Givors

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Givors
Image illustrative de l'article Givors
Blason de Givors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Givors (chef-lieu)
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Martial Passi
2008 - 2014
Code postal 69700
Code commune 69091
Démographie
Gentilé Givordin, Givordine
Population
municipale
19 718 hab. (2011)
Densité 1 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 29″ N 4° 46′ 10″ E / 45.5913888889, 4.76944444444 ()45° 35′ 29″ Nord 4° 46′ 10″ Est / 45.5913888889, 4.76944444444 ()  
Altitude Min. 145 m – Max. 373 m
Superficie 17,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-givors.fr

Givors est une commune française de la banlieue sud de Lyon, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Givordins et Givordines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La confluence entre Gier et Rhône

Au confluent du Rhône et du Gier, la commune est située à 25 km au sud de Lyon à mi-chemin sur la route menant à Saint-Étienne. Enserrée entre les monts du Lyonnais, au nord et à l'ouest, et les contreforts du Pilat, au sud et à l'ouest, elle est un carrefour faisant communiquer les régions stéphanoises, le Velay et le Forez, avec le Dauphiné, le sud lyonnais et la vallée du Rhône. L'autoroute A47 qui passe au cœur de l'agglomération relie la ville de Givors a 30 minutes de Saint-Étienne, 20 minutes de Lyon et 10 minutes de Vienne. Givors est, par ailleurs, ville porte Nord du Parc régional du Pilat.

Communes limitrophes 

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant l’époque romaine, les Ségusiaves occupent le territoire correspondant à l’actuelle ville de Givors. Le premier itinéraire permettant, à partir de Vienne, de traverser Givors suivant cette direction : du hameau de Bans, le chemin longe le plateau vers l’ancienne centrale électrique et le cimetière de Givors. Il rejoint ensuite la partie la plus ancienne de la ville pour arriver au Château Saint-Gérald. Des pièces de monnaie gallo-romaines ont été retrouvées lors de travaux en 1987.

Le site, situé sur la Voie Narbonnaise, a rapidement été remarqué par les Romains qui y voyaient une position stratégique du fait que le site corresponde à un coude du fleuve Rhône. En effet, les romains et les gaulois avant eux, se sont attachés à valoriser certains lieux tels que :

  • Bans (« Baon » au Moyen Âge) : partie extrême du massif du Pilat dominant le Rhône. L’ensoleillement du lieu permet la viticulture et la culture du blé,
  • Givors (« Gier-Bord ») : communauté installée au nord de la partie extrême du massif du Pilat. La pêche permet aux habitants de survivre,
  • La Freydière : constitue le point de passage du Gier (Gué de Montrond),
  • La Tour de Varissan : domaine gallo-romain d’une certaine importance. Au pied de son versant nord, les coteaux de Montgelas et de la Reygnière étaient occupés par de riches propriétaires.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1032, la province passe sous domination de l’empereur Conrad II le Salique et devient allemande jusqu’en 1157, date à laquelle Frédéric Barberousse reconnaît officiellement l’appartenance de cette province au Royaume de France.

Au XIIe siècle, la ville actuelle de Givors entre en possession de l'archevêque de Lyon (chef temporel et spirituel de Lyon) lié au chapitre de la cathédrale Saint-Jean.

En 1208, l'archevêque de Lyon, Renaud de Forez, décide d’ériger un château en pierres à mi-pente du coteau Saint-Gérald. Le château de Saint-Gérald demeure la résidence des chanoines, représentant des archevêques de la ville. Il est détruit en 1591 lorsque Givors est prise d’assaut par les troupes de Lesdiguières. Il ne sera jamais reconstruit.

Aujourd’hui, les ruines du château de Saint-Gérald sont encore visibles si l'on regarde bien. Parallèlement, toujours en 1208, le roi de France Philippe Auguste permet la création d’un péage de Givors, que l’on appelle « le Carcabeau » (du nom de la pancarte sur laquelle étaient indiqués les tarifs du péage).

Période moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Du XVIIe au XIXe siècle, la ville est marquée par la présence de corporations des mariniers dont l'église Saint-Nicolas est le centre religieux. La seconde église Saint-Nicolas est construite en 1646 en remplacement de la chapelle que les mariniers avaient autrefois consacrée à Saint-Nicolas, protecteur de la batellerie.

Puis Givors, de par sa situation géographique privilégiée, se tourne vers l’extérieur en même temps qu’elle développe son industrie. L’extraction du charbon s’accroît significativement au XVIIIe siècle, tant et si bien qu’il est bientôt expédié vers Lyon et Vienne, à dos de mulets. On estime la quantité de minerai transportée quotidiennement à une moyenne de quatre tonnes.

Parallèlement, au XVIIIe siècle, Givors est également un centre de verrerie à travers l'installation d'une verrerie royale établie en 1749, par arrêté royal.

Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de Bans[2].
En 1964, elle absorbe celle de Saint-Martin-de-Cornas[2] ; cette dernière porta provisoirement, au cours de la Révolution française, le nom de Cornas-sur-Gier[3].

Avec la construction du canal et, par la suite, de la voie ferrée dans la vallée du Gier, La ville devient une véritable ville d'industrie métallurgique au milieu du XIXe siècle jusqu'en 1960. À l'exemple des Faïenceries nouvelles reconnues dans toute l'Europe, des briqueteries et tuileries route de Varissan, route de Rive de Gier sur le bord du canal, de la cristallerie (fabrique d'ampoules), du fabricant de voiturettes à pédales pour enfants et de landaus, de la fabrique de produits réfractaires près de la gare de Givors-Ville, le canal de Givors permet à ces industries un déploiement géographique fort.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, un horloger lyonnais du nom de Zacharie reprend un projet de canal entre la Loire et le Rhône. Le , un arrêt du Conseil autorise la construction du Canal entre Givors et Rive-de-Gier. C’est le fils de Zacharie, Guillaume, qui fait achever les travaux de construction du Canal. Ceux-ci se terminent en et le canal est mis en circulation en . Ceci améliore considérablement les conditions d’exportation des productions givordines.

Dès 1824, on entend parler d’une éventuelle liaison ferroviaire entre Saint-Étienne et Lyon. Le , cette idée a largement fait chemin, puisque messieurs Seguin et Biot reçoivent l’autorisation de construire cette voie ferrée. Après de nombreux déboires sur le futur tracé, cette exploitation se fait en trois étapes :

  • Givors / Rive-de-Gier : 28 juin 1830
  • Lyon / Givors : 3 avril 1832
  • Rive-de-Gier / Saint-Étienne : 1er octobre 1832.

Les entrepreneurs et industriels se tournent vers ce nouveau mode d’exportation et délaissent le canal, dont les tarifs ont parallèlement sensiblement augmenté à cause d'une taxe nationale sur les voies d'eau.

Les deux premières révolutions industrielles prennent tout leur sens à Givors : la ville connaît un développement économique et industriel extrêmement significatif.

Désindustrialisation et luttes sociales[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle français voit le réveil progressif de la classe ouvrière. Les ouvriers acceptent en effet de moins en moins la précarité de leur condition de vie.

Après avoir apporté son soutien direct à la Révolution de 1848, la ville de Givors voit très tôt, toujours conformément à son idéal de protection des droits des classes populaires, des mouvements grévistes se développer à la fin du Second Empire (1870). En effet, en deux années, 1869 et 1870, se produisent cinq grèves.

Les grèves de mars et sont historiques : elles touchent toutes les corporations de la ville. Les ouvriers de Prénat, de Fives-Lille, les chapeliers et les ouvriers des faïenceries se soulèvent. Cette protestation, relative à l’insuffisance des salaires des ouvriers, n’atteint cependant pas les verreries.

Les motifs de grève dans les usines givordines sont souvent liés à des revendications salariales, à la réduction du temps de travail, mais également au renvoi arbitraire d’ouvriers par la direction. Ainsi, en août 1910, le renvoi de trente terrassiers sur le chantier de la gare de Givors-canal, et ce avant la fin des travaux, entraîne la grève de tous les terrassiers.

Aux élections législatives françaises de 1936, la ville est dans la mouvance du Front populaire. Givors affirme son identité de « ville de gauche » : l’élection législative du 2 et 3 , confirme la tendance avec la victoire de Jordery, candidat socialiste dans la circonscription. C’est à cette date historique que le Parti communiste français ouvre à Givors son premier siège.

C’est bien naturellement que Givors participe activement aux luttes sociales du Front populaire. Le 8 juin, les ouvriers de Fives-Lille, Prénat et Guy, décident d’ouvrir un cahier de doléances. Les verriers les rejoignent bientôt et exigent des salaires plus élevés, une boite de sardines par semaine, six jours de congés payés et un minimum de sécurité dans les ateliers. Devant ces cahiers de revendications, avec l’occupation des usines, les directions cèdent plus ou moins vite : Souchon – Neuvesel capitule très vite, contrairement à Fives-Lille.

Les événements français de Mai 68 trouvent un écho à Givors. Certaines usines, à l’instar de Fives, se mettent en grève. La municipalité aide concrètement les grévistes : près de 30 000 repas sont servis aux enfants des insurgés, des denrées sont également régulièrement distribuées.

Les années 1970 marquent également les débuts de la désindustrialisation : la ville doit en effet faire face à la crise économique qui frappe de plein fouet les domaines de la sidérurgie et de la métallurgie. À partir de cette période, Givors n’aura de cesse de travailler à la reconversion de ses friches industrielles.

La désindustrialisation de Givors et ses conséquences négatives sur l’emploi local entraînent de réels mécontentements : la population et les élus givordins luttent activement pour défendre l’industrie locale et le maintien des emplois.

En 1980, Fives-Babcock annonce sa volonté de cesser son activité à Givors. Les grèves se multiplient au sein de l’usine, le soutien des givordins se manifeste de diverses manières : le , Givors organise une opération « ville-morte ».

La lutte de la population givordine contre la fermeture de ses usines ne faiblit pas : ainsi, la briqueterie du Canal (1980) et le départ de l’usine Berthiez à Saint-Étienne (1982) engendrent plusieurs manifestations. Le , le conseil municipal décide même de siéger devant Berthiez.

L’élan givordin de lutte pour la sauvegarde de l’emploi s’illustre une fois de plus en 1995. En avril, l’entreprise FAMER, filiale du groupe SNECMA, spécialisée dans la réalisation de pièces tournantes pour les moteurs d’avion, annonce qu’elle dépose son bilan. S’ensuivent alors une occupation de l’usine par les employés, et plusieurs manifestations de soutien de la population givordine aux salariés de l’usine. Cette mobilisation réussit pleinement : la FAMER redémarre, les emplois sont pérennisés, une fête est organisée le à la salle Georges-Brassens pour couronner ce succès.

Cette victoire illustre la détermination des Givordins dans la lutte pour la sauvegarde de leurs emplois mais aussi le refus de toute une population de laisser mourir l’industrie locale. Cette "victoire" ne sera que temporaire puisque la FAMER a expatrié son siège social dans le petit voillage d'à côté : Saint Romain en Gier…. Ce qui montre bien que la relance de la Famer n'avait rien à voir avec les "luttes" menées…

Cependant, en , le groupe BSN Glasspack annonce la fermeture de VMC (Verreries mécaniques champenoises). Avec elle, 468 emplois doivent disparaître. Les Givordins organisent leur résistance : les grèves et manifestations se succèdent. Dans un premier temps, en , donnant raison aux comités centraux des entreprises, la cour d’appel de Lyon confirme l’annulation des plans sociaux. La mobilisation de toute la ville de Givors n’empêche malheureusement pas la fermeture de l’usine en 2003.

Givors dans le Grand Lyon[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, les communes de Givors et de Grigny ont soumis leur candidature à l'adhésion au Grand Lyon après consultation de la population. Le conseil communautaire a voté son accord à ces candidatures. Les deux villes ont rejoint le Grand Lyon au 1er janvier 2007.

Le règlement instituant le Grand Lyon imposait une continuité territoriale de la communauté urbaine. Or, entre Givors, Grigny et le reste du Grand Lyon, se trouve la commune de Millery, qui n'a pas souhaité se joindre à l'EPCI. C'est suite à une révision du statut communautaire que la réunion des deux communes a pu devenir possible.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Armoiries de Givors
Blason ville fr Givors-Empire avec ornements.svg

En 1860, Édouard Glas, maire de Givors, présente au conseil municipal un projet d'armoiries pour la ville. Les trois abeilles représentaient l'activité et l'industrie. La rame et le marteau en croix (qui n'apparaissent pas sur ces blasons) symbolisent, quant à eux, les deux premières industries de la ville : la navigation et la métallurgie.

Par la suite, les armoiries ont été concédées à Napoléon III, par décrets du 2 février 1861 et du 14 avril 1866, qui les modifia. L'usage des armoiries, par la ville de Givors, était autorisée sous conditions de respect des couleurs et figures précisées:

De gueules, à trois abeilles d’or placées deux et une ; franc quartier à dextre d’azur à l’N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même, l’écu sommé d’une couronne murale à cinq créneaux, d’argent, pour cimier, traversée d’un caducée contourné, d’argent, auquel sont suspendues deux guirlandes, l’une à dextre, d’olivier, l’autre à senestre, de chêne, aussi d’argent, nouées et attachées par des bandelettes d’azur.

À la chute de l’Empire, le quartier d’azur à l’N d’or est supprimé.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Givors reçoit la croix de guerre, qui est ajoutée aux armoiries de la ville telles qu’elles se présentent aujourd’hui.

Administration[modifier | modifier le code]

Givors est dirigée par des élus communistes depuis 1953. En cette année 2013, cela fait 60 ans que les communistes dirigent la municipalité. Le livre d'Alain Pelosato "Communisme, je m'en suis sorti" évoque cette période depuis 1972, date de son arrivée à Givors. Il raconte comment étaient gérés les problèmes de la commune pendant cette période de communisme municipal. Deux maires communistes seulement se sont succédé pour diriger la commune.

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Marius Jeampierre Liste commune républicaine industriel
1947 mai 1953 Mathieu Pinat SFIO épicier
mai 1953 janvier 1993 Camille Vallin PCF député (1956-1958), sénateur (1959-1968 et 1977-1986),
conseiller général du Canton de Givors (1945-1985)
janvier 1993 en cours Martial Passi PCF conseiller général du Canton de Givors depuis 1998,
vice-président du Grand Lyon

Conseil municipal de Givors (2008-2014)

Groupe Liste Effectif Statut
PCF-PS Liste "PASSI" 27 majorité
UMP Liste "FENECH" 4 opposition
EELV Liste "FRETY" 1 opposition
DVG Liste "BOUDJELLABA" 1 opposition

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 718 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 3 235 4 014 3 558 4 884 5 379 7 465 7 746 8 758
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 688 9 352 9 957 9 886 11 910 11 470 10 974 10 857 11 035
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12 132 12 306 12 784 14 143 14 932 14 687 13 378 13 205 14 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
17 066 19 048 21 968 20 544 19 777 18 437 18 454 19 718 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Givors est une ville qui connaît une très forte immigration. D'ailleurs, Givors a été appelée longtemps, "ville ouverte". Cela date de la période où l'activité portuaire fluviale était très importante. Dès l’industrialisation de la verrerie, une forte immigration italienne est venue travailler le verre à Givors. Puis cette immigration a été suivie par la venue de nombreux réfugiés politiques espagnols et une immigration économique des Portugais, après la Seconde Guerre mondiale puis une immigration algérienne qui travaillait dans la sidérurgie, la métallurgie, industries toutes disparues aujourd'hui. Enfin, les Turcs sont venus aussi s'installer en nombre dans la commune. En ce début du XXIe siècle, l'immigration algérienne est très importante à Givors. Il est impossible de réaliser une statistique, mais passer ne serait-ce que quelques heures à Givors suffit à s'en rendre compte. Ali Mekherbeche, d'origine algérienne, indique dans le livre d'Alain Pelosato qui a recueilli son témoignage (voir bibliographie): "Mon père me racontait quand il était aux "baraquements" à côté des usines Prénat, il y avait une régulation sociale: le premier arrivé faisait venir d'autres immigrés dont il était le garant. Donc cet "ancien" jouait le rôle de régulateur." Mais aujourd'hui, ce rôle de "régulateur" n'existe plus, explique-t-il (page 67)…

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire économique[modifier | modifier le code]

De ville fluvio-portuaire jusqu'au début du XXe siècle, elle est passée à l'industrialisation (déjà présente avec les verreries). D'abord le fluvial, mais le transport fluvial a été vite éliminé par le chemin de fer. Alors que Givors comportait plusieurs ports fluviaux, des bacs à traille pour traverser le fleuve, qu'elle fourmillait d'activité, le début du XXe siècle a vu un grand tournant. Le chemin de fer a permis de rentabiliser le transport du charbon de Saint-Étienne, autrefois transporté par le canal de la vallée du Gier, et a permis le développement d'une forte sidérurgie dans l'agglomération de Givors. Qui dit sidérurgie, dit métallurgie, et ce fut le développement des ateliers de Five Lille, l'apparition de l'industrie mécanique avec la fabrication de la machine outil, etc.

Tout cela a fini par disparaître sous les coups de butoir de l'évolution économique (disparition du gisement de charbon de Saint Étienne, réalisation des usines sidérurgiques de bord de mer après l'épuisement des gisements du minerai de fer en France…) et des luttes sociales…

Givors a pris le tournant de l'implantation des grands centres commerciaux de la vallée du Gier au début des années 1970. Le centre commercial Carrefout, vaste hyper marché a été construit en lieu et place de l'ancienne fonderie de Five Lille. Mais le lieu choisi ne s'est pas avéré judicieux. Le centre commercial dans son entier a été construit dans le lit majeur du Gier. Sans étude hydraulique préalable. Et une semaine après l'ouverture de l'hypermarché Carrefour (1976) celui-ci a été inondé.

Économie actuelle[modifier | modifier le code]

En 2013, le centre commercial dans son entier, ainsi que la deuxième partie de la zone d'activité du Gier occupée par des entrepôts, sont soumis au PPRi du Gier (Plan de prévention du risque d'inondation) qui interdit l'octroi des permis de construire[5].

En 2013, Givors est une ville dortoir, qui comporte trois "zones sensibles" dites "quartiers difficiles". Le taux de chômage avoisine les 24 % alors que la moyenne nationale est de 11 %.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. Givors abrite la zone Commerciale Givors 2 Vallées, au sud de de la ville. Le groupe Yoplait y dispose d'un site logistique.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Une ancienne sortie de l'A47 à Givors (aujourd'hui condamnée).

La ville est desservie par l'autoroute A47 et la route nationale 86.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Givors est desservie par plusieurs lignes de car et de bus :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de Givors-Canal
Gare de Givors-Canal

Située sur la Ligne Le Puy - Firminy - Saint-Étienne - Lyon - Amberieu, la ville de Givors est desservie par le chemin de fer et possède deux gares :

  • La gare de Givors-Ville, 4e gare de l'agglomération lyonnaise[réf. nécessaire], est en développement. Elle est ouverte tous les jours de la semaine (De 5h30 à 19h50 du lundi au vendredi. De 9h20 à 17h30 le samedi. Et de 12h20 à 18h30 le dimanche et jours fériés).
  • La gare de Givors-Canal, avec 41 arrêts TER quotidiens. Cette gare ne possède pas de guichet mais, un distributeur de billets régionaux TER Rhône-Alpes, est disponible sur le quai voie A.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les « Étoiles » de Jean Renaudie, ensemble de logements à l'architecture très particulière, inscrit au patrimoine architectural du XXe siècle.
  • Le château Saint Gérald datant du XIIe siècle.
  • Saint-Martin-de-Cornas, église Saint-Lazare.
    église de Saint Martin de Cornas
    église Saint Lazare
  • Bans, église Saint Pancrace du XIIe siècle.
  • Givors Canal, église Notre-Dame.
  • Le pont de Givors qui relie Givors à Chasse-sur-Rhône.
  • Le pont autoroutier de Givors, permettant le franchissement du Rhône.
  • La passerelle de l'Amitié, qui franchit le Gier.
  • La Maison du fleuve Rhône, ethnopole national, consacré à la valorisation du patrimoine fluvial.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Folklore local[modifier | modifier le code]

Une joute givordine sur une carte postale ancienne

La ville de Givors est aussi connue pour avoir donné son nom à une méthode national de joute nautique.

On dit également « fais comme à Givors » pour dire « fais comme tu veux ». Dans l'ouvrage de Gilbert-Lucien Salmon intitulé Dictionnaire du français régional du lyonnais, le verbe givorder signifie même « Aller de gauche à droite, aller et venir »[6].

Dans le même ordre d'idées, les Lyonnais utilisent l'expression « être garé comme à Givors », ou « être garé à la Givordine » pour exprimer l'idée d'un stationnement hâtif, sans respect des lignes d'emplacement, voire en un lieu interdit au stationnement. Aucune étude statistique ou sociologique ne vient toutefois confirmer ou infirmer une telle réputation.

Par ailleurs les communes de l'agglomération lyonnaise et notamment Givors développent un vocabulaire spécifique, notamment les mots pélo (homme), "vogue" (fête foraine), "débarouler" (dévaler une pente ou surgir brusquement), etc..

Côté football, la ville est partagée entre OL et ASSE ce qui engendre des rivalités.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Rollat, Le Sang Gaulois. Du Pilat à l’Alésia : la contre enquête, Imprimerie Caradot Pélussin, septembre 2007. (ISBN 978-2-9527049-1-5)
  • Givors : vues du Ciel, Préface de Martial Passi, novembre 2005. (ISBN 2-95155008-1-5)
  • Étienne Abeille, Histoire de Givors (Rhône), évènements historiques, le canal de Givors, commerce et industrie, Givordins dignes de mémoire, traditions, coutumes, fêtes, joutes nautiques…, Le Livre d'Histoire, Paris, 2005 (1re éd. 1912) (ISBN 2-84373-748-6)
  • Jean et Janine Duhart, La Révolution de 1848 à Givors, 1973.
  • Camille Vallin, Lève-toi pauvre humanité !, Préface de Robert Hue, avant-propos de Martial Passi. Éditions Le Temps des Cerises, septembre 2003 (ISBN 2-84109-403-0)
  • Camille Vallin, maire de Givors avec le concours de Jean Michel Duhart, archiviste de la Ville de Givors. Givors. Dictionnaire des rues et sites locaux, Éditions Messidor, Paris 1992. (ISBN 2-209-06654-9)
  • Givors d’un Siècle à l’Autre, Préface de Martial Passi. Ouvrage réalisé sous la direction de Jean-Pierre Ravery. janvier 2000.(ISBN 2-9515008-0-7)
  • Martine Capelle et Pierre Labasse, Le Feu de l’Action. Histoire des Verreries Souchon Neuvesel, Préface d'Antoine Riboud, Collections « Documents », le cherche- midi éditeur, 1995. (ISBN 2-86274 407-7)
  • Jean- Michel Duhart et Roland Tixier, Givors Autrefois : 50 photographies, Éditions Le Pré de l’Âge, mai 1992.
  • Jo Vareille, Givors en France, Messidor/Temps Actuels 1982 (ISBN 2-201-01590-2)
  • Georges Salendre, Georges Salendre sculpteur, Préface de Marius Mermillon. Éditions l’Hermès, février 1981. (ISBN 2-85934-090-4)
  • Christian Epalle, Un canal oublié - de Givors à La Grand-Croix, Édition Atramenta, mars 2012. (ISBN 978-952-273-024-4)
  • Patrick Veyrand, "De quoi j'me m@il! Journaliste givordin ou… Givordin journaliste ?", Sud 69, décembre 2010. (ISBN 978-2-919677-00-8)
  • Patrick Veyrand, "J'ai sauvé mon psy", mars 2011. ISBN 978-2-919687-01-5
  • Alain Pelosato :
  • Robert Neville (pseudonyme d'Alain Pelosato), Livre Noir de la mairie de Givors, Edilivre, 2011 ISBN 9782812188022

CINEMA :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Saint-Martin-de-Cornas sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Voir l'ouvrage de Jo Vareille "Givors en France" dans la bibliographie
  6. Le Guichet du Savoir

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