Caluire-et-Cuire
| Caluire-et-Cuire | ||
L'ancienne maison des Frères des Écoles chrétiennes aujourd'hui siège de la mairie de Caluire-et-Cuire |
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Blason |
Logo |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Rhône | |
| Arrondissement | Lyon | |
| Canton | Caluire-et-Cuire | |
| Intercommunalité | Grand Lyon | |
| Maire Mandat |
Philippe Cochet (UMP) 2008 - 2014 |
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| Code postal | 69300 | |
| Code commune | 69034 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Caluirards | |
| Population municipale |
41 209 hab. (2010) | |
| Densité | 3 943 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 165 m — Max. 275 m | |
| Superficie | 10,45 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | ville-caluire.fr | |
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Caluire-et-Cuire est une commune française, limitrophe de Lyon, située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Caluirards.
Sixième ville du Rhône en nombre d'habitants, elle est située entre la Saône et le Rhône, juste au nord de Lyon. Elle est issue de la réunion de Caluire et de Cuire (quartier lui-même issu de la scission de Cuire-la-Croix-Rousse), à la fin du XVIIIe siècle.
La commune est la huitième ville française de plus de 20 000 habitants en proportion de contribuables assujettis à l'ISF en 2006. Caluire-et-Cuire bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[1].
La ville est connue pour l'arrestation de Jean Moulin, le 21 juin 1943, dans la maison du docteur Dugoujon située au centre de la commune, mais aussi pour être la ville natale du poète oulipien, Jacques Roubaud.
Sommaire
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Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
- Caluire-et-Cuire
- Lyon
- Grand Lyon
- Autres communes du Rhône
La commune est située dans la banlieue nord de Lyon.
Caluire-et-Cuire est la 4e commune la plus peuplée de la communauté urbaine du Grand Lyon, après Lyon, Villeurbanne et Vénissieux.
La ville est en grande partie située sur le prolongement du plateau de La Croix-Rousse, entre Rhône et Saône.
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
La ville est bordée par le Rhône au sud-est et la Saône au nord-ouest, Lyon à l'ouest et Rillieux-la-Pape à l'est, sur une surface totale de 10,45 km2, soit 1 045 hectares[2]. L'altitude de la ville varie de 165 mètres pour le niveau le plus bas à 275 mètres pour le point culminant, avec une moyenne de 220 mètres[3].
Le plateau est à l'emplacement d'une ancienne mer, puis d'un lac. Lors de la glaciation du Riss (l’avant-dernière, soit entre -300 000 à -120 000 ans environ) l'immense glacier du Rhône recouvre le site et en se retirant, laisse des sédiments contenant des blocs, des cailloutis, argile et sables. Un des vestiges de cette époque est le Gros Caillou à Lyon.
Lors de la construction du tunnel ferroviaire reliant les gares de Saint-Clair et Collonges pour la ligne Lyon-Paris entre 1887 et 1889, la composition du sol est révélée: d'origine glaciaire, grès, graviers, blocs de roche, argile, lignite et poudingue[a 1].
Une étude géologique démontre que le sol de la commune est constitué de boues glaciaires, limon et alluvions. La terre est riche en azote, acide phosphorique, chaux et potasse. Les terres sont caillouteuses, siliceuses et argileuses[4].
Hydrographie [modifier]
Le Rhône et la Saône définissent les contours nord et sud de la ville. Elle est, avec Tours pour la Loire et le Cher, la seule ville française à être bordée par un fleuve et son principal affluent sans en posséder le confluent.
Pour lutter contre les crues importantes du Rhône (la dernière très grande crue datant de 1856), celui-ci a été aménagé avec, en particulier, la création des canaux de Jonage et de Miribel. Ce dernier débute en aval du pont de Jons (communes de Niévroz et de Jons) où le Rhône est divisé en deux branches le canal de Miribel et le canal de Jonage et s'achève à Caluire-et-Cuire, en contrebas des quartiers de Vassieux et Crépieux où les deux bras confluent pour redonner le Rhône.
Climat [modifier]
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0 | 1 | 4 | 6 | 10 | 14 | 16 | 16 | 12 | 9 | 4 | 2 | 7,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6 | 8 | 13 | 15 | 20 | 24 | 27 | 27 | 22 | 17 | 10 | 7 | 17,1 |
| Précipitations (mm) | 38,2 | 34,3 | 33,1 | 59,7 | 59,5 | 50,8 | 45,3 | 50,3 | 65,2 | 82,9 | 67,8 | 43,3 | 630,4 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
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| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
Voies de communication et transports [modifier]
Transports routiers [modifier]
La commune est desservie au sud par le boulevard périphérique de Lyon (passant par le tunnel de Caluire), permettant de rejoindre rapidement les autoroutes A43 et A42 sans échangeur, puis l'A6 au travers d'un péage[5]. Les routes départementales D433, D483, D46, D48, D48E et D1 traversent la ville.
Transports ferroviaires [modifier]
Caluire-et-Cuire possédait par le passé plusieurs gares, notamment sur la ligne Lyon-Croix-Rousse - Trévoux aujourd'hui neutralisée et déferrée entre Lyon et la gare de Sathonay - Rillieux. Toutes les gares et haltes situées sur ce tronçon ont été détruites. Par contre, les quais direction Lyon des anciennes gares de Caluire et du Vernay sont encore visibles, tout comme de nombreux ouvrages d'art (pont et déblais…) et la maison du garde-barrière au chemin de Crépieux.
La Gare de Lyon-Saint-Clair est située à la jonction de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière), de la ligne de Lyon-Saint-Clair à Bourg-en-Bresse et de la ligne de Collonges - Fontaines à Lyon-Guillotière. Elle se trouve à 4 km au nord de la gare de Lyon-Part-Dieu et 3 km de l'ancienne gare des Brotteaux. L'arrivée du TGV à Lyon en 1981 mis un terme à son utilisation ; en effet, la LGV Sud-Est se raccorde au réseau classique à Sathonay, et les TGV utilisent la ligne via Saint-Clair pour rejoindre la gare de Lyon-Part-Dieu, sans s'y arrêter. Les omnibus n'ont plus d'arrêts dans cette gare.
Transports en commun [modifier]
Métro [modifier]
Cuire est le terminus de la ligne C du métro de Lyon qui dessert la Croix-Rousse et le nord de le presqu'île de Lyon.
Trolleybus et autobus [modifier]
Caluire-et-Cuire est desservie par de nombreuses lignes de bus et de trolleybus.
Le réseau a été restructuré le 29 août 2011[6] et la commune est desservie par les lignes suivantes :
- la ligne majeure C1 de trolleybus existe depuis le 20 janvier 2011, elle permet un accès rapide à la Cité Internationale, au parc de la Tête d'Or et à la gare de Lyon-Part-Dieu ;
- la ligne majeure C2 de trolleybus relie la gare de Lyon-Part-Dieu à Rillieux-la-Pape, avec certains tronçons en commun avec la ligne C1 ;
- la ligne majeure C5, ligne de bus reliant la place Bellecour à Rillieux-la-Pape, elle dessert le square Brosset et Vassieux sans monter sur le plateau ;
- la ligne majeure C13, ligne de trolleybus provisoirement exploitée en autobus reliant le quartier de Montessuy à Grange Blanche en passant par la Croix-Rousse, l'Hôtel de Ville de Lyon et la Part-Dieu ;
- la ligne 9, ligne de bus reliant les Cordeliers à Sathonay-Camp en passant par Saint-Clair et le Vernay ;
- la ligne 33, ligne de bus reliant la Croix-Rousse à Rillieux-la-Pape en desservant le centre de la commune ;
- la ligne 38, ligne de bus reliant la gare de Lyon-Part-Dieu au cimetière de Caluire en desservant le quartier du Bourg, Cuire et la montée de la Boucle ;
- la ligne 40, ligne de bus reliant la place Bellecour de Lyon à Neuville-sur-Saône qui passe par les quais de Saône ;
- la ligne 70, ligne de bus reliant la gare de Lyon-Part-Dieu à Neuville-sur-Saône en desservant la montée des Soldats, le centre commercial et le quartier du Vernay ;
- la ligne 77, ligne desservant certaines communes du nord de l'agglomération au départ de Montessuy Gutemberg ;
- la ligne Soyeuse S5, ligne de bus interne à la commune, passant notamment par la station Cuire ;
- la ligne Soyeuse S8, ligne de bus desservant la piscine de Caluire, les quartiers de Montessuy, Vassieux et dessert Rillieux-la-Pape ;
- la ligne Zi4, ligne reliant Vaulx-en-Velin au centre commercial Caluire 2 en desservant la zone Perica en traversant Rillieux-la-Pape.
Vélo'v [modifier]
La station Vélo'v 11001 Gare de Cuire est située à proximité de la station Cuire, quartier Cuire-le-Haut[7]. Une autre station, la station 11002 Saint-Clair est située sur le cours Aristide-Briand à Saint-Clair[8].
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
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Mise en évidence des différents quartiers de Caluire-et-Cuire.
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Du point de vue de la municipalité[9], Caluire-et-Cuire compte huit quartiers, répertoriés dans le tableau ci-dessous. L'INSEE utilise une cartographie différente[Note 1] des quartiers de la ville basée sur l'utilisation de zones cadastrales[10] formant eux-mêmes sept quartiers nommés Cuire, Margnolles, Montessuy, Le Bourg, Le Vernay, Vassieux - Crépieux et Saint-Clair.
| Nom du quartier[9] | Population indicative en 1999 (selon le découpage municipal) |
|---|---|
| Le Bourg | environ 2 500 habitants. |
| Vassieux | environ 5 000 habitants. |
| Cuire-le-Bas | environ 2 500 habitants. |
| Cuire-le-Haut | environ 8 000 habitants. |
| Saint-Clair | environ 2 500 habitants. |
| Le Vernay | environ 6 000 habitants. |
| Montessuy | environ 12 000 habitants. |
| Bissardon | environ 2 000 habitants. |
Logements [modifier]
En 2008, le nombre total de logements dans la commune était de 20 203. Parmi ces logements, 93,6 % étaient des résidences principales, 1,2 % des résidences secondaires et 5,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 15,7 % d'entre eux, des maisons individuelles et pour 83,9 % des appartements. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 54,7 %[11].
Projets d'aménagement [modifier]
La ville participe à la préservation de l'environnement et l'urbanisation en aménageant des espaces verts[12], évoluant selon les directives du plan local d'urbanisme du Grand Lyon[13]. La ville est aussi concernée par le schéma de cohérence territoriale visant à étudier les prévisions en matière d'urbanisme pour 2030 de l'agglomération lyonnaise[14].
Toponymie [modifier]
La racine Cal vient de la racine pré-gauloise kal ou kla désignant pierre, rocher[15]. Le terme gaulois calio vient du pré-indo-européen kala ou karra signifiant lui aussi pierre[16].
Le nom du quartier « Vernay » vient du radical celtique verno désignant l'aulne, celui de « Vassieux » provenant du latin vacivus signifiant vide[17].
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Comme en atteste le Gros Caillou du quartier lyonnais Croix-Rousse voisin, la région était un immense glacier ; des défenses de mammouths ont été retrouvées dans les proches carrières de Sathonay[18].
Époque Gallo-romaine [modifier]
Avant l'arrivée des Romains, les Ségusiaves occupent la région, le plateau de la Dombes et la Bresse[a 2]. À l'époque de la conquête des Gaules, des colons militaires romains s'installent sur les territoires avoisinant Lugdunum. Les noms Caluire et Cuire viendraient de noms de colons romains installés sur place : Calvirius et Curius[d 1],[19],[20].
Le territoire est traversé par une voie romaine, issue du réseau en étoile mis en place par Marcus Vipsanius Agrippa autour de Lugdunum, la voie du Rhin, dans le sillage de l'actuelle rue de Cuire[21]. Une autre voie est supposée le long de la rive droite du Rhône, longeant les balmes en direction de Miribel[21],[d 1]. Elle est peut-être liée à un aqueduc, mais leur la contemporanéité n'est pas assurée[22].
Le lieu de la bataille de Lugdunum en 197 entre l'usurpateur Clodius Albinus et Septime Sévère a pu se tenir au lieu-dit Les Vieux Fossés[21],[d 1]. Cependant les traces de l'occupation romaine sur le territoire sont peu nombreuses compte tenu de sa proximité avec la capitale des Gaules. On recense toutefois un fragment de dédicace provenant du sanctuaire fédéral des trois Gaules localisé sur les pentes de La Croix-Rousse[21], transporté à Cuire au XVIe siècle, des tegulae au chemin de la Combe accompagnées de plusieurs squelettes, peut-être du haut Moyen Âge[21], ainsi qu'une nécropole gallo-romaine à Crépieux comportant 45 tombes anépigraphes[21].
Moyen Âge et Renaissance [modifier]
Au Moyen Âge, Cuire dépend juridiquement de l'abbaye d'Ainay. Cette possession est officialisée par un document établit par le pape Innocent IV en 1250[d 1].
Au XIVe siècle, Jean II de la Palud, abbé d'Ainay[23], fait construire un château-fort sur un rocher dominant la Saône. Le petit village de Cuire est alors composé d'un château et six maisons.
De son côté, le bourg de Caluire était divisé en deux, les actuels quartiers de Cuire et Bissardon appartenaient au Franc-Lyonnais, alors que Vassieux et Saint-Clair à la Bresse. La rue de Caluire formait alors la frontière. Le premier côté dépendait de la paroisse de l'Île Barbe ; les morts devaient y être inhumés, rendant les processions difficiles.
Cuire et une partie de Caluire font partie à partir du XVe siècle du Franc-Lyonnais, petit pays établi entre la Bresse, la Dombes et Lyon.
Époque moderne [modifier]
Le 17 janvier 1601, par le traité de Lyon, Henri IV annexe la Bresse à la France : Caluire est désormais entièrement française.
Le 22 mars 1578, Nicolas de Lange, conseiller du roi, lieutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, est reconnu seigneur de Cuire. Il achète ce titre pour la somme de 4 700 livres[d 2]. Lorsque Lyon adhère à la Ligue en 1589, Nicolas de Lange, fidèle à ses convictions et la royauté abandonne son château et fuit Lyon ; son exil durera jusqu'au 8 février 1594, reprenant ainsi ses biens avec l'appui de son gendre Balthazar de Villars. Nicolas de Lange décède le 4 avril 1606. Il lègue son domaine à l'une de ses quatre filles, Éléonore.
Louis du Plessis autorise la construction à la demande du peuple en 1650 de l'église Immaculée-Conception à Caluire.
Arnaud de Lange, chevalier, baron de Villemenant, est le fils d'Éléonore. Il hérite de celle-ci le domaine de Cuire en 1664. Il eut deux fils, Nicolas et Humbert ; ce-dernier hérita à son tour de la seigneurie jusqu'au 6 février 1694, où il dut s'en séparer à cause de difficultés financières. Une décision du tribunal de Conservation de Lyon ordonna que Guillaume de Sève en obtienne la propriété[d 2].
Marie de Rochebonne, née Marie de Sève, est la fille de Pierre de Sève, fils de Guillaume. Elle hérite du domaine le 21 septembre 1708, devenant châtelaine à 20 ans. En 1709, elle épouse Louis de Châteauneuf, marquis de Rochebonne. Ce-dernier est mobilisé par le roi sur la guerre au nord de la France ; il mourut sur le champ de bataille cette même année, laissant Madame de Rochebonne veuve jusqu'à son décès le 16 août 1746.
Né à Lyon le 15 janvier 1713, Simon-Claude Boulard de Gatellier, secrétaire du roi, acquiert les terres et la seigneurie de Cuire le 17 avril 1766[d 2]. Il est le dernier seigneur de Cuire.
L'édit royal de 1787 ordonnant la création d'une assemblée provinciale oblige Cuire à abandonner ses privilèges. Le premier corps municipal de Cuire-la-Croix-Rousse est voté le 24 février 1788 et comporte neuf membres élus au suffrage censitaire et trois membres de droit, le seigneur, le curé et le syndic[d 2].
La Révolution française [modifier]
Le 11 novembre 1790, une décision du conseil général du Rhône arrête que la commune de Cuire dépendait de la Croix-Rousse en tant que quartier[b 1].
Le 14 novembre 1790, une délégation d'habitants de Cuire s'entretient avec Caluire pour proposer une unification. Le conseil de district prononce la séparation de Cuire de la Croix-Rousse le 7 octobre 1791. La commune de Caluire-et-Cuire a ainsi été créée en 1790, mais officiellement en 1797[24], par fusion de la commune de Caluire et du quartier de Cuire, lui-même détaché de l'ancienne commune de Cuire-la-Croix-Rousse.
Durant les évènements du siège de Lyon, en 1793, Caluire joue le rôle de bourg de soutien à l'armée conventionnelle. Cuire, par contre, connait de nombreux combats, notamment les 22, 23 et 24 août 1793, quand les troupes du général Dumay attaquent les forces lyonnaises[b 2]. Après la défaite de Lyon, les exactions des armées révolutionnaires se conjuguent à la chasse aux contre-révolutionnaires. Une prison pour ces derniers est constituée à Caluire. Le nom de Caluire est supprimé pour être remplacé par celui de Scévola, nom d'un héros romain[b 3],[25]. La municipalité décidé de reprendre son ancien nom peu après, le 19 mars 1794[d 3].
De la Révolution à 1940 [modifier]
Durant la guerre de 1814, des combats ont lieu entre les forces autrichiennes menées par le comte de Bubna et des forces locales composée de la garde nationale et de paysans armés sur le moment. Rapidement aidé du 79e régiment d'infanterie de ligne dirigé par le général Gay, les lyonnais tiennent leurs positions, mais Caluire subit l'occupation des autrichiens[d 4].
Suite aux invasions de Lyon des troupes autrichiennes en 1814, le maréchal de camp Rohault de Fleury est nommé « Commandant supérieur des travaux de défense de Lyon » en 1830 et constate que la ville ne possède pas assez de fortifications[e 1].
Il commence alors la construction de la première ceinture de Lyon, et plus particulièrement les forts de Caluire, placé côté Saône, et Montessuy côté Rhône en 1831. Il fallut dix-neuf ans pour achever la construction de ces édifices et cinq de plus pour construire l'enceinte les reliant.
Fait général de division par la République de 1848, puis Maréchal de France en 1852 par Napoléon III en récompense de son soutien pour le maintien de l'ordre dans la région lyonnaise lors du coup d'état, Boniface de Castellane dirige sur Caluire les travaux de construction de deux principales voies de la ville[26] :
- la Montée des soldats, construite de 1855 à 1858, offrant le passage en direction du Rhône ;
- la Montée Saint-Boniface, devenue par la suite Chemin des soldats puis Montée Castellane[a 3] permet l'accès à la Saône[d 5].
On voit ici une rame de la Compagnie du Tramway de Caluire au terminus des Marronniers.
En 1862, la ligne de chemin de fer Croix-Rousse - Sathonay est terminée[27]. Cette ligne surnommée « La Galoche » traversait le territoire de Caluire-en-Cuire en utilisant notamment l'actuel tracé de la voie de la Dombes.
En 1870, la proclamation de la République le 4 septembre et la constitution d'une municipalité républicaine et anticléricale à Lyon est rapidement suivi à Caluire. Le 18 septembre, un nouveau conseil municipal est élu et l'une de ses première décision est l'expulsion des religieux de l'établissement des frères ignorantins. Les biens qui s'y trouvent sont vendus, ainsi que le bâtiment lui-même. L'année suivante, le préfet du Rhône ordonne la restitution du bâtiment à l'ordre et un tribunal condamne Caluire a dédommager l'établissement. Après de nombreux démêlés, c'est finalement le Ministère de l'intérieur qui verse l'indemnité[d 6].
Cette somme est utilisée par l'ordre pour construire la chapelle Saint-Joseph en 1885, réalisée par Louis Sainte-Marie-Perrin et dont les vitraux sont signés par Lucien Bégule[d 6]. L'établissement est est mis à la disposition de l'armée pour devenir un hôpital en 1914.
Le fort de Caluire est démoli en 1933 pour construire l'actuel stade Henri-Cochet. Du fort de Montessuy ne subsiste que la caserne, accueillant diverses associations sportives[e 2].
De 1940 à nos jours [modifier]
L'activité principale de la commune en 1940 est maraîchère, Caluire est notamment réputée pour sa culture des choux et salades. L'utilisation d'un procédé d'épandage par inondation à base de gandouze, terme local désignant les matières contenues dans les fosses d'aisance, aujourd'hui disparue[b 4].
La commune subit les débuts de la Seconde Guerre mondiale en 1940, lorsque l'armée allemande atteint les portes de la ville le 19 juin 1940 à 14h[b 5]. Les combustibles étaient aussi une denrée rare ; la mairie fit abattre les arbres morts de la ville pour constituer un stock de bois. Une partie de cette réserve sera distribuée en 1941 aux agriculteurs afin de chauffer les locaux contenant les pommes de terre de la prochaine récolte. Des bons de charbon sont distribués avec parcimonie, la population est alors contrainte d'utiliser d'autres combustibles tels que la tourbe ou la lignite.
La commune sera victime de bombardements alliés le 27 juillet 1944, où un avion en avarie dut larguer sa cargaison explosive aléatoirement, et le 6 août 1944 visant les usines de Saint-Rambert et de la gare de Vaise, faisant 11 victimes civiles caluirardes.
Le 2 septembre 1944, l'occupant détruit les ponts Poincaré, de l'Île Barbe et de Collonges. Caluire est finalement libérée de l’occupation allemande le 3 septembre 1944.
Caluire était un lieu important dans la résistance française, de par son attachement au Camp Didier et l'installation de plusieurs postes de radio dans les foyers en raison de la qualité des messages transmis par les hauteurs[b 6].
À noter que, Jean Gouailhardou (dont une place porte le nom à Caluire-et-Cuire), habitant de la ville, fut jusqu'à son exécution à Villeneuve, le chef du camp Didier. Marcel Julien à qui la « rue Marlien » (son nom de Résistance) rend hommage à Caluire-et-Cuire, était également un important cadre du camp Didier.
Arrestation de Jean Moulin [modifier]
Le 21 juin 1943, Jean Moulin est arrêté par la Gestapo, menée par Klaus Barbie, dans la maison du docteur Dugoujon alors que se tenait une réunion secrète avec plusieurs responsables de la Résistance dont André Lassagne, Albert Lacaze et Bruno Larat. La venue de René Hardy à la réunion alors qu'il n'y est pas convoqué a amené nombre de résistants à suspecter ce dernier d'avoir par sa présence indiqué à Klaus Barbie le lieu précis de cette réunion secrète. Après avoir été identifié et interrogé par le chef de la Gestapo Klaus Barbie au Fort Montluc de Lyon, Jean Moulin est transféré à la Gestapo de Paris où il est torturé. Il meurt le 8 juillet 1943 en gare de Metz, dans le train Paris-Berlin qui le conduisait en Allemagne pour y être interrogé.
L'école primaire publique d'Application Jean-Moulin se trouve non loin du lieu de l'arrestation.
Arrestation d'Hélène et Victor Basch [modifier]
Inquiétés dès les débuts de l'occupation Victor Basch et son épouse fuient en zone libre, en 1940, et s'installent dans le quartier de Saint-Clair à Caluire-et-Cuire, au 116, Grande-rue-Saint-Clair.
En janvier 1944, la milice de Lyon, dirigée par Paul Touvier repère[28] Victor Basch à Caluire-et-Cuire. Le 10 janvier 1944, accompagné d'une dizaine de miliciens (en particulier Lécussan, le chef régional de la milice) et du Lieutenant Moritz de la Gestapo, il participe[28] lui-même à l'arrestation de Victor Basch et de son épouse Hélène, âgée de 79 ans, qui refuse[28] de le laisser. Lécussan accompagnés d'autres miliciens (notamment Gonnet) et de Moritz, conduira alors le couple à Neyron dans l'Ain où Victor et Hélène Basch seront abattus[28] de plusieurs coups de feu, le soir même.
L'école primaire publique Victor-Basch se trouve à proximité du lieu de l'arrestation. Hélène et Victor Basch sont inhumés à la nécropole nationale de la Doua à Villeurbanne.
Exécution des sept Juifs au cimetière de Rillieux-la-Pape [modifier]
À noter, la proximité immédiate du lieu d'exécution des sept Juifs au cimetière de Rillieux (à quelques centaines de mètres du quartier caluirard de Vassieux) qui valut à Paul Touvier son unique condamnation pour complicité de crimes contre l’humanité ; c'est donc à ce jour (au 26 décembre 2011), le seul crime contre l’humanité retenu par la justice française contre un citoyen français.
Après-guerre à nos jours [modifier]
Le projet de construction d'un casino a été proposé au conseil municipal d'octobre 1948, faisant percevoir à la commune 5 % des recettes brutes de jeu ; le projet fut avorté[b 7].
En janvier 1955, une crue de la Saône[29] atteint 109 résidences.
La ligne C du métro de Lyon relie désormais Lyon à Caluire-et-Cuire le 8 décembre 1984.
En juin 1973, le truand Jean Augé, importante figure du milieu lyonnais du début des années 1960, est abattu à Caluire-et-Cuire[30]. L'acteur Olivier Rabourdin a interprété son personnage dans le téléfilm sorti en 2005, S.A.C., des hommes dans l'ombre de Thomas Vincent.
Le 29 octobre 1980, l'Affiche rouge, groupe armé issu d'Action directe, braque un convoyage de fonds à Caluire-et-Cuire : le braquage fera une victime, le convoyeur Henri Delrieu, une des quatre victimes de l'Affiche rouge durant sa période d'activité.
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Depuis la Seconde Guerre mondiale, la ville a toujours été administrée par la Droite.
Cette tendance semble s'être confirmée lors de l'élection présidentielle française de 2007 ; les résultats[31] caluirards étaient les suivants :
- le premier tour a vu majoritairement les suffrages se placer sur les deux principaux candidats, en tête Nicolas Sarkozy avec 39,72 % (national : 31,18 %), suivi de Ségolène Royal avec 21,98 % (national : 25,87 %), puis François Bayrou avec 21,96 % et Jean-Marie Le Pen avec 7,33 %, aucun autre candidat ne dépassant 3 % des suffrages ;
- le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 60,77 %, Ségolène Royal totalisant 39,23 % des suffrages.
Les résultats caluirards de l'élection présidentielle française de 2012 sont les suivants:
- le premier tour donne Nicolas Sarkozy à 36,72 %, François Hollande à 25,20 %, Marine Le Pen ex-æquo avec François Bayrou à 11,27 %, Jean-Luc Mélenchon à 9,45 % et Eva Joly à 3,11 %, les autres candidats ne dépassant pas 3 % des suffrages[32].
- le second tour est remporté par Nicolas Sarkozy à 55,79 % et François Hollande à 44,21 %, avec 3,98 % de votes nuls[33].
Administration municipale [modifier]
Ci-dessous, le partage[34] des sièges au sein du conseil municipal de la commune, depuis 2008 :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| UMP | Philippe Cochet | 34 | majorité | ||
| PS | Pierre Ferrard | 7 | opposition | ||
| Les Verts | Étienne Boursey | 2 | opposition |
Liste des maires [modifier]
Cinq maires se sont succédé depuis 1944 :
Intercommunalité [modifier]
Suite à la loi du 31 décembre 1966[35], quatre communautés urbaines sont créées en France dont celle de Lyon. En 1969, Caluire-et-Cuire la rejoint[b 8] et fait alors partie d'une communauté de cinquante cinq communes.
Budget et fiscalité [modifier]
Budget 2012 [modifier]
Le budget 2012 est en hausse de 2 % par rapport à celui de 2011, atteignant près de 66 millions d'euros[36].
| Thème | Taux |
|---|---|
| Services généraux | 21 % |
| Enseignement | 12 % |
| Aménagement et environnement | 12 % |
| Sport et jeunesse | 10 % |
| Famille | 9 % |
| Culture | 9 % |
| Dette publique | 9 % |
| Investissements | 5 % |
| Sécurité | 3 % |
| Compensation Grand Lyon | 3 % |
| Provision | 3 % |
| Foncier | 2 % |
| Interventions sociales | 2 % |
| Logement | 0.5 % |
| Action économique | 0.3 % |
Écologie et recyclage [modifier]
L'éclairage public a été repensé pour réduire la consommation électrique ; les ampoules de 250 watts servant à l'éclairage routier sont remplacées progressivement par des ampoules 90 watts (s'abaissant à 60 watts la nuit), 125 à 45 watts pour le balisage des chaussées piétonnes[37].
Ne possédant pas encore de déchèterie, les habitants de la commune dépendent des installations de Rillieux-la-Pape et Neuville-sur-Saône. Le projet de construction d'une déchèterie à Caluire-et-Cuire a été validé en novembre 2010[38]; celle-ci verra le jour en 2012 dans la zone d'activités Perica, à proximité de la salle des fêtes[39].
Une collecte d'encombrants par bennes a lieu tous les mercredis dans un quartier différent de la ville[40].
Jumelage [modifier]
|
|
La ville de Caluire-et-Cuire est jumelée avec :
Nichelino (Italie) depuis 2006[41].
Services et administrations publiques [modifier]
Les services publics assurés par la mairie sont découpés en trois « directions générales adjointes[42] », subdivisées en six pôles : le premier, « patrimoine et aménagements », s'occupe des études d'aménagement du patrimoine local, de l'entretien et des transactions immobilières. Le second, « cadre de vie et sécurité publique », gère l'entretien, la propreté et la sécurité de la ville (police municipale) et les espaces verts. Le troisième pôle, « ressources et contrôles interne », travaille sur les aspects économiques de la commune, tels les budgets, marchés publics et assure le bon fonctionnement des ressources informatiques et juridiques. Le quatrième pôle, « famille et lien social et intergénérationnel », s'occupe des affaires sociales entre autres grâce à un CCAS et l'éducation publique. Le cinquième pôle, « développement urbain », s'occupe des affaires liées à l'urbanisme. Enfin le dernier et sixième pôle, « animations et vie associative », met en avant les ressources culturelles (concerts, bibliothèque, théâtre…), sportives (piscine municipale, terrains…) et associatives de la ville.
Plusieurs administrations publiques sont implantées dans la commune, parmi lesquelles une antenne de la CAF[43], un centre des impôts, un commissariat de Police nationale, l'OPAC du Rhône[44], un bureau de poste et son annexe, une maison de l'emploi ainsi qu'un Pôle emploi[45].
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 41 209 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].
En 2008, Caluire-et-Cuire comptait 40 869 habitants (soit une stagnation de 1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 169e rang au niveau national, alors qu'elle était au 154e en 1999, et le 5e au niveau départemental sur 293 communes. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Caluire-et-Cuire depuis 1793. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[48], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 4].
Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 43 041 habitants.
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (20,2 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,9 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 24,1 %) ;
- 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 29,4 %).
Enseignement [modifier]
Caluire-et-Cuire est située dans l'académie de Lyon. La ville comprend 10 écoles primaires publiques, 5 écoles primaires privées et 5 collèges et lycées[51]. En 2013, une étude nationale sur la qualité de la restauration scolaire classe Caluire-et-Cuire en tête de son palmarès avec la 4e place[52] sur un total de 12 000 communes[53].
Enseignement primaire [modifier]
Des lignes de Pédibus ont été spécialement aménagées dans la ville afin d'accompagner les écoliers aux établissements scolaires. En 2011, la ville compte dix écoles primaires publiques et cinq privées.
Écoles publiques [modifier]
La ville compte dix écoles primaires dont plusieurs écoles d'application :
- l'école primaire André-Marie-Ampère ;
- l'école maternelle et l'école élémentaire Jules-Verne ;
- l'école maternelle et l'école élémentaire d'application Jean-Jaurès ;
- l'école maternelle d'application et l'école élémentaire Montessuy ;
- l'école maternelle et l'école élémentaire Pierre-et-Marie-Curie ;
- l'école maternelle et l'école élémentaire Paul-Bert ;
- l'école maternelle et l'école élémentaire Berthie-Albrecht ;
- l'école primaire d'application Jean-Moulin ;
- l'école primaire Victor-Basch ;
- l'école primaire Édouard-Herriot.
Précisions sur les termes employés :
- la scolarité primaire se déroule à l'école maternelle puis à l'école élémentaire, chaque structure étant placée sous la responsabilité d'un directeur d'école ou bien les deux structures étant regroupées sous l'appellation "école primaire" et placées sous la responsabilité d'un seul directeur. Dans l'enseignement privé, toutes les écoles sont des écoles primaires.
- les écoles d'application sont des écoles élémentaires ou maternelles comme les autres, mais qui participent en plus à la formation des futurs professeurs des écoles. Elles étaient rattachées jusqu'en 1991 aux Écoles normales d'instituteurs et les maîtres d'application qui y enseignaient "appliquaient" (mettaient en pratique) ce que les étudiants apprenaient en théorie à l'école normale. Le quartier lyonnais de la Croix-Rousse et la commune de Caluire, du fait de leur proximité avec les Écoles normales qui se trouvaient sur le boulevard de la Croix-Rousse, accueillent encore aujourd'hui la grande majorité des écoles d'application. L'école privée de l'Oratoire était une école d'application catholique, du temps où l'Institut de l'Oratoire fonctionnait comme une École normale publique.
Écoles primaires privées [modifier]
La commune accueille plusieurs écoles primaires privées: Ombrosa, le Petit Versailles, les Chartreux Saint-Romain, l'Oratoire (ancienne école d'application de l'Institut du même nom) et Sainte-Marie.
Enseignement secondaire [modifier]
L'enseignement secondaire est assuré par quatre établissements publics (les collèges André-Lassagne et Charles-Sénard, le groupe scolaire Elie-Vignal et le lycée professionnel André-Cuzin) et un privé (Ombrosa).
Enseignement supérieur [modifier]
L'institut de l'Oratoire, rue de l'Oratoire à Bissardon, prépare[54] ses élèves aux carrières d'enseignants du privé.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
La commune organise plusieurs fêtes annuelles, comme la fête des lumières le 8 décembre[55], le feu d'artifice du 14 juillet[56] et la Fête de la Musique le 21 juin. Un cinéma en plein air a lieu aussi chaque été sur l'esplanade de l'hôtel de ville.
La commune se dote dès le 8 février 2012[57] d'une « maison des associations », hébergée dans l'ancienne maison des grands-parents de Ferdinand Ferber.
Santé [modifier]
Une clinique, la « clinique (et infirmerie) Protestante » est située dans la ville : quartier Cuire-le-Haut. À noter également un centre de santé dentaire, à proximité de la mairie.
Sports [modifier]
Clubs [modifier]
Caluire-et-Cuire dispose de nombreux clubs sportifs au premier desquels on peut citer l'Aviron union nautique de Lyon-Caluire et le FC Lyon Henri Cochet hockey club qui obtiennent de bons résultats dans leurs disciplines respectives au niveau national. L'Aviron union nautique de Lyon-Caluire était le club d'affiliation et d'entraînement de Jean-Christophe Rolland lorsqu'il obtenu la médaille d'or olympique aux jeux olympiques d'été de 2000, associé à Michel Andrieux. Ce sport est aussi enseigné dans la commune par les clubs Aviron Club de Lyon-Caluire et Cercle de l'Aviron de Lyon. Le club de football gaélique Lyonnais, le Lugdunum CLG, s'entraîne à Caluire-et-Cuire.
L’Alliance Jouteurs Sauveteurs de Caluire, fondée en 1905, est un club de barque de sauvetage[c 1]. Les locaux de cette discipline se situent à l'emplacement de l'ancien bac à traille reliant Caluire à Villeurbanne.
L'équipe de football Caluire Sporting Club, anciennement Jeunesse Sportive de Saint-Clair puis Sporting Club de Saint-Clair-Caluire, existe depuis le 11 septembre 1915[58].
Le club Jeanne-d'Arc Alouettes, fondé le 11 novembre 1908[59], réunit dix-sept activités sportives dont les plus populaires sont le badminton, le judo, et le tennis de table. L’Association Sportive de Caluire (A.S. Caluire), fondée en 1946[60] et regroupe douze disciplines comme le tir à l'arc, l'aïkido, le taekwondo ou encore l'escrime. L’Amicale Laïque de Caluire (ALC), fondée en 1926[61] enseigne le judo, le basket et le ju-jitsu.
Le Football Club de Lyon (FCL) est fondé en 1893[62] et propose le hockey sur gazon, athlétisme, tennis et boules.
L’Amicale du Berger de Caluire (ABC) est un club de dressage canin fondé en 1948[c 2].
Installations sportives [modifier]
La piscine municipale a été conçue en 1970 par René Gagès[63], et baptisée Isabelle-Jouffroy, située dans le quartier Montessuy. Elle a été restructurée en 2008 selon les normes de Haute qualité environnementale[64]. Trois bassins sont implantés dans cet espace de 1 600 m2 : sportif (longueur de 25 m), ludique et la pataugeoire. La sécurité des bassins est accrue grâce à l'emploi d'un système de détection de noyade[64].
Caluire-et-Cuire est dotée de sept équipements sportifs pour des activités diverses: le parc des sports de La Terre des Lièvres, le square Corbel, l'espace sportif Charles-Geoffray, le parc des sports Pierre-Bourdan, le Fort de Montessuy, le stade Henri-Cochet (29 090 m2) et le stade Henri-Ferré (7 755 m2).
Deux de ces équipements sont des achats récents de la municipalité : le 14 novembre 2011[65], la commune acquiert auprès de la ville de Lyon, pour trois millions d'euros[66], les stades Henri-Cochet (2 958 400 €) et Henri-Ferré (41 600 €).
Les amateurs de jeu de boules ont à leur disposition le boulodrome Roger-Schelle et le Fort de Montessuy. La commune est aussi dotée trois gymnases: André-Cuzin, Charles-Sénard et André-Lassagne.
Médias [modifier]
Le journal local Rythmes[67] de Caluire-et-Cuire, parait chaque mois. Un mensuel gratuit, La ficelle, est dédié à Caluire-et-Cuire et au quartier de Lyon La Croix-Rousse[68].
Le journal régional Le Progrès (édition Lyon/Caluire/Villeurbanne[69]) évoque les informations de la commune.
Cultes [modifier]
Les Caluirards disposent de lieux de culte catholique, protestant, israélite et musulman.
Caluire-et-Cuire dépend du diocèse de Lyon et comprend plusieurs paroisses, chacune disposant d'au moins un lieu de culte : Saint-Romain, Saints Côme et Damien[70], Immaculée-Conception[71], Notre Dame de la Paix, Saint-Clair et Sainte-Bernadette[72].
Le consistoire israélite de Villeurbanne administre la synagogue, située avenue Fleming[73].
Le culte musulman est assuré par l'association culturelle Caluire la Rochette qui administre la mosquée El-Houda[74].
Caluire-et-Cuire dispose de trois lieux de culte protestant : le « centre paroissial » des Églises évangéliques situé rue Albert-Thomas[75], le temple de l'Église réformée de France situé cours Aristide-Briand[76] et la « Passerelle » de l'Église adventiste du septième jour située Grande rue de Saint-Clair[77].
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
Données 2009 [modifier]
En 2009, le revenu net déclaré moyen par foyer fiscal de Caluire-et-Cuire est de 30 580 €[78] (contre 25 404 € dans l'ensemble du département du Rhône). Parmi ces foyers fiscaux, 66,1 %[78] sont imposables (contre 59 % dans le département du Rhône).
Données 2006 [modifier]
Sur la base de l'exercice fiscal 2006, la ville de Caluire-et-Cuire était la 8e ville française de plus de 20 000 habitants (hors Île-de-France) en pourcentage de contribuables assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune[79] : le taux de contribuables assujettis était alors de 17,9 %, à Caluire-et-Cuire.
Emploi [modifier]
Données 2009 [modifier]
En 2009, l'emploi total représente 12 890 personnes[80] (contre 822 447 personnes dans l'ensemble du département du Rhône). L'emploi à Caluire-et-Cuire en nombre de personnes représente donc 1,5 % de l'emploi total du département du Rhône.
Le taux de chômage des 15-64 ans représente 9,3 % de la population active (contre 10,6 % dans le Rhône).
Entreprises et commerces [modifier]
La commune de Caluire-et-Cuire accueille la zone d'activité de Perica qu'elle partage avec la commune voisine de Rillieux-la-Pape. Elle accueille également celle du Parc de Poumeyrol. Ces deux zones totalisent 5 000 emplois au sein de 298 entreprises[81]. Les principales entreprises basées à Caluire-et-Cuire sont Securitas, Contitech-Anoflex, Apicil, ISS, Veolia Eau, Haier[82] et Philibert.
Le parc immobilier de la ville s'élève à 70 924 m² de bureau[83].
Plusieurs grands commerces tels que Conforama et Auchan (centre commercial Caluire 2) sont implantés dans la ville. À Montessuy est également localisé un petit centre commercial, le Carré Montessuy.
L’auberge de Fond-Rose, propriété du groupe Paul Bocuse depuis le 14 décembre 2011[84], devient une brasserie du groupe. Une transformation permettant d'agrandir sa capacité à 200 couverts est en cours et devrait s'achever en décembre 2012[85].
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Classés ou inscrits aux monuments historiques [modifier]
- La Maison des Frères des Écoles chrétiennes (façades et toitures du bâtiment principal avec ses deux ailes et la chapelle) fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1982[86]. Cet édifice dont la bâtiment principal est construit en 1846 est aujourd'hui occupé principalement par l'Hôtel de Ville, mais aussi par un commissariat de Police et la bibliothèque municipale.
- La Maison La Rivette (jardin, nymphée, chapelle, portail, salle, élévation et toiture), anciennement nommée « Folie Pitrat », fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1987[87]. Il s'agit d'une maison de plaisance construite entre 1738 et 1740 par l’architecte Jacques-Germain Soufflot[88].
- Le château de la Rochette est aujourd'hui désaffecté.
- La Maison du docteur Dugoujon, lieu d'arrestation de Jean Moulin, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1990[89].
- L'usine des eaux de Saint-Clair fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 mars 1991[90]. Construite en 1854 par Aristide Dumont pour la Compagnie générale des eaux, l'usine des eaux alimente en eau potable différents quartiers de Caluire-et-Cuire (Montessuy, Saint-Clair) et Lyon (La Croix-Rousse, Presqu'île).
Mémoire de la Seconde Guerre mondiale [modifier]
Connue pour son histoire au sein de la résistance et l'arrestation de Jean Moulin, Caluire-et-Cuire célèbre les lieux importants au travers de stèles, statues et plaques.
Une statue de Jean Moulin a été inaugurée le 19 décembre 2004 pour l'anniversaire de l'entrée de ses cendres au Panthéon devant la maison du Docteur Dugoujon, place Gouailhardou.
Le 21 juin 2010, le Premier ministre François Fillon commémore à Caluire l'arrestation de Jean Moulin et inaugure un Mémorial devant la maison du Docteur Dugoujon le 21 juin 1943.
Alors que les allemands quittent peu à peu la commune le 24 août 1944, deux enfants, Jean Turba (1930 - 1944) et Bernadette Choux (1931 - 1944) observent à la longue-vue leur départ depuis les hauteurs de Montessuy ; des soldats encore en poste de l'autre côté du Rhône tirent et tuent les deux enfants. L’une des voies du quartier de Montessuy porte leurs deux noms (l’allée Turba-et-Choux). Sur la façade de l'école d'Application Jean-Jaurès (école élémentaire publique sise au 1 place Jules-Ferry et inaugurée le 1er octobre 1933[91]), est apposée une plaque commémorative en l'honneur de Jean Turba et de deux autres victimes de la barbarie Nazie en 1944, tous les trois anciens élèves de l'école[92] :
- Maurice Maître[b 9] (1927 - 1944) : membre de l'Armée secrète, groupe « Charly », mort pendant son internement ;
- Georges Fontvieille[b 10] (1927 - 1944) : membre des maquis de l'Ain, groupe « Jo », arrêté et fusillé à Morez dans le Jura.
Autres monuments [modifier]
Parmi les autres lieux et monuments notables de la ville figurent le tombeau du Maréchal Castellane, le monastère des Clarisses, le fort de Montessuy, l'enceinte de Caluire et le château de Cuire.
Patrimoine culturel [modifier]
La ville est dotée d'un théâtre, le Radiant Bellevue et de deux cinémas : Ciné Caluire (225 places) et le Méliès (267 places, écran de 17 m2[93]), datant des années 1930[94] et situé dans le quartier Vassieux.
Une bibliothèque municipale de trois étages hébergée dans l'aile nord de l'hôtel de ville met à disposition 100 000 documents et acquiert 6 500 nouveautés chaque année[95].
Une ludothèque est également à disposition depuis 1993 pour les enfants jusqu'à 11 ans, offrant des activités ludiques et festives[96].
Patrimoine naturel [modifier]
La commune est traversée par la Voie de la Dombes, itinéraire cyclable et pédestre menant à la Croix-Rousse. Elle est également dotée de 16 parcs, dont le plus grand est le parc Saint-Clair.
Les berges du Rhône et de la Saône sont aussi des sentiers de promenades fréquentés.
Le service « Parcs et Jardins » de la ville possède ses propres serres et produit ainsi 125 430 plants et plante 100 000 fleurs et arbres chaque année[97].
Personnalités liées à la commune [modifier]
Naissances à Caluire-et-Cuire [modifier]
- Jean Cotton (1800-1866) poète en langue lyonnaise ;
- Henri-Joseph Dubouchet (1833-1909), peintre et graveur ;
- Buatier de Kolta (1847-1903), magicien dont un numéro fameux est au cœur du premier film à effets spéciaux de l'histoire : Escamotage d'une dame au théâtre Robert-Houdin de Georges Méliès (1896) ;
- Michel Grandperret (1818-1890), ministre de la Justice et des Cultes en 1870 ;
- Jacques Roubaud (1932-), poète oulipien ;
- Victoria Petrosillo (1985-), chanteuse ;
- Charles Sénard (1878-1934), peintre ;
- Benoît Bergeon (1870-1947), homme politique français ;
- Pierre de Fenoÿl (1945-1987), photographe et homme d'images.
Autres personnalités [modifier]
- L'Abbé Pierre (1912-2007) a grandi à La Croix-Rousse et a vécu une partie de sa jeunesse, rue Eugène-Villon.
- Le réalisateur Christian Carion (1963-) y réside[98].
- L'aviateur Ferdinand Ferber (1862-1909) a grandi à Caluire-et-Cuire.
- Jean Moulin (1899-1943) a été arrêté le 21 juin 1943 dans la maison du docteur Dugoujon.
- Les frères Bruno et Michel Papet, qui ont inspiré le film Les Liens du sang, ont grandi à Caluire-et-Cuire, dans le quartier Montessuy et ont été scolarisés à l'école Jean-Jaurès, place Jules-Ferry[99],[100].
- Jean-Christophe Rolland (1968-), champion olympique d'aviron, est affilié à l'Aviron union nautique de Lyon-Caluire.
- Étienne Tête (1956-) a été conseiller municipal de la ville de 1983 à 1995.
- Eugène Villon (1879-1951), peintre et aquarelliste.
- Virginie Ollagnier (1970-), écrivain, habite le quartier Saint-Clair[101].
- Didier Petit de Meurville (1793-1873), grand légitimiste et membre fondateur de l'Œuvre catholique pour la propagation de la foi, vécut de 1808 à 1847 dans sa propriété de la Sablière au Clos Bissardon.
- Jean Nallit, résistant français, réside à Caluire-et-Cuire.
- François Peissel (1879-1944), homme politique français décédé à Caluire.
- Philippe Clévenot (1942-2001), comédien français décédé à Caluire.
- Serge Guinchard (1946-), professeur de droit, a fait ses études primaires à Caluire.
Héraldique, devise et logotype [modifier]
|
Les armes de la commune de Caluire-et-Cuire se blasonnent ainsi : |
La date de création des armoiries de Caluire reste indéterminée. Au-dessus du blason, un motif de couleur jaune représentant les tours d'un château[102] rappelle que Caluire était une ville fortifiée. Les quatre cornes d’abondance, de couleur jaune sur fond bleu, indiquent qu’autrefois il y avait de nombreux maraîchers dans la commune. Ceux-ci approvisionnaient la ville de Lyon symbolisée par un lion, de couleur jaune sur fond rouge.
Devise de la ville [modifier]
La devise en latin : Otiosum delectat Caluirus laborantem ditat, ce qui signifie en français : Caluire réjouit l’oisif et enrichit le travailleur.
Un jeu de mots homophonique d'un auteur inconnu, connaît une certaine notoriété :
- « Il faisait une chaleur à cuire (Cuire).
- Le soleil ne demandait qu’à luire (Caluire).
- Et pourtant au camp, ça tonnait (Sathonay-Camp). »
En version brève (chez Jacques-Melchior Villefranche) : Le soleil n'a qu'à luire pour cuire…
Logotype [modifier]
Depuis 2009, le logo ci-contre sert l'image de la ville. Le logo précédent, créé en 1992, représentait un homme encadré par le Rhône et la Saône, une particularité géographique importante de la ville.
Internet [modifier]
Un « nœud de raccordement abonnés » (NRA) est implanté dans la ville pour relier à l'Internet à haut débit les communes de Caluire-et-Cuire, Fontaines-sur-Saône, Rillieux-la-Pape, Sathonay-Camp[103].
Caluire-et-Cuire et le cinéma [modifier]
Plusieurs films et séries ont été tournées à Caluire-et-Cuire :
- Made in Italy, de Stéphane Giusti avec Gilbert Melki et Caterina Murino[104] en 2007.
- Gamines d'Éléonore Faucher, avec Amira Casar et Sylvie Testud[105] en 2008.
- Complices de Frédéric Mermoud, avec Gilbert Melki et Emmanuelle Devos[106] en 2009.
- Kader Cherif de Laurent Scalese, avec Abdelhafid Metalsi et Carole Bianic est tournée dans la zone Perica[107] entre 2012 et 2013.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Martin Basse et Jo Basse (préf. Frédéric Dugoujon), Histoire de Caluire-et-Cuire : Commune du Lyonnais, Lyon, Éditions FOT, 1976, 281 p.

- Jo Basse, Francis Lavorel et Louis Naumin, Caluire-et-Cuire : Histoire de Quartiers, Lyon, 1998, 164 p. (ISBN 2-9512566-0-4)

- Victor Mangola, Patrimoine de Caluire-et-Cuire : Montessuy, vol. II, Lyon, Association pour la promotion de l’histoire de Caluire-et-Cuire, 2007, 110 p.
- Bernard Thivoyon, Patrimoine de Caluire-et-Cuire : Caluire-et-Cuire et ses rues, vol. III, Lyon, Association pour la promotion de l’histoire de Caluire-et-Cuire, septembre 2008, 63 p.
- Victor Mangola, Bernard Thivoyon et Gérard Carret, Patrimoine de Caluire-et-Cuire : Vie d'hier, vie d'aujourd'hui, vol. IV, Lyon, Association pour la promotion de l’histoire de Caluire-et-Cuire, 2009, 119 p.

- Robert Dubuis, Anne-Marie Chomel, Brigitte Peloux-Chardiny et Jean-Étienne Gonon, Patrimoine de Caluire-et-Cuire : Les maraîchers, vol. V, Lyon, Association pour la promotion de l’histoire de Caluire-et-Cuire, 2010, 137 p. (ISBN 978-2-9512566-4-4)
- Laurent Michel (préf. Michel Garnier, ill. David Giraudon, photogr. Max Martin), Le Mont d'Or lyonnais et son Val de Saône, Cluny, JPM Éditions, 2005, 305 p. (ISBN 2-84786-033-9), p. 247-256
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • WorldCat
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Quand la corrélation entre cartographie INSEE et définition municipale des quartiers est possible, les données statistiques sont utilisées dans les articles concernés.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues.
Références [modifier]
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Références bibliographiques [modifier]
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