Givors

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Givors
Image illustrative de l'article Givors
Blason de Givors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Givors (chef-lieu)
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Martial Passi
2014-2020
Code postal 69700
Code commune 69091
Démographie
Gentilé Givordins
Population
municipale
19 718 hab. (2011)
Densité 1 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 29″ N 4° 46′ 10″ E / 45.5913888889, 4.76944444444 ()45° 35′ 29″ Nord 4° 46′ 10″ Est / 45.5913888889, 4.76944444444 ()  
Altitude Min. 145 m – Max. 373 m
Superficie 17,34 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-givors.fr

Givors est une commune française au sud de Lyon, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La confluence entre Gier et Rhône.

Au confluent du Rhône et du Gier, Givors est située à vol d'oiseau à 19,3 km au sud de Lyon[1].

Enserrée entre les monts du Lyonnais, au nord et à l'ouest, et les contreforts du Pilat, au sud et à l'ouest, elle est un carrefour faisant communiquer les régions stéphanoises, le Velay et le Forez, avec le Dauphiné, le sud lyonnais et la vallée du Rhône. L'autoroute A47 qui passe au cœur de l'agglomération relie la ville de Givors à trente minutes de Saint-Étienne, 20 minutes de Lyon et dix minutes de Vienne. Givors est, par ailleurs, ville porte Nord du Parc régional du Pilat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 734 hectares ; son altitude varie entre 145 et 373 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Une ancienne sortie de l'A47 à Givors (aujourd'hui condamnée).

La ville est desservie par l'autoroute A47 et la route nationale 86.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Givors est desservie par sept lignes de transport scolaire et 18 lignes de car et de bus :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Givors-Canal
Gare de Givors-Canal.

Située sur la Ligne Le Puy - Firminy - Saint-Étienne - Lyon - Amberieu, la ville de Givors est desservie par le chemin de fer et possède deux gares : la gare de Givors-Ville, 4e gare de l'agglomération lyonnaise, en plein développement[réf. nécessaire] et la gare de Givors-Canal qui ne possède pas de guichet mais un distributeur de billets régionaux TER Rhône-Alpes disponible sur le quai voie A.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 8 056, alors qu'il était de 7 921 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 94,1 % étaient des résidences principales, 0,6 % des résidences secondaires et 5,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,2 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 38,6 %, en légère hausse par rapport à 1999 (36,2 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours très importante : 43,8 % contre 44,5 % en 1999[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant l’époque romaine, les Ségusiaves occupent le territoire correspondant à l’actuelle ville de Givors. Le premier itinéraire permettant, à partir de Vienne, de traverser Givors suivant cette direction : du hameau de Bans, le chemin longe le plateau vers l’ancienne centrale électrique et le cimetière de Givors. Il rejoint ensuite la partie la plus ancienne de la ville pour arriver au Château Saint-Gérald. Des pièces de monnaie gallo-romaines ont été retrouvées lors de travaux en 1987.

Le site, situé sur la Voie Narbonnaise, a rapidement été remarqué par les Romains qui y voyaient une position stratégique du fait que le site corresponde à un coude du fleuve Rhône. En effet, les romains et les gaulois avant eux, se sont attachés à valoriser certains lieux tels que :

  • Bans (« Baon » au Moyen Âge) : partie extrême du massif du Pilat dominant le Rhône. L’ensoleillement du lieu permet la viticulture et la culture du blé,
  • Givors (« Gier-Bord ») : communauté installée au nord de la partie extrême du massif du Pilat. La pêche permet aux habitants de survivre,
  • La Freydière : constitue le point de passage du Gier (Gué de Montrond),
  • La Tour de Varissan : domaine gallo-romain d’une certaine importance. Au pied de son versant nord, les coteaux de Montgelas et de la Reygnière étaient occupés par de riches propriétaires.[réf. nécessaire]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1032, la province passe sous domination de l’empereur Conrad II le Salique et devient allemande jusqu’en 1157, date à laquelle Frédéric Barberousse reconnaît officiellement l’appartenance de cette province au Royaume de France. Au XIIe siècle, la ville actuelle de Givors entre en possession de l'archevêque de Lyon (chef temporel et spirituel de Lyon) lié au chapitre de la cathédrale Saint-Jean. En 1208, l'archevêque de Lyon, Renaud de Forez, décide d’ériger un château en pierres à mi-pente du coteau Saint-Gérald. Le château de Saint-Gérald demeure la résidence des chanoines, représentant des archevêques de la ville. Il est détruit en 1591 lorsque Givors est prise d’assaut par les troupes de Lesdiguières. Il ne sera jamais reconstruit.[réf. nécessaire]

Aujourd’hui, les ruines du château de Saint-Gérald sont encore visibles et ont été mises en valeur. Parallèlement, toujours en 1208, le roi de France Philippe Auguste permet la création d’un péage de Givors, que l’on appelle « le Carcabeau » (du nom de la pancarte sur laquelle étaient indiqués les tarifs du péage).[réf. nécessaire]

Période moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Du XVIIe au XIXe siècle, la ville est marquée par la présence de corporations des mariniers dont l'église Saint-Nicolas est le centre religieux. La seconde église Saint-Nicolas est construite en 1646 en remplacement de la chapelle que les mariniers avaient autrefois consacrée à Saint-Nicolas, protecteur de la batellerie.[réf. nécessaire]

Puis Givors, de par sa situation géographique privilégiée, se tourne vers l’extérieur en même temps qu’elle développe son industrie. L’extraction du charbon s’accroît significativement au XVIIIe siècle, tant et si bien qu’il est bientôt expédié vers Lyon et Vienne, à dos de mulets. On estime la quantité de minerai transportée quotidiennement à une moyenne de quatre tonnes.[réf. nécessaire]

Parallèlement, au XVIIIe siècle, Givors est également un centre de verrerie à travers l'installation d'une verrerie royale établie en 1749, par arrêté royal.[réf. nécessaire]

Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de Bans. En 1964, elle absorbe celle de Saint-Martin-de-Cornas[3] ; cette dernière porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Cornas-sur-Gier[4].

Avec la construction du canal et, par la suite, de la voie ferrée dans la vallée du Gier, la ville devient une véritable ville d'industrie métallurgique au milieu du XIXe siècle jusqu'en 1960 et une place forte de la révolution industrielle. À l'exemple des Faïenceries nouvelles reconnues dans toute l'Europe, des briqueteries et tuileries route de Varissan, route de Rive de Gier sur le bord du canal, de la cristallerie (fabrique d'ampoules), du fabricant de voiturettes à pédales pour enfants et de landaus, de la fabrique de produits réfractaires près de la gare de Givors-Ville, le canal de Givors permet à ces industries un déploiement géographique fort.[réf. nécessaire]

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, un horloger lyonnais du nom de Zacharie reprend un projet de canal entre la Loire et le Rhône. Le 28 octobre 1760, un arrêt du Conseil autorise la construction du Canal entre Givors et Rive-de-Gier. C’est le fils de Zacharie, Guillaume, qui fait achever les travaux de construction du Canal. Ceux-ci se terminent en mai 1780 et le canal est mis en circulation en décembre 1780. Ceci améliore considérablement les conditions d’exportation des productions givordines.[réf. nécessaire]

Dès 1824, on entend parler d’une éventuelle liaison ferroviaire entre Saint-Étienne et Lyon. Le 7 juin 1826, cette idée a largement fait chemin, puisque messieurs Seguin et Biot reçoivent l’autorisation de construire cette voie ferrée. Après de nombreux déboires sur le futur tracé, cette exploitation se fait en trois étapes : Givors / Rive-de-Gier le 28 juin 1830, Lyon / Givors le 3 avril 1832 et Rive-de-Gier / Saint-Étienne le 1er octobre 1832. Les entrepreneurs et industriels se tournent vers ce nouveau mode d’exportation et délaissent le canal, dont les tarifs ont parallèlement sensiblement augmenté à cause d'une taxe nationale sur les voies d'eau. Les deux premières révolutions industrielles prennent tout leur sens à Givors : la ville connaît un développement économique et industriel extrêmement significatif.[réf. nécessaire]

Désindustrialisation et luttes sociales[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle français voit le réveil progressif de la classe ouvrière. Les ouvriers acceptent en effet de moins en moins la précarité de leur condition de vie. Après avoir apporté son soutien direct à la Révolution de 1848, Joseph Faure, député-maire de la ville, siègera aux côtés de Victor Hugo, et la ville de Givors voit très tôt, toujours conformément à son idéal de protection des droits des classes populaires, des mouvements grévistes se développer à la fin du Second Empire (1870). En effet, en deux années, 1869 et 1870, se produisent cinq grèves. Les grèves de mars et avril 1870 sont historiques : elles touchent toutes les corporations de la ville. Les ouvriers de Prénat, de Fives-Lille, les chapeliers et les ouvriers des faïenceries se soulèvent. Cette protestation, relative à l’insuffisance des salaires des ouvriers, n’atteint cependant pas les verreries. Les motifs de grève dans les usines givordines sont souvent liés à des revendications salariales, à la réduction du temps de travail, mais également au renvoi arbitraire d’ouvriers par la direction. Ainsi, en août 1910, le renvoi de trente terrassiers sur le chantier de la gare de Givors-canal, et ce avant la fin des travaux, entraîne la grève de tous les terrassiers.[réf. nécessaire]

Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs industries sont rapatriées sur le territoire givordin dans le cadre de l'effort de guerre.[réf. nécessaire]

Aux élections législatives françaises de 1936, la ville est dans la mouvance du Front populaire. Givors affirme son identité de « ville de gauche » : l’élection législative du 2 et 3 mai 1936, confirme la tendance avec la victoire de Jordery, candidat socialiste dans la circonscription. C’est à cette date historique que le Parti communiste français ouvre à Givors son premier siège.

Givors participe activement aux luttes sociales du Front populaire. Le 8 juin, les ouvriers de Fives-Lille, Prénat et Guy, décident d’ouvrir un cahier de doléances. Les verriers les rejoignent bientôt et exigent des salaires plus élevés, une boîte de sardines par semaine, six jours de congés payés et un minimum de sécurité dans les ateliers. Devant ces cahiers de revendications, avec l’occupation des usines, les directions cèdent plus ou moins vite : Souchon–Neuvesel capitule très vite, contrairement à Fives-Lille.[réf. nécessaire]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Important nœud ferroviaire au sud de Lyon, l’agglomération de Givors a été bombardée six fois pendant la Seconde Guerre mondiale[5], faisant au total 220 morts[6] :

  • 1er juin 1940, par l'aviation allemande,
  • 25 mai 1944, par l'aviation américaine,
  • 27 juillet 1944, par l'aviation britannique,
  • 6 août 1944, par l'aviation américaine,
  • 12 août 1944, par l'aviation britannique,
  • 23 août 1944, par l'aviation américaine.

Givors est l’une des rares villes de France à avoir été distinguée de la Croix de Guerre pour fait de Résistance avec de nombreuses rues, places, espaces publics, honorés d’une plaque en hommage aux nombreux Givordins et Givordines qui ont donné leur vie pour la liberté et un monde meilleur. Le 2 septembre 1944, la ville de Givors est libérée et le Comité de Libération, issu de l’ensemble des organisations locales de Résistance regroupées autour de Marius Jeampierre, s’installe en mairie.[réf. nécessaire]

Après-guerre[modifier | modifier le code]

En 1953, Camille Vallin est élu maire de Givors. C'est le premier maire communiste de Givors. « À Givors, il y avait tout à faire » déclare-t-il[réf. nécessaire].

Givors était dévastée après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Les bidonvilles sont nombreux et Givors est l'une des villes les plus inondées du Rhône, régulièrement envahie par les caprices du fleuve. Une vaste politique de création massive de logements et de nouveaux quartiers fut engagée (Vernes, Tours Thorez, Bans, les Plaines, plateau de Montrond, etc.) avec d'importants travaux pour prévenir les inondations.

En parallèle, alors que la désindustrialisation s’amorçait dès la fin des années 1950, les municipalités de l’époque engagèrent la construction et la création de grands équipements en matière d’éducation, de sport, de culture, de santé et de loisirs : parcs des sports, espace nautique, médiathèque, conservatoire, théâtre du vieux Givors, lycées, collèges et écoles, la Rama, le chalet de Saint-Pierre, etc. Givors est également désenclavée avec la construction de l'A47 et du nouveau pont sur le Rhône.

Durant la guerre d'Algérie, la municipalité et Camille Vallin, maire de Givors, appellent à plusieurs reprises à la paix et doivent faire face aux menaces de l'OAS.

Les événements français de Mai 68 trouvent un écho à Givors. Certaines usines, à l’instar de Fives, se mettent en grève. La municipalité aide concrètement les grévistes : près de 30 000 repas sont servis aux enfants des insurgés, des denrées sont également régulièrement distribuées.

Le Vieux Givors fait l'objet d'une vaste reconstruction avec le projet phare de Jean Renaudie, la Cité des Étoiles de Givors.

Les années 1970 marquent également une forte désindustrialisation : la ville doit en effet faire face à la crise économique qui frappe de plein fouet les domaines de la sidérurgie et de la métallurgie. À partir de cette période, Givors n’aura de cesse de travailler à la reconversion de ses friches industrielles.

La désindustrialisation de Givors et ses conséquences négatives sur l’emploi local entraînent de réels mécontentements : la population et les élus givordins luttent activement pour défendre l’industrie locale et le maintien des emplois.

En 1980, Fives-Babcock annonce sa volonté de cesser son activité à Givors. Les grèves se multiplient au sein de l’usine, le soutien des givordins se manifeste de diverses manières : le 13 mai 1980, Givors organise une opération « ville morte ». La lutte de la population givordine contre la fermeture de ses usines ne faiblit pas : ainsi, la briqueterie du Canal (1980) et le départ de l’usine Berthiez à Saint-Étienne (1982) engendrent plusieurs manifestations. Le 29 avril 1981, le conseil municipal décide même de siéger devant Berthiez.[réf. nécessaire]

L’élan givordin de lutte pour la sauvegarde de l’emploi s’illustre une fois de plus en 1995. En avril, l’entreprise FAMER, filiale du groupe Snecma, spécialisée dans la réalisation de pièces tournantes pour les moteurs d’avion, annonce qu’elle dépose son bilan. S’ensuivent alors une occupation de l’usine par les employés, et plusieurs manifestations de soutien de la population givordine aux salariés de l’usine. Cette mobilisation réussit : la FAMER redémarre, les emplois sont pérennisés, une fête est organisée le 4 décembre 1996 à la salle Georges-Brassens pour couronner ce succès.[réf. nécessaire]

Cette victoire illustre la détermination des Givordins dans la lutte pour la sauvegarde de leurs emplois mais aussi le refus de toute une population de laisser mourir l’industrie locale[non neutre].

En 1995, une autre grande lutte permet de sauver l'hôpital de Montgelas et d'obtenir un nouveau bloc opératoire.

En avril 2001, le groupe BSN Glasspack annonce la fermeture de VMC (Verreries mécaniques champenoises). Avec elle, 468 emplois doivent disparaître. Les verriers, les élus et les Givordins organisent leur résistance : les grèves et manifestations se succèdent. Dans un premier temps, en juillet 2001, donnant raison aux comités centraux des entreprises, la cour d’appel de Lyon confirme l’annulation des plans sociaux. La mobilisation n’empêche malheureusement pas la fermeture de l’usine en 2003 mais permet le reclassement de tous les verriers.[réf. nécessaire]

Givors dans le Grand Lyon[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, la ville de Givors organise une grande consultation de toute la population givordine, ouverte y compris aux résidents étrangers et aux acteurs économiques non résidant, qui choisit l’adhésion de Givors au Grand Lyon avec 54 % des voix.

Avec Grigny, Givors rejoint le Grand Lyon au 1er janvier 2007.

Le règlement instituant le Grand Lyon imposait une continuité territoriale de la communauté urbaine. Or, entre Givors, Grigny et le reste du Grand Lyon, se trouve la commune de Millery, qui n'a pas souhaité se joindre à l'EPCI. C'est suite à une révision du statut communautaire que la réunion des deux communes a pu devenir possible.

En 2006, le centre hospitalier de Givors - dit Montgelas - est menacé de fermeture. De nombreuses mobilisations sont engagées par les élus, le personnel médical et la population givordine pour maintenir l’activité d’un hôpital de proximité au sud de l’agglomération lyonnaise (une première lutte avait déjà eu lieu en 1995 pour sauver l'hôpital).

Un projet médical est alors construit et soutenu par l’Agence Régionale de l’hospitalisation qui accorde 12 millions d’euros au centre hospitalier de Givors pour sa modernisation.

En octobre 2013, l’hôpital de Montgelas restructuré est inauguré avec un nouveau bâtiment de médecine et, le mois suivant, un nouveau centre de recherche clinique international « Creabio » intègre le centre hospitalier.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[7].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Givors[8]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Martial Passi * FG-PS 2 430 43,43 2 829 47,85 25 2
Antoine Mellies FN 1 161 20,75 1 432 24,22 4
Mohamed Boudjellaba DVG-EELV 1 019 18,21 907 15,34 2
Michelle Palandre UMP 985 17,60 744 12,58 2
Inscrits 11 081 100,00 11 081 100,00
Abstentions 5 310 47,92 5 025 45,35
Votants 5 771 52,08 6 056 54,65
Blancs et nuls 176 3,05 144 2,38
Exprimés 5 595 96,95 5 912 97,62
* Liste du maire sortant

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville au début du XXe siècle.

La liste des maires qui se sont succédé depuis 1790 est exposée à la mairie[9].

Depuis 1944, quatre maires se sont succédé, dont seulement deux depuis 1953 :

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Marius Jeampierre Liste commune républicaine industriel
1947 mai 1953 Mathieu Pinat SFIO épicier
mai 1953 janvier 1993 Camille Vallin PCF député (1956-1958), sénateur (1959-1968 et 1977-1986),
conseiller général du canton de Givors (1945-1985)
janvier 1993 en cours
(au avril 2014)
Martial Passi PCF conseiller général du canton de Givors depuis 1998,
vice-président du Grand Lyon

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 11 août 2014, Givors est jumelée avec[10] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Givordins[11].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 718 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 3 235 4 014 3 558 4 884 5 379 7 465 7 746 8 758
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 688 9 352 9 957 9 886 11 910 11 470 10 974 10 857 11 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 132 12 306 12 784 14 143 14 932 14 687 13 378 13 205 14 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 066 19 048 21 968 20 544 19 777 18 437 18 454 19 718 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Givors est une ville qui a connu différentes vagues d’immigration, à l’exemple de nombreuses villes françaises après- guerre. D'ailleurs, Givors a été appelée longtemps « ville ouverte ».[réf. nécessaire] Cela date de la période où l'activité portuaire fluviale était très importante. Dès l’industrialisation de la verrerie, une immigration italienne est venue travailler le verre à Givors, suivie par la venue de nombreux réfugiés politiques espagnols et d'une immigration économique des Portugais et des Algériens, après la Seconde Guerre mondiale, qui travaillaient dans la sidérurgie, la métallurgie, etc. Enfin, les Turcs sont également venus aussi s'installer dans la commune.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire économique[modifier | modifier le code]

De ville fluvio-portuaire jusqu'au début du XXe siècle, elle est passée à l'industrialisation (déjà présente avec les verreries). Mais le transport fluvial a été vite supplanté par le chemin de fer. Alors que Givors comportait plusieurs ports fluviaux, des bacs à traille pour traverser le fleuve, qu'elle fourmillait d'activité, le début du XIXe siècle a vu un grand tournant. Le chemin de fer a permis de rentabiliser le transport du charbon de Saint-Étienne, autrefois transporté par le canal de la vallée du Gier, et a permis le développement d'une forte sidérurgie dans l'agglomération de Givors. Qui dit sidérurgie, dit métallurgie, et ce fut le développement des ateliers de Fives-Lille, l'apparition de l'industrie mécanique avec la fabrication de la machine outil, etc. C'est à Givors qu'est né le groupe industriel BSN, ancêtre du groupe Danone.

Tout cela a fini par disparaître sous les coups de boutoir de l'évolution économique (épuisement du gisement de charbon de Saint-Étienne, réalisation des usines sidérurgiques de bord de mer après l'épuisement des gisements du minerai de fer en France…), des délocalisations, de la crise économique et de la mondialisation.

Givors a pris le tournant de l'implantation des grands centres commerciaux de la vallée du Gier au début des années 1970, avec le centre commercial Carrefour, vaste hyper marché. La zone commerciale « Givors 2 Vallées » est le cinquième pôle commercial de l’agglomération lyonnaise[réf. nécessaire].

Situation en 2014[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 270 €, ce qui plaçait Givors au 28 847e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2013, le centre commercial dans son entier, ainsi que la deuxième partie de la zone d'activité du Gier occupée par des entrepôts, sont soumis au PPRi du Gier (Plan de prévention du risque d'inondation) qui interdit l'octroi des permis de construire[14].

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon.

Les statistiques INSEE font apparaître 17% de chômage à Givors ainsi que 7900 emplois sur le territoire.

En janvier 2012, Givors devient le siège du pôle métropolitain constitué par le Grand Lyon, Saint-Étienne Métropole, le Nord-Isère et le Pays viennois.

De nombreuses grandes entreprises ont leur siège social et des sites à Givors :

  • Total ACS, qui produit des additifs et carburants spéciaux, champions du monde de Formule 1,
  • Fives Solios, leader mondial dans l’industrie de l’aluminium primaire, qui conçoit et réalise des équipements de process et des ateliers clés en main partout dans le monde.
  • Grand Frais,
  • Labo Services et Scori, spécialistes du traitement des déchets, Labo service est adhérent du pôle de compétitivité à vocation mondiale Axelera.
  • Centre de recherche clinique international Creabio,
  • etc.

La ville de Givors, qui comptait près de 1500 € de dette par habitant en 1995, est devenue aujourd’hui l’une des villes les moins endettées de France (8€ par habitant)[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

église de Saint Martin de Cornas
Église Saint Lazare.
  • Ruines du château de Givors ; démoli en 1573.
  • Château de Manevieux, cité en 1392 il est remanié au XVIIe siècle.
  • Les « Étoiles » de Jean Renaudie, ensemble de logements à l'architecture très particulière, inscrit au patrimoine architectural du XXe siècle.
  • Le château Saint Gérald datant du XIIe siècle.
  • Saint-Martin-de-Cornas, église Saint-Lazare.
  • Bans, église Saint Pancrace du XIIe siècle.
  • Givors Canal, église Notre-Dame.
  • Le pont de Givors qui relie Givors à Chasse-sur-Rhône.
  • Le pont autoroutier de Givors, permettant le franchissement du Rhône.
  • La passerelle de l'Amitié, qui franchit le Gier.
  • La Maison du fleuve Rhône, ethnopole national, consacré à la valorisation du patrimoine fluvial.
  • Et tout un patrimoine industriel, à l'exemple de la verrerie VMC et des bâtiments de Fives-Lille.

Folklore local[modifier | modifier le code]

Une joute givordine sur une carte postale ancienne

La ville de Givors est aussi connue pour avoir donné son nom à une méthode national de joute nautique.

On dit également « fais comme à Givors » pour dire « fais comme tu veux ». Dans l'ouvrage de Gilbert-Lucien Salmon intitulé Dictionnaire du français régional du lyonnais, le verbe givorder signifie même « Aller de gauche à droite, aller et venir »[16].

Dans le même ordre d'idées, les Lyonnais utilisent l'expression « être garé comme à Givors », ou « être garé à la givordine » pour exprimer l'idée d'un stationnement hâtif, sans respect des lignes d'emplacement, voire en un lieu interdit au stationnement. Aucune étude statistique ou sociologique ne vient toutefois confirmer ou infirmer une telle réputation.

Par ailleurs les communes de l'agglomération lyonnaise et notamment Givors développent un vocabulaire spécifique, notamment les mots « pélo » (homme), « vogue » (fête foraine), « débarouler » (dévaler une pente ou surgir brusquement), etc.

Côté football, la ville est partagée entre OL et ASSE ce qui engendre des rivalités.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Givors
Blason ville fr Givors-Empire avec ornements.svg

En 1860, Édouard Glas, maire de Givors, présente au conseil municipal un projet d'armoiries pour la ville. Les trois abeilles représentaient l'activité et l'industrie. La rame et le marteau en croix (qui n'apparaissent pas sur ces blasons) symbolisent, quant à eux, les deux premières industries de la ville : la navigation et la métallurgie.

Par la suite, les armoiries ont été concédées à Napoléon III, par décrets du 2 février 1861 et du 14 avril 1866, qui les modifia. L'usage des armoiries, par la ville de Givors, était autorisée sous conditions de respect des couleurs et figures précisées:

De gueules, à trois abeilles d’or placées deux et une ; franc quartier à dextre d’azur à l’N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même, l’écu sommé d’une couronne murale à cinq créneaux, d’argent, pour cimier, traversée d’un caducée contourné, d’argent, auquel sont suspendues deux guirlandes, l’une à dextre, d’olivier, l’autre à senestre, de chêne, aussi d’argent, nouées et attachées par des bandelettes d’azur.

À la chute de l’Empire, le quartier d’azur à l’N d’or est supprimé.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Givors reçoit la croix de guerre, qui est ajoutée aux armoiries de la ville telles qu’elles se présentent aujourd’hui.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Abeille, Histoire de Givors (Rhône) : évènements historiques, le canal de Givors, commerce et industrie, Givordins dignes de mémoire, traditions, coutumes, fêtes, joutes nautiques…, Paris, Le Livre d'Histoire,‎ 2005 (ISBN 2-84373-748-6). Réédition, édition originale en 1912.
  • Martine Capelle et Pierre Labasse, Le Feu de l'action : Histoire des verreries Souchon Neuvesel, Le Cherche-Midi, coll. « Documents »,‎ 1995 (ISBN 2-86274 407-7). Préface d'Antoine Riboud.
  • Jean et Janine Duhart, La Révolution de 1848 à Givors,‎ 1973.
  • Jean-Michel Duhart et Roland Tixier, Givors autrefois : 50 photographies, Le Pré de l'Âge,‎ mai 1992.
  • Christian Épalle, Un canal oublié : De Givors à La Grand-Croix, Atramenta,‎ mars 2012 (ISBN 978-952-273-024-4).
  • Givors : vues du ciel,‎ novembre 2005 (ISBN 2-9515008-1-5). Préface de Martial Passi.
  • Alain Pelosato, Vorgines, fées et témoins du fleuve : témoignages de Givordins sur leur fleuve, Naturellement,‎ 1993.
  • Alain Pelosato, Au fil du Rhône : histoires d'écologie, Messidor,‎ 1994. (ISBN 9782209066322).
  • Alain Pelosato, Voies de la déportation : témoignages de Givordins sur la déportation, Naturellement,‎ 1995, 1e éd. (ISBN 9782910370305). Réédition 1999.
  • Alain Pelosato, Algériens, la France, l'Algérie : témoignages de deux Givordins, Naturellement,‎ 2000 (ISBN 9782910370152).
  • Alain Pelosato, Livre noir de la mairie de Givors, Edilivre,‎ 2011 (ISBN 9782812188022). Paru sous le pseudonyme de Robert Neville.
  • Evelyne Py, Un été sous les bombes : Givors - Grigny - Chasse 1944, Alan Sutton,‎ avril 2004, 2e éd., 160 p. (ISBN 2-84910-002-1). Première édition janvier 2002.
  • Jean-Pierre Ravery (dir.), Givors d'un siècle à l'autre,‎ janvier 2000 (ISBN 2-9515008-0-7). Préface de Martial Passi.
  • Christian Rollat, Le Sang gaulois : Du Pilat à l'Alésia, la contre enquête, Pélussin, Imprimerie Caradot,‎ septembre 2007 (ISBN 978-2-9527049-1-5).
  • Georges Salendre, Georges Salendre sculpteur, L'Hermès,‎ février 1981 (ISBN 2-85934-090-4). Préface de Marius Mermillon.
  • Camille Vallin, Givors : Dictionnaire des rues et sites locaux, Paris, Éditions Messidor,‎ 1992 (ISBN 2-209-06654-9). Avec le concours de Jean Michel Duhart, archiviste de la ville de Givors.
  • Camille Vallin, Lève-toi pauvre humanité !, Le Temps des Cerises,‎ septembre 2003 (ISBN 2-84109-403-0). Préface de Robert Hue, avant-propos de Martial Passi.
  • Jo Vareille, Givors en France, Messidor / Temps actuels,‎ 1982 (ISBN 2-201-01590-2).
  • Patrick Veyrand, De quoi j'me m@il ! : Journaliste givordin ou… Givordin journaliste ?, Sud 69,‎ décembre 2010 (ISBN 978-2-919677-00-8[à vérifier : isbn invalide]).

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • « Vivre à Givors », de Paul Carpita, de Profilim, 1988
  • "Se battre", de Jean Pierre Duret et Andrea Santana, Aloest Distribution, 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Givors" et "Lyon" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 11 août 2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Saint-Martin-de-Cornas sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS
  5. « L’agglomération givordine, six fois bombardée », sur le site personnel d'Evelyne Marsura,‎ 22 février 2002 (consulté le 12 août 2014).
  6. « Le bombardement "allié" de l’impérialisme anglo-américain en 1944 sur la France », sur le site personnel de Robert Paris et Tiekoura Levi Hamed,‎ 17 novembre 2010 (consulté le 12 août 2014) : « Du 26 au 31 mai : Bombardements aériens alliés sur de nombreuses villes françaises. Certaines villes sont bombardées plusieurs fois comme Givors (Environ 220 morts le 1er juin 1940, 25 mai, 6 août, 12 août, et 23 août) ».
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. Résultats officiels pour la commune Givors
  9. « Les maires de Givors », sur le site de l'association FranceGenWeb (consulté le 12 août 2014).
  10. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 11 août 2014).
  11. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  14. Voir l'ouvrage de Jo Vareille "Givors en France" dans la bibliographie
  15. N°413 du magazine Tribune de Lyon qui a fait une étude avec l’association CANOL (Contribuables actifs du Lyonnais)
  16. Le Guichet du Savoir