Bar-sur-Seine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bar.
Bar-sur-Seine
L’église Saint-Étienne
L’église Saint-Étienne
Blason de Bar-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Bar-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Barséquanais
Maire
Mandat
Marcel Hurillon
2008-2014
Code postal 10110
Code commune 10034
Démographie
Gentilé Barséquanais
Population
municipale
3 203 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 53″ N 4° 22′ 36″ E / 48.1147222222, 4.37666666667 ()48° 06′ 53″ Nord 4° 22′ 36″ Est / 48.1147222222, 4.37666666667 ()  
Superficie 27,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bar-sur-Seine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bar-sur-Seine
Liens
Site web bar-sur-seine.fr

Bar-sur-Seine (prononcé [baʁ syʁ sɛn]) est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district en 1790 puis sous-préfecture de 1800 jusqu'en 1926.

Particularités du milieu viticole[modifier | modifier le code]

La plupart des vins de Champagne proviennent du département de la Marne (sur terrains crétacés), de la vallée de la Marne (jusqu'à l'Ouest de Château-Thierry), et sur une série de terroirs à cheval sur les terrains Tertiaires et Crétacés (Avize, Vertus, Sézanne...)

Les Champagnes de l'Aube sont très excentrés, très méridionaux, par rapport aux autres Champagnes, et sont sur des terrains jurassiques. Ce sont donc des champagnes particuliers. Cette aire des Champagnes de l'Aube regroupe d'autres communes voisines comme Les Riceys et Bar-sur-Aube.

Leur appellation "Champagne" date en fait des années 1920, suite à une révolte de vignerons qui voulaient y être rattachés et ne plus être considérés comme Bourgogne. Qui plus est, comme en Bourgogne, la petite propriété domine, à l'inverse des vignobles de Champagne plus septentrionaux. Il faut dire qu'on est presque sur l'espace décrit par Balzac dans Les Paysans, où l'on voit comment les intrigues de ces ruraux très revendicatifs aboutissent au morcellement de la propriété et à la formation d'un bocage.

Ce fait géographique, précisément, montre que cette zone est une aire curieuse pour le Champagne : quand on suit la route de Montbard (21) vers Les Riceys (10), on voit progressivement le bocage bourguignon se relâcher, s'élargir. On le voit mourir à l'approche de la forêt de Laignes (21), mais il reparaît timidement aux Riceys.

Or, le terme Champagne signifie étymologiquement champs ouverts, et s'oppose donc par nature à l'idée de bocage. Il parait donc un peu paradoxal de produire du Champagne dans un espace presque semi-bocager.

On notera aussi que, sous l'ancien régime, Bar-sur-Seine était située dans la province de Bourgogne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Marcel Hurillon[1]    
mars 2001 mars 2008 Jean Weinling    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 203 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 270 2 339 2 200 2 112 2 269 2 350 2 496 2 745 2 469
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 609 2 770 2 920 2 798 2 803 3 092 3 182 3 237 3 157
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 121 3 187 3 107 2 710 2 742 2 651 2 571 2 105 2 422
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 559 2 786 3 155 3 572 3 630 3 510 3 476 3 430 3 233
2011 - - - - - - - -
3 203 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame du Chêne
  • Tour de l'horloge : vestige de l'ancien château détruit par les habitants sur ordonnance de Louis XIII. Ce dernier avait déjà été gravement endommagé au cours des guerres de religions
  • Bar-sur-Seine monnaya des deniers sous Charles le Chauve
  • Maison du XVIe siècle
  • Église Saint-Étienne
  • Chapelle Notre-Dame du Chêne et sa grotte
  • Moulin : Bâtiment potentiellement magnifique qui enjambe la Seine mais qui se délabre honteusement au cœur de la ville faute de décisions concernant sa rénovation
  • Anciens bâtiments de l'EIC, verrerie de type deuxième révolution industrielle, aujourd'hui malheureusement privatisée et dans un état de ruine considérable.
  • Souterrains refuges : Datant de l'époque carolingienne, malheureusement non accessibles au public car ils partent depuis la cave de la mairie
  • Salle basse : ancienne salle basse du château des comtes de Bar. Son utilisation reste encore aujourd'hui un mystère...
  • Maison des frères Goncourt
  • Chapelle de la Passion.
  • Porte de Châtillon
  • Château des comtes de Bar
  • On trouve encore dans cette commune la commanderie d'Avalleur (Ordre du Temple).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bar-sur-Seine.svg

Les armoiries de la ville.
Blasonnement : Parti, au premier de gueules aux deux bars adossés d'or, au second d'azur à la bande d'argent, accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or

Armoiries Comté de Bar-sur-Seine.svg

L'ancien comté de Bar (gouvernement de Bourgogne)[4].
D'azur à trois bars d'argent rangés en fasce, à la bordure componée d'or et de sable

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • BALZAC (de) H., Les paysans, Paris, Garnier-Flammarion, 1970, 379 p.
  • DION R., Histoire de la vigne et du vin, Paris, Flammarion, 1959, 768p + 15p de planches.
  • POMEROL C. (dir.), Terroirs et vins de France – Itinéraires œnologiques et géologiques, Orléans, BRGM, 1990 (3e édition), 350 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, t. I, Desaint et Saillant,‎ 1762, 882 p. (lire en ligne), p. 452