Thomas Ier de Savoie

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Thomas Ier de Savoie
Thomas Ier
Thomas Ier

Titre Comte de Savoie
(11891233)
Autre titre Prince de Piémont
Prédécesseur Humbert III
Successeur Amédée IV
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance 27 mai 1178
Aiguebelle
Décès 1er mars 1233
Moncalieri
Père Humbert III
Mère Béatrice de Vienne
Conjoint Marguerite de Genève
Enfants Amédée IV
Humbert
Béatrix
Thomas II
Aimon
Guillaume de Savoie
Boniface
Amédée
Pierre II
Philippe
Boniface
Alice
Agathe
Marguerite
Avita

Armoiries Savoie Ancien.svg

Thomas Ier de Savoie, né le 27 mai 1178 au château de Charbonnières à Aiguebelle et mort le 1er mars 1233[1],[2] à Moncalieri, fut comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne et seigneur de Piémont de 1189 à 1233. Il eut une sépulture dans la cathédrale d'Aoste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Humbert III le Bienheureux, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et de sa quatrième épouse Béatrice de Vienne. Sa naissance est un grand soulagement pour son père qui après trois mariages sans descendance masculine, désespérait d'avoir un jour un héritier masculin. Le comte Humbert eut recours aux conseils de saint Anthelme, qui bénit Humbert trois fois, et la naissance de Thomas peu de temps après la mort de l'évêque de Belly, le 26 juin 1178, fut considérée comme un miracle. L'enfant tant souhaité est nommé en l'honneur de saint Thomas Becket.

Comte de Savoie[modifier | modifier le code]

Thomas n'a que onze ans lorsque son père meurt le 4 mars 1189. Il devient comte de Savoie et un conseil de régence est établi, composé de sa mère Béatrice, du cousin de son père Boniface de Montferrat, et de l'évêque de Saint-Jean-de-Maurienne. Lorsqu'il atteint sa majorité en août 1191, Thomas possédait l'énergie, les dispositions militaires, et le charisme qui faisaient défaut à son père. Son tuteur, Boniface de Montferrat, l'amena dans l'alliance des Gibelins, ce qui lui vaut le surnom de Thomas le Gibelins. Malgré son jeune âge, il entreprit de conquérir de nouveaux territoires au nord-ouest. La même année, il octroie à la vallée d'Aoste la « Carta delle Franchigie », reconnaissant son droit à l'autonomie politique et administrative. Ce droit sera conservé jusqu'à la veille de la Révolution française de 1789. Par la suite, il soutint l'empereur Frédéric II contre la papauté : il reçut alors le titre de vicaire impérial de Lombardie. Sous son règne, le comté de Savoie débuta un « âge d'or ».

Thomas étendit ses domaines jusqu'au Bugey, au pays de Vaud, à Carignano et au Piémont et prit le titre de seigneur de Piémont. En 1196[3], il octroie une charte à l'abbé de Saint-Rambert-en-Bugey, et, le 11 novembre 1203[3], il fait de même à l'abbé de Hautecombe. En 1226[4], il participe à la croisade des Albigeois. En 1232, Thomas choisit Chambéry pour capitale. Il ne sut pas conserver ses acquisitions territoriales, car elles furent divisées entre ses fils et ce n'est qu'en 1418 que son descendant Amédée VIII parviendra à les réunir à nouveau.

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

En mai 1196, Thomas Ier épousa Marguerite de Genève[5], fille de Guillaume Ier de Genève, comte de Genève et de Vaud, et de Béatrice de Valpergue. Ils auront dix enfants dont 8 fils selon l'historien Demotz[6],[5] ou quinze enfants, selon d'autres auteurs, alors que le site des Archives départementales de Savoie et Haute-Savoie en indique 19[7] :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Thomas de Maurienne et de Savoie » sur Medieval Lands.
  2. L'ouvrage : Philippe Demario - Jean Prieur, La Maurienne médiévale, Alan Sutton, 2002 (ISBN 9782842538057), p. 7, comporte deux erreurs ; il situe sa naissance en 1189, date à laquelle il devient comte de Savoie, et sa mort en 1223.
  3. a et b Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907 (9782843738135) p. 74.
  4. Jean Létanche 1907, op. cit., p. 26
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Demotz 2000, p. 468.
  6. Demotz 2000, p. 30.
  7. APG, p. Thomas Ier.
Il est le premier comte pour lequel les armes à la croix savoyarde sont attestées.