Montélimar
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| Montélimar | ||
Vue du centre ville depuis le château des Adhémar |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Drôme | |
| Arrondissement | Nyons | |
| Canton | Montélimar-1 et Montélimar-2 (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Montélimar-Sésame | |
| Maire Mandat |
Franck Reynier 2008-2014 (UMP) |
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| Code postal | 26200 | |
| Code commune | 26198 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Montiliens | |
| Population municipale |
35 314 hab. (2010) | |
| Densité | 754 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
71 764 hab. (2010) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 56 m — Max. 213 m | |
| Superficie | 46,81 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | montelimar.fr | |
| modifier |
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Montélimar (en occitan classique Monteleimar [muⁿtelejˈmar]), surnommée « Portes de Provence », est une commune française située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes entre Valence et Avignon. La ville est historiquement rattachée au Dauphiné.
Ses habitants sont appelés les Montiliens[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située dans la moyenne vallée du Rhône, au confluent des rivières Jabron et Roubion, sur les promontoires de Géry et de Narbonne d'où on contrôle toute la plaine de la vallée du Rhône.
C'est une cité touristique située en Drôme Provençale, aux portes de La Provence, voisine des Gorges de l'Ardèche et au pied du Vercors.
Par la route, elle est à environ 40 minutes de Valence, 1 h d'Avignon, 1 h 30 de Lyon, de Marseille, de Grenoble, de Montpellier, des Alpes et de la mer Méditerranée.
Montélimar est la porte nord de la Provence. Son écosystème est un mélange de Dauphiné et de Provence.
Communes limitrophes [modifier]
Relief et géologie [modifier]
Le bassin de Montélimar s'étend du défilé de Cruas-Meysse au nord jusqu'au défilé de Donzère au sud et sur la plaine de la Valdaine et ses contreforts.
Le point le plus haut de la commune est situé à l'est-sud-est du centre ville, en bordure de commune, à proximité du plateau de Bondonneau.
Risques naturels [modifier]
Les risques naturels les plus importants sur la commune de Montélimar sont essentiellement liés aux inondations. La dernières crue de très grande amplitudes dates de 1856, par le Rhône. Le risque existe également via les cours d'eau le Roubion et le Jabron. Les risques sismiques sont de faibles intensité[2].
Hydrographie [modifier]
Le canal de dérivation de Montélimar passe sur la commune entre le centre ville et le Rhône, lui-même en bordure à l'extrême ouest de la commune.
Parmi les cours d'eau qui traversent la commune, on peut noter le Roubion, le Meyrol, le Jabron ou encore le Manson.
Climat [modifier]
La commune est sous l'influence du climat méditerranéen avec un ensoleillement annuel dépassant les 2 400 heures[3]. Les hivers sont généralement froids et secs avec un ressenti glacial quand le mistral souffle. Le printemps et l'automne connaissent des pluies d'orage parfois abondantes appelées orages cévenols ou épisode méditerranéen. L' été est généralement synonyme de périodes de chaleur avec une sécheresse accentuée par le mistral.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,6 | 2,5 | 4,9 | 7,1 | 11 | 14,7 | 17,2 | 16,9 | 13,7 | 10,3 | 5,5 | 2,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,3 | 10,4 | 14,7 | 17,6 | 22,3 | 26,3 | 29,7 | 29,2 | 24,4 | 18,9 | 12,4 | 8,8 |
| Précipitations (mm) | 26 | 28,8 | 32,6 | 29,9 | 34,8 | 25,3 | 28,9 | 33,9 | 24,9 | 33 | 25,9 | 31,4 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|
8.3
1.6
26
|
10.4
2.5
28.8
|
14.7
4.9
32.6
|
17.6
7.1
29.9
|
22.3
11
34.8
|
26.3
14.7
25.3
|
29.7
17.2
28.9
|
29.2
16.9
33.9
|
24.4
13.7
24.9
|
18.9
10.3
33
|
12.4
5.5
25.9
|
8.8
2.7
31.4
|
| Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm) | |||||||||||
Il est généralement admis par les géographes et climatologues que le défilé de Donzère (commune presque voisine au sud), long de près de 3 km, marque la limite septentrionale du véritable climat méditerranéen dans la vallée du Rhône en termes d'ensoleillement et de cultures.
Voies de communications et transports [modifier]
La ville est située dans le sillon rhodanien, ce qui lui procure un accès facile à de nombreuses infrastructures.
Réseau routier [modifier]
Bien que ne traversant pas la commune, l'autoroute la plus proche est l'autoroute A7, à l'est. Deux sorties, appelées Montélimar-Nord (sortie 17, sur la commune des Tourrettes) et Montélimar-Sud (no 18, sur la commune de Malataverne) desservent la ville.
Les routes nationales 7 et 102 passent sur la commune, et les routes départementales 6, 56, 73, 237, 540 et 540A convergent toutes vers le centre ville.
Montélimar est située à l'intersection de la route nationale 7 (Lyon-Valence / Avignon-Aix) et de la route nationale 102 (Aubenas-Le Puy-Clermont), une des principales voies de traversée du Massif Central. Cependant, c'est bien la première qui a le plus marqué la ville, que ce soit par les fameux « bouchons » dans les années 1960 ou par l'emballage des traditionnels nougats dans une boîte en forme de borne kilométrique « N7 ». L'ouverture d'une déviation Poids Lourds (plus tard intégrée dans la RN7) et de l'autoroute A7 vers 1968 a permis de réduire sensiblement les embouteillages. La commune est également desservie par les autocars départementaux.
Réseau ferroviaire [modifier]
Montélimar dispose d'une gare SNCF, baptisée gare de Montélimar. Jusqu'à l'arrivée des TGV dans la vallée du Rhône, certains trains rapides s'y arrêtaient. Depuis la mise en place de la desserte par TGV, ce sont 4 aller-retour quotidiens vers Paris qui sont assurés. La mise en service de la ligne TGV Méditerranée en juin 2001 a vu naître une desserte spécifique à la vallée du Rhône, desservant Valence-Ville, Montélimar, Orange, Avignon-Centre, Arles et Miramas, puisque les TGV pour Marseille et Montpellier circulent maintenant sur une voie dédiée à quelques kilomètres à l'est de la ville.
Un projet de gare sur la ligne TGV Méditerranée existe à Allan (à proximité de l'échangeur autoroutier Montélimar-Sud) et devrait voir le jour en 2018. Cette gare verrait alors se reporter les dessertes existant actuellement sur la ligne classique. Cependant, des discussions sont en cours afin d'améliorer la desserte de cette gare nouvelle (liaison TER, desserte depuis le sud de l'Ardèche…)…
La gare de Montélimar est desservie par de nombreux trains TER avec des dessertes cadencées dont des trains directs Avignon - Lyon donnant correspondance en gare de Valence-Ville avec des trains Valence - Annecy ou Valence - Genève desservant tous les deux gares de Grenoble, Grenoble et Grenoble-Universités-Gières, cette dernière donnant un accès direct aux Universités pour les étudiants de la région de Montélimar.
Transports fluviaux [modifier]
La ville est située à proximité du Rhône. La dérivation de Montélimar entre Rochemaure et Châteauneuf-du-Rhône construite à la fin des années 1950 a contribué à la navigabilité du Rhône. Même si un quai a été établi le long du canal, l'utilisation de la voie d'eau au départ ou à l'arrivée de Montélimar reste faible.
Transports aériens [modifier]
Un aérodrome de tourisme existe à Montélimar-Ancône (nord-ouest de la ville). Il est en particulier connu pour son « Musée européen de l'aviation de chasse », sa grande activité ULM avec notamment le premier centre ULM de France et le deuxième constructeur mondial d'ULM pendulaire : DTA.[réf. nécessaire]
Transports en commun [modifier]
Depuis 1988, un réseau de transports urbains s'est développé progressivement. Depuis septembre 2010, ce réseau « Montélibus » comporte six lignes régulières, ainsi qu'un nouveau quai central (correspondances entre toutes les lignes)[4].
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Logement [modifier]
En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 10 500, alors qu'il était de 10 029 en 1999[a 1].
Parmi ces logements, 95,8 % étaient des résidences principales, 1,3 % des résidences secondaires et 2,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 53,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 45,2 % des appartements[a 2].
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 49,4 %, en hausse par rapport à 1999 (45,4 %). La part de logements HLM loués vides était de 13,8 contre 16,7, leur nombre étant quasiment inchangé 2 217 contre 2 221([a 3].
Projets d'aménagement [modifier]
Toponymie [modifier]
Du latin Montellum, petit mont, colline et Aymardi, nom de personne d'origine germanique (Adal noble, + mar grand, célèbre) plus connu sous le nom d'Adhémar, famille qui au Moyen Âge possédait en fief la région. En 1175 : Montillium. En 1255 : Montellum Aymardi[5].
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
En 2005-2006, des fouilles effectuées lors de travaux sur la zone 5 de Portes-de-Provence ont permis la découverte de foyers néolithiques à pierres chauffées datant du Néolithique moyen chasséen[6].
La présence humaine à l'emplacement de Montélimar est très ancienne. Les premières traces sont un ensemble de silex taillés datant de -50000 ans (époque du moustérien).
Le site de Gournier est occupé à partir de -6000 (mésolithique). La civilisation chasséenne s'y développe à partir de -3600 ans. Gournier en est un des lieux marquants.
Antiquité [modifier]
Après l'arrivée des Celtes, Montélimar devient le territoire des Ségovéllaunes. La capitale de ce peuple celte est positionnée sur les deux promontoires de la ville : l'oppidum de Géry, lieu de l'ancien confluent du Jabron et de Roubion, et sur l'extrémité de la côte de Narbonne. L'oppidum de Géry a souvent été assimilé au site de Dourion mentionné par Strabon, mais selon François Salviat cette identification est erronée[7].
Sous l'influence de la domination romaine au Ier siècle av. J.-C., l'emplacement de Géry est progressivement abandonné au profit de la ville nouvelle à l'emplacement du centre-ville actuel de Montélimar. La ville se nomme alors Acunum, le relais de poste installé près du pont sur le Roubion et qui est signalé par la table de Peutinger. La Via Agrippa joue sans doute un rôle majeur pour le développement de l'agglomération[8]. On y trouve un forum, une basilique civile et des thermes. La petite ville est alimentée en eau par trois aqueducs dont un dessert l'établissement thermal de Bondonneau où l'on a retrouvé une centaine de petites piscines. Elle est aussi sans doute un relai pour le commerce régional comme en témoigne une inscription mentionnant des utriculaires.
Pendant les grandes invasions, la ville va se séparer en deux entités distinctes : la ville nouvelle autour du forum et du promontoire de Narbonne et Acunum qui va fortifier le pont sur le Roubion.
Moyen Âge [modifier]
Pendant plusieurs siècles dont nous ne savons que peu de choses, la région de Montélimar est passée de mains en mains (royaume Burgonde, royaume Franc, Comtes de Valentinois, royaume de Provence).
À la fin du XIe siècle, on voit apparaître la famille d'Adhémar, sans doute originaire du Royans et qui peu à peu assoit son autorité sur la région. Guillaume-Hugues d'Adhémar est le premier seigneur de Montélimar (« seigneur de Monteil »). Il est le frère d'Adhémar de Monteil, évêque du Puy et légat apostolique pour la première croisade. La famille règnera sur la région de Montélimar jusqu'au XIIIe siècle. Les d'Adhémar font construire leur palais (XIIe siècle) sur le promontoire de Narbonne à la place d'un vieux château.
Au XIe siècle, les d'Adhémar vont construire autour de leur fief de nombreux châteaux (Grignan, Châteauneuf-du-Rhône, Rochemaure et La Garde-Adhémar). La seigneurie comptera à son apogée une trentaine de châteaux.
En 1198, la seigneurie est partagée entre deux frères, Giraud et Lambert d'Adhémar.
Dès le milieu du XIIe siècle, la cité des d'Adhémar est désignée sous le nom de « Monteil des Aimar ». La forme définitive date de 1328.
En 1365, une partie de la ville (qui est une co-seigneurie) passe sous la protection de la papauté. Le pape fait rénover le palais seigneurial et entretenir les remparts.
En 1447, le dauphin, le futur Louis XI, devient maître de la ville et de son château.
En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets, la garnison est tuée pour venger les massacres d’Orange[9].
Période contemporaine [modifier]
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et sous-préfecture de 1800 à 1926.
Le chemin de fer arrive en 1854, avec la création de la gare de Montélimar, alors desservie par les trains de la section Valence - Avignon de la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée. La ville est également desservie par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique des chemins de fer départementaux de la Drôme, qui la relie à Dieulefit de 1893 à 1936.
Après le débarquement de Provence, les Allemands tentent de bloquer la libération de la France, du 21 au 28 août 1944, lors de la bataille de Montélimar.
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Administration municipale [modifier]
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 30 000 et 39 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 39[10].
Liste des Maires [modifier]
Agglomération : Montélimar-Sésame [modifier]
Cette communauté de communes a été créée le 1er janvier 1993, et comptait en 2005, quatorze communes pour environ {{nombre[50000|habitants}} sur une superficie d'environ 221 km2. Aujourd'hui il s'agit d'une communauté d'agglomérations de quinze communes pour un bassin montilien d'environ {{nombre[70000|habitants}}[11].
Aire urbaine de Montélimar [modifier]
En 2007, l'aire urbaine de Montélimar regroupait {{nombre[61861|habitants}} (contre {{nombre[58700|habitants}} en 1999) sur une superficie de {{unité[37689|hectares}}, soit une densité de population moyenne pour l'ensemble de cette aire urbaine de {{nombre[164|habitants}} par kilomètre carré. En 2008, cette population était de {{nombre[71764|habitants}} sur un territoire plus étendu.
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Montélimar relève du tribunal d'instance de Montélimar, du tribunal de grande instance de Valence, de la cour d'appel de Grenoble, du tribunal pour enfants de Valence, du conseil de prud'hommes de Montélimar, du tribunal de commerce de Romans-sur-Isère, du tribunal administratif de Grenoble et de la cour administrative d'appel de Lyon[12].
Jumelages [modifier]
Au 13 mai 2013, Montélimar est jumelée avec six communes[13] :
Racine (États-Unis) depuis 1957 ;
Ravensburg (Allemagne) depuis 1964 ;
Rivoli (Italie) depuis 1964 ;
Rhondda (Royaume-Uni) depuis 1964 ;
Aberdare (Pays de Galles) depuis 1993
Nabeul (Tunisie) depuis 2000.
Récompense [modifier]
- Ville Fleurie : trois fleurs[14]
- Ville Internet : @@@ (2007)[réf. nécessaire]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 35 314 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Montélimar dépend de l'académie de Grenoble.
Les élèves de la commune débutent leur étude dans l'une des sept écoles maternelles, puis dans l'une des douze écoles primaires[17]. Ils poursuivent dans l'un des cinq collèges, puis dans l'un des trois lycées généraux et tehcnologiques[18]. Le collège Gustave Monod possède une section adaptée[19], comme l'un des lycée généraux[20]. De plus, la commune accueille un lycée des métiers du transport, qui comporte une partie lycée général technique (sections bac et BTS)[21], et une partie lycée professionnel (section BEP)[22].
Une université populaire est également à disposition de tous, trois jours par semaine[23].
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Santé [modifier]
Plusieurs professionnels de santé sont installés à Montélimar, notamment vingt-neuf médecins généralistes[24], soixante-quatorze infirmiers[25]. La commune dispose également d'un hôpital[26].
Sports [modifier]
Cultes [modifier]
Les Montiliens disposent de lieux de culte catholique, musulman et protestant.
Culte catholique [modifier]
Le territoire de la commune relève de la paroisse « Notre-Dame du Rhône » qui dépend du doyenné de Montélimar au sein du diocèse de Valence ; cette paroisse regroupe à Montélimar quatre lieux de culte : Saint-James, Notre-Dame de la Rose, Saint-Joseph et la collégiale Sainte-Croix[27].
Culte musulman [modifier]
La communauté musulmane dispose de trois lieux de culte : une mosquée administrée par l'amicale des Algériens, Tunisiens et Marocains ; une mosquée administrée par l'association culturelle turque, la troisième est administrée par la Maison du Maroc[28].
Culte protestant [modifier]
Les Montiliens disposent de plusieurs lieux de culte protestant pour les communautés liées à :
- l'Église réformée de France[29] ;
- l'Église évangélique arménienne[30] ;
- les Assemblées de Dieu de France, mouvement chrétien évangélique pentecôtiste[31] ;
- l'Église évangélique méthodiste[32].
Économie [modifier]
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme.
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 528 €, ce qui plaçait Périgueux au 23 964e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[33].
| Taxe | part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 14,09 % | 0,00 % | 7,80 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 20,54 % | 0,00 % | 11,54 % | 2,12 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 67,85 % | 0,00 % | 44,42 % | 5,28 % |
| Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) | 0,00 %* | 25,84 % | 0,00 % | 0,00 % |
Emploi [modifier]
En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 22 461 personnes, parmi lesquelles on comptait 69,8 % d'actifs dont 59,6 % ayant un emploi et 10,2 % de chômeurs[a 4].
On comptait 20 074 emplois dans la zone d'emploi, contre 16 322 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 13 481, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 148,9 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un emploi et demi par habitant actif[a 5].
Entreprises et commerces [modifier]
Au 31 décembre 2010, Montélimar comptait 3 985 établissements : 78 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 224 dans l'industrie, 445 dans la construction, 2 648 dans le commerce-transports-services divers et 590 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].
En 2011, 403 entreprises ont été créées à Montélimar[a 7], dont 199 par des autoentrepreneurs[a 8].
Commerces [modifier]
Plus de 600 commerces sont implantés à Montélimar, organisés autour d'un comité professionnel local, en contact avec la municipalité pour des créations d'évènements et animations du centre-ville. Notamment, est gérée une foire mensuelle, tous les seconds mercredis[35]. Le marché hebdomadaire est également organisé le mercredi[36]. Des marchés de quartiers ont également lieu le jeudi, et le vendredi[37].
Industrie [modifier]
Initialement spécialité locale, le nougat de Montélimar fait partie, aujourd'hui, des secteurs économiques importants de la commune. Près d'une vingtaine de confiseurs spécialisés dans la fabrication de cette gourmandise sont installés dans la commune.
Agriculture [modifier]
La commune de Montélimar fait partie de la zone de production de plusieurs produits agricoles, ou issus de l'agriculture, protégés par un label : miel de Provence, ail de la Drôme, picodon, pintadeau de la Drôme, volaille de la Drôme, vingt-et-une sortes de vins, en IGP[38]. Les « Vins de pays des coteaux de Montélimar » font partie des vins produits sur la commune. Un décret définissant les conditions de production de ses vins a été publié en septembre 2004[39].
Tourisme [modifier]
Par décret du 24 février 2009, la commune de Montélimar a été classée comme station de tourisme[40]. L'hébergement proposé aux touristes est variés : 42 hôtels[41], pour la plupart en 3 ou 4 *, 15 campings[42], 28 chambres d'hôtes[43].
Plusieurs manifestations ont lieu, au cours de l'année, autour de l'artisanat local (Montélimar terra potier en avril[44]), ou les productions agricoles (Montélimar couleur lavande[45]). Côté musées, la commune dispose d'un espace culturel, le centre d'art Espace Chabran, tourné vers l'art contemporain[46], du musée du nougat Arnaud Soubeyran[47], ainsi que le Palais du Bonbon et du Nougat[48].
Culture locale et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Monuments historiques [modifier]
L'inventaire des monuments historiques recense une dizaine de lieux montiliens :
- Hôtel du Puy-Montbrun, « inscrit » depuis le 31 juillet 1989[49] ;
- Galerie d'arcades, « inscrite » depuis le 7 mai 1982[50] ;
- Hôtel de Chabrillan (ancien), « inscrit » depuis le 2 mars 1981[51] ;
- Collégiale Sainte-Croix, « inscrite » depuis le 13 mai 2008[52] ;
- Domaine de Serre-de-Parc, « classé » depuis le 30 mai 1997[53] ;
- Ensemble thermal gallo-romain (vestiges), « inscrit » depuis le 31 juillet 1986[54] ;
- Tour de Narbonne, « classée » depuis le 5 octobre 1938[55] ;
- Porte Saint-Martin, « inscrite » depuis le 11 octobre 1930[56] ;
- Maison dite de Diane de Poitiers, « inscrite » depuis le 28 décembre 1956[57] ;
- Château des Adhémar ou des Papes, « classé » depuis 1889[58]. C'est un important exemple d'architecture médiévale de la moyenne vallée du Rhône. Parmi ses éléments architecturaux : une chapelle du XIe siècle et un logis du XIIe siècle au décor exceptionnel. Il accueille depuis 2000 un centre d'art contemporain. Depuis sa création, une cinquantaine d’expositions temporaires ont été réalisées avec des artistes de renom (John Armelder, Daniel Buren, Felice Varini, Ann Veronica Janssens, Olga Kisseleva…) et de jeunes créateurs (Delphine Balley, Le Gentil Garçon, Marie Hendriks, Emmanuel Régent…).
En outre, l'inventaire des monuments historiques recense à Montélimar 39 objets « classés »[59].
Autres monuments [modifier]
- Le temple de Montélimar[60]
- La chapelle Notre-Dame de la Rose. Édifice religieux roman du XIIe ‑ XIIIe siècle, situé près de la porte Saint-Martin. Partiellement détruit à la fin du XVIe siècle. Façade reconstruite au XVIIe siècle, dans le style baroque, et adjonction de deux chapelles latérales.
- Le musée de la miniature
- La gare de Montélimar
- Le palais des bonbons et du nougat[61]
Musique [modifier]
- La ville organise depuis 15 ans un festival « voix et guitares du monde ». Ce festival se déroule durant le mois de juillet sur divers lieux, non seulement dans Montélimar mais aussi dans les villages faisant partie de la communauté de communes (Sésame). Certaines scènes sont gratuites, cela permet à toute la population d'être de la fête.
Voici quelques célébrités qui ont participé au festival :
Jean-Louis Aubert, Calogero, Louis Bertignac, Cali, La Compagnie Créole, Louis Chedid, Claude Nougaro, Stephan Eicher, Noa, Maurane, Julien Clerc Paul Personne, MC Solaar, Sinsemilia, Patrick Bruel (2007), Enrico Macias (2007), Star Academy (2007), Sanseverino (2007), Jenifer (2008), Zucchero (2008), Opéra Carmen (2008).
Événements sportifs [modifier]
Montélimar a accueilli le Tour de France, en tant que ville étape, les 15 et 16 juillet 2006. Il s'agissait de la 13e étape du Tour de France 2006 reliant Béziers à Montélimar, puis de la 14e étape du Tour de France 2006 reliant Montélimar à Gap.
Montélimar fut le départ d'une étape du Paris-Nice le 13 mars 2008 (Montélimar - mont Ventoux).
Le Tour de France 2009 est revenu le 25 juillet 2009 (étape Montélimar - mont Ventoux), avant-dernière étape avant Paris.
Événements culturels [modifier]
Le festival Sésame a lieu sur Montélimar et les communes de l'agglomération[62].
Montélimar et le cinéma [modifier]
Montélimar a été le lieu de tournage de plusieurs films :
- Le Printemps, l'automne et l'amour (1954) de Gilles Grangier avec Fernandel
- Les Braqueuses (1996) de Jean-Paul Salomé avec Clémentine Célarié et Catherine Jacob
- Conte d'automne (1997) d'Éric Rohmer avec Béatrice Romand et Marie Rivière
- Le Missionnaire (2008) de Roger Delattre avec Jean-Marie Bigard
La Commission du film Drôme Ardèche, basée à Montélimar, assure l'accueil des tournages en Drôme et en Ardèche. Elle a pour mission de favoriser et de susciter les activités de tournages et de post-production cinéma et audiovisuel.
Spécialité gastronomique [modifier]
La grande spécialité de la ville est le nougat, une confiserie à base de miel et d'amandes,pouvant être enrobé et garni de chocolat, fruits secs et autres.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Michel Vauzelle, homme politique français, ancien ministre, député, président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1998 et président de l'Eurorégion Alpes-Méditerranée, y est né le 15 août 1944
- Jean-Louis Cheynet, avocat au parlement de Grenoble, avocat du roi puis avocat (1785) en la sénéchaussée de Montélimar, maire de Montélimar de janvier 1787 à 1790, député du Dauphiné aux États généraux de 1789 puis député de la Drôme à l'Assemblée constituante, y est né en 1741 et mort en 1809.
- Thierry Cornillet (1951-), homme politique
- Margot Delaye, de son vrai nom, Marguerite Catherine Ponsoye. Héroïne montilienne qui sauva la ville en avril 1570.
- Marx Dormoy, ministre de l'intérieur du Front populaire assassiné à Montélimar dans la nuit du 25 au 26 juillet 1941.
- Louis Claude de Saulces de Freycinet, géologue et géographe français, y est né le 8 août 1779.
- Émile Loubet, député-maire, président du Sénat et président de la République française, y est mort le 20 décembre 1929.
- Marianne James, de son vrai nom Marianne Gandolfi, auteur-compositeur interprète, guitariste et premier prix de chant 1980 au Conservatoire national de Paris y est née le 18 février 1962.
- François Hilarion Point, général de Napoléon Ier, tué à la tête de ses grenadiers attaquant le pont de Popoli (né le 14 avril 1759 à Montélimar et mort le 24 décembre 1798 à Popoli).
- Florian, Roger, Ludovic, Raymond et Roger Vallentin du Cheylard: archéologues, écrivains, intellectuels, collectionneurs et historiens montiliens.
- Charles Moulin (1909-1992), dont le plus fameux rôle fut celui de l’amant peu scrupuleux dans La Femme du boulanger, avec Raimu.
- Michel Petrucciani a vécu à Montélimar, et un auditorium y porte son nom.
- Michèle Rivasi (1953-), femme politique, adjointe au maire de Valence.
- Alain Borne (1915-1962), poète et avocat, y a vécu. Un des lycées de la ville porte son nom.
- Barthélemy Faujas de Saint-Fond (1741-1819), avocat puis géologue titulaire au Muséum d'histoire naturelle de Paris, qui a publié plusieurs études de géologie, y est né.
- Charles Pic (1990-), pilote de Formule 1, y est né.
- Maurice Périsset, écrivain, y est né en 1922
- Marie Teyssier, (1899-1993) peintre née à Montélimar.
Héraldique, logotype et devise [modifier]
|
Les armes de Montélimar se blasonnent ainsi : |
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Stéphane Baumont (dir.), Histoire de Montélimar, 1992, Ed Privat.
- Gaëlle Oberthur de la Roncière, Montélimar au temps des Adhémar, 1990, Plein-Ceintre éditions.
- Baron de Coston, Histoire de Montélimar et des principales familles qui ont habité cette ville, 1878, 4 vol.
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
Références [modifier]
Insee [modifier]
- Dossier relatif à la commune, [lire en ligne]
- LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
- LOG T2 - Catégories et types de logements.
- LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
- EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
- EMP T5 - Emploi et activité.
- CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
- DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
- DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
Autres références [modifier]
- David Malescourt, « Drôme > Montélimar (26200) », sur le site habitants.fr de la société commerciale Patagos. Consulté le 13 mai 2013.
- Fiche synthétique descriptive des risques
- relevés météofrance données météofrance
- Site du réseau Montélibus
- de A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France.
- Rapport d'activité 2006 de l’Inrap, p. 110, [lire en ligne].
- F. Salviat, avec la collaboration de J. Benoît, « Le cadastre d'Orange, la route antique au sud de Montélimar, le problème de Dourion et le cours inférieur de la Berre », RAN, 1985, 18, p. 277-285.
- Sur le tracé de cette voie vers Montélimar, cf. C. Jung, « Le réseau viaire antique du Tricastin et de la Valdaine : relecture des travaux anciens et données nouvelles », RAN, 42, 2009, p. 85-113 Lire en ligne sur HAL
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 233
- art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- site du sésame
- Liste des juridictions compétentes pour une commune, sur le site du ministère de la Justice et ds libertés. Consulté le 13 mai 2013.
- Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur le site du ministère des Affaires étrangères. Consulté le 13 mai 2013.
- Palmarès 2008 du Concours des villes et villages fleuris
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- écoles maternelles et primaires de Montélimar
- collèges et lycées à Montélimar
- section adaptée du collège Gustave Monod
- section adaptée en lycée
- lycée général technique du transport
- lycée professionnel du transport
- université populaire à Montélimar
- médecins à Montélimar
- infirmiers à Montélimar
- hôpital à Montélimar
- paroisse catholique de Montélimar
- Mosquées à Montélimar, sur le guide musulman. Consulté le 13 mai 2013.
- Temple protestant de Montélimar
- Église évangélique arménienne à Montélimar
- Église évangélique arménienne à Montélimar
- Église évangélique de Pentecôte de Montélimar
- Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 11 novembre 2012.
- (fr) Impôts locaux à Montélimar, taxes.com
- commerces à Montélimar
- marché hebdomadaire à Montélimar
- marchés de quartiers
- produits agricoles protégés
- Zone et condition de production des Vins de pays des coteaux de Montélimar
- http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=CB8B301DADD851C385C43EF689ACDFEA.tpdjo03v_3?cidTexte=JORFTEXT000020307989&categorieLien=id décret portant Montélimar comme station de tourisme]
- hôtels à Montélimar
- camping à Montélimar
- chambres d'hôtes à Montélimar
- Montélimar terra potier
- [http://www.montelimar-tourisme.com/FR/montelimar-loisirs.php?IdPage=154&onglet=3 Montélimar couleur lavande
- Espace Chabran
- musée Arnaud Soubeyran
- palais du bonbon et du nougat
- Hôtel du Puy-Montbrun, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Galerie d'arcades, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Hôtel de Chabrillan (ancien), base Mérimée, ministère français de la Culture
- Collégiale Sainte-Croix, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Domaine de Serre-de-Parc, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ensemble thermal gallo-romain (vestiges), base Mérimée, ministère français de la Culture
- Tour de Narbonne, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Porte Saint-Martin, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Maison dite de Diane de Poitiers, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Château des Adhémar ou des Papes, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Base Palissy du ministère de la Culture
- Histoire
- Site du Palais des bonbons et du nougat de Montélimar.
- http://www.montelimar-tourisme.com/FR/montelimar-fiche-manifestation.php?id=3871
