Amédée V de Savoie

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Amédée V de Savoie
Titre Comte de Savoie
(12851323)
Prédécesseur Philippe Ier
Successeur Édouard
Faits d'armes Bataille de Mons-en-Pévèle
Distinctions Prince du Saint-Empire
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance 1249
château du Bourget
Décès 16 octobre 1323
Avignon
Père Thomas II
Mère Béatrice Fieschi
Conjoint Sibylle de Baugé (1255-1294)
Marie de Brabant (1280-1340)
Enfants voir section 'Descendance'

Armoiries Savoie 1180.svg

Amédée V de Savoie dit « le Grand » (Savoie, château du Bourget vers 1253 – Avignon, 16 octobre 1323), est comte de Savoie de 1285 à 1323.

Sommaire

Biographie[modifier]

Jeunesse[modifier]

Il est le fils cadet de Thomas II († 1259), comte de Piémont, et de la génoise Béatrice Fieschi († 1283). Son père meurt quand il n'est encore qu'un enfant. Sa mère l'élève, jusqu'au moment où son oncle, Philippe, alors archevêque de Lyon, le fait venir à Lyon pour étudier[1].

Comte de Savoie[modifier]

Amédée V de Savoie succède, en 1285, à l'âge de 36 ans, à son oncle paternel Philippe, devenu comte de Savoie en 1268, étant son plus proche parent, et ce malgré l'existence d'un fils de son frère aîné. Ce dernier, Philippe, est encore mineur, et donc incapable de revendiquer l'héritage. Amédée est son tuteur et lui confirme par la suite l'apanage du Piémont, sous la suzeraineté du comté de Savoie, et lui donne les villes de Turin et Pignerol pour calmer ses éventuelles ambitions sur le titre de comte de Savoie. De même, il donne en apanage à son frère cadet, Louis de Savoie, la baronnie de Vaud à titre héréditaire et le château de Pierre-Châtel (Virignin)[2].

Amédée V de Savoie est tout d'abord seigneur de Bresse et Bagé par son mariage avec Sibylle (ou Simone) de Bâgé (Bourgogne), fille et héritière de Guy, seigneur de Bâgé et de Bresse, et de Dauphine de Saint-Bonnet[3]. Sibylle de Bâgé, par don de sa mère, lui a apporté le château de Miribel près de Saint-Bonnet-le-Château.

En 1287, il s'empare du château de Château-Vieux, au détriment Amédée III de Genève. Amédée V, signera , un peu plus tard, avec ce dernier un traité de paix, rédigé à Annemasse.

En 1295, Amédée V de Savoie achète le château des ducs de Savoie, à Chambéry, qui devient rapidement la principale résidence comtale. Dès la fin du XIIIe siècle, des travaux considérables sont entrepris.

Alliances[modifier]

Amédée V de Savoie défait et soumet Humbert Ier du Viennois, dauphin de Viennois, et l'oblige, ainsi que le comte de Genève, à devenir son vassal, par le traité d'Annemasse. Il est soutenu dans ce conflit par Aimon de Miolans, évêque de Saint-Jean-de-Maurienne[4].

Il se rapproche du roi de France afin de trouver un allié puissant pouvant le soutenir contre les nombreux conflits qu'il entretient avec les empereurs germaniques. Il reçoit la vicomté de Maulévrier en Normandie en cadeau. Toutefois, après la prise de Lyon (1311) par le roi de France, il se rapproche des Habsbourgs et de l'empereur Henri VII. Celui-ci lui offre les titres de vicaire impérial de Lombardie et de comte d'Asti.

En 1315, il mène une expédition sur l'île de Rhodes, pour aider les chevaliers de Saint Jean contre les Ottomans. Il adopte la croix d'argent en champ de gueule de la religion de Rhodes au lieu des aigles.

Descendance[modifier]

Amédée V de Savoie épouse, le 5 juillet 1272, à Lyon[1], Sibylle (ou Simone) de Bâgé (1255-1294), fille et héritière de Guy, seigneur de Bâgé et de Bresse (Bourgogne), et de Dauphine de Saint-Bonnet[3]. Sibylle de Bâgé, par don de sa mère, lui a apporté le château de Miribel près de Saint-Bonnet-le-Château. Ils ont huit enfants pour descendance connue[5] :

En secondes noces, Amédée V de Savoie épouse, un mois d'avril des années 1297-1304, Marie de Brabant (1280-1340), fille de Jean Ier de Brabant (1253-1294), duc de Brabant et de Marguerite de Flandre. Ils ont quatre enfants pour descendance connue :

Références[modifier]

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  1. a et b Histoire de Savoie, depuis la domination romaine jusqu'à nos jours, par Claude Genoux, p. 135.
  2. Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907 (ISBN 9782843738135) p. 14.
  3. a et b Google Livres : Bruno Galland, Philippe de Savoie, archevêque de Lyon, p.  61, Bibliothèque de l'École des chartes, Volume 161,Numéro 2, Librairie Droz, Genève, 1988
  4. Louis Boisset, Un concile provincial au treizième siècle : Vienne 1289 : Eglise locale et société (Volume 21 de Théologie historique), Editions Beauchesne, 1973 (ISSN 978-2-7010-0055-8), p. 123 .
  5. « Comtes de Savoie » sur Foundation for Medieval Genealogy.

Bibliographie[modifier]

Voir aussi[modifier]

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Articles connexes[modifier]

Lien externe[modifier]

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