. (2006)
Densité 649 hab./km²
Gentilé Couramiauds, Couramiaudes
Saint-Chamonais, Saint-Chamonaises
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 28′ 39″ Nord
         4° 30′ 55″ Est
/ 45.4775, 4.51527777778
Altitudes mini. 326 m — maxi. 1 051 m
Superficie 54,88 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Chamond est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes. Les habitants sont appelés Couramiauds ou Saint-Chamonais.[1]

Sommaire

[modifier] Géographie et données diverses

Saint-Chamond est situé dans la vallée du Gier entre les monts du Lyonnais (au nord) et le Massif du Pilat (au sud), entre Saint-Étienne (12 km) et Lyon (45 km).

  • La ville est traversée par le Gier (aujourd'hui couvert) qui prend sa source dans le Massif du Pilat puis descend la vallée du Gier avant de se jeter dans le Rhône à Givors [69] sur une longueur totale de 44 km.
  • Dans la région, plusieurs sites géographiques sont remarquables, dont le crêt de la Perdrix (1 434 m) qui est le point culminant du massif du Pilat ; le crêt de l'Œillon avec vue magnifique sur la vallée du Rhône et parfois sur le massif du mont Blanc ; la cascade du « Saut du Gier » dans le Parc naturel régional du Pilat.

[modifier] Transports et infrastructures

[modifier] Autoroutes et routes nationales

[modifier] Aéroport/Aérodrome

[modifier] Gare ferroviaire

[modifier] Transports urbains

Plan du réseau de transport (cliquer sur le lien pour le visualiser)
Bus de la ligne 3 stationné PLACE DU MMOULIN à St Chamond

Saint-Chamond est desservie par la STAS (Société des transports en commun de l'agglomération stéphanoise) dans la zone grand Gier.
8 lignes régulières (2,3,4,5,8,60,108,109) ainsi que 4 lignes scolaires (12,13,15,16) parcourent la commune.

Saint-Chamond est relié à la vallée du Gier par la ligne 108 et à Saint-Étienne (avec un pass toutes zones) par la ligne 60, 108 et 109, ainsi que par les TER (pour Rive de Gier avec un pass OURA Grand Gier et Saint-Étienne avec un pass OURA toutes zones)

La nouvelle ligne 60 TERRASSE / SAINT CHAMOND relie le quartier nord de Saint Etienne par l'Etrat et la Talaudière. Les 11 aller retour de la ligne sont effectué de 6h20 à 19h, du lundi au samedi.

Bus Amplitude Fréquence Circulation le dimanche
108 Châteaucreux (Saint-Etienne) / La Madeleine (Rive de Gier) 4h00/21h30 10' à 15' oui (45' à 60')
109 Châteaucreux (Saint-Etienne)/ Place du Moulin 6h40/19h10 60' non
60 Terrasse / Gare SNCF St Chamond 6h20/19h 40' à 1h30 non
2 Île-de-France / Piscine Couderc 5h30/20h 15' à 19' oui (5 A/R)
3 Crêt Oeillet Haut /Saint-Martin-en-Coailleux 5h30/19h30(22h pour Stelytec) 20' à 30' oui (3 A/R)
4 Place du Moulin / Ollagnière 7h15/18h30 60' à 75' non
5 Chavanne /Crêt Oeillet 6h40/19h30 60' à 75' non
8 Place du Moulin /La Bachasse (La Grand Croix) 6h50/18h30 60' à 120' (avec renforts scolaires) non

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1929 1977 Antoine Pinay CNIP Ministre
1977 1989 Jacques Badet PS
1989 2008 Gérard Ducarre UMP
2008 - Philippe Kizirian PS

[modifier] Démographie

À des fins de statistiques, l'INSEE considérait Saint-Chamond, en 1999, comme le centre de l'unité urbaine de Saint-Chamond (84 925 hab.) et d'une aire urbaine de Saint-Chamond rattachée à la zone d'emploi de Saint-Étienne. À présent suite à la fermeture de nombreuses usines, elle a été déclassée.

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
17 107 37 728 40 250 40 267 38 878 37 378 35 500
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Quartiers

Chemin de la Martinière sous la neige (Décembre 2008).

Saint-Chamond est divisé en plusieurs quartiers :

[modifier] Héraldique

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Saint-Chamond :

« Parti, le 1er d'argent à la fasce de gueules ; le 2e d'azur plein. »
    — Malte-Brun, la France illustrée (1882)

[modifier] Histoire

Article détaillé : Couramiaud.
Maison des Chanoines

L'origine de Saint-Chamond est un poste de garde de l'un des cinq aqueducs qui alimentaient la ville romaine de Lugdunum (Lyon). L'aqueduc du Gier acheminait les eaux du Gier captées en amont de Saint-Chamond. Des parties aériennes de cet aqueduc sont encore visibles dans la région de Mornant (69). Des parties souterraines ont été découvertes dans les années 1980 dans Saint-Chamond lors de la réalisation de maisons individuelles.

Capitale du Jarez, Saint-Chamond fut une seigneurie très importante dans la région. Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond, marqua la ville de son empreinte. On peut d'ailleurs voir de nombreux bâtiments de cette époque tels que la Maison des Chanoines du XVe siècle et du XVIe siècle (classée monument historique), l'Hôtel-Dieu (classé monument historique), l'église Saint-Pierre et ses orgues du XVIIe siècle (classées monument historique), et le couvent des Minimes XVIIe siècle qui est aujourd'hui la Mairie de Saint-Chamond.

Le château de Saint-Chamond fut détruit au moment de la Révolution française. Seules les écuries sont encore visibles aujourd'hui sur la colline de Saint-Ennemond.

La ville de Saint-Chamond doit son nom à un évêque de Lyon (saint Ennemond), et à une évolution très phonétique de son nom (Saint-Annemond → San-Annemond → Sanchamond → Saint-Chamond). Ce nom fit un bref passage aux oubliettes pendant la Révolution française, comme la plupart des noms de ville faisant allusion à l'Église (Saint-Étienne → Armes-Ville), et devint Vallée-Rousseau du nom du fameux botaniste.

En 1628 ce fut une année noire avec un grand fléau : la peste. Les malades furent transportés dans des cabanes au Fay, la moitié de la population succomba.

En mars 1789, avec la rédaction des cahiers de doléances du Tiers-État, Saint-Chamond plonge dans la Révolution. Appelée "Vallée Rousseau", elle se trouve englobée dans le département de Rhône et Loire.

En 1792, le château est pillé et démoli par les habitants. Seules les écuries sont encore visibles aujourd'hui sur la colline de Saint-Ennemond.

En 1793, Lyon se révolte contre la Convention et entraîne Saint-Chamond dans l'insurrection. La défaite de l'armée lyonnaise conduit à l'évacuation de Saint-Chamond. La convention envoie alors Javogues qui multiplie les arrêtés épuratoires et rançonne les habitants.

Fontaine représentant le "saut du Gier" sur la place Dorian

En 1796, les Saint-Chamonais expédient une colonne mobile contre les prêtres réfractaires et déserteurs.

En 1880, Saint-Chamond devient la capitale mondiale de l'industrie du lacet. Dix-huit ans plus tard, naît la société des Manufactures Réunies qui regroupe dix des plus grands fabricants de lacets.

En 1848, Germain Morel, fils du maître de forge Antoine Morel à Saint-Chamond, s’associe avec MM Pétin et Gaudet, maîtres de forge à Rive-de-Gier, pour créer à Saint-Chamond « Morel et Cie ». En 1854, la société devient « Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer », avec un nouvel associé, l’anglais Jackson.

En 1931 : Fermeture du tramway électrique de St-Chamond.

En 1950 : Dans les années 1950, tandis que la ville voit la fermeture de sa dernière mine au Clos Marquet, les Forges et Aciéries entrent dans le groupe Creusot-Loire, qui compte 28 usines et 39 000 employés dont 3 100 à Saint-Chamond. La "taille" des années 1950. L'abattage se faisait au marteau piqueur et le charbon était évacué par de petits convoyeurs. Les mineurs travaillaient en 3 x 8, dans une ambiance poussiéreuse à 30 °C. Les années 1950 voient l'apparition de soutènements métalliques.

La ville de Saint-Chamond actuelle est le résultat de la fusion en 1964 des communes de Saint-Martin-en-Coailleux, de Saint-Julien-en-Jarez, d'Izieux et de Saint-Chamond. La ville devient alors la troisième commune de la Loire, avec près de 40 000 habitants.

Le nom de Couramiauds vient du fait que pendant la fête du feu de la Saint-Jean, les habitants de Saint-Chamond accrochaient une ficelle à la queue d'un chat et les enfants couraient après celui-ci, d'où le nom de "cours-à miaou", soit Couramiauds. Il est pour tradition de bruler un chat lors du carnaval sur une place, ce chat est désormais en carton.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Économie

Article détaillé : Houillères de la Loire.

Au début du siècle, et comme beaucoup de villes de la région, l'économie de la ville était tournée vers l'extraction de la houille, la métallurgie, le textile et le cuir (teinturerie, tissage, lacets, ...)

L'histoire de Saint-Chamond est très fortement liée à l'eau (aqueduc Romain, métallurgie, textile, teinturerie…). Jules Duclos, maire de Saint-Chamond sous Napoléon III, fit construire le 1er barrage de Saint-Chamond, dénommé barrage de la Rive. Deux autres barrages furent ensuite réalisés, celui du Pinay, et celui de Soulage. Aujourd'hui, seuls ceux de la Rive et de Soulage sont encore en eaux.

En traversant Saint-Chamond, on pourra remarquer seulement deux cheminées conservées de l'époque des hauts-fourneaux. Dont l'une avec ses 103 m de haut qui sert de repère géodésique.

Jusqu'aux années 1970-80, l'économie de la ville était en grande partie fondée sur la métallurgie et en particulier d'une seule entreprise. Le nom de cette société changea régulièrement, ce fut la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d'Homécourt, la Compagnie des Aciéries de la Marine, la Compagnie des Aciéries et Forges de la Loire, Creusot-Loire, etc. Cette industrie engendra certains spécimens fort célèbres, dont le char de rupture « Saint Chamond ». (fabriqué par la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d'Homécourt - F.A.M.H.) un des premiers chars blindés Français, le VAB (Véhicule de l'avant blindé équipant l'Armée et la Gendarmerie), le NAUTILE (sous-marin civil de l'IFREMER permettant de visiter 97% du fond des mers), etc.

Aujourd'hui, et suite à la crise, l'économie de Saint-Chamond s'est développée autour de pôles d'activités très variés (textile, métallurgie, ingénierie, plasturgie, câblerie, électrochimie, agroalimentaire).

Le Groupe Zannier qui est l'un des leaders, au niveau mondial, de la mode enfantine, avec 20 marques développées en propre ou pour certaines sous licence comme les marques 3 Pommes ou Beckaro et aussi Kickers.

[modifier] Sport

  • La ville de Saint-Chamond est surtout connue, au niveau sportif, grâce à la présence du Saint-Chamond Basket (SCB) dans le championnat français de nationale 1 masculine.
  • L'Entente Saint-Chamond Volley, fruit de la fusion, en 1986, de deux entités qui représentaient ce sport, évolue depuis 15 ans, dans le championnat de France de 1re division féminine; orientée vers la compétition, la formation des jeunes a permis au club de décrocher en 1994, un titre de Champion de France, dans la catégorie "Cadettes".
  • En gymnastique Saint-Chamond est aussi bien classé au niveau régional, notamment avec les étoiles de la Valette et la Sentinelle de la Grande Grange, qui concourt au plus haut niveau national.
  • La piscine Roger Couderc, une des rares piscines à vagues de la région, forme de nombreux nageurs, ainsi qu'une équipe en natation synchronisée.

[modifier] Jumelage

Drapeau de l'Allemagne Grevenbroich (Allemagne), voir Grevenbroich (de), Drapeau de l'Espagne San Adrià de besos (Espagne)Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649), Lieutenant général des armées du Roi et Ministre d'État sous Louis XIII et Louis XIV
  • Jean-Baptiste Dugas-Montbel (1776-1834), helléniste et homme politique, né à Saint-Chamond
  • Marcellin Champagnat (1789-1840), homme d'Église et pédagogue, mort à Saint-Chamond
  • Ravachol (1859-1892), militant anarchiste, né à Saint-Chamond
  • Antoine Pinay (1891-1994), homme politique, maire de Saint-Chamond de 1929 à 1944. Remplacé par Albert Ferraz à la Libération et maire de 1944 à 1945 suivi de Jules Boyer, maire de 1945 à 1947. Pinay fut ensuite maire de 1947 à 1977.
  • Roger Planchon (1931-2009), dramaturge, metteur en scène et cinéaste, né à Saint-Chamond
  • François Rochebloine (1945), homme politique, né à Saint-Chamond
  • Roger Zannier (1946), patron du groupe Zannier, a lancé son entreprise à Saint-Chamond
  • Lionel Bourg (1949), écrivain, né à Saint-Chamond
  • Alain Prost (1955), quatre fois champion du monde de formule 1, a passé son enfance et son adolescence à Saint-Chamond
  • Youcef Zenaf, sportif, champion du monde de full-contact de 1984 à 1986
  • Julie Coulaud(1982) athlète française, spécialiste du steeple.

[modifier] Notes et références

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/07/2008.

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Saint-Chamond.

Communes de la communauté d’agglomération de Saint-Étienne Métropole
Population Communes
+ de 100 000 Saint-Étienne
+ de 10 000

Le Chambon-Feugerolles · Firminy · Rive-de-Gier · Roche-la-Molière · Saint-Chamond ·

+ de 5 000

La Ricamarie · Saint-Jean-Bonnefonds · Saint-Priest-en-Jarez · Sorbiers · La Talaudière · Unieux · Villars ·

+ de 1000

Cellieu · Châteauneuf · L'Étrat · Farnay · Fraisses · Genilac · La Grand-Croix · L'Horme · Lorette · Saint-Christo-en-Jarez · Saint-Héand · Saint-Joseph · Saint-Martin-la-Plaine · Saint-Paul-en-Cornillon · Saint-Paul-en-Jarez · Saint-Romain-en-Jarez · La Tour-en-Jarez ·

- de 1 000

Caloire · Chagnon · Dargoire · Doizieux · Fontanès · Marcenod · Pavezin · Sainte-Croix-en-Jarez · Tartaras · La Terrasse-sur-Dorlay · Valfleury · La Valla-en-Gier

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Chamond ».
Créer un livre