François Hennebique

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François Hennebique, né le 25 avril 1842 à Neuville-Saint-Vaast et mort le 7 mars 1921 à Paris, est un ingénieur français, auteur de brevets pour des systèmes constructifs en béton armé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans sa ville natale de Neuville-Saint-Vaast, entre Lens et Arras, on peut remarquer, au 64, rue du Canada, un médaillon portant l’inscription « François Hennebique, inventeur de la construction en béton armé, naquit ici le 25 avril 1842 »[1].

En 1860, il devient maçon et décide peu de temps après de se mettre à son propre compte. Il part alors 20 ans à Bruxelles.

Après les recherches de Joseph Monier concernant le béton armé (premier dépositaire d'un brevet concernant l'invention), François Hennebique dépose ses premiers brevets pour des systèmes constructifs en béton armé. C’est en 1879 qu’il coule sa première dalle de béton armé. En 1892, il construit son premier immeuble en béton armé au no 1, rue Danton à Paris avec l'architecte Lyonnais Edouard Arnaud, au service des monuments et bâtiments de France à cette époque[2], et y installe son entreprise avec comme slogan : « Plus d’incendies désastreux ». En 1899, il conçut et construisit le premier pont civil en béton armé de France, le pont Camille-de-Hogues à Châtellerault.

Afin de démontrer les possibilités exceptionnelles de son matériau, il l'employa pour bâtir une demeure à l'architecture originale, que l'on peut facilement remarquer en face du lycée Lakanal, près de la gare RER de Bourg-la-Reine. Les constructions s’enchaînent ensuite : les docks de Manchester, le tunnel de Newcastle, le stade de Lyon

Édifiée en 1907 d'après les plans de l'ingénieur Pierre Bouchet, la halle de Longages (31410) est réalisée en béton par la firme Hennebique. En cours de restauration, elle est destinée à recevoir la Bibliothèque municipale.

Le système de pont en béton armé fut utilisé en Belgique dès 1905 à Bouillon et 1911 à Hermalle-sous-Huy[3].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Maison Hennebique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villa Hennebique.
La maison Hennebique

Inscrite en 1972 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques [4], la maison de François Hennebique, inventeur du béton armé, fut construite de 1901 à 1904 en surplomb de la ligne de Sceaux, le long de l'avenue du lycée Lakanal. Cette villa familiale possède une architecture unique, véritable vitrine des possibilités novatrices du béton armé : terrasse en encorbellement, tour-minaret de 40 mètres de hauteur faisant office de château d'eau destiné à l'arrosage par gravitation des serres et des jardins suspendus de la villa, portées importantes sans piliers, porte-à-faux, différences de niveaux et saillies illustrent à merveille la souplesse du matériau[5],[6].

Références[modifier | modifier le code]

Sépulture de François Hennebique et de sa famille au cimetière de Bourg-la-Reine
  1. Maison de François Hennebique
  2. Historique du béton
  3. « Le Pont en béton construit sur la Meuse à Hermalle-sous-Huy » dans la revue Le Béton armé. Organe mensuel des Agents et Concessionnaires du système Hennebique, septembre 1911, no 160, p. 129-135.
  4. « Notice no IA00117415 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « 21 photos de la maison Hennebique » (consulté le 31 janvier 2009)
  6. Jean-Pierre Lyonnet et Christine Desmoulin, Villas modernes, éditions alternatives, [lire en ligne]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gwenaël Delhumeau, L'inventiion du béton armé. Hennebique 1890-1914, Norma éditions,‎ 1999, 344 p. (ISBN 2-909283-46-1), « Du "système" au matériau ».
  • Gwenael Delhumeau (éd.), Le Béton en représentation, la mémoire photographique de l'entreprise Hennebique 1889-1930, Institut français d'architecture/ Hazan, Paris, 1993.
  • J. Martinez, Étude sur la construction en béton de ciment armé système Hennebique, A. Dumesnil, Paris, 1896, 59 p.
  • « la maison Hennebique » in l'Architecture moderne (mars 1914).

Liens externes[modifier | modifier le code]