Dim (lingerie)

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Dim

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Création 1953
Dates clés 1965 : apparition du nom actuel
Fondateurs Bernard Giberstein
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Dim dit tout de vous !
Siège social Drapeau : France Rueil-Malmaison (92)
Direction Christian Duval
Activité Industrie textile
Produits Lingerie féminine, sous-vêtements masculins, produits chaussant
Société mère Groupe DBApparel (depuis 2005), Groupe Sara Lee Corporation (jusqu'en 2005)
Effectif 2 108 (2007)
Site web http://www.marque-dim.fr/
Chiffre d’affaires 441 179 k€ (2005)[1]

Dim est une entreprise française du secteur de l'industrie textile. Acteur majeur en France dans le domaine de la lingerie et des sous-vêtements, elle commercialise notamment les produits suivants : lingerie féminine, sous-vêtements masculins, produits chaussants (collants, bas, mis-bas, chaussettes), maillots de bain, vêtements de nuit pour enfant.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entreprise est née en 1953, lorsque Bernard Giberstein, ingénieur agronome, crée sa société de tissage à Troyes, du nom de Begy[2]. En véritable visionnaire, Bernard Giberstein va délaisser la soie, au profit du nylon, nouvelle matière en provenance des États-Unis. Ainsi, sont lancés en 1956, après un dépôt de brevet[3], les premiers bas sans couture, révolution de l'époque. « Le bas Dimanche » va connaître un fulgurant succès, si bien qu'en 1962, la marque représente 25 % du marché français du bas, avec entre autres des idées innovantes comme le bas à l'unité, trois bas par paire pour avoir un exemplaire de secours, ou, quelque temps après, dix bas Tels Quels, ni apprêtés ni repassés, vendus en vrac pour dix franc[2].

Article détaillé : bas.

Mais Mary Quant suivie de Courrèges propulse la minijupe, la mode évolue : Les collants vont connaitre leur spectaculaire et irréversible succès.

L’agence Publicis prend le budget de Dim sous sa coupe dès 1963. En 1964 sous les conseils de Marcel Bleustein-Blanchet, le président et fondateur du groupe Publicis, la marque raccourci son nom et devient « Dim ». Grâce à des campagnes publicitaires innovantes, fraiches et sexy, les collants Dim conquièrent les femmes si bien qu’en 1970, Dim est le deuxième fabricant mondial de collants avec 65 % de son chiffre d'affaires réalisé hors Europe. La commercialisation aussi est innovante : les collants, qui ont pris le nom des bas Tels Quels, en vrac, puis en boite en carton, la marque est la première à être dans la grande distribution[2].

Le pantalon est maintenant un élément essentiel du vestiaire féminin.

En 1973, la marque Dim est rachetée par le groupe français BiC.

Publicité pour les 1ers sous-vêtements masculins Dim

Bernard Giberstein décède en 1976. Cette même période est synonyme de diversification pour la marque ; Dim propose sa première collection de lingerie féminine, des soutiens-gorges, ainsi que des slips pour hommes, en coton. La marque de lingerie Rosy devient filiale dans le groupe Bic[2]. Puis Dim lance les chaussettes Dimettes.

Désirant renforcer sa présence sur le marché nord-américain, Dim rachète la marque de collants Chesterfield au début des années 1980. En 1986, c'est le retour des bas à jarretières avec les Dim Up ! contenant du Lycra, deux ans plus tard, les collants Diam's avec élasthanne[2]. C’est en 1987 que Dim crée une véritable ligne de sous-vêtements pour les hommes, Dim Hommes, et réinvente le slip homme traditionnel avec le célèbre Australien.

La multinationale américaine d'agro-alimentaire Sara Lee Corporation, alors développée vers le textile et la lingerie, rachète la marque en 1988. Dix ans plus tard, Dim revend Rosy, rachète la marque de lingerie luxueuse Chantal Thomass, qu'elle revendra en 2011 au Groupe Chantelle[4].

En 2005, Dim devient une filiale du fonds d'investissement américain Sun Capital Partners (via Dim Branded Apparel ou DBApparel), rejoignant ainsi les marques Wonderbra et Playtex. Quelques années après, une réorganisation du Groupe Dim est effectuée[5],[6]

En juin 2014, le groupe de textile américain HanesBrands rachète DB Apparel pour la somme de 400 millions d'euros[7].

Chronologie annexe[modifier | modifier le code]

  • 1988 Dim confie à Jean-Paul Goude la campagne pour les collants Diam's
  • 1991 Dim lance la ligne de vêtements de sports Freedim
  • 1993 Dim lance les collants Diam's ventre plat
  • 1995 Dim lance une ligne sport de lingerie féminine
  • 1999 Dim lance les collants Cosmétic beauté
  • 2000 lancement du Soutien-gorge Beautiful People dessiné par Isabel Marant et Vannina Vesperini
  • 2008 Diversification avec le lancement de gammes maillots de bain, lingerie de nuit pour les enfants (avec le groupe Zannier), et les chaussures d'intérieur « Dimin »[8] (avec le groupe ROYER)
  • 2009 La licence Dim pour les chaussettes est reprise par Kindy[9]
  • 2009 Lancement de la gamme de maillots de bain homme

Production[modifier | modifier le code]

La quasi-totalité des collants et bas Dim est fabriquée à Autun, en Saône-et-Loire. Il s'agit de la seule usine Dim restant en France et elle emploie en 2012 un millier d'employés [10].

Communication[modifier | modifier le code]

Depuis 1963, Dim travaille avec l’agence Publicis[réf. souhaitée], et en collaboration avec des photographes et des cinéastes : Yvon-Marie Coulais, Tony Scott et Ridley Scott, Luc Besson, Claude Miller, Jean-Paul Goude, Chico Bialas, Just Jaeckin, Hugh Hudson, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Baptiste Mondino[réf. souhaitée]...

Le thème musical est une réorchestration de l’œuvre originale «That Night», composée par Lalo Schifrin, et utilisée dans le film 1967 The Fox. Le choix de cette musique reviendrait au réalisateur du premier film publicitaire de la marque, Yvon-Marie Coulais[réf. nécessaire].

Slogans et accroches publicitaires[modifier | modifier le code]

  • 1958 : « Le Bas Dimanche vendu à l'unité »
  • 1969 : « Le collant c'est Dim »
  • 1969 : « Dim, c'est aussi la mode en collant »
  • 1971 : « Non Stop de Dim, les collants sans démarcations donnent à vos jambes une nouvelle dimension »
  • 1972 : « Vos pieds rêvent de Dim pour lui »
  • 1973 : « Les nouveaux collants Dim vont rendre aux femmes leur corps de femmes »
  • 1974 : « En Dim vous êtes libre, vous êtes belle »
  • 1977 : « Les mères des filles Dim mettent des Dim aussi »
  • 1982 : « Des chaussettes au-dessus de tout soupçon »
  • 1985 : « Tant qu'il y aura des Dim »
  • 1987 : « Prends tes Dim à ton cou ! »
  • 1994 : « Le plus beau Dim c'est vous »
  • 2010 : « Les hommes aussi ont leurs Dim ! »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les 1000 de l'Expansion, L'Expansion, Groupe Express-Expansion, 2007
  2. a, b, c, d et e Jean Watin-Augouard (préf. Maurice Lévy), Marques de toujours, Éditions Larousse/VUEF,‎ octobre 2004 (ISBN 2-7441-7580-3), « Dim »
  3. Le collant sans couture Dim (1956) Inpi, 24 juin 2011
  4. Chantelle rachète Chantal Thomass de Dim 06 juin 2011
  5. Playtex et Dim en restructuration par Florentin Collomp, Le Figaro, 23 janvier 2010
  6. DBApparel serre les coûts Les Échos n°20656 du 14 avril 2010
  7. « Dim et Wonderbra changent de propriétaire », sur lefigaro.fr,‎ 25/06/2014
  8. Dim étend encore son territoire par Marianne Bailly, LSA, 24 janvier 2008
  9. Dim confie ses chaussettes à Kindy par Claire Garnier, LSA, 18 septembre 2008
  10. Deux candidats en lice pour le rachat de Dim, sur Le Figaro

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Claire Mabrut, Dim : 50 ans de mode et de liberté, préface de Maurice Lévy, Editions Ramsay, 2008 (ISBN 978-2841149773)
  • Béatrice Obergfell, Patricia Bernheim, L'Année Lingerie 2006 , Airelles, 2005 (ISBN 2-88468-056-X)

Article[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]