Bourgoin-Jallieu

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Bourgoin-Jallieu
Bourgoin-Jallieu
Bourgoin-Jallieu
Blason de Bourgoin-Jallieu
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La-Tour-du-Pin
Canton Chef-lieu de deux cantons : Bourgoin-Jallieu-Nord, Bourgoin-Jallieu-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération Porte de l'Isère
Maire
Mandat
Vincent Chriqui
2014-2020
Code postal 38300
Code commune 38053
Démographie
Gentilé Berjalliennes, Berjalliens
Population
municipale
26 390 hab. (2011)
Densité 1 083 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 10″ N 5° 16′ 25″ E / 45.586133, 5.273551 ()45° 35′ 10″ Nord 5° 16′ 25″ Est / 45.586133, 5.273551 ()  
Altitude 254 m (min. : 210 m) (max. : 382 m)
Superficie 24,37 km2
Localisation

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Liens
Site web www.bourgoinjallieu.fr

Bourgoin-Jallieu est une commune du département de l'Isère, divisé en deux cantons (nord et sud) dans la région Rhône-Alpes, en France. Ses habitants sont appelés les Berjalliennes et les Berjalliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Altitude moyenne : 254 m

Bourgoin est à 42 km du centre de Lyon, et à 70 km de Grenoble. La ville est à proximité de l'Isle-d'Abeau, ville nouvelle jusqu'au 31 décembre 2006, de la ville de La Verpilliere, Villefontaine et de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry. Elle est traversée par la Bourbre.

Accès[modifier | modifier le code]

Les moyens d'accès à la ville sont :

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Champfleuri
  • Funas
  • Champaret
  • Boussieu
  • La Grive
  • Montbernier
  • Planbourgoin
  • Pré-Bénit
  • Mozas
  • l'Oiselet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du toponyme Bourgoin[modifier | modifier le code]

Le nom de la cité est attesté sous les formes Bergusia aux IIIe et IVe siècles[1], puis Bergucium, forme trouvée jusqu'au Xe siècle[1], puis Burgundium en 1183[1], Bergoin[réf. nécessaire], Bourgoing[réf. nécessaire] Bourgoind[réf. nécessaire], Bourgoin dès le XIIIe siècle[1].

Plusieurs hypothèse ont été avancées pour expliquer l'étymologie de ce toponyme : Nicolas Chorier propose dès le XVIIe une origine celtique. Auguste Prudhomme[Qui ?] au XIXe siècle l'explique par les radicaux germaniques Birg-Burg. André Comte[Qui ?] (→ probablement l'auteur de Histoire de Bourgoin: des origines à la Révolution, Éditeur : Paillet, 1947) le fait dériver du gaulois Bergusia, suivant en cela la première explication.

Les toponymistes et les linguistes modernes reprennent cette explication par le gaulois, langue celtique mieux connue actuellement. Albert Dauzat et Charles Rostaing y voient un dérivé du gaulois berg- « hauteur »[1]. Xavier Delamarre note un homonyme en Espagne chez Ptolémée et donne différentes formes dérivées bergusia, bergona, bergo- « mont » que l'on retrouve dans Bergonne (Pas-de-Calais), les monts Berg et Bergoise (Ardèche)[2]

L'évolution phonétique aberrante Bergusia > Bourgoin s'explique par l'attraction du nom de personne germanique *BURGUNDIU « le Burgonde », hypothèse suggérée par Auguste Vincent[1].

Origine du toponyme Jallieu[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Jaliacum au XIIe siècle[3], prieuré de Jaillieu au XIVe siècle, paroisse de Jayllief[réf. nécessaire], Chapelle de Jayllieu.

Il s'agit du type toponymique gallo-roman *GALLIACU que l'on retrouve dans Gaillac (Aveyron, Galliacus 838), Guilly (Loiret, Galliacum 900), Jailly (Nièvre, Jalliacum en 1233), Jailly-les-Moulins (Côte-d'Or, Jaliaco 992)[4]. L'évolution du [g] dur en [ʒ] est le résultat de la palatalisation qui a affecté la partie centrale du domaine gallo-roman (cf. latin gamba > jambe).

Le premier élément Galli représente le nom de personne gaulois ou latin Gallius[4]. Le second est le suffixe de localisation et de propriété (i)-acum qui a pris dans le domaine franco-provençal la forme bien spécifique -(i)eu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après avoir subi la domination des Burgondes puis des Francs du Ve au VIIIe siècle, Bourgoin dépend du royaume de Bourgogne. À l’époque féodale, à partir du XIIe siècle, la châtellenie de Bourgoin, incluant Jallieu et Ruy, est rattachée à la seigneurie de La Tour-du-Pin, qui est intégrée en 1282 au Dauphiné. Elle fait face à Maubec, importante baronnie dans la mouvance de la famille de Savoie opposée au Dauphin. L’octroi d’une charte de franchises libérale par le dauphin Humbert Ier en 1298 permet de conforter le développement urbain de Bourgoin. La ville devient alors le siège du tribunal de bailliage du Viennois, le plus riche en revenus des sept bailliages du Dauphiné.
Durant deux siècles, la cité jouit des avantages que lui confère cette juridiction sur le Bas-Dauphiné. La transformation du chanvre, cultivé en milieu humide, est la première activité textile pratiquée à Bourgoin et Jallieu. Dérivé de la Bourbre, le canal Mouturier permet d’aménager des chutes actionnant le « Moulin Delphinal » (seigneurial), première installation artisanale située à l’emplacement de l’immeuble « Le Gutemberg », angle rue de l’Escot et Dos de l'Ane.
Un rude coup est porté à la prospérité de la ville, en 1450, lorsque le Dauphin Louis II - futur roi Louis XI - transfère le siège du bailliage à Vienne après la réunion de la cité viennoise au Dauphiné. Au XVIe siècle, les guerres de religion avec leur cohorte de troubles et de pillages sont particulièrement destructrices dans la région. Les pestes de 1628 et de 1643 anéantissent plus de la moitié de la population, et la ville subit d’importantes inondations en 1637, 1653, et 1673.

Au XVIe siècle, Henri III, élu roi de Pologne, de retour en France pour succéder à son frère, s’arrête à Bourgoin, ville frontière avec le Duché de Savoie. Il est accueilli par sa mère Catherine de Médicis au lieu-dit Champaret, et institue en 1584, par lettres patentes, les deux grandes foires du 1er mai et du 29 septembre (Saint-Michel). Elles contribuent au retour de la prospérité et au développement du commerce local avec l’essor du transport routier. En 1620, Bourgoin possède sa poste aux chevaux sur la route de Grenoble à Lyon.
Le canal Mouturier, amélioré et élargi, alimente en énergie de nombreux moulins à farine, rotoirs et battoirs à chanvre.
L’ouverture d’une première école de filles par les religieuses ursulines, dans l’ancienne commanderie des Antonins (actuel musée de Bourgoin-Jallieu) est attestée en 1646.

Au début du XVIIIe siècle, Bourgoin s’agrandit et construit ses faubourgs hors des murs d’enceinte. Dans les années 1740, la situation de carrefour entre Lyon, Chambéry et l’Italie se renforce avec la construction de la nouvelle route de Grenoble. La création de cette « grande route » est le prélude d’une série de travaux d’urbanisme : aménagement d’une place agrémentée d’une fontaine publique (actuelle place du 23-août), éclairage (installation de huit lampadaires à huile).
En 1787, la fondation d’une première fabrique de toiles peintes par Louis Perregaux, de religion protestante, annonce l’ère industrielle.

À défaut d’être érigée en chef-lieu d’arrondissement bien qu’elle soit la ville la plus peuplée, Bourgoin obtient, en 1790, le siège de l’actuel Tribunal de Grande Instance (également Tribunal de Commerce). De son côté, la paroisse de Jallieu profite de la Révolution pour se séparer de Bourgoin. Cette nouvelle commune s’organise en faubourgs industriels le long de l’actuelle rue de la Libération et comprend, jusqu'à la fusion de 1967, différents hameaux ruraux : Charbonnières, Montbernier, Mozas, Bourselas.

En 1899 ouvre la branche de Jallieu du Chemin de fer de l'Est de Lyon. Cette gare terminus, située à Jallieu, n'était pas connectée à la ligne Lyon - Grenoble

Au XIXe siècle, Bourgoin se transforme jusqu'à effacer ses origines médiévales. Les murs d’enceintes disparaissent, un plan d'alignement est appliqué (élargissant les rues et faisant disparaitre les façades médiévales) et de nouveaux bâtiments structurent la cité  : la halle du Moyen Âge est reconstruite à la même place en 1847-1848 (actuel espace Grenette), le tribunal (ancienne chapelle des Pénitents), l'église romane est détruite et remplacée par une autre en 1830 et par une 3e en 1874 (l'actuelle église saint Jean Baptiste). À l'emplacement 2 premières églises démolies est créé l'actuelle place Carnot. L’hôpital de la rue Victor-Hugo (actuel musée) est transféré à l'angle des avenue Pr Tixier et Maréchal Leclerc en 1895. L’Asile des vieillards (actuel Centre de séjour Jean-Moulin), le collège la Caisse d’Épargne (rue Dr Pollosson) sont successivement édifiés.
En 1858, la ligne de Chemin de fer voie ferré venant de Lyon arrive à Bourgoin et facilite les échanges avec Lyon. Elle atteint Grenoble en 1862. Dans le même temps, l’industrie se développe le long du canal Mouturier.

En 1965, lors de la campagne des municipales, la réunification de Bourgoin et Jallieu est dans tous les esprits. Le 25 juin 1965, les nouveaux conseils municipaux de Bourgoin et Jallieu votent le projet de fusion de leurs deux communes au 1er janvier 1967. À minuit une, dans la nuit du samedi 31 décembre 1966 à celle du dimanche 1er janvier 1967, sonnent les cloches de Bourgoin et Jallieu : après 176 années de séparation, les deux communes sont à nouveau réunies. De nombreuses réalisations suivirent, dans tous les domaines de l’action publique : social, santé, urbanisme, sports, jusqu'à établir Bourgoin-Jallieu dans le rôle de ville-phare du Nord-Isère.

Le 17 mai 2011 ouvre à la ZAC de la Maladière, le Médipôle qui regroupe l'Hôpital Pierre Oudot (374 lits), la Clinique Saint-Vincent-de-Paul (144 lits), le Centre psychothérapique Nord-Dauphiné (170 lits). L'ancien hôpital de Bourgoin-Jallieu ainsi que la clinique Saint-Vincent-de-Paul sont démolis en 2012-2013.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 26 390 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 368 3 595 3 620 3 780 3 672 4 235 4 271 4 394 4 749
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 400 4 851 4 853 4 954 5 021 6 138 6 345 7 217 6 659
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 279 7 163 6 790 6 162 7 241 8 020 7 465 7 699 8 153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 240 19 941 21 971 22 550 22 392 22 947 23 659 26 390 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Notez que ce graphe montre la population de Bourgoin jusqu'en 1966 et de Bourgoin-Jallieu à partir de 1967.

Économie[modifier | modifier le code]

Le textile, lié à la « Fabrique » lyonnaise, et l’industrie mécanique qui en découle, gouvernent la vie de la cité : ateliers de gravure sur bois et sur cadre, usines d’impression (Brunet-Lecomte sur le site de l’actuel pont Saint-Michel, Dolbeau, rue de la Libération), ateliers de dévidage et d’ourdissage (Caffarel à Jallieu), usines d’encollage, de tissage (Debar à La Grive) et fabrique de métiers à tisser (Ateliers Diederichs). Au début du XXe siècle, Bourgoin et Jallieu constituent un des tout premiers centres français pour l’impression sur étoffe.

D’autres activités complètent l’économie locale : cartonnerie (Voisin-Pascal, petite rue de la Plaine), chimie (Le Dauphin, site PCAS). Pendant deux siècles, l’industrie offre de nombreux emplois ouvriers à la population berjallienne jusqu'à la crise des années 1970. Après la disparition des établissements Brunet-Lecomte et Dolbeau, la relève est en partie assurée par les établissements Mermoz de Champaret. L’établissement conserve jusqu'à sa fermeture, en 2003, une activité importante, axée sur la qualité, au service de grandes marques de la mode comme Dior, Cardin, Lanvin

La fermeture des entreprises traditionnelles transforme le paysage industriel et urbain. Les pertes sont cependant compensées par l’implantation de nouvelles entreprises, liées au développement de pôles de compétitivité dans les énergies renouvelables, avec notamment l'entreprise Photowatt International S.A.S[7], spécialiste français de production de panneaux solaires photovoltaïques, ou encore dans la recherche textile.

Environnement[modifier | modifier le code]

Une étude d'UFC-Que Choisir (mars 2012) se basant sur des données du Ministère de la Santé a montré que l'eau potable était trop chargée en pesticides. Ce dépassement, fréquemment constaté pour les petites communes rurales (environ 500 habitants), est plus notable pour une commune de plus de 20 000 habitants ; dans cette catégorie, seules trois autres communes sont en effet concernées. L'étude y voit la conséquence de contrôles trop peu fréquents[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La Mairie de Bourgoin-Jallieu.
Les halles de Bourgoin-Jallieu.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

  • Château de Thézieu (XIXe siècle)
  • Château de Petit-Mont (reconstruit au XIXe siècle sur l'emplacement d'une maison forte ancienne).
  • Château de Bourgoin (XIIIe siècle - XIVe siècle)
Le château fut le siège de la châtellenie de Bourgoin, puis d'un bailliage. Cité depuis le XIIIe siècle "castrum Burgundium", le manoir est reconstruit aux XVe et XVIe siècles.
  • Château de Beauregard
Situé au sommet du jardin de ville, il en subsisterait quelques murs.

Patrimoine réligieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste (XIXe siècle) 1874
  • Église Notre-Dame (XIXe siècle)
  • Chapelle de Villieu (XIXe siècle)
  • Le Temple Protestant édifié en 1853.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Halle, reconstruite en 1847-1848 en remplacement de celle du Moyen Âge, est rebaptisées Espace Grenette en 1994, après rénovation, alors que son rôle commercial s'est interrompu quelques années auparavant.
  • Tribunal (Chapelle des Pénitents Blancs (XVIIe siècle)
  • Stade de rugby Pierre Rajon
  • Objet-Dard[9], à la mémoire de Frédéric Dard par Bertrand Lavier
La fontaine de la place du 23 août 1944[modifier | modifier le code]

En 1755, une fontaine monumentale fut construite sur la place de la Pourcherie, au centre de Bourgoin. Sur le pilier central, une inscription précisait : « Cette fontaine a été construite pour l'utilité publique ». De fait, non seulement les Berjalliens s'y fournissaient en eau potable, mais aussi les chevaux de poste ou de diligence s'y désaltéraient.
Le 13 juin 1953, un convoi exceptionnel transportant un four-séchoir tubulaire de 29 mètres de long à destination de la centrale thermique du Chambon-Feugerolles entreprit de traverser la ville du nord au sud. Arrivé sur la place du 23-août-1944 (nouveau nom de la place), il ne put manœuvrer et se trouva bloqué. Les pompiers, appelés à l'aide, considérèrent que le seul moyen de dégager le convoi était de le faire passer sur l'emplacement de la fontaine. Celle-ci fut alors cassée à la masse. Cependant le fut central put être conservé. L'événement déchaîna de vives réactions.
Ce n'est qu'en 1980 que la municipalité fit reconstruire la fontaine, avec des éléments préservés du fut central, à peu près au même endroit.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée de Bourgoin-Jallieu, ou Musée Victor Charreton, (composé de l'ancienne chapelle de la Commanderie des Antonins (XVIe siècle) et de l'ancien hôpital de Bourgoin (construit en 1750 sur l'emplacement de la commanderie des Antonins).
  • Théâtre Jean Vilar/scène Rhône-Alpes (sis dans une orangerie du XIXe siècle). La salle de spectacles a été totalement détruite le 2 mars 2010 par un incendie. La partie administrative a pu être sauvée par les pompiers.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Bourgoin-Jallieu a été récompensée par le « Concours des villes et villages fleuris » avec « trois fleurs »[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires de Bourgoin[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1814 Joseph Gaspard Chaboud    
1814 1815 Pamphile Donin de Rosière    
1815 1821 Camille de Rosière    
1821 1830 Joseph Étienne Martin    
1830 1835 Joseph Ennemond Patricot    
février 1836 juin 1836 Fortuné Chaboud    
1836 1848 Joseph François Buisson    
1848 1849 Louis Orcel    
1849 1851 Édouard Martin    
1851 1867 Joseph François Buisson    
1867 1878 Jean-Pierre Pierri    
1878 1882 Pierre Desgranges    
1882 1890 Joseph Bedor    
1890 1892 Charles Bonhomme    
1892 1909 Louis Claret    
1909 1912 Adolphe Emery    
1912 1925 Jean Armanet    
1925 1925 Robert Belmont    
1925 1929 Adolphe Emery    
1929 1937 Robert Belmont    
1937 1941 Michel Bellet    
1941 1944 Pierre Rajon    
1944 1944 Gabriel Mages    
1945 1947 Jean-Claude Aubry    
1947 1965 Elie Armanet    
1965 1967 Fortuné Ramseyer    
Les données manquantes sont à compléter.

Les Maires de Jallieu[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1816 Jean-François Dupland    
1816 1821 Camille de Rosière    
1822 1830 Fritz Perregaux    
1831 1837 Joseph Allard    
1837 1848 Fritz (Frédéric) Perregaux    
1848 1852 François Guillaume Astier    
1852 1860 Antoine Caffarel    
1860 1870 Henri Édouard Brunet Lecomte    
1870 1874 Ambroise Genin    
1874 1879 Louis Emile Perregaux    
1880 1884 François Badin    
1884 1900 Théophile Diederichs    
1900 1907 Joseph Jacob    
1907 1908 Joseph Metifiot    
1908 1919 Charles Diederichs    
1919 1930 Jules Meunier    
1930 1941 André Cattin    
1941 1944 Henri Drevet    
1944 1944 Henri Escofier    
1945 1950 Fabien Raphael    
1950 1965 Henri Drevet    
1965 1967 Pierre Oudot    
Les données manquantes sont à compléter.

Liste des maires de Bourgoin-Jallieu[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1971 Fortuné Ramseyer    
1971 1989 Pierre Oudot PS  
1989 2001 Edmond Roy PS  
2001 2014 Alain Cottalorda PS  
2014 en cours Vincent Chriqui UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Berjalliens célèbres[modifier | modifier le code]

  • Mgr Jacques Raillon, né à Bourgoin en 1762, secrétaire de Mgr de Mercy, son compatriote, évêque de Luçon, sera nommé évêque d'Orléans et baron d'Empire en 1810. Il décède archevêque d'Aix en 1835.
  • Luc Antoine Donin de Champagneux, né à Jallieu en 1744, avocat, (témoin, avec son cousin Myriadec de Rozières officier d’artillerie, au mariage civil de Jean-Jacques Rousseau avec Thérèse Levasseur, le 30 août 1768, à Bourgoin), homme politique, fondateur du Courrier de Lyon, secrétaire et ami du ministre Roland (1793), magistrat sous l'Empire.
  • Auguste Prudhomme (1850-03-06, Bourgoin / 1916-10-13, Grenoble) - Archiviste paléographe (promotion 1887) - Archiviste de Marseille puis du département de l'Isère (1878-1916) - Correspondant du comité des Beaux-arts des départements - Membre correspondant de la Regia deputazione per la storia patria de Turin. - Ancien élève de l'École des chartes (promotion 1877) - Secrétaire perpétuel à l’Académie delphinale. - Membre correspondant à l’Académie des inscriptions et belles-lettres. - Président de 1903 à 1906 de l’Association des archivistes français. - Membre non résidant (1891-1913) au Comité des travaux historiques et scientifiques.
  • Anselme Benoît Donin de Champagneux, né en 1774, fils du précédent, botaniste et élève de Jussieu au Jardin des plantes de Paris, spécialiste de la végétation méditerranéenne.
  • Joseph Alfred Bellet du Poisat (Bourgoin, 6 octobre 1823 - Paris, 20 septembre 1883), peintre, marqué par Delacroix. Ses thèmes sont surtout religieux, historiques, voire mythologiques (Saint Jérôme 1868, Combat des Centaures et des Lapithes, 1880).
  • Victor Léon Jean Pierre Charreton (Bourgoin, 2 mars 1864 - Clermont-Ferrand 26 novembre 1936), peintre post-impressionniste, paysagiste de tradition lyonnaise, un des fondateurs du Salon d'automne.
  • Marcelle Pardé (Bourgoin, 14 février 1891 - Ravensbrück, janvier 1945), résistante, directrice du lycée de filles de Dijon qui porte son nom depuis la fin de la guerre (collège depuis 1967).
  • Jean Tardy, né le 19 mars 1920 à Jallieu : amiral, commandant du centre d'expérimentation du Pacifique en 1974, devient amiral (1979) et conseiller d'État (1980/84)
  • Maurice Rival, né le 30 mai 1920 à Bourgoin-Jallieu, député socialiste de l'Isère (1984/86)
  • Jean Bron (Jallieu, 1er octobre 1920 - Grenoble, 2 septembre 1996), professeur d'histoire et écrivain d'une histoire du mouvement ouvrier français
  • Frédéric Dard, écrivain (1921-2000), né à Jallieu
  • Yvon Gattaz, entrepreneur, président du patronat français (CNPF) de 1981 à 1986, né le 17 juin 1925
  • Jean-Pierre Andrevon, écrivain de science-fiction le 19 septembre 1937.
  • Guy Savoy, grand chef cuisinier, a passé son enfance et une partie de sa jeunesse à Bourgoin-Jallieu
  • Marc Cécillon, champion de rugby à XV né le 30 juillet 1959 qui fut emprisonné jusqu'au 12 juillet 2011 pour l'assassinat de sa femme.
  • Stéphane Stoecklin, champion de handball né le 12 janvier 1969.
  • Seyhan Kurt, Poète et écrivain né le 16 décembre 1971.
  • Stéphane Glas, champion de rugby à XV né le 12 novembre 1973
  • Jodel Saint-Marc, réalisateur, né à Jallieu le 11 décembre 1976
  • Julien Bonnaire, champion de rugby à XV mais plus de Saint Savin (SSS) né le 20 septembre 1978.
  • Guillaume Meynard joueur de rugby
  • Brahim Asloum, boxeur né le 31 janvier 1979
  • Kévin Monnet-Paquet, footballeur professionnel, né le 19 août 1988
  • Jean-Pierre Goy, cascadeur, né le 30 mars 1961 qui est la doublure moto de James Bond.

Spécialités[modifier | modifier le code]

La Brioche de Bourgoin
  • Les chaudelets : cette galette a été conçue à la fin du XIXe siècle par un boulanger de Bourgoin, le père Pitrougnard, qui, dit-on, malaxait sa pâte avec ses pieds. Il vendait ses gâteaux sur les quais de la gare de Bourgoin, en chantant « Ils sont chauds les chaudelets, ils sont chauds ». Le chaudelet est une petite galette de pâte brisé salée, aromatisée de grains d’anis. Longtemps pétrie, la pâte est mise en forme, puis pochée à l’eau bouillante et refroidie à l’eau froide. Les galettes sont ensuite égouttées et mises au frais plusieurs heures. Puis elles sont cuites et dorées dans un four à feu très vif. Frédéric Dard, qui les appréciait, en a parlé dans ses livres et ne manquait pas d’en faire provision à chacun de ses passages à Bourgoin-Jallieu.
  • La brioche de Bourgoin : brioche décorée de sucre rouge et blanc et garnie de pralines et de dragées. Le 18 octobre 1447, Louis II Dauphin de France, entre à Bourgoin par la Porte Neuve monté sur un superbe cheval noir. Il est suivi de quarante cavaliers ; trente archers et dix arbalétriers. Viennent ensuite la Cour et la maison du Dauphin : de riches gentilshommes portant écusson armorié sur la poitrine. Le futur roi Louis XI séjournera à plusieurs reprises à Bourgoin et c’est en son honneur que les boulangers préparèrent un gâteau en forme de couronne, composé de farine, lait, miel, œufs et levain, et décoré de pralines et de sucre blanc.
  • L'Isernoix : créé par l’Amicale des pâtissiers nord-isérois, ce gâteau à la conservation parfaite fait la part belle aux produits « du terroir » : beurre, miel, œufs, noix et s’enrichit d’une touche d’exotisme avec son caramel à la vanille et sa touche légère de chocolat.
  • Le chocolat San-Antonio : doux à l’intérieur (praliné de noisette avec feuilletine, cœur de ganache lactée) et croquant à l’extérieur (chocolat noir), à l’image du commissaire San Antonio, ce chocolat a été créé par Jean-Marc Scribante en hommage gourmand à Frédéric Dard.
  • La Grande Dauphine : fleuron du Dauphiné, cette liqueur, élaborée à base d’oranges douces et amères d’après une recette de 1855, a acquis ses lettres de noblesse en 1935, grâce à Maurice Chavin qui eut l’idée d’ajouter du cognac à la recette originale afin d’en accentuer la finesse. Pour apprécier toute la complexité de ses arômes, il est recommandé de la boire pure, dans un grand verre « ballon » ou frappée sur des glaçons.
  • Le Galet du Bion: nommé en honneur de l'une des rivières traversant la cité berjallienne, ce chocolat est à la fois craquant et fondant, et repose sur une coquille de nougatine fourrée praliné, le tout saupoudré de poudre de cacao.

Sports[modifier | modifier le code]

Le CSBJ contre le Munster en Heineken Cup.
  • La ville de Bourgoin-Jallieu se fait connaître en France notamment grâce à son club de rugby.
  • Bourgoin-Jallieu est un haut lieu de la pratique du jeu de boules (la boule lyonnaise). Dans les années 1940 à 1970, le clos de la Bricole Boule accueillait un important tournoi international, avec des équipes venues d'Italie, d'Espagne, de Belgique ou de Monaco.
  • Lors de la présentation du parcours du Tour de France 2009, le 22 octobre 2008, Christian Prudhomme annonce que la 19e étape partira de Bourgoin-Jallieu.
  • Bourgoin-Jallieu a accueilli une émission de l'édition 1978 de Jeux sans frontières.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 105b
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance,‎ 2003, p. 73.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité., p. 365a.
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité., p. 308b.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Site de Photowatt International S.A.S., www.photowatt.com
  8. Gilles Van Kote, « L'agriculture, à l'origine des deux tiers de la pollution de l'eau potable en France », sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 20 mars 2012 (consulté le 1er avril 2012)
  9. L'Objet-Dard, www.culture.fr
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  11. a, b, c, d, e et f Villes jumelées avec Bourgoin-Jallieu sur le site de la ville de Bourgoin-Jallieu (bourgoinjallieu.fr), consulté le 15 août 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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