Jour du jugement

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Le Jour du Jugement Dernier (ou Jour de la Résurrection ou Jour du Seigneur ou encore Jour de la Rétribution) est, selon les religions monothéistes, le jour où se manifestera aux humains le jugement de Dieu sur leurs actes et leurs pensées. Certains seront damnés alors que d'autres seront trouvés justes aux yeux de Dieu. Le devenir des damnés et des justes n'est pas le même selon tous les textes.

Selon la Bible, la résurrection des morts est un préalable au jugement par Dieu, qui aura lieu le même jour pour tous.

Le Jugement dernier dans les textes sacrés[modifier | modifier le code]

Selon le Judaïsme[modifier | modifier le code]

Dans le judaïsme il existe deux choses : le jugement dernier dont parle le Livre de Daniel ( 7.6 Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais.) et Yom Hadin, le jour de la fête annuelle de Roch Hachana.

Dans la Torah il est écrit à propos du Jour du Seigneur (de YHWH : יוֹם-יְהוָה, Ésaïe 13.6, 13.9, Joël 1.15, 2.1, 2.11, 3.4, 4.14, Amos 5.18, 5.20, Abdias 1.15, Sophonie 1.7, 1.14, Malachie 3.23) , par exemple en Ésaïe 13.9 : Oui, il arrive implacable, le jour du Seigneur, jour d'emportement et de violente colère, qui réduira la terre en solitude et en exterminera les criminels.

Certains midrachim (récits allégoriques) parlent de Yom HaDin, décrivant Dieu siégeant sur Son trône, tandis que les livres contenant les actes de toute l'humanité sont ouverts pour « révision », et que chacun passe devant Lui pour évaluation de ses actes. [réf. souhaitée]

Selon le Christianisme[modifier | modifier le code]

Le jugement dernier, monastère de Voroneţ, Bucovine.

Jésus de Nazareth a mentionné un jour de jugement, à propos des Judéens qui refuseraient d'entendre la nouvelle relative au Royaume de Dieu: Le sort de la ville de Sodome sera plus supportable au 'jour de jugement' que celui de cette ville. (Matthieu 10:15). Dans le Nouveau testament, il est écrit aussi du jour du seigneur, (1Cor 5:5, 2Cor 1:14, 1The 5:2, 2Pie 3:10, Apoc 1:10,1 Thim 3). Ainsi dans la deuxième épître de Pierre on peut lire : Or, le jour du Seigneur viendra comme un larron dans la nuit; en ce temps-là les cieux passeront avec fracas, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre, avec les œuvres qui sont en elle, sera entièrement brûlée.

Ce jour du Seigneur correspond au chapitre 20 de l'apocalypse, jour où le dragon, qui est le diable et Satan sera jeté dans l'étang de feu avec l'antéchrist. Ce jour-là la terre disparaît et les hommes sont jugés : Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui y était assis. La terre et le ciel s'enfuirent de devant sa face, et leur place ne se retrouva plus. Je vis aussi les morts, grands et petits, qui se tenaient devant Dieu; et les livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans les livres.

Selon l'Islam[modifier | modifier le code]

Dans le Coran, il est écrit Yawm al-dyn (arabe: يَوْم الدِّينِ: "Jour du Jugement", ou Jour de la Rétribution), (versets 1.4, 15.35, 26.82, 37.20, 38.78, 51.12, 56.56, 70.26, 74.46, 82.17, 82.18, 83.11), par exemple dans la 26e sourate on peut lire : et c'est de Lui que je convoite le pardon de mes fautes le Jour de la Rétribution.

En plus de Jour du Jugement, il est écrit Yawm al-Qiyāmah (arabe: يوم القيامة: "Jour de la résurrection")[1].

82. Sourate de la Fissure (Al-Infitâr) Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

[1] Lorsque le ciel se déchirera, [2] que les astres se disperseront, [3] que les mers déborderont [4] et que les tombeaux seront bouleversés, [5] toute âme saura alors ce qu’elle aura accompli et ce qu’elle aura omis. [6] Ô homme ! Qu’est-ce qui te fait douter de la magnanimité de ton Seigneur [7] qui t’a créé, t’a constitué, t’a modelé avec harmonie, [8] suivant la forme qu’Il a bien voulu te donner?

[9] Loin de L’en louer, vous traitez de mensonge le Jugement dernier, [10] alors que vous êtes constamment surveillés [11] par de nobles scribes (Anges) [12] qui sont au courant de tout ce que vous faites ! [13] En vérité, les hommes pieux baigneront dans les délices [14] et les impies seront livrés à la Fournaise, [15] dont ils subiront, le Jour du Jugement dernier, les supplices, [16] sans jamais pouvoir y échapper. [17] Et qui te donnera une idée du Jugement dernier? [18] Oui, qui te donnera une idée du Jugement dernier? [19] Ce sera le jour où nulle âme ne pourra intervenir en faveur d’une autre âme, car, ce jour-là, toute décision appartiendra à Dieu.

Représentation dans la sculpture[modifier | modifier le code]

Tympans gothiques[modifier | modifier le code]

De nombreux tympans sont ornés de sculptures du Jugement dernier tels que la Cathédrale Notre-Dame de Paris

Représentation dans la peinture[modifier | modifier le code]

Fresques chrétiennes[modifier | modifier le code]

Fresque du Jugement dernier dans l'église de Sillegny

Le thème du Jugement dernier n'apparaît guère avant le XIe siècle (le premier exemplaire connu à ce jour fait partie du cycle de fresques carolingiennes (début du IXe siècle) du monastère St-Jean de Müstair, en Suisse) et n'occupe la première place qu'au XIIIe siècle. En Occident, on le trouve d'abord au revers des façades, comme un avertissement aux fidèles. Puis il occupe les rosaces occidentales (Chartres, Laon...). Il arrive ensuite sur les tympans (le prototype est le tympan de Beaulieu en Dordogne), d'abord des portes latérales, puis du portail occidental. Il a une fonction pédagogique. Dans le monde orthodoxe il est représenté par exemple sur les fresques extérieures des monastères de Bucovine.

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

Plusieurs peintres se sont emparés de ce thème dans des tableaux rassemblant plusieurs centaines de personnages :

À l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Les Trompettes du Jugement Dernier de Lucien Le Guern

Lucien Le Guern (1914-1981), frère convers dominicain et peintre naïf, a réalisé de nombreux tableaux monumentaux sur ce thème.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Icône russe du XVIIIe siècle (région de la Volga) représentant le Jugement dernier
  1. voir (74:38) et Al-Qiyâmah, 75e sourate

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le jugement des morts. Égypte ancienne, Asour, Babylone, Iran, islam, Inde, Chine, Japon, Israël, Seuil, 1961.
  • Y. Christe, Le Jugement dernier, La Pierre qui Vire, 2000.
  • Xavier Kawa-Topor, Conques : le tympan, Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur, 1997.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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