Forbach

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Forbach
Le centre-ville en 2004 avant rénovations
Le centre-ville en 2004 avant rénovations
Blason de Forbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach (chef-lieu)
Canton Forbach (chef-lieu)
Stiring-Wendel
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France
Maire
Mandat
Laurent Kalinowski
2014-2020
Code postal 57600
Code commune 57227
Démographie
Gentilé Forbachois
Population
municipale
21 561 hab. (2011)
Densité 1 348 hab./km2
Population
aire urbaine
100 378 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 20″ N 6° 54′ 03″ E / 49.18888, 6.90083 ()49° 11′ 20″ Nord 6° 54′ 03″ Est / 49.18888, 6.90083 ()  
Altitude Min. 192 m – Max. 388 m
Superficie 16 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-forbach.fr

Forbach est une commune française située dans le département de la Moselle en région Lorraine. Localisée dans la région naturelle du Warndt, c'est avec 21 561 habitants en 2011 la commune la plus peuplée de l’ancien bassin houiller (actuel Val de Rosselle) et la capitale de la Moselle-est.

Forbach forme avec Sarrebruck une agglomération transfrontalière. Côté français, l'agglomération compte 15 communes pour (troisième rang départemental) et l'aire urbaine de 22 communes pour. Forbach, sous-préfecture de Moselle, est le chef-lieu de l'arrondissement de Forbach et la ville principale de la Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Forbach se situe dans la dépression du Warndt, une demi-boutonnière verte au cœur d’un espace fortement industrialisé.

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Stiring-Wendel, Behren-lès-Forbach, Morsbach, Œting, Schoeneck, Spicheren et Petite-Rosselle ainsi que Emmersweiler et Sarrebruck du côté allemand.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Forbach dispose d'une situation de carrefour au cœur de l'Europe, à deux pas de la frontière allemande et de la capitale de la Sarre, Sarrebruck. L’autoroute A 320 est tangente au territoire de la commune, la plaçant à 45 min de Metz, 1 h 15 de Strasbourg ou 1 h 05 de Nancy.

Forbach est desservie par 4 sorties d’autoroute. En venant d’Allemagne (inversement en venant de Metz), la sortie Forbach-Est dessert le quartier Creutzberg et la zone commerciale de la rue Saint-Guy. Forbach-Centre dessert le Centre-ville, la Ville haute, le Schlossberg, son stade et son parc, les hôpitaux ainsi que le quartier de la Petite Forêt. Forbach-Centre de loisirs dessert la piscine, les tennis, le Technopôle de Forbach Sud et l’espace commercial de Guise. Forbach-Wiesberg-Marienau dessert les quartiers du Wiesberg, de Bellevue, du Bruch et de Marienau, la zone industrielle de l’Europe ainsi que l’ensemble de la zone commerciale de l’Europe et Europa (cette dernière étant administrativement et en partie située sur le ban de la commune de Morsbach). L'Eurozone Forbach-Nord et la Carrière Centrale sont également irriguées depuis cette sortie d'autoroute.

  • Sortie no 42 : villes desservies : Forbach Marienau, Z.I. Europe
  • Sortie no 43 : villes desservies : Sarreguemines, Forbach centre de loisirs, Technopôle Forbach Sud
  • Sortie no 44 : villes desservies : Forbach centre, Behren-lès-Forbach, Œting
  • Sortie no 45 : villes desservies : Forbach est, Stiring-Wendel

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Forbach se situe sur le tracé de la TGV Est qui relie Paris à Francfort . Elle reçoit en majorité les trains de l’ICE de la DB (Deutsche Bahn) dont le 3e génération permet à Forbach d’être à 1 h 45 seulement de Paris et à 2 h de Francfort-sur-le-Main.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Forbach est desservie par le réseau de transports urbains Forbus, constituée de 9 lignes :

Ligne Desserte
1 Brême d’Or - Petite Rosselle
2 Blaise Pascal - Habsterdick
3 Bellevue - Wiesberg
4 Bruch - Wiesberg
5 Schœneck - Oeting
6 Gare Routière - Petite Forêt
7 Forbach - Behren-Lès-Forbach
8 Alsting - Forbach
30 Forbach - Sarrebruck (Allemagne)

La desserte de Forbach est complétée par une navette de centre-ville fonctionnant du mardi au samedi les après-midi.

Le service de transport à la demande est destiné à desservir les 14 communes non desservies par les 9 lignes du réseau urbain en dehors des horaires de passage d’une ligne régulière interurbaine ainsi que le Technopôle Forbach Sud. Il est également possible de se rendre au musée de la mine de Petite-Rosselle.

Le transport à la demande est un service de transport public qui ne fonctionne que lorsqu’une réservation a été enregistrée.

Un service de transport en commun les dimanches est en fonction depuis la réorganisation des transports de l'agglomération. Il fonctionne entre 14h50 et 18h35 principalement sur le Centre et vers le Musée de la Mine de Petite-Roselle.

Le réseau récemment modernisé à changé de logo mais reste calqué sur son nom d'origine : Forbus.

Par ailleurs, le projet de prolongement du tramway Saarbahn de Sarrebruck vers Forbach se précise, avec une mise en service prévue d'ici 2018[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

  • Le centre-ville. Contrairement aux autres villes du département qui subissent de plein fouet le développement de leur zones commerciales, Forbach n’a pas réellement vu sa population déserter le centre (la Zone de l’Europe et Europa n’handicapent pas trop le centre-ville) surtout depuis sa réhabilitation. Avant 2006, il avait beaucoup perdu de son attractivité. Récemment rénové, les travaux lui on redonné un aspect plus attrayant et bien plus agréable. Résultat, des commerces se créent, de nouvelles enseignes s’installent. Mais dans l’ensemble, les commerces qui ferment ne restent jamais bien longtemps vides et sont repris pour diverses activités.
Place Fischart
  • ZAC Ville Haute, est une extension très récente du haut de la ville, composé de logements dans de grands ensembles immobiliers de grand standing, de commerces, d’un hôtel, ce qui a permis de diversifier le haut de la ville et de développer surtout le haut du centre-ville partit à l’abandon depuis le départ de Megasport en zone commerciale il y a dix ans. Cet espace a servi de base depuis sa création en 2004 à la réhabilitation du centre-ville engagée depuis 2005, terminé à 80 %. Un dernier bâtiment va prochainement sortir de terre au niveau des anciens hangars des Meubles Wolf, il servira d'immeuble d'habitation et complétera définitivement ce nouveau quartier.
  • Creutzberg quartier populaire situé à l’est de la ville en bord d’autoroute et de forêt. Il est composé d’ensembles immobiliers construits pour accueillir les familles des mineurs, et s’est aujourd’hui développé à l’est, devenant un petit centre commercial où l'on retrouve notamment Decathlon, Lidl et Intermarché. Ce centre commercial a été assez tactique dans la mesure où la ville de Stiring-Wendel, collée à ce niveau là, n’avait pas la place de créer une zone commerciale, cet espace commercial de la Rue Saint-Guy sert beaucoup de centre commercial aux habitants de Stiring-Wendel.
  • Mont Sainte-Croix quartier historique également de l’autre côté de l’autoroute, on y retrouve la Chapelle Sainte-Croix de Forbach, monument du patrimoine forbachois, uniquement des maisons et une forte pente en direction de l’antenne hertzienne tout en haut de la colline. Un ensemble pavillonnaire est en création sur sa partie la plus haute.
  • Bellevue (ZUS) est un quartier très étendu sur la partie nord de Forbach dont on ne saurait pas vraiment définir une limite vis-à-vis de Marienau. Il s’agit sur sa partie la plus ancienne d’un quartier à tendance pavillonnaire, composé du cimetière central de la ville de Forbach, et sur sa partie est, d’un lotissement construit aux abords de la forêt et en limite de rocade nord, où l’on ne retrouve que des maisons individuelles de standing, où beaucoup d’Allemands ont construit pendant le début des années 2000, contribuant au développement de Bellevue sur sa partie est, qui est devenue assez importante et ne cessant de croitre. À noter également le haut du quartier où l'on retrouve des immeubles et, plus à l'Est, une cité composée de blocs HLM qui, jusqu’en 1999, marquait la limite de Bellevue, puisque juste après débutait la forêt appartenant aux anciennes Houillères du Bassin de Lorraine (HBL - terrain donc « gelé » jusqu’en 1999), forêt donc qui a permis le développement sur sa partie est du lotissement. Les habitants montre toujours une mauvaise image du quartier de Bellevue, la délinquance y est toutefois modérée.
  • Le Holweg, quartier populaire à forte majorité tzigane juste avant le Bruch et jouxtant la carrière du Nord.
  • La Carrière de Forbach Nord, est à l’étude pour devenir une base de loisirs avec un lac d’ici 2020.
  • Bruch (ZUS) est un quartier essentiellement composé d’immeubles plus au nord à la manière du Wiesberg mais bien plus pavillonnaire en son sud. Ce quartier est un peu en retrait de la ville et colle au nord à la ville de Petite-Rosselle.
  • Petite Forêt, petit quartier essentiellement composé de maisons de standing, habité par infirmières et médecins, des maisons de fonction, le Centre Hospitalier Marie Madeleine étant juste au-dessus. On y retrouve aussi en bord de l'autoroute A 320 4 barres HLM. On y retrouve un Super U et sa station essence en bord d'autoroute A320.
  • Wiesberg (ZUS) Cité située au Sud-Ouest de la ville aux abords des centres commerciaux composée de 15 tours HLM bleu ciel ainsi que d’innombrables barres d’immeubles construites à l’époque de l’extraction minière pour accueillir de nombreux mineurs à la manière de Farebersviller ou de Behren-lès-Forbach. Cette cité cumule un grand nombre de clichés communs à ceux des banlieues françaises défavorisées. Dans la nuit du 21 au 22 janvier 2012, une émeute est déclenchée par une trentaine d'individus, ce qui causera de multiples feux de voitures et destruction de coffrets électriques. Il s'agit sans doute du quartier qui présente le niveau de délinquance le plus élevé de la ville, de par sa concentration.
  • La Cité des Chalets, derrière le Kobenberg, est un petit quartier composé uniquement de petites maisons dans un style chalets. Le quartier s’agrandit à l’heure actuelle par son entrée nord avec la réalisation de huit nouveaux pavillons sous la direction de la SN Sainte Barbe qui commercialise les terrains nivelés.
  • Marienau est un grand quartier mais peu dense à l’Ouest de la ville, quartier plus pavillonnaire où siègent de nombreuses classes moyennes. On n’y trouve aucune barre d’immeuble. Un centre d'accueil pour adultes handicapés va sortir de terre d'ici fin 2012 en lieu et place de l'ancien dépôt Forbus rue Principale.
Forbach vu depuis le Schlossberg
  • Schlossberg quartier sud de la ville composé de son parc, poumon vert de la ville, ainsi que du stade principal de Forbach (Stade du Schlossberg - 5400 places) mais aussi du Centre des congrès Burghof, ancienne ferme réaménagé en centre des congrès européen moderne et fonctionnel. Il s’y tient des salons régulièrement. C’est ici que l’on trouve les habitants les plus riches de la ville, quelques belles bâtisses, la sous-préfecture, le Lycée Jean Moulin (général) ainsi que l’emblème de la ville, le château du Schlossberg, dominant la ville au haut de la colline.
  • Le Kobenberg (ZUS), quartier au nord ouest de la ville coincé derrière Marienau et la Cité des Chalets, il est désormais un ancien quartier puisqu'il ne subsiste que l'école depuis la démolition de l'intégralité des barres d'immeubles devenues insalubres (démolition d'autant plus accélérée depuis l'accident mortel du 8 mai 2009 ou un jeune garçon avait perdu la vie en chutant des étages).
  • Forbach Nord / Eurozone, ensemble industriel high-tech, du moins destiné à la haute technologie, au nord de Forbach, sur l’ancien site du parc à bois des HBL. Une entreprise y a son siège depuis 2004 et il y a une pépinière d’entreprise depuis 2007. Deux bâtiments relais abritent deux sociétés, une troisième, filiale de Testo s'implantera prochainement sur site pour son stockage.
  • Le Carrefour de l’Europe, zone commerciale à l’ouest de la ville. Composée de nombreux magasins et centres commerciaux. Cette zone s’est encore étendue en Zone Europa et sur une partie de la Z.I. de l’Europe. On y retrouve de nombreuses enseignes nationales.

Elle vient d'être classée 1re zone commerciale de l'est mosellan par la Chambre de Commerce de la Moselle après une étude menée en 2010 et rendue publique à l'été 2012. Avec ses 240M d'€ de chiffre d'affaires et ses deux principales locomotives, Leroy Merlin et Cora, elle devance largement les autres zones commerciales du secteur, celle de Sarreguemines arrivant à la deuxième place avec quelques 195M d'€ de chiffre d'affaires annuel et très loin devant les zones de Saint Avold (100M €), Creutzwald (95M €) et Betting (70M €)[2].

  • La Zone Europa est un espace créé à côté du Carrefour de l’Europe pour suivre le développement de la zone commerciale. On y trouve de nombreuses enseignes nationales ce qui contribuera à diversifier l’offre.
  • Z.I. de L’Europe, mi industrielle, mi commerciale, assez dense et partageant ses terrains avec la commune de Morsbach. On y retrouve un grand parc automobile neuf, avec l’enseigne Egerland, qui a pris la place des anciens fourneaux de Marienau dès la fin des années 1990. Il est également à noter la présence de l'usine Methavalor depuis 2010.

Un Bowling de 24 pistes avec 16 tables de billard, projet porté par des investisseurs alsaciens, va s'implanter Z.I de l'Europe pour fin 2012 sous l'impulsion de la Communauté d'Agglomération qui construit le bâtiment nécessaire aux aménagements des investisseurs.

  • L’Espace de Guise, est un nouvel espace commercial inauguré en 2010, juste avant le Carrefour de l’Europe en bordure de la RN 3.

Historiquement, Thiriet, But et Citroën siégeaient déjà sur zone. La destruction de l’ancien centre équestre Mont Dragon a permis la construction de trois nouvelles enseignes. L'ancien BUT est en phase de remodelage actuellement, ses 2 990 m2 vont, entre autres, abriter très prochainement les enseignes La Halle! et Optical Center d'ici la fin 2012[3].

  • Le Technopôle, est un espace industriel réussi et dynamique situé sur le sud de Forbach, en direction de Sarreguemines en bord de la voie rapide. Il s’agit là d’un important bassin d’emploi, car depuis sa création en 1990, cette zone et ses nombreuses entreprises emploient plus de 2 000 personnes à l’heure actuelle.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Comme toutes les villes de sa taille, Forbach n'échappe pas à de nombreux projets immobiliers, de loisirs ainsi que de services que ce soit dans le privé ou dans le public. Même si la ville déplore la disparition de son tribunal d'instance depuis le début 2010, la ville à néanmoins pu préserver ses services publics.

Dernièrement, les projets immobiliers, très nombreux de 2000 à 2005, se sont ralentis. L'effet crise sans doute. Néanmoins, Forbach va connaître sur les exercices 2011-2012 de grands chamboulements et ce, sur plusieurs niveaux.

Un bowling comportera 20 à 24 pistes et se situera non loin de la société Egerland sur le ban de Marienau[4]. 25 emplois sont à la clef. Le projet de Bowling à Forbach a été depuis revu à la hausse, l'investisseur ne souhaitant plus acquérir 1 hectare mais 16 400 m2 de terrain. C'est un véritable espace de loisirs que cet entrepreneur entend créer, avec adjoint au bowling, une salle de squash et de football en salle[5].

Une Centrale Photovoltaïque s'implantera prochainement sur le terril du Carreau Wendel, 28 ha au total, 20 sur le ban de Forbach et quasiment 8 ha sur le ban de Petite Rosselle[6]

Au niveau des services, une structure pour l'accueil de handicapés adultes va s'établir rue Principale à Marienau d'ici la fin 2012 ou le début 2012. Elle occupera la place laissée libre par la démolition des anciens locaux de la société Forbus à cet endroit là[7].

(Il s'agit d'une sélection de projets à venir et en cours, la liste n'est pas exhaustive)

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francique lorrain la ville se nomme Fuerboch[8].
Le nom de Forbach signifie : forêt près d'une rivière (mots allemands 'Forst' et 'Bach').
La cité est mentionnée pour la première fois au Xe siècle sous la forme Furpac. Suivent alors les attestations suivantes :

Année Nom
1015 Forbacum
1147 Forsbas
1277 Forperch
1278 Furpage
1288 Forbach
1291 Fourpach, Forpach, Forpac, Fourpac
1297 Furpach
1338 Forbacleum
1348 Fourpac
1399 Furpach, Furbach
1429 Forstpach
1645 Fortbach, Fyrtbach, Fourbach
1793 Forbache[9]

Sobriquets[modifier | modifier le code]

  • Anciens sobriquets désignant les habitants[10]: Die Kappelberger (les habitants du Kappelberg), Die Eckesteher (ceux qui se tiennent dans les coins).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Forbach est situé dans une région habitée depuis fort longtemps. Des vestiges des époques celtique et surtout romaine ont été trouvés sur son ban.

Le nom Forbach est germanique et décrit la situation de la ville : un ruisseau (Bach), près d’une forêt (Forst). À l’époque gallo-romaine, la grande route militaire de Metz à Mayence passait au sud-est de la forêt du Warndt, par la région de Forbach. Cette route a certainement favorisé le développement de la bourgade blottie au pied de la colline.

Du Moyen Âge à la fin de l’Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La tour du Schlossberg, reconstruite en 1891, est le symbole de la ville.
La chapelle gothique Sainte-Croix est l'un des monuments les plus anciens de la ville.

Le château fort est construit sur la colline du Schlossberg à la fin du XIIe siècle. Il est progressivement agrandi et, vers 1550, relié à la ville par un mur d’enceinte. Entre le Xe siècle et 1793, nombreux sont les seigneurs propriétaires de la seigneurie de Forbach. Johann Fischart, écrivain satirique prolifique, surnommé le Rabelais Allemand, a œuvré comme bailli au château de Forbach où il séjourna de 1583 à 1590.

La chapelle Sainte-Croix de Forbach est évoquée dès 1338 dans une lettre de l'évêque de Metz Adhémar de Monteil sous le nom de capella sancta crucis juxta Forbachum, elle est sans doute construite au XIIIe siècle. Elle fut fortement remaniée aux XIVe et XVe siècles. Elle était sans doute la propriété des voués de Hombourg-Haut depuis 1257. Elle est très endommagée pendant la guerre de Trente Ans.

Comme pour l'ensemble de la région, La guerre de Trente Ans fut particulièrement douloureuse et dévastatrice. Le Duché de Lorraine est occupé par la soldatesque Française en 1634. Le château du Schlossberg et le mur d’enceinte sont démantelés en 1635 sur ordre du ministre Français Richelieu. La chapelle Sainte Croix est dévastée à la même période.

En 1697, le duc Léopold Ier de Lorraine est rétabli dans ses droits par le Traité de Ryswick qui met fin à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Le 4 janvier 1716, le baron suédois Henning von Stralenheim achète la seigneurie forbachoise. Un plus tard, Léopold Ier, duc de Lorraine, érige la seigneurie en comté. Henning y fait construire, sa nouvelle résidence, le château Barrabino. Pour exploiter plus rationnellement la forêt, principale richesse du comté et assurer l’avenir de sa seconde épouse, Sophie de Wasaborg, il installe une nouvelle verrerie, qu’il baptise de son nom.

En 1736, la Lorraine repasse dans l'orbite Française : le duc François III est contraint de renoncer à ses états pour pouvoir épouser l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche, héritière de l'empereur. La Lorraine est donnée à titre viager au beau-père du roi de France, l'ex-roi de Pologne en exil Stanislas Leszczynski, avant de devenir une province française en 1766.

Dans le même temps, la danseuse Marie-Anne Camasse, (née en 1734 à Strasbourg), est la seconde comtesse de Forbach. En effet, elle inspira une passion suffisamment vive au duc souverain Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld pour que celui-ci transgresse les usages de l'époque et l'épouse morganatiquement en 1751. Le duc racheta pour elle le comté de Forbach en 1757. À partir de 1775, la comtesse vécut dans son château de Forbach y entretenant une véritable cour.

En 1738 naquit à Forbach Jean-Nicolas Houchard, futur général de la Révolution dont le nom est gravé sous la voûte de l’Arc de Triomphe à Paris.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Forbach a su très tôt profiter du chemin de fer. La ligne entre Metz et Forbach est ouverte dès 1851. Un an plus tard, la jonction avec la gare centrale de Sarrebruck, en Prusse Rhénane, est effectuée.

À partir du milieu du XIXe siècle, trois grandes familles marquent l’essor industriel de la région forbachoise et influencent la vie politique, économique et sociale, locale : les Wendel, les Couturier et les Adt. Les Wendel sont à l'origine de l’industrie houillère à Petite-Rosselle, mais aussi à Forbach et Stiring-Wendel, où ils développent une usine sidérurgique puissante. Les Couturier ont aussi, dans une moindre mesure, pesé sur l'économie locale. Leurs tuileries sont alors parmi les plus importantes de Lorraine, et elles trouveront plus tard leur place sur le marché allemand. La famille de Pierre Adt, fondateur des cartonneries s'illustre aussi à cette époque. Les progrès technologiques de l'industrie, et l'enrichissement progressif des habitants, se traduisent par la construction d'édifices de prestige. En témoignent aujourd'hui la tour du Schlossberg, du Burghof, l’église Saint-Rémi ou encore le "château Adt".

Guerre de 1870 et annexion allemande[modifier | modifier le code]

Au début de la Guerre franco-allemande de 1870, la bataille de Forbach-Spicheren, le 6 août 1870, sonne le glas des espoirs français. Ses conséquences désastreuses seront terribles pour les Lorrains. Forbach, comme l'ensemble des communes du département de la Moselle, est annexé à l'Empire allemand après le Traité de Francfort. Ce territoire restera allemand jusqu’en mars 1919. Sous l'empire allemand, Forbach devient une sous-préfecture du Bezirk Lothringen, un des trois districts du Reichsland Elsass-Lothringen. Grâce à ses mines, la région connaît alors une période de paix et de prospérité. Après deux générations, la culture germanique porte ses fruits. La culture allemande, qui prospère sur un terreau culturel où s'enracine le francique mosellan, est florissante. Cette particularité culturelle permet, a de nombreux habitants de la région, de faire des études supérieures en Allemagne, un facteur déterminant dans la promotion sociale à l'époque.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l'Empire allemand. Très rares sont les appelés qui désertent et, parmi eux, beaucoup tomberont au champ d’honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest[11]. L'Armistice est cependant bien acceptée par les Forbachois, heureux de retrouver la paix.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après le "retour à la France", Forbach retrouve sa fonction de ville frontalière, mais elle voit diminuer son importance militaire, en raison de la construction de la ligne Maginot. La ville doit également faire face à des difficultés économiques, après la crise de 1929. Les secteurs miniers et sidérurgiques sont touchés. Dans les années 1930, les Forbachois voient renaître le nationalisme allemand, avec une certaine inquiétude. L'avenir leur donnera raison.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entrée d’une colonne allemande à Forbach en 1940

Le 24 octobre 1939, la ville de Forbach est évacuée par la 8e armée (France). Les troupes du général Émile Laure un proche et secrétaire général entre 1940 et 1942 de Philippe Pétain se retirent sans gloire. Comme le précise l'historien Jean-Claude Flauss[12], c'est l'épisode des "tués de Forbach" où l'armée française ne souhaitant pas voir ses soldats tomber pour Forbach se retire et prépare sa défaite. Cet épisode peu glorieux est cité par l'historien Henri Amouroux[13] dans son chapitre "Mourir pour Helsinki et non pas pour Forbach". Seul le Corps franc de la 29e DI composé d'une vingtaine de combattants et dirigé par lieutenant Félix Agnély et son adjoint Joseph Darnand y effectue des reconnaissances et des embuscades. Le 8 février 1940 lors d'une de ses missions, le Corps franc est encerclé par les Allemands et plusieurs combattants dont Félix Agnély tombent sous les balles de l'ennemi. Joseph Darnand, futur chef de la Milice, récupère le corps de Félix Agnély. Il est décoré le 9 février 1940 de la Légion d'honneur et est présenté par la presse[14] comme le héros de Forbach. Son portrait fait la couverture d'un magazine. La ville est alors occupée par les troupes allemandes. La Moselle est de nouveau annexée en juillet 1940.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’annexion de la Moselle au Troisième Reich allemand plonge la ville dans une spirale infernale : Les hommes sont enrôlés de force dans l'armée allemande -ils seront appelés les Malgré-nous- ou envoyés dans les usines d'armement du Troisième Reich. Ceux qui ne partent pas subissent le joug du régime nazi. 114 membres de la communauté juive de Forbach sont déportés et assassinés par l’occupant. La synagogue, l'un des monuments les plus anciens de la ville, est vandalisée, vidée de son mobilier et transformée en morgue et en dépôt. La commune redevient le siège du "Landkreis Forbach", mais cette fois au sein du Gau Westmark, dont le chef-lieu est la ville voisine Sarrebruck. On estime à 2500, les juifs de la ville voisine de Sarrebruck qui ont été déportés et exterminés dans les camps[15].

La Gestapo construit près de Forbach un camp de torture appelé Neue Bremm. Il s'agissait d'une «prison élargie de la police» située au lieu-dit la Brême d'Or situé sur le territoire de la ville voisine de Sarrebruck, près de la frontière française. Les camps de torture à court terme tel que celui de Neue Bremm étaient appelés Straflager. Des témoignages rapportent que la torture incluait la position accroupie pendant 6 à 8 heures par jour mais aussi la privation de nourriture ou de sommeil. Ces Straflager infligeaient les mêmes douleurs que dans les autres camps de concentration nazis, mais toutes concentrées sur quelques jours[16]. Les prisonniers détenus dans le camp de transit Neue Bremm étaient ensuite envoyés dans des camps de concentrations nazis comme les Natzwiller-Struthof en Alsace, Dachau, Mauthausen, Buchenwald, Ravensbrück. Le nombre de victimes est estimé à plusieurs centaines, le nombre total de prisonniers, à environ 20 000.

Alors que Nancy et Thionville sont libérées dès septembre 1944, et Metz, après une terrible bataille, le 21 novembre, les Forbachois doivent rester dans leurs caves et les abris anti-aériens durant tout l'hiver 1944, pour échapper aux bombardements américains. Ce n’est que le 13 mars 1945[17], soit 9 mois après le débarquement de Normandie, sept mois après la libération de Paris et après de très éprouvants combats, que Forbach est délivrée par les hommes du 276e régiment de la 70e division d’infanterie, appartenant à la VIIe armée américaine. La libération de la ville mettra fin à plus de cinq années de souffrances, de désespoirs et de deuils.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

La vie reprend ses droits. Lors de sa visite à Forbach le 2 juillet 1961, le Général de Gaulle affirmait que Forbach était « une ville d'avant-garde, d'avant-garde du courage, de tous temps, d'avant-garde de l'épreuve ». Il parlait aussi d'« une ville laborieuse, entouré d'un pays laborieux, le pays des Mineurs de Lorraine. Ceux-là sont (...) exemplaires. »[18]

Mais les Trente Glorieuses, se terminent par la crise de la sidérurgie qui frappe douloureusement la Lorraine, notamment les zones minières et sidérurgiques dont Forbach est l'une des métropoles.

Forbach n'en reste pas moins une ville importante de l'Est de la France, une des principales de Lorraine. 51 ans plus tard, le candidat et futur Président François Hollande a choisi Forbach pour terminer sa campagne, à 2 jours du scrutin victorieux[19]. Cette visite prouve une nouvelle fois l'attractivité forbachoise, mais elle est aussi symptomatique d'une crise illustrée par un important vote pour le Front national.

La ville est aujourd’hui engagée dans un combat courageux marqué par la crise économique profonde et la nécessaire reconversion. Cette reconversion s’inscrit dans la réalisation de nombreux projets, réussis, puisque la ville améliore très nettement son aspect auprès de ses visiteurs et habitants.

Il faut noter par exemple les travaux de réhabilitation de la gare desservie par le TGV depuis juin 2007, qui place la ville à mi-chemin de la ligne Paris-Est-Francfort HBf ; la rénovation du centre-ville ainsi que la réalisation de nombreux logements, somme toute assez prisés. La ville fait désormais partie des 41 agglomérations françaises dont les loyers des logements sont encadrés depuis 2012[20].

Le réaménagement actuel de l'entrée occidentale de la ville va permettre une profonde mutation des dessertes de la zone commerciale de l'Europe et du Parc Europa, 1er parc commercial de Moselle-Est en termes de chiffre d'affaires selon une très récente étude de la chambre de commerce de la Moselle[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La ville est le chef-lieu de l’arrondissement homonyme. Sa population est de 173 226 habitants selon le recensement de 2006. L’arrondissement est composé de sept cantons :

Chef-lieu d’un canton dont elle est la seule commune, Forbach a une particularité puisqu’une partie de son territoire, non urbanisée et inhabitée, est rattachée au canton de Stiring-Wendel.

Alsting - Behren-lès-Forbach - Bousbach - Cocheren - Diebling - Etzling - Farschviller - Folkling - Forbach - Kerbach - Metzing - Morsbach - Nousseviller-Saint-Nabor - Œting - Petite-Rosselle - Rosbruck - Schoeneck - Spicheren - Stiring-Wendel - Tenteling - Théding.

  • Population : 21 987 habitants dont 32,44 % âgés de moins de 25 ans.
  • Superficie de la ville : 16 ha et 78 a dont domaine forestier : 230 ha / espaces verts et parcs : 45 ha.
  • Économie : 818 entreprises sont établies à Forbach (enregistrées à la CCI de la Moselle, chiffres de 2002) :
    • 434 commerces ;
    • 115 industries ;
    • 269 services.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Tableau du conseil municipal mandature 2014-2020.

Conseil municipal de Forbach (mandature 2014-2020)[22].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Ensemble pour Forbach ! » PS Laurent Kalinowski 27 Majorité
« Forbach bleu marine » FN Florian Philippot 6 Opposition
« Forbach, notre passion » DVD Eric Diligent 2 Opposition

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
début du XVIIIe siècle   Jean Renaud Gross    
milieu du XVIIIe siècle   Martin Kremer    
7 novembre 1789   Michel Thill    
1790   Louis Houchard    
janvier 1791 avril 1791 Antoine Darbois    
mai 1792 août 1792 Jean-Pierre Kuntz   Chirurgien
décembre 1792 décembre 1794 Henry Schouller    
2 juin 1794   Nicolas Maucolin   Agent national
août 1795 septembre 1795 Jean-Pierre Kuntz   Agent national et chirurgien
septembre 1795 février 1796 Jean Mathis   Agent municipal
février 1796   Schwartz   Agent municipal
décembre 1796 décembre 1796 André Verdelet   Président de la
municipalité cantonale
décembre 1796   Jean-Pierre Kuntz   Agent municipal et chirurgien
mars 1797 mars 1797 Joseph Delinot   Président de la
municipalité cantonale
et négociant
mars 1797   Philibert Gentilhomme   Agent municipal
avril 1799   Jean Mathis   Agent municipal
16 août 1799 24 mai 1800 Lion Cahen   Agent municipal
30 mai 1800 1er janvier 18141 Jean-Pierre Kuntz   Chirurgien
janvier 18142 25 octobre 18303 Nicolas Schwartz   Maire par intérim jusqu'à sa
nomination le 26 avril 1814,
boulanger
27 octobre 1830 mars 18313 Gaspard Margo   Tanneur
26 mars 1831 mai 18323 Théodore Schroeder   Notaire
11 juin 1832 1834 François Baar   Tanneur
25 janvier 1835 20 juillet 18373 Théodore Schroeder   Notaire
26 octobre 1837 1er octobre 18433 François Antoine Constantin Barrabino    
19 octobre 1843 9 décembre 18514 Pierre Himmelspach   Pharmacien
décembre 1851 juillet 1852 Charles Odinet    
26 juillet 18525 16 juillet 18563 Charles Émile Delinot    
18 avril 18575 4 août 1865 Nicolas Audebert    
15 août 1865 17 juin 18713 Pierre Adt   Entrepreneur
juin 1871 2 janvier 1872 Troendle   Maire par intérim
3 juin 1872 octobre 18733 Nicolas Audebert    
27 octobre 1873 10 novembre 18743 Charles François Odinet    
29 janvier 1875 10 janvier 1882 Jean Meder    
30 janvier 1882 18896 Nicolas Heydinger    
4 décembre 18897 1er octobre 19028 Jakob Wolter   Maire professionnel
    Louis Couturier9   Industriel
1er octobre 1902 7 juillet 19063 Marx Haas    
7 juillet 1906 10 janvier 1907 Jean Muller   Maire par intérim
11 janvier 19075 22 novembre 1918 Wilhelm Stieb   Maire professionnel
29 novembre 1918 17 mai 1925 Louis Couturier   Maire provisoire jusqu'à son
élection en décembre 1919,
industriel et conseiller
général
18 mai 1925 24 septembre 19346 Félix Barth gauche  
septembre 1934 mai 1935 Gustave Bour gauche Maire par intérim
mai 1935 5 juillet 1940 Paul Harter URL Ingénieur et député
5 juillet 19405 3 mars 1945 August Imig10   Stadtkommissar
3 mars 194511 8 octobre 1945 Paul Ney   Maire provisoire
8 octobre 1945 25 octobre 1947 Édouard Waghemaecker SFIO  
25 octobre 1947 28 septembre 1950 Joseph Ritter    
28 septembre 1950 4 mai 1953 Gabriel Mai    
4 mai 1953 août 1988 Jean-Éric Bousch RPR Sénateur, conseiller général
août 1988 mars 1989 Louis Houpert Apparenté RPR Conseiller général
mars 1989 24 juin 1995 Jean-Éric Bousch RPR Conseiller général
24 juin 1995 22 mars 2008 Charles Stirnweiss UDF puis UMP Conseiller général
22 mars 2008 ... Laurent Kalinowski PS Député de la 6e circonscription de la Moselle et Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.
  • 1 : Démissionnaire « pour infirmités ».
  • 2 : Nommé la première fois par la Prusse.
  • 3 : Démissionnaire.
  • 4 : Révoqué par Louis-Napoléon Bonaparte.
  • 5 : Nommé.
  • 6 : Décédé en fonction.
  • 7 : Élu puis nommé.
  • 8 : Poussé à la démission.
  • 9 : Élu par le Conseil municipal mais véto de l'administration le 29 juillet 1902.
  • 10 : Représentant Fritz Schwitzgebel qui avait été nommé Oberbürgermeister de Sarrebruck par le Gauleiter Joseph Bürckel. Forbach avait vocation à être rattachée au Groß Saarbrücken, c'est pour cela que le chef-lieu du Kreis avait été transféré à Saint-Avold.
  • 11 : Nommé par le Préfet de la Moselle.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Forbach a reçu deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un projet de jumelage est à l'étude avec la ville de Ravanusa en Sicile, dans la province de Caltanissetta, une petite ville d'environ 15 000 habitants. La culture minière n'y est certainement pas étrangère.

Un projet de jumelage est également à l'étude avec la ville de Tanguiéta au Bénin à en juger les points à l'ordre du futur Conseil Municipal de Forbach qui aura lieu le 2 décembre 2010 et dont les esquisses sont consultables au lien suivant http://www.mairie-forbach.fr/2010_CM_decembre_2.pdf.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme tout le nord de la Moselle, Forbach doit son développement à l’industrialisation de la région. Pendant les années 1970 et 1980, la ville voit sa population progresser quand toutes les villes voisines étaient en déclin, en raison de la désindustrialisation rapide de la région. Cependant, dans les années 1990, Forbach à son tour a vu sa population diminuer fortement, perdant environ 15 % de sa population entre 1990 et 1999. D’après les derniers chiffres avancés de l’INSEE, Forbach compterait 22 400 habitants environ, ce qui se traduit par une tendance à la stagnation après une forte baisse, signe d’un renouveau peut-être pour la décennie à venir. Forbach est aussi comme les autres villes de l'ex région minière, une ville très cosmopolite. En ce sens, on y retrouve de multiples nationalités ce qui permet une certaine diversité culturelle et cultuelle dans le respect de chacun.

Depuis 1999, la population des ménages a diminué de 458 personnes, soit une baisse de 2,1 %.

Depuis 1999, la commune compte 532 ménages supplémentaires, soit une augmentation de 6,1 %. La commune compte 674 logements de plus qu’en 1999, ce qui représente une augmentation de 7,1 %.

Enfin, la part des ménages disposant au moins d’une voiture est de 79 % au 1er juillet 2005 et de 79 % en 1999.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 561 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 539 1 769 1 881 3 110 4 428 4 288 4 860 5 691 5 411
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
6 173 7 114 7 839 9 575 7 867 8 208 8 628 9 704 10 514
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
11 569 11 491 12 167 9 599 21 591 21 704 23 120 25 244 27 187
1990 1999 2006 2011 - - - - -
27 076 22 807 21 956 21 561 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (20,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,3 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à Forbach en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,7 
75 à 89 ans
8,6 
12,6 
60 à 74 ans
13,3 
22,6 
45 à 59 ans
22,6 
19,3 
30 à 44 ans
18,6 
22,0 
15 à 29 ans
19,9 
17,6 
0 à 14 ans
16,3 
Pyramide des âges du département de la Moselle en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
8,6 
12,6 
60 à 74 ans
13,6 
21,7 
45 à 59 ans
21,3 
21,7 
30 à 44 ans
20,6 
20,2 
15 à 29 ans
18,4 
18,3 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Forbach accueille un Institut de Formation en Soins Infirmiers et une antenne de l’Institut Universitaire Technologique de Metz, département Science en Génie des Matériaux.

  • IUT de Metz à Forbach-Camille Weiss
  • Institut de Formation des Soins Infirmiers

Forbach est située dans l’Académie de Nancy-Metz.

Langues[modifier | modifier le code]

Affiche du festival de langue francique 2014.

Plusieurs langues sont utilisées sur le territoire de la ville de Forbach. Les principales sont :

  • le français (langue officielle de la République) ;
  • l’allemand (ou « Hochdeutsch »). Son usage reste exceptionnel dans la commune (publications, cultes et chants) ;
  • le dialecte francique rhénan de Lorraine (ou « Rheinfränkisch ») qui fait partie du groupe des langues germaniques du moyen-allemand occidental (ou « Westmitteldeutsch »). L’usage du dialecte (ou « Platt ») est en long déclin à Forbach.

En 1790, le bilinguisme administratif est appliqué à Forbach et l’usage du « Platt » est constant.

En 1794 une loi (reprise plus tard par Napoléon Bonaparte) interdit tout acte officiel en une langue autre que le français.

1850 : le français gagne du terrain mais le catéchisme et les cultes se font en allemand. La population cultivée lit invariablement des publications en français et en allemand. Le dialecte est la langue du quotidien.

1870 : à la suite de l’occupation allemande et de l’exode des quelques citoyens de notre ville, la culture allemande commence à s’introduire peu à peu, des colons Allemands commencent à s’installent dans la ville qui s’industrialise.

1872 : l’école devient tout à fait allemande. Le « Platt » reste la langue du quotidien.

1918 : le français s’impose au retour de la Lorraine à la France. À Forbach, l’enseignement se met en place progressivement en français.

1926 : Le catéchisme et les cultes se font souvent en allemand. Le président Raymond Poincaré prônera un bilinguisme français/dialecte ce qui entraînera une réaction hostile des députés et des évêques. La situation restera inchangée jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.

1940 : la Moselle est annexée au Troisième Reich. Les cours doivent se faire en allemand (« Hochdeutsch ») uniquement. Des enseignants de langue maternelle allemande sont mis en place dans les différentes écoles de Forbach. Le français est interdit et son usage est verbalisé. Les actes se font désormais uniquement en allemand. Le dialecte (« Platt ») continue d’être utilisé par la population.

Après 1945 : on assiste à une francisation forcée. La loi de 1926 sur l’enseignement de l’allemand à l’école restera provisoirement suspendue jusqu’en 1972, date à laquelle l’enseignement de l’allemand réapparaîtra timidement au primaire (méthode Holderith). Le dialecte (« Platt ») connaît un long déclin et ne survit que dans les échanges quotidiens de la population âgée et dans certaines manifestations populaires (théâtre, chants et poésies).

1986 : L'option "Langues et cultures régionales" au baccalauréat devient "Langue et culture des pays mosellans".

2014 : Le Festival de langue francique et des langues régionales se déroule pour la troisième fois en 2014 dans les villes mosellanes de Forbach et de Sarreguemines.

Des pièce de théâtre en « Platt » ont lieu au Club Barrabino.

Patricia Kaas en concert (2009).

À noter la figure remarquable de Roger Bichelberger, écrivain bilingue français et allemand, dialectophone, ancien professeur à Forbach, membre de l'Académie nationale de Metz et de l'Académie d'Alsace. Il est également membre de l'association européenne François Mauriac. Roger Bichelberger a notamment parrainé des évènements littéraires à la communauté des compagnons d'Emmaüs de Forbach.

On peut également citer la figure connue de la chanteuse bilingue Patricia Kaas, née à Forbach le 5 décembre 1966. Ses albums sont commercialisés dans une quarantaine de pays. Ses ventes sont estimées à environ 17 millions d'albums à travers le monde[27]. La langue maternelle de Patricia, qui ne parlera pas le français avant l'âge de six ans, est le « Platt ».

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville était dotée de deux centres hospitaliers (centre hospitalier Marie-Madeleine et Hospitalor Sainte-Barbe) ainsi que d'une clinique (Saint François) où siège depuis 2009 un centre de gériatrie agrandi et modernisé. Est également à noter le centre de réadaptation fonctionnelle du centre hospitalier Sainte Barbe qui accueille quelques joueurs du FC Metz lors de leur convalescence.

Depuis l'été 2011, la maternité de Marie-Madeleine accueille une partie des nouveau-nés d'Hospitalor Saint-Avold après la fermeture de la maternité de cet hôpital[28] et dans le cadre de la restructuration de l'offre de soin en Moselle-Est. Désormais Hospitalor Sainte-Barbe n'accueille plus de patients suite aux transferts de ses activités vers le centre hospitalier Marie-Madeleine et vers celui d'Hospitalor de Saint-Avold au cours du premier semestre 2012. Seul subsiste le pôle de gériatrie, le centre de réadaptation fonctionnelle ayant été lui transféré à la CARMI.

Sports[modifier | modifier le code]

L'Union sportive de Forbach est un club français de football fondé en 1909. L'US Forbach évolue cette saison en CFA 2. Elle joue à domicile au stade du Schlossberg qui peut accueillir 5 500 spectateurs (comme lors de la rencontre du 4 janvier 2003 dans laquelle l'USF affrontait le RC Lens pour le compte des 32e de finale de la Coupe de France).

Un projet de fusion est à l'étude mais quelques réticences ont mis le projet en pause[29].

Il est également à noter que la Société gymnastique de Marienau, fondée en 1911, évolue en DHR (Division d'Honneur Régional) de la Ligue de Lorraine. Elle joue au stade d'Honneur après avoir joué au stade de l'Étang de 1947 à 1992.

La ville est bien équipée sur le plan sportif. Preuve en est, le stade du Schlossberg et sa piste d'athlétisme accueille chaque année le Meeting international d'athlétisme.

Plusieurs stades équipent la ville. Une équipe de rugby dispose d'un stade près de Marienau, Rue Schoeser.

Forbach est également dotée d'une piscine olympique moderne et fonctionnelle qui fut la première piscine de France où l'eau était traitée à l'ozone[réf. nécessaire].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Antenne du Quotidien le Républicain lorrain, Édition de Forbach, antenne implantée rue Nationale en Centre-Ville.

Radios[modifier | modifier le code]

L'antenne est située sur la colline du Creutzberg, en voici les caractéristiques :

Coordonnées 49° 11′ 10″ N 6° 55′ 45″ E / 49.1860311, 6.9290801 ()
Altitude du site 380 m
Hauteur des antennes 80 m
FM 5 émetteurs de 0,1 kW PAR
2 émetteurs de 1 kW PAR
TV analogique 1 émetteur UHF de 2,1 kW PAR
3 émetteurs UHF de 7 kW PAR
TV numérique 5 émetteurs UHF de 0,7 kW PAR

Par ailleurs, la ville de Forbach est couverte par de nombreuses radios, comme Virgin Radio sur 102.3 (studio 1, rue du Schlossberg) ou France Bleu Lorraine Nord sur 98.8… sans oublier, de par sa situation géographique, des radios allemandes (qui émettent bien plus fort), telles que Radio Salü sur 101.7, Unser Ding 103.7…

La proximité immédiate de l'Allemagne pose un problème récurrent concernant les fréquences, c'est la raison pour laquelle on dit communément que la région est de la France est une terre pauvre en radios nationales.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Les principaux domaines portant l’économie locale sont la carbochimie, les Constructions mécaniques, la verrerie. La ville possède d’ailleurs une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Moselle.

La ville dispose aussi du projet de méthanisation des déchets le plus abouti en France et en Europe[30]. Avec l'usine Methavalor située dans la Z.I. de l'Europe et inaugurée en 2011, Forbach a opté pour la mise en place d'une filière spécifique de valorisation de la fraction fermentescible des ordures ménagères, au travers d'une collecte à la source des biodéchets et d'une valorisation biologique par méthanisation. Sur le site, outre les digesteurs, les installations seront constituées d’un centre multi flux, dans lequel les poubelles seront triées selon leur couleur, ainsi que de deux unités de cogénération. Ces dernières seront chargées de brûler une partie du gaz de l’usine pour produire de l’électricité et de la chaleur.

L’ancien maire Charles Stirnweiss a signé en 2003, au nom de la ville, la campagne 500 villes s’engagent pour un commerce équitable, de l’association Max Havelaar.

Forbach accueille de nombreuses nouvelles constructions également, avec bon nombre de projets immobiliers en centre-ville mais aussi des réflexions sur des quartiers avec par exemple le projet Kaninchenberg d’ici 2015 ou plus de 150 lots à bâtir seront proposés aux intéressés tandis que le lotissement Beau Pré, désenclavant un peu plus le quartier de Bellevue, affiche 52 lots prisés, tous acquis.

Les résidences dites Poincaré, avec déjà un bâtiment sorti de terre et les anciens halls des meubles Wolf en destruction actuellement pour accueillir quatre nouveaux immeubles de standing d’ici peu avec accès piéton sur la place Fischart (Ville Haute).

Le projet des Résidences Poincaré comme celui de la Résidence de la Tuilerie, rue de la Tuilerie ou encore le projet Avenue Saint Rémi ont pris un certain retard dans le lancement des travaux dans la mesure ou le Plan local d'urbanisme (PLU) est actuellement en révision au niveau de la municipalité.

Municipalité qui permet d'ailleurs de consulter le nouveau PLU en mairie et d'apporter son avis personnel quant aux changements envisageables par la municipalité.

Une enquête publique est donc ouverte par la municipalité, permettant à chaque citoyen d'apporter son avis sur le nouveau PLU et son projet de modification et ce jusqu'au 17 décembre 2010[31]

Ce PLU stipulera, entre autres, l'interdiction d'immeubles de grande hauteur alors que l'ancien PLu demandait de densifier le Centre-Ville, ce qui n'est plus, en 2010-2011 d'actualité.

L’avenue de Spicheren, en pleine mutation aussi, qui a accueilli la deuxième maison du département avec également un projet immobilier finalisé depuis peu et un autre en finalisation.

Enfin, Forbach reste accueillante pour les entreprises, plus encore depuis que les HBL (Houillères du Bassin de Lorraine) cèdent des terrains gelés à l’époque de l’extraction minière.

L’Eurozone est un exemple de terrain laissé libre depuis le retrait des HBL. Ce fut un ancien terrain de stockage du bois, communément nommé le « Parc à Bois ». Cette zone, nouvellement créée, accueille déjà ses premières entreprises et est destinée à l’accueil des entreprises de haute technologie. Ses friches sont actuellement viabilisées, et des accès routiers sont en création.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château Barrabino (1716)
  • Passage d'une voie romaine.
  • Vestiges d'une villa dans la forêt.
  • Le château du Schlossberg avec sa tour, sa salle des chevaliers, son parc parsemé de vestiges, sa roseraie et son restaurant gastronomique.
  • Le château Barrabino du nom de l'ancien maire, construit en 1716 pour Henning, baron de Stralenheim, diplomate suédois au service du roi de Suède Charles XII, résidence le la comtesse de Forbach Marianne Camasse. Acheté en 1905 par la ville, il est depuis début 2010 le bâtiment hôte de l'Office de tourisme de la ville.
  • Cimetière Israélite construit vers 1800. Selon une tradition locale, il se trouve parmi les premières tombes du cimetière, celle d'une tante de Heinrich Heine[32].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte-Croix
Article détaillé : Chapelle Sainte-Croix de Forbach.
  • L’église Saint-Rémi est construite en 1866 dans le style néo-gothique.
  • Église Sainte Croix XXe siècle
  • Église Notre Dame du Wiesberg XXe siècle
  • Église Saint Joseph XXe siècle
  • Église Notre Dame du Rosaire à Marienau XXe siècle
  • Église du Christ Roi XXe siècle
  • Chapelle de l'hôpital Sainte Barbe XIXe siècle
  • Chapelle Notre Dame du Bon Secours XIXe siècle
  • Église Luthérienne, rue des Alliés construite entre 1891 et 1892.
  • Église Néo-apostolique, rue du Général Houchard.
  • Synagogue, avenue Saint-Rémy.
Synagogue de Forbach
Article détaillé : Synagogue de Forbach.

Construite en 1835 sur l'emplacement d'une petite synagogue plus ancienne, inaugurée en 1836, endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale (transformée par l'occupant allemand en dépôt) et restaurée après la guerre, elle avait conservé son "Arche Sainte" d'origine, décorée sur le modèle de l'ancienne synagogue de Strasbourg. Elle est l'un des monuments les plus anciens de la ville. Les noms de 114 membres de la communauté juive de Forbach, victimes du nazisme, sont gravés sur la plaque du souvenir dans le hall d'entrée de la synagogue. En 2013[33], elle a été désaffectée sur demande du consistoire israélite de la Moselle. Le bâtiment, confié à la mairie de Forbach, est destiné à devenir un lieu culturel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Des hommes et des femmes célèbres ont émaillé l’histoire de la ville :

  • Johann Fischart (1546-1591), écrivain en fonction d’« Amtmann » (bailli) à Forbach de 1583 à sa mort ;
  • Marianne Camasse (1734-1807), comtesse de Forbach, épouse morganatique du duc Christian IV de Deux-Ponts ;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de Forbach se blasonnent ainsi : d’argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Blason Forbach 57.svg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le tram-train devrait relier Forbach à Sarrebruck d’ici 2018 », sur loractu.fr (le 14 janvier 2013)
  2. Républicain Lorrain, Édition de Forbach du 14/07/2012 "Forbach s'impose en Pôle commercial"
  3. CNAC MOSELLE 2011 DECISION NUMERO 84 DU 13/09/11
  4. « Sur la piste du Bowling », Le républicain Lorrain,‎ 13 juin 2010 (lire en ligne)
  5. , Républicain lorrain, édition de Forbach du 22.05.2010
  6. http://www.republicain-lorrain.fr/fr/forbach/region-forbach/article/4323707/Une-centrale-photovoltaique.html
  7. Républicain Lorrain, édition du 23 janvier 2010, Forbach
  8. Geoplatt
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach n°62 - 2008
  11. Plus de 380 000 Alsaciens et Mosellans, soit 95% des conscrits, servirent l'Allemagne jusqu’à la fin de la guerre, souvent jusqu'à l’ultime sacrifice. Leurs tombes sont aujourd’hui entretenues par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge[1].
  12. Le Républicain Lorrain du 9 février 2000
  13. Henri Amouroux, Le Peuple du désastre, 1976
  14. Paris-Match du 21 mars 1940
  15. Programme des journée de la culture 2013 en Lorraine, Journées Européennes de la Culture et du Patrimoine Juifs en France
  16. Lusseyran, Jaques (1963). And There was Light
  17. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p.15).
  18. http://almg.free.fr/forbach/galdegaulle.htm
  19. « Sur les terres du FN en Moselle, Hollande parle de « réconciliation » », sur loractu.fr (le 4 mai 2012)
  20. « Forbach (57): l’encadrement des loyers entre en vigueur le 1er août », sur loractu.fr (le 23 juillet 2012)
  21. « La Moselle-Est : une région dynamique malgré des handicaps énormes », sur loractu.fr (le 17 juillet 2012)
  22. Ministère de l'Intérieur, « Elections municipales 2014 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 16 avril 2014).
  23. « Les maires et assimilés de Forbach »,‎ 2005
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  25. « Évolution et structure de la population à Forbach en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de la Moselle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  27. « Site officiel de l'album Kabaret. »
  28. http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/lorraine/hospitalor---salaries-et-usagers-inquiets-65880360.html
  29. « Fusion USF SG Marienau, l'USF vote pour à 94 % », sur http://www.usforbachfootball.net,‎ 6 mai 2010
  30. « Méthanisation/Energie: la Moselle-Est carbure aux déchets », sur loractu.fr (le 1er août 2012)
  31. Républicain Lorrain Édition de Forbach du 27-11-2010
  32. Benjamin Cahen, ex-président de la communauté juive de Forbach, interviewé en Israël par Alphonse Cerf
  33. édition locale de Forbach du Républicain Lorrain du 19 décembre 2013