Saint-Louis (Haut-Rhin)

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Saint-Louis
La mairie de Saint-Louis et sa place rénovée en 2005.
La mairie de Saint-Louis et sa place rénovée en 2005.
Blason de Saint-Louis
Blason
Saint-Louis (Haut-Rhin)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Huningue
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Frontières
Maire
Mandat
Jean-Marie Zoellé
2014-2020
Code postal 68300
Code commune 68297
Démographie
Gentilé Ludoviciens, Ludoviciennes
Population
municipale
20 294 hab. (2011)
Densité 1 204 hab./km2
Population
aire urbaine
89 308 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 09″ N 7° 33′ 49″ E / 47.58583, 7.5636147° 35′ 09″ Nord 7° 33′ 49″ Est / 47.58583, 7.56361  
Altitude Min. 237 m – Max. 278 m
Superficie 16,85 km2
Localisation

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Saint-Louis
Liens
Site web saint-louis.fr

Saint-Louis (anc. de: Sankt Ludwig) est une commune française de l'agglomération trinationale de Bâle, située dans le département du Haut-Rhin en région Alsace, à la frontière de la Suisse. Ses habitants sont appelés les Ludoviciens et les Ludoviciennes[1]. Il s'agit de la troisième commune du département par la population[2], Saint-Louis existe depuis 1684, en vertu d’une ordonnance du roi Louis XIV.

Son développement rapide est dû à sa situation géographique. La commune a été fondée entre le Riss et le Flandrien, deux plateaux rhénans, à côté de Huningue, qui était alors un village entouré d'une forteresse de Vauban (à présent détruite), et à côté de Bâle, une ville forte. De plus, elle est la dernière (ou première) commune française de la route très empruntée reliant Strasbourg à Bâle. Cette route existe encore et est empruntée par plusieurs routes départementales. Enfin, grâce à sa proximité avec la Suisse et l'Allemagne, Saint-Louis attire beaucoup de travailleurs, notamment des frontaliers.

La commune est composée de quatre quartiers, dont trois sont reconnus[3]. Il s'agit de Saint-Louis-centre, Bourgfelden (ancienne commune ayant fusionné en 1953), Neuweg (ancien quartier de Blotzheim ayant rejoint Saint-Louis cinq ans plus tard) et Michelfelden (ancien lieu-dit d'appartenance bâloise ayant, en 1793, rejoint Bourglibre, nom de Saint-Louis pendant la Révolution française).

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Louis est située sur la vallée du Rhin supérieur débutant à Bâle (frontalière à la ville-centre) et s'allongeant jusqu'à Mayence pour former un couloir naturel. Elle est connectée du Benelux à l'Italie par l'A35, axe très fréquenté en Europe.

En ligne droite, Saint-Louis est distante de 3,5 kilomètres du centre de Bâle, de quatre kilomètres de Weil-am-Rhein, de 21,4 kilomètres de Mulhouse[4], de 50 kilomètres de Fribourg-en-Brisgau, de 51,1 kilomètres de Belfort[5], de 77 kilomètres de Zurich, de 109,1 kilomètres de Strasbourg[6] et de 408,3 kilomètres de la Tour Eiffel[7](distance orthodromique). La ville est par ailleurs située à seulement sept kilomètres des premières collines du massif du Jura et 40 kilomètres de celles du massif des Vosges.

Communes limitrophes de Saint-Louis
Blotzheim Bartenheim Rosenau,
Village-Neuf
Hésingue Saint-Louis Village-Neuf,
Huningue
Hégenheim,
Allschwil Drapeau de la Suisse Suisse
Bâle
Drapeau de la Suisse Suisse
Bâle
Drapeau de la Suisse Suisse

Hydrologie et géologie[modifier | modifier le code]

Située à une altitude moyenne de 250 mètres au-dessus du niveau de la mer, Saint-Louis est sur deux basses terrasses, le Riss et le Würm. La Petite Camargue alsacienne est elle située sur le Flandrien, c'est-à-dire la plaine d'inondation. Les différences d'altitude sont très remarquables. Le quartier le plus haut est Bourgfelden alors que le plus bas est Neuweg. On constate entre les deux quartiers une différence de 40 mètres.

La ville est traversée par diverses petites rivières ayant pris leur source dans les premières collines sundgauviennes du Jura. Il y en a trois exactement, le Lertzbach et l'Augraben, assez connus, et le Denschengraben qui l'est un peu moins. De plus, le canal de Huningue passe par la Petite Camargue. Il relie le Rhin à Huningue au canal du Rhône au Rhin à Kembs-Niffer. Malgré la présence d'écluses sur ce canal, la navigation n'a jamais été possible en raison de la création au cours du XXe siècle du Grand canal d'Alsace et en 1961, de l'inauguration de l'écluse de Kembs-Niffer construite par Le Corbusier. Enfin, la ville est située à un peu plus d'un kilomètre du Rhin.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui règne à Saint-Louis est de type semi-continental avec d’importantes variations d’amplitude pour les températures. Ainsi, les hivers sont vigoureux avec des précipitations neigeuses assez fréquentes. Les étés sont chauds et étouffants. Située entre deux massifs montagneux (les Vosges et la Forêt-Noire), la ville est peu exposée aux vents. De même, les précipitations sont relativement peu abondantes et irrégulières comparées aux autres régions françaises, grâce à la protection naturelle que constituent ces massifs. La ville est souvent sujette à de violents orages durant l’année.

Ce climat est presque similaire à celui de Mulhouse, et le même que celui de Bâle.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Saint-Louis 1 914,5 h/an 781,2 mm/an 33 j/an 32 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici les relevés de la ville de Bâle, à 2 km de Saint-Louis :

Nuvola apps kweather.png Relevés Bâle 2007-2008 [8]
Mois Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 4 6 11 16 20 23 26 25 21 15 8 4 13.2
Températures minimales moyennes (°C) -2 -2 1 4 8 12 13 13 11 6 2 -2 5.3
Températures moyennes (°C) 1 2 6 10 14 17 19 19 16 11 5 1 10.1
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 51.4 15.8 67.8 5.6 103.4 175 84.8 134.6 44.4 4.4 51.6 42.4 781.2
Heures moyennes d'ensoleillement 87.5 153.3 137 295.5 206.8 199.9 209.5 177.7 184.7 132.4 69.4 60.8 1914,5

Voici les records des températures de Saint-Louis, prises à l'EuroAirport[9].

Records des températures mensuelles à Saint-Louis
Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Minimale (Année) -23,5 °C (1985) -22,8 °C (1956) -16,4 °C (2005) -6,3 °C (2003) -3,1 °C (1953) 1,8 °C (1962)
Maximale (Année) 18,8 °C (1991) 21,7 °C (1990) 25,7 °C (1989) 30,0 °C (1968) 31,8 °C (1968) 37,0 °C (1947)
Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Minimale (Année) 5,1 °C (1960) 3,4 °C (1949) -0,9 °C (1972) -6,3 °C (1997) -11,2 °C (1989) -18,7 °C (1975)
Maximale (Année) 38,8 °C (1983) 39,1 °C (2003) 33,7 °C (1962) 31,0 °C (1985) 21,8 °C (1970) 19,9 °C (1989)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Louis vient du nom du roi Louis IX de France. Une légende dit qu'il appréciait de se reposer dans des champs situés actuellement rue de Mulhouse, près de la rue du Rail.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Louis est une « jeune ville » d'un peu plus de 300 ans, qui existe officiellement, par ordonnance de Louis XIV, datant du 28 novembre 1684. Mais Saint-Louis a connu très tôt la colonisation humaine. Des tombes, datant de 1500 avant Jésus-Christ, et un trésor gaulois, datant de 80 avant Jésus-Christ, y ont été découverts. Trois grandes voies romaines prenaient leur départ dans un lieu appelé Arialbinum, qui se trouvait vraisemblablement dans un triangle délimité à présent par Bourgfelden, Binningen et Saint-Louis. Aux XIe et XIIe siècles, Saint-Louis aurait déjà été un tout petit village du nom de Birsen, disparu aujourd'hui. Le 4 octobre 1259 est fondé le couvent cistercien de Michelfelden sur le site romain de Magnus Campus. Il est de loin le plus ancien patrimoine bâti de la région, mais n'est pas classé monument historique.

Des origines au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Du XIIIe au XVIIe siècle, on ne rencontre que deux lieux habités entre Bâle et Kembs : Alt-Hüningen — ou Altdorf, un petit village de pêcheurs — et Michelfelden. La forêt de la Hardt, peuplée d'ours et de loups, arrive alors pratiquement jusqu'au Rhin. En 1680, Vauban et l'ingénieur Jacques Tarade entreprennent la construction de la forteresse de Huningue, sur ordre du Roi-Soleil. Tout autour de la place forte, un glacis doit être dégagé. Aussi, le village de Huningue, qui se trouve entre la nouvelle forteresse et Bâle, est rasé. La majorité de ses habitants va alors reconstruire un nouveau village à un kilomètre et demi de là. Officiellement, il se nomme le Bourg Neuf d'Aoust, mais très vite il s'appellera Village-Neuf du Grand-Huningue, puis tout simplement Village-Neuf — ou Neudorf.

Louis XIV, roi de France, fondateur de la ville de Saint-Louis

Mais certains s'installent, en même temps qu'un petit nombre d'ouvriers de la forteresse, sur la route de Paris, là où elle croise la chaussée venant de la porte Saint-Jean-de-Bâle, près d'un relais de poste aux chevaux et d'une petite chapelle. L'emplacement actuel de ce site se trouve devant l'église Saint-Louis. Ainsi naît le hameau de Saint-Louis. Quand en 1684, Louis XIV lui accorde de porter ce nom, une maison de douane et une dizaine de maisons très basses avaient été construites le long de la route. Ceux qui les habitent sont « gardes de tabac », c'est-à-dire douaniers. L'excellente situation de ce hameau, à la fois carrefour et poste-frontière, constitue le point de départ de la courbe exponentielle de sa croissance. Le développement de Saint-Louis est d'abord lent, mais il est constant. À la fin de l'Ancien Régime, en 1789, le village compte près de 600 habitants et 500 mètres de rues. Il n'est cependant qu'une annexe de Village-Neuf, car il dépend de sa municipalité et de son curé. C’est la suppression des barrières douanières intérieures, décrétée par l’Assemblée, le 31 octobre 1793, qui va marquer le début du véritable essor de Saint-Louis.

La Révolution française lui donne les deux clefs de sa réussite : d’une part, l’établissement de la douane nationale, en 1791. Saint-Louis devient alors un vrai poste frontière, avec douaniers et militaires. D’autre part, le 22 octobre 1793, le directoire du département accorde à Saint-Louis et à Michelfelden l’autonomie communale. Ces deux villages sont réunis sous le nom de Bourg-Libre[10].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'expansion peut s'accélérer. De 1800 à 1815, de nombreux ateliers manufactures et maisons de transport, dont Danzas, s'établissent à Saint-Louis, qui a repris ce nom en 1814. En 1816, Alexandre Freund fonde la Grande-Brasserie de Saint-Louis. Depuis 1808, Saint-Louis organise son enseignement primaire indépendant et se dote d’une école. Le 27 juin 1827, Charles X ordonne la création d’une paroisse indépendante dans la commune. Cette dernière compte alors 1400 habitants. L’église Saint-Louis n’est construite qu’en 1842.

Carte du régime allemand lorsque la commune était allemande.

Le 25 octobre 1840 est une grande date pour Saint-Louis : la ligne de chemin de fer Mulhouse – Saint-Louis est inaugurée officiellement. L’accès à Bâle est achevé en 1845. L’avenir de Saint-Louis est alors assuré. Entre 1845 et 1850, la poste aux lettres adopte le chemin de fer comme nouveau moyen de transport pour le courrier. C’est la fin des malles-poste. Le 14 avril 1847, une autre grande victoire est remportée. Louis-Philippe Ier approuve, par ordonnance, le partage du territoire entre Village-Neuf, Saint-Louis et Huningue, qui avait déjà été projeté en 1845. Il met ainsi fin à un procès commencé en 1808. Saint-Louis a enfin un finage communal propre et se libère ainsi de sa tutelle financière, la dernière qu’exerçait encore Village-Neuf sur elle. En 1866, lors d’un nouveau recensement général, Saint-Louis est la commune la plus peuplée du canton avec 2546 habitants. Le commerce est très actif, mais l’agriculture tient encore une grande place dans l’économie de la bourgade. Le comice agricole, qui se tient le 9 septembre 1867 à Saint-Louis, réunit une trentaine de fermiers.

C’est sous le régime allemand, de 1870 à 1914, que Saint-Louis s’industrialise. L’établissement de grandes rubaneries bâloises, de tissages de soie, de fabriques de cigares, d’ateliers de construction métallique, de fabriques de produits alimentaires et chimiques, d’imprimeries, de cartonneries et d’ateliers de lithographie, sur la commune, provoque une affluence d’ouvriers venus de la campagne. Le bourg se transforme en ville qui va se doter du télégraphe, du téléphone public, de l’éclairage au gaz puis électrique, d’un réseau de distribution d’eau potable et d’un tramway électrique qui est inauguré le 1er mars 1900.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Saint-Louis vit son « âge d’or » avant les catastrophes des deux guerres mondiales. Suivant un plan d’urbanisme, on construit entre autres une église réformée, une synagogue, de nouvelles écoles, de très nombreux logements d’ouvriers, un abattoir et une prison. De grands hôtels et de grands magasins ouvrent leurs portes. Après une paralysie de quatre années durant la Grande Guerre, Saint-Louis redevient française en novembre 1918. En effet, la ville a été complètement isolée par un réseau barbelé et électrifié mis en place par le haut commandement militaire allemand. L’après-guerre est une période difficile. La pénurie de matières premières a provoqué le chômage. L’industrie doit se reconvertir et se tourner vers le marché français…

Carte du Troisième Reich lorsque l'Alsace-Lorraine était allemande.

De 1920 à 1938, Saint-Louis, malgré la crise qui entraîne la fermeture des principales rubaneries, essaie de trouver un nouvel essor industriel grâce à la métallurgie. Une des préoccupations du maire Jules Wallart est le logement des ouvriers. En 1923 débutent les travaux de la cité jardin, qui va s’appeler quartier Wallart dès son achèvement. De grands bâtiments sont construits, notamment L’Hôtel de la Gare et le Grand Hôtel Pfiffer, dans un style très moderne pour l’époque, le pensionnat des Ursulines, aujourd’hui école de musique, et l’école du quartier. La ville se dote aussi d’un stade municipal et fait réaliser son monument aux morts par les architectes BERGER et RUDLOFF . En 1930, le budget communal dépasse pour la première fois deux millions de francs. Saint-Louis compte 8 629 habitants en 1936. De 1939 à 1944, c’est la période tragique de la Seconde Guerre mondiale. De septembre 1939 à septembre 1940, toute la population de la ville est évacuée à Lectoure et ses environs, dans le Gers. Au retour, l’Alsace est allemande. Saint-Louis subit l’occupation nazie. Le 20 novembre 1944, la ville est libérée du joug de l'occupation nazie. Le 1er mars 1953, la commune fusionne avec la commune de Bourgfelden. Puis c’est le Tour de France 1955 qui passe par Saint-Louis lors de l’étape Colmar-Zurich. Le 6 mars 1958, c’est le quartier de La Chaussée qui est détaché de la commune de Blotzheim pour être rattaché à la ville de Saint-Louis. Dans la même année, le 31 décembre, le tramway bâlois fut supprimé pour laisser place au bus du district.

Le 17 juin 1970, Saint-Louis inaugure l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg où est présent le président de la République française Georges Pompidou et le président de la Confédération suisse Hans Peter Tschudi. En 1984, la ville organise sa première Foire du livre. En 1986, le premier festival de spectacles courts Théatra. Quelques semaines plus tard, la Catastrophe de Schweizerhalle va contaminer le Rhin d'un mélange rougeâtre. L'incident sera appelé « Tchernobâle » en référence à Tchernobyl. En 1989, une première partie des travaux de restructuration du centre ville est achevée par l'inauguration de l'hôtel de ville par Jean Ueberschlag, récemment élu maire. Le 23 octobre 1993, la médiathèque est achevée et inauguré puis c’est l’achèvement de la croisée des Lys, centre ville modernisé et piéton. En 1999, le théâtre de 504 places et le cinéma comptant trois salles sont achevés, ainsi que le parking souterrain. Le 22 juillet 2000, la distillerie Fernet Branca ferme ses portes.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 2004, Jean Ueberschlag ouvre le musée d'art contemporain Fernet Branca[11] dans les anciens locaux de la distillerie. Le 11 octobre 2005, vers 12 h 40, un important incendie, visible à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, ravage l'usine chimique Ciba à Grenzach-Wyhlen en Allemagne[12]. À la fin du mois de décembre 2006, la compagnie GeoPower AG, située à Kleinhüningen (quartier bâlois), provoque une vague de panique. En effet, GeoPower, spécialisé dans la géothermie, dynamite le sol à près de 3 000 mètres de profondeur. Et plus précisément le 8 décembre[13] où, à plusieurs reprises, la magnitude de trois sur l'échelle de Richter avait été atteinte. Mais elle continua au début de l'année 2007[14],[15]. La population n'étant point prévenue de ces opérations, la compagnie a été condamnée à indemniser les foyers touchés. Enfin, le 12 décembre 2008, la Suisse rentre dans l'espace Schengen ce qui pour autant, ne réduit pas les bouchons de poids-lourds sur l'autoroute A35. En 2010, un incendie aux entrepôts Frigo-Bell de Bâle dure 2 semaines aux alentours de Pâques. Les rues de Saint-Louis sont envahies par la fumée[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Louis

Les armes de Saint-Louis se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois fleurs de lys d'argent. »

Les armoiries de la ville lui ont été attribuées en 1901. Elles sont dérivées du blason de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or).

Blason de l'ancienne commune de Bourgfelden.

Le blason de l'ancienne commune de Bourgfelden : D'or à trois œillets au naturel, celle du centre épanouie, les deux autres à peine écloses, surmontant les trois branches d'une tige commune de sinople feuillée du même de deux pièces.

Il a été retiré en 1953 du fait de la fusion avec Saint-Louis.

Blason de l'ancienne commune de Neuweg.

Le blason de l'ancienne commune de Neuweg : De gueules à une borne d'argent chargée d'un œillet de pourpre au coeur d'or tigé de sinople, surmontée des lettres capitales N et W aussi d'argent.

Il a été créé en 2008 à l'occasion du 50e anniversaire du rattachement de Neuweg à Saint-Louis.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Saint-Louis est une ville de droite. Son maire, Jean-Marie Zoellé, est l'ancien premier adjoint de Jean Ueberschlag (RS).

À l’élection présidentielle de 2002[17], le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 21,61 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 21,44 %, puis de Lionel Jospin avec 11,84 % et enfin François Bayrou avec 8,34 %, puis Jean-Pierre Chevènement avec 6,57 % et Noël Mamère avec 6,36 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 80,36 % pour Jacques Chirac contre 19,64 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 24,20 %, résultat inférieur aux tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant deux points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen.

Urne vote France.JPG

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005[18], les Ludoviciens ont voté pour la Constitution européenne, avec 52,70 % de Oui contre 47,30 % de Non avec un taux d’abstention de 39,77 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont supérieurs à la tendance départementale du Haut-Rhin (Non à 49,72 % ; Oui à 50,28 %) démontrant le caractère rural du département et de sa petite ville. L'électorat ayant choisi le vote positif est, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation.

À l’élection présidentielle de 2007[19], le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy avec 35,57 %, suivi par François Bayrou avec 20,68 %, Ségolène Royal avec 20,25 %, Jean-Marie Le Pen avec 12,33 %, puis Olivier Besancenot avec 3,65 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 61,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 38,28 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %).

Le conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal ludovicien, est composé d'un maire, de dix adjoints et vingt-quatre conseillers municipaux[20]. Trois sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus de la liste « Saint Louis, une nouvelle dynamique » (PS) qui constitue l'opposition.

Groupe Président Effectif Statut
DVD Jean-Marie Zoellé 32 majorité
DVG Nawal Feghoul-Ferrati 3 opposition
La composition de l'actuel conseil municipal de la ville.

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier tour fut très faible avec 51,47 % de votants[21]. Sur les 11 089 inscrits sur listes électorales, 5 928 ludoviciens ont voté et 5 708 électeurs se sont exprimés. La liste de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) de Jean Ueberschlag, tête de la liste « Tous pour Saint-Louis », a obtenu 45,71 % des suffrages soit 2 609 voix. Il fut suivi par la liste UMP d'Éric Wissler, tête de la liste « Saint-Louis… Ma ville », qui a recueilli 22,39 % des suffrages soit 1 278 voix. La liste des dissidents Parti socialiste « Saint-Louis Renouveau », avec à sa tête Stéphane Klein, se place troisième en ayant recueilli 12,54 % des suffrages soit 716 voix. La liste MoDem Dès aujourd'hui, pour demain, avec à sa tête Carole Haeberlé, se place quatrième en ayant recueilli 10,13 % des suffrages soit 578 voix. Et enfin en cinquième position, René Curan, tête de la liste du Front national « Agir pour Saint-Louis », obtint 9,23 % soit 527 voix. Au second tour, le taux de participation, fut identique au tour précédent avec 51,09 % de votants. Sur les 11 089 inscrits sur listes électorales, 5 833 ludoviciens ont voté et 5 665 électeurs se sont exprimés. La liste de Jean Ueberschlag, tête de la liste « Tous pour Saint-Louis », a été élue avec une majorité absolue de 45,07 % soit 2 553 voix. Il fut suivi par la liste d'Éric Wissler, tête de la liste « Saint-Louis… Ma ville », qui a recueilli 33,61 % des suffrages soit 1 904 voix, suivi de la liste « Saint-Louis Renouveau », avec à sa tête Stéphane Klein, qui se place troisième en ayant recueilli 11,19 % et enfin la liste de Carole Haeberlé, tête de la liste Dès aujourd'hui, pour demain et ayant obtenue 10,13 % comme au premier tour.

Le samedi 24 septembre 2011 a eu lieu un conseil municipal extraordinaire (délocalisé à la salle des fêtes) ayant pour ordre du jour l'élection du nouveau maire à la suite de la démission du député-maire Jean Ueberschlag, démission effective depuis le 14 septembre 2011, midi. Avant de procéder à l'élection, Jocelyne Straumann-Hummel a été accueillie en tant que 33e conseillère municipale. Elle remplace Marcel Kratz, décédé le 17 juin 2011. L'élection du nouveau maire a eu lieu sitôt après. Alors que Jean Ueberschlag a proposé Jean-Marie Zoellé, Éric Wissler s'est porté candidat. C'est Jean-Marie Zoellé qui fut élu dès le premier tour (la majorité absolue étant de 16) avec 25 voix contre 6 pour Éric Wissler, les deux votes restant étant blancs. S'en est suivi, après la cérémonie de passation de l'écharpe tricolore et des clés de la ville, l'élection des adjoints. Là encore, deux listes furent opposées, celle de Jean-Marie Zoellé et celle d'Éric Wissler, et là encore, la liste de Jean-Marie Zoellé l'a emporté dès le premier tour avec les mêmes résultats (25 voix contre 6 pour la liste Éric Wissler et 2 votes blancs). Le poste de premier adjoint est désormais occupé par Alain Girny (ancien deuxième adjoint) et celui de deuxième adjoint par Pascale Schmidiger (ancien cinquième adjoint). Viennent ensuite Daniel Schicca et Élisabeth Grava qui gardent leurs postes (respectivement troisième et quatrième adjoints). Enfin, les quatre adjoint restants (Bernard Schmitter, Clément Morgen, Marie-Thérèse Loew et Monique Kegler-Capon) montent d'un rang sur la liste. On ne trouve donc que huit adjoints désormais, et non plus neuf comme auparavant.

Lors des élections municipales de mars 2014, le taux de participation pour le premier tour fut très faible avec 46,41 % de votants[21]. Sur les 11082 inscrits sur listes électorales, 5143 ludoviciens ont voté et 4879 électeurs se sont exprimés. La liste Divers Droite (DVD) de Jean-Marie Zoellé, tête de la liste « Saint-Louis, ville d'avenir » (liste d'union avec l'ancien opposant Éric Wissler et ses colistiers Matthieu Dutour, Bernard Fest et Patricia Plaisance), a obtenu 79,91 % des suffrages soit 3899 voix. Il fut suivi par la liste Divers Gauche de Nawal Feghoul-Ferrati, tête de la liste « Saint-Louis, une nouvelle dynamique », qui a recueilli 20,08 % des suffrages soit 980 voix. L'élection du maire se déroula le 29 mars 2014, où Jean-Marie Zoellé est réélu maire avec 32 voix sur 35. Les 10 adjoints (élus par 32 voix également) se répartissent selon l'ordre suivant: Alain Girny, Pascale Schmidiger, Éric Wissler, Élisabeth Grava, Daniel Schicca, Françoise Dinten, Bernard Schmitter, Stéphanie Gerteis, Philippe Knibiely et Jocelyne Straumann-Hummel.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de communes des Trois Frontières, dont le siège est à Saint-Louis, a été créée le 30 octobre 2000, succédant à un district créé en 1974. En 2001, la communauté de communes a fusionné avec le SIPES (Syndicat intercommunal pour la promotion économique et sociale de la région des Trois Frontières) créé en 1960. Actuellement, la communauté de communes compte 10 communes membres. Elle s'étend ainsi sur 96,9 km2 et regroupe 50 044 habitants. L'intercommunalité est aussi membre du Pays de Saint-Louis et des Trois-Frontières, dont la ville est également le siège.

Élections[modifier | modifier le code]

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Saint-Louis Maire Jean-Marie Zoellé 29 mars 2014 2020
Cantonales Huningue Conseiller général Max Delmond 27 mars 2011 2015
Législatives Troisième circonscription du Haut-Rhin Député Jean-Luc Reitzer 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Région Alsace Président du conseil régional Philippe Richert 21 mars 2010 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Notes
Jean Brandenburger 20 novembre 1944 1er juin 1945 Il est élu maire le jour même de la libération de Saint-Louis
Paul Fichter 11 juillet 1945 23 septembre 1945 Il n'est pas maire mais « président de la délégation municipale »
Marcel Hurst 23 septembre 1945 16 mars 1957
UPR
Deuxième mandat, le premier ayant eu lieu de 1935 à 1941
Charles Krœpflé 19 mai 1957 14 mars 1965
UNR-UDT
Georges Gissy 14 mars 1965 21 mars 1971
UPR
Théo Bachmann 21 mars 1971 28 mai 1987
DVD
Adolphe Cronimus 9 juin 1987 25 mars 1989 Remplace Théo Bachmann, mort pendant son mandat
Jean Ueberschlag 25 mars 1989 14 septembre 2011[22].
RPR puis UMP puis RS
Député du Haut-Rhin
Jean-Marie Zoellé 24 septembre 2011[23] en cours
DVD
Remplace Jean Ueberschlag, à la suite de sa démission

Budget municipal et fiscalité[modifier | modifier le code]

Lors du vote du budget primitif principal 2011, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 31,7 millions € et la section investissement présentée se montait à 23,3 millions € (les deux équilibrées en dépenses et recettes). Concernant le budget pour les investissements, ce sont l'aménagement urbain qui utilise 39 % du budget suivi des travaux de la voirie et des réseaux avec 31,08 %, des animations et de la culture avec 17 % et du sport et de la jeunesse avec 11 % [24].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Louis relève du tribunal d'instance de Mulhouse, du tribunal de grande instance de Mulhouse, de la cour d'appel de Colmar, du tribunal pour enfants de Mulhouse, du conseil de prud'hommes de Mulhouse, du tribunal de commerce de Mulhouse, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[25].

Santé[modifier | modifier le code]

Dès le XIIe siècle, Saint-Louis possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui accueillent les démunis, les orphelins.

À l'heure actuelle, Saint-Louis dispose d'un important centre de santé : la clinique des Trois frontières. La clinique qui est gérée par la Communauté de communes des Trois Frontières a une capacité d'accueil de 129 lits[26].

On dénombre également deux maisons de retraite : la maison du Lertzbach et la résidence Blanche de Castille, ainsi qu'un centre médico-social[27].

La ville compte cinq pharmacies (deux au centre, deux à Neuweg et une à Bourgfelden).

Institutions publiques[modifier | modifier le code]

Le centre de secours principal des Trois frontières.

Un poste de police était situé avenue de Bâle avec une antenne à l'Hôtel de ville. Les locaux avenue de Bâle étant vétustes, le commissariat a été déplacé rue du Jura depuis le 12 février 2011 [28]

Un poste de douane est situé à l'extrémité de la rue de Bâle, sur la frontière franco-suisse. Il constitue un point d'accès direct à la ville de Bâle. Deux autres postes frontières permettent un passage vers la Suisse, dont un sur l'autoroute française A35. Du fait de la proximité de la Suisse et de l'Euroairport les contrôles de douanes volantes sont assez fréquents dans la région de Saint-Louis.

La caserne de pompiers place Gissy a été remplacée, le 12 octobre 2002, par le centre de secours principal des Trois frontières, beaucoup plus moderne, signé par les architectes Séverine Stoffel et Stéphane Lefebvre[29].

Une brigade de gendarmerie est présente rue de Mulhouse.

La ville dispose d'un Centre des Finances Publiques pour les affaires fiscales courantes.

Le 25 octobre 2008 a été inauguré le nouveau centre technique municipal qui regroupe maintenant l'équipement public de la ville en un peu plus de 5 000 m3.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau à l'entrée de la ville indiquant le jumelage de Saint-Louis.

La ville de Saint-Louis est jumelée avec :

En France[modifier | modifier le code]

Afin de préserver les populations de l'invasion allemande de 1939, les populations de nombreuses villes et villages d'Alsace ont été évacuées vers d'autres régions de France. Ainsi, les villes de Lectoure, Peyrehorade et Pimbo ont accueilli les Ludoviciens.

Lectoure est la seconde ville (après Breisach-am-Rhein) à établir officiellement un jumelage. Le 23 mai 1948, en présence d'une délégation de la ville composée de Louis Meyer, Frédéric Schuchter et Robert Ruhlmann, marque le début du jumelage haut-rhino—gersois. Les 3 et 4 juillet de la même année, Saint-Louis baptise la rue du Canal, rue de Lectoure. En 1976, un sapin ludovicien est planté sur l'esplanade de l'Hôpital en présence de Georges Forlen, le secrétaire général de la mairie Albert Hartmann, le maire-adjoint Guillaume Platt, et le conseiller général André Weber. En septembre de la même année, c'est la première vente des fameux « melons de Lectoure ». En 1977, 316 Ludoviciens prennent un train spécial pour Lectoure. En septembre 1979, c'est au tour de Saint-Louis d'accueillir la « Cité d'Art ». Le 28 mai 1981, 70 Ludoviciens repartent dans le Gers pour célébrer le 1er acte officiel de jumelage. Le 19 septembre, 1981 toujours, le serment de jumelage « retour » est signé dans la ville par Théo Bachmann et Robert Castaing. L'esplanade de l'hôpital où a été planté le sapin ludovicien est rebaptisée place Théo Bachmann le 12 juillet 1987, soit deux mois après le décès de ce dernier. Le jour suivant, le nouveau maire, Cronimus, la veuve du maire et ses enfants sont au service funèbre.

Peyrehorade possède une rue dans le quartier de Bourgfelden depuis le 1er septembre 1979, soit 40 ans jour pour jour après l'évacuation. Le 30 mai 1981 et le 4 septembre 1982, Bourgfelden et Peyrehorade remplissent les actes de jumelage. Il s'agit du 17e jumelage haut-rhino—landais.

Pimbo est la dernière commune à se jumeler avec Saint-Louis. Et c'est plus précisément avec le quartier de Neuweg que la commune a décidé de fusionner. En réalité, la population de Blotzheim-la-Chaussée (ancien nom de Neuweg), a fui en majorité à Bias, Pimbo, Hontanx et Morcenx, toutes les quatre étant situées dans le département des Landes. Mais Morcenx était déjà jumelée avec Hégenheim et Hontanx avec Helfrantzkirch, Neuweg décide dans un premier temps de se jumeler à Bias et Pimbo. Mais ces dernières écartées de 93 kilomètres, le quartier a choisi Pimbo car plus proche. Donc, le 17 avril 1985, l'association « les Amis de Pimbo » est fondée, présidée par Roger Erblang, son vice-président Lucien Butticker, le secrétaire Clément Morgen et le trésorier Aimé Albientz. Le jumelage aller a lieu à Pimbo le 4 août 1985, avec l'inauguration d'un foyer du nom de « Saint-Louis-la-Chaussée ». Le jumelage retour a lieu à La Chaussée le 27 juillet 1986. Du 25 au 30 juillet 1986, une soixantaine de Pimbolais participent aux festivités ludoviciennes. Cinquante ans après l'évacuation, des festivités ont lieu à Pimbo du 25 au 29 août 1989.

À l'étranger[modifier | modifier le code]

Collégiale romane St-Étienne (Münster) de Breisach-am-Rhein.

Breisach-am-Rhein est la première ville à se jumeler avec Saint-Louis. Le 25 juin 1960, le maire ludovicien Krœpflé et son homologue allemand Bueb ont signé le premier acte de jumelage. Un souvenir pour Saint-Louis, puisque le 10 avril 1685, le conseil souverain d'Alsace déclare à Breisach, ville française à l'époque, l'ordonnance de Louis XIV accordant le nom de Saint-Louis, en hommage à Louis IX, aux quelques maisons.

Population et société[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'Alsace avec les principales aires urbaines, dont Saint-Louis

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement démographique de 2011, la population de la commune totalisait 20 294 habitants, ce qui fait de Saint-Louis la troisième ville la plus peuplée du Haut-Rhin (derrière Mulhouse et Colmar)[33].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 20 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590 830 662 966 1 263 1 327 1 459 1 473 1 464
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 520 1 635 1 731 1 731 1 970 2 066 2 292 2 642 3 022
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 018 4 737 5 417 5 376 5 700 6 375 7 158 6 475 9 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
12 378 14 845 18 007 18 682 19 547 19 961 19 875 20 294 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2004[35].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Sociologie[modifier | modifier le code]

En 1999, seuls 36,6 % des actifs ludoviciens ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 3,9 % entre 1990 et 1999[36]. Le taux de chômage[37] est passé de 9,7 % en 1999 à 8 % en 2005, soit une diminution de 1,7 %. Le revenu moyen par ménage, à environ 18 519 €, est très supérieur à la moyenne nationale (15 027 € par an)[38]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 83 %, ce qui dépasse de peu la moyenne nationale, qui est de 82,2 %. On compte 51,4 % d'actifs contre 13,7 % de retraités, nombre bien inférieur à la moyenne nationale (18,2 %). Les jeunes scolarisés représentent 21,7 % de la population et 13,2 % de personnes sont sans activité.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Saint-Louis 0,0 % 3,6 % 8,5 % 19 % 29,8 % 39,1 %
Haut-Rhin 1,3 % 5,0 % 9,5 % 22,6 % 26,7 % 34,8 %
Alsace 1,2 % 5,0 % 11,2 % 22,6 % 26,8 % 33,2 %
Moyenne nationale 2,7 % 6,6 % 13,1 % 23,1 % 28,8 % 25,6 %
Sources des données : Insee : Saint-Louis[39], Haut-Rhin[40], Alsace[41], France[42]

Le taux de Ludoviciens ayant suivi des études supérieures est de 14,8 %, contre 15,4 % en moyenne régionale et 18,1 % en moyenne en France métropolitaine[43],[44].

Une des tours Novartis de Bâle.

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Une agence Pôle Emploi y est présente.

D'autre part, la ville étant à proximité immédiate de la ville de Bâle, de nombreux Ludoviciens sont employés en Suisse. L'industrie chimique bâloise avec de grandes entreprises telles que Novartis est un des secteurs concernés. Les frontaliers travaillent en Suisse ou en Allemagne, car la frontière allemande n'est qu'à quelques kilomètres de Saint-Louis.

Commerces[modifier | modifier le code]

Maisons d'expédition[modifier | modifier le code]

  • Les maisons d'expédition installées au XIXe siècle ont joué un rôle majeur pour le développement du commerce à Saint-Louis. On peut citer Minet, Danzas, Oswald Frères et Lévêque. Elles sont commissionnaires de roulage, services de terre sur Lyon et par chemin de fer sur Paris. Dès 1799, certains commissionnaires apparaissent déjà (l'Italien Philippe Castano, le Rouffachois Valentin Munsch, André Caimy ou encore François-Antoine Moyses)
  • Michel L'Évèque-Moll, un Huninguois né le 5 mars 1770, arrive à Bourglibre en 1795. Il est commis d'expéditions chez Valentin Munsch. Il est nommé adjoint de Bourglibre de 1795 à 1807, de 1813 à 1815 et de 1816 à 1820. Le 11 janvier 1806, il fonde le premier établissement de commission et d'expéditions à Bourglibre, juste avant la proclamation du Blocus continental. Il décède le 26 mai 1830 et depuis 1840 sous la raison sociale « Danzas et Cie », la maison devient, quelques décennies après, l'une des premières maisons d'expédition d'Europe.

Danzas[modifier | modifier le code]

Avec 670 implantations dans 36 pays des cinq continents ainsi que 15 000 salariés, Danzas est un grand nom du transport. C'est grâce à Marie-Mathias-Nicolas-Louis Danzas (son nom complet), un Colmarien né le 25 février 1788 que l'entreprise naît en 1816 à Saint-Louis. Ce fut un ancien lieutenant du 13e régiment de chasseurs à cheval sous le Premier Empire. Issu d'un famille de magistrats colmariens, descendants des Danzas de Lectoure, l'une des familles les plus prestigieuses de France au XIIe siècle, Louis Danzas arrive dans la ville après la défaite de Waterloo et se lance dans les transports à 27 ans. Il est d'abord employé chez Michel l'Evêque, dirigeant un établissement de commission et d'expédition. Il dirige l'entreprise en 1830 à la mort de Michel l'Evêque et met l'entreprise à son nom 10 ans plus tard. Son associé n'est alors autre que le fils de Michel l'Evêque.

La fusion de plusieurs entreprises de transport donne naissance en 1855 à « Danzas Ouzelet et Cie ». Le groupe prend le contrôle de la succursale des associés de Bâle. Cette dernière fut d'ailleurs fondée par Danzas en Suisse. En 1859, elle adopte le nom de « Danzas Levêque et Minet » et en automne 1865, celui de « Commission et expédition, recouvrements, Agence de la Compagnie générale transatlantique et direction des messageries nationales de France, Bâle et Saint-Louis ».

En 1832, Louis Danzas épouse Jenny-Désirée Lavezzari, une italienne de Chiavenna. Leur enfant, Emile-Jules Danzas, quitte Saint-Louis en 1871 pour installer les bureaux de la société sur la place Holbein de Bâle, où il réside. Danzas était installé à l'origine dans l'angle des rues de Huningue et de Mulhouse. Plus tard, « l'Hôtel John » prendra sa place. La première succursale bâloise ouvre en 1855 et la société-mère s'y installe en 1871.

En 1990, Danzas quitte les entrepôts de la rue Théo-Bachmann. La ville en fait acquisition. L'entreprise s'installe rue Alexandre-Freund sur un site de 17 hectares.

Mais en mai 2002, les locaux partent en fumée.

Menweg Transport[modifier | modifier le code]

Menweg est une famille de voituriers ludoviciens du Second Empire. Il effectue une dizaine d'allers-retours entre Saint-Louis et Mulhouse avec une dizaine de chevaux de trait. En 1930, l'arrivée du premier camion, un Berliet de 2 tonnes, marque le début d'une amitié avec l'entreprise qui deviendra en 1975, Renault Véhicules Industriels. La S.A. Menweg est quant à elle créée en 1962.

Oswald Frères[modifier | modifier le code]

C'est dans l'ancienne propriété Moyses appartenant au fameux commissionnaire-contrebandier que l'entreprise prend place. Plus tard, le lieu se transforme en pensionnat pour jeunes filles grâces aux sœurs de l'Adoration perpétuelle de Bellemagny en enfin de gendarmerie. La propriété possédait un parc de 2 hectares.

La maison Ouzelet[modifier | modifier le code]

La première maison de roulage « Ouzelet et Cie » ouvre le 4 août 1850 à Saint-Louis. Face à Danzas et futur lieu de la fabrique Sarasin. Elle est apparentée au maréchal Lefèbvre, duc de Dantzig par Mme Ouzelet (Richet). C'est « une maison vraiment princière », que tient la famille jusqu'à une chute due à des difficultés financières.

Dirigée par les associés Jean-Baptiste Ouzelet et Jean Jurg, la maison est devenue en 1855 « Danzas, Ouzelet et ie ». Et cela, grâce à la fusion effectuée par Louis Danzas, Édouard L'Evêque et Adolphe-Louis Favier.

Marché de Saint-Louis[modifier | modifier le code]

C'est le 21 avril 1860 que le conseil municipal demande l'ouverture d'un marché hebdomadaire. les arguments sont que les ouvriers travaillent et ne peuvent donc cultiver, de nombreux administriés sont obligés de s'approvisionner au marché de Bâle, Blotzheim a déjà son marché et le marché ludovicien serait fréquenté par des acheteurs venant de Huningue, voire de Lörrach. L'ouverture est accordée par l'autorité départementale le 28 août 1861 et le règlement date du 1er octobre 1861 : le marché se tiendra le jeudi de chaque semaine sur la propriété communale proche de l'église. Depuis 1888, se pose l'épineux problème de son emplacement soit à la place de l'Église ou sur les trottoirs du carrefour central. C'est ce dernier lieu qui aura lieu les faveurs des conseillers en 1895, après les plus vives discussions. Le règlement définitif du marché remonte au 18 août 1893. Il se tiendra tous les mardis, jeudis et samedis. À partir de 1897 se tiennent quatre foires annuelles, en mars, juin, septembre et novembre.

En 1898, les commerçantsdemandent que le marché-braderie bi-mensuel n'ait lieu qu'une fois par mois. la requête est rejetée par le conseil municipal, par 11 voix contre 4. En 1902, les commerçants fustigent cette fois le marché. D'abord rejeté par 14 voix contre 4 en 1903, auprès de la famille Freund, moyennant 38 400 marks. Les trottoirs du carrefour central sont délaissés par le marché dès 1905. En 1963, on organise la première braderie à l'occasion de la foire trimestrielle dans les rues de Bâle et de Mulhouse. L'expérience n'est pas concluante et est arrêté en 1968. Le marché hebdomadaire est installé en 1969 rue des Acacias et sur la place adjacente. Le petit marché journalier se tient sur la place Huffel. Au début du mois d'août 1973, une page de l'histoire du marché hebdomadaire a été tournée avec la mise en service de la place nouvellement aménagé entre la salle des Fêtes et le halle Nusser.

Actuellement, le marché hebdomadaire du samedi, toujours bien achalandé et animé, attire encore des clients et des visiteurs venus de partout. Mais, à présent, il est installé sur la place de l'Europe et sur les trottoirs de la rue Lauly. L'ex-place du Marché, aujourd'hui baptisée place Georges Gissy, sert d'aire de stationnement.

Réseau de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette carte montre les différents transports que l'on trouve à Saint-Louis.

Saint-Louis possède plusieurs infrastructures telles qu'un aéroport, deux gares, une autoroute, plusieurs routes départementales, un réseau de bus, plusieurs kilomètres de pistes cyclables et bientôt, un tramway.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Saint-Louis est située sur l’autoroute A35, « l’Alsacienne », qui relie Lauterbourg à Saint-Louis. Elle permet d’inclure Saint-Louis dans un grand axe autoroutier européen qui va de la Suisse à l’Allemagne, via Mulhouse et Strasbourg. On peut y accéder par l'A36 et l'A37.

La ville abrite la Borne 9, la frontière autoroutière entre la France et la Suisse. Il s'agit d'un lieu de passage pour les véhicules légers comme pour les poids-lourds. À cause d'un péage autoroutier pour ces derniers mis en place sur la Bundesautobahn 5 allemande, le nombre de poids-lourds à plus que doublé. Le parking de 300 places n'est pas suffisant. Les poids-lourds font une file immense allant de la Borne 9 jusqu'à l'A35, à 10 km de là.

Jean Ueberschlag, l'ancien maire de la ville, a retenu deux grandes propositions pour résoudre ce problème. Mettre l'autoroute à hauteur de Saint-Louis en 2x3 voies, finir l'A37 et enfin, créer un pré-parking de 200 places.

L'un des derniers radars de l'année 2007, à quelques kilomètres après la frontière franco-suisse.

Un radar automatique de troisième génération a été placé le 9 novembre 2007 sur l'A35 dans le sens BâleMulhouse. Mis en service le 25 du même mois, il a flashé environ 500 véhicules en un mois, dont la moitié sont étrangers.

Le Lysbüchel, frontière entre Saint-Louis et Bâle.

La ville possède plusieurs routes départementales. La plus connue et la plus empruntée est sans doute la D66 (68) qui relie Bâle à Mulhouse en passant, sur près de 7 kilomètres, dans Saint-Louis. Puis, la deuxième est incontestablement la D105 (68) allant de Weil-am-Rhein à l'ouest de Hésingue, et donc porte orientale du Sundgau. Cette route passe sur plus de 1 km dans la ville. La D469 (68) entre le centre-ville de Saint-Louis et celui de Huningue et du centre de Bourgfelden à Hégenheim, plus d'un kilomètre et la D419 (68) du nord de Bourgfelden jusqu'à Belfort, sur un peu plus de 600 m. Mais il existe 2 routes départementales cachées. La première est la RD12bisI du centre de La Chaussée jusqu'à Blotzheim. La seconde est la D107 (68). Elle ne se situe dans aucune ville (à l'exception de Huningue au sud de la route) mais touche Huningue, Village-Neuf et Saint-Louis.

À l'intérieur de la ville, plusieurs « pénétrantes » prolongent les routes rayonnant de Saint-Louis jusqu'au cœur de la ville : avenue de Bâle pour la route de Bâle, rue de Mulhouse et rue de Strasbourg pour la route de Mulhouse, avenue du Général de Gaulle et rue de Huningue pour la route d'Altkirch et d'Huningue. Mais il existe aussi d'autres « pénétrantes » pour le reste de la ville. À Bourgfelden, il y a la rue d'Hégenheim pour Hégenheim ou la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny pour Bâle-Ouest. Pour Neuweg, c'est la rue du Canal pour Rosenau et Village-Neuf et la rue de l'Aéroport pour Blotzheim. Enfin, entre le centre-ville et le quartier Wallart, on trouve la rue du Rhône pour le sud de Huningue.

En centre-ville, les automobilistes disposent d'un parking souterrain gratuit (Croisée des Lys) auxquels s'ajoutent les vastes parkings en plein air, également gratuits, de la place de l'Europe, qui a été réaménagée depuis le 21 novembre 2007, et de la place Georges Gissy.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Distribus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Distribus.
Un bus Distribus au carrefour central.

Le réseau de transport en commun de la Communauté de communes des Trois Frontières, Distribus, a dix de ses douze lignes passant par Saint-Louis. Dans la ville, le réseau dessert des lieux importants comme le carrefour central, la Gare, l'EuroAirport, le Lycée Jean-Mermoz mais aussi le Collège Forlen. Le carrefour central est d'ailleurs le centre du réseau puisque six lignes s'y arrêtent. C'est depuis là que l'on peut accéder à Bâle, Kembs, Bartenheim, Buschwiller, Blotzheim, Huningue ou encore Village-Neuf en quelques minutes.

Tramway de Bâle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Bâle.

Le 1er mars 1900, le tramway arrive à Saint-Louis. La première tranche du tram ira jusqu'en face du bureau des douanes. Cette section coûte 44 063 marks. Puis, le 19 juillet de la même année est ouverte la ligne électrifiée no 5, Bâle - Marktplatz - Saint-Jean - Saint-Louis. Le premier tramway arrive à la frontière à 10 heures avec les salutations de la municipalité de Saint-Louis, de l'administration des Chemins de fer et d'une grande foule. Toutes les maisons sont décorées. Le Rösslitram fonctionne encore 2 ans. La dernière voiture est transformée en gloriette dans un jardin de Riehen en Suisse.

Mais la municipalité du maire Kroepflé refuse de participer financièrement à l'éventuel déficit de l'exploitation des tramways bâlois à la fin de l'année 1956. Le contrat expire le 31 décembre 1957. Le 1er janvier 1958, le tram est donc remplacé par un service d'autobus de la ville de Saint-Louis et en 1962, il est décidé d'enlever les anciens rails.

Toutefois, le tramway de Bâle circulera à nouveau dans la ville dès 2016, via l'extension de la ligne 3 du réseau suisse[45],[46].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Saint-Louis (Haut-Rhin).

Saint-Louis est traversée par une voie ferrée reliant Strasbourg et Bâle.

La gare de Saint-Louis, inaugurée en 1840 lors de l'arrivée du chemin de fer à Saint-Louis, est desservie par les trains du service TER Alsace.

Les lignes desservant Saint-Louis (ville) sont : Bâle - Strasbourg, Bâle - Mulhouse, Bruxelles - Coire, Bruxelles - Zurich.

Avant le lancement du TGV-Est, la ville était aussi desservie par la ligne Paris - Bâle.

Devant la gare, on peut gagner l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg grâce à la navette 11 de Distribus[47].

Saint-Louis a aussi un arrêt SNCF à Neuweg, situé entre la rue de la Barrière et la rue des Pinsons, qui est desservi à certaines heures. La gare de Saint-Louis Neuweg, dont l'arrêt se nomme « Saint-Louis la Chaussée », est uniquement desservie par la ligne Bâle - Mulhouse.

La ville est située à 7 minutes de Bâle, à 13 minutes de Mulhouse, à 1 heure de Strasbourg et (grâce au TGV Rhin-Rhône) à 3 h 45 de Paris.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

Aéroport international de Mulhouse-Bâle-Fribourg.

L'aéroport international Basel-Mulhouse, situé à deux kilomètres au nord-ouest de la ville, est le 5e de France par le nombre de passagers et 2e pour le fret. Son trafic a franchi en 2011 le cap des 5 millions de passagers. Plus de cent destinations sont desservies, essentiellement en Europe. Une navette effectue la liaison avec la gare de Saint-Louis, en attendant la création d'une gare sur l'aéroport et l'arrivée du TGV.

Pour certains vols long-courriers, un service d'avions réguliers effectue la liaison avec l'aéroport de Zurich, qui est l'un des principaux hubs européens. La compagnie aérienne à bas prix easyJet assure 27,8 % du trafic en 2011.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Huningue#Économie.

Saint-Louis ne possède pas de réseau fluvial à proprement parler.

Cependant, la ville de Huningue, à l'est de Saint-Louis, se trouve au bord du Rhin et possède une zone portuaire où se trouve le Port rhénan appartenant à la Chambre de commerce et d'industrie Sud Alsace Mulhouse. La proximité de cette infrastructure fait que Saint-Louis dispose assez facilement d'un accès à l'une des plus grandes voies navigables d'Europe.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Saint-Louis est très fortement urbanisée. C'est une ville datant d'il y a un peu plus de 300 ans. Malgré cela, de nombreux édifices modernes ponctuent le paysage. On peut citer notamment la Croisée des Lys au centre-ville (avec l'hôtel de ville, la médiathèque, le cinéma et le théâtre) qui a fini d'être rénové en 2006. Les travaux de rénovation de la place du marché et de son kiosque ainsi que le stade de la Frontière ont été achevés en 2008. Durant cette année, ont également été achevés les travaux de remise en état du lycée Jean Mermoz après un peu plus de 15 ans de rénovation. Le collège René Schickele (datant de 1966) a également fait l'objet de travaux. Un important programme d'aménagement de la gare a été mené pour y créer un point de connexion à dimension transfrontalière entre les modes de déplacements individuels et collectifs.

La mairie de Saint-Louis datant de 1989.

Architecture[modifier | modifier le code]

Étant une ville relativement nouvelle, Saint-Louis possède très peu d'architectures anciennes. Une grande partie de la ville est cependant constituée de maisons de charmes datant du début du XXe siècle, notamment avenue de Bâle. On y trouve également quelques maisons à colombages. La mairie actuelle de Saint-Louis est récente. En effet, elle a été inaugurée en 1989. Cette même année, la mairie a reçu le Prix de la qualité architecturale grâce à ses deux architectes, Pierre Merz et Raymond Ullmann.

Durant la semaine de l'architecture, le lycée Jean Mermoz a été le lieu de débats entre architectes, le 15 octobre 2008. Le lycée, le plus grand d'Alsace, possède une architecture originale, due au cabinet d'architecte Sutter Laburte.

Logement[modifier | modifier le code]

Saint-Louis comptait 10 218 logements en 2008 pour 20 305 habitants soit environ 2 personnes par habitation. Les constructions neuves sont peu présentes et le parc immobilier est assez ancien puisque 62,5 % des résidences principales ont été construites avant 1974. Les constructions antérieures à 1949 représentent 17,9 % du parc.

88,1 % des logements sont des résidences principales, réparties à 28,7 % en maisons individuelles et à 70,8 % en appartements. Saint-Louis possède donc beaucoup de logements collectifs. 44,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 53,9 % qui sont locataires [48],[49].

À noter qu’avec 2 130 logements HLM soit 23,7 % du parc en 2008, la ville respecte les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 2008 avec 9,4 % du parc.

La plupart des habitations possèdent 3 pièces (27,3 %), ou 4 pièces (27,2 %), puis 5 pièces (24,6 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 5,9 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements[50],[51]. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 82,9 % ont le chauffage central et 58,7 % possèdent un garage, box ou parking.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le Spirit of St-Louis, un symbole fort du fleurissement de Saint-Louis.

Saint-Louis est une ville fleurie avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[52]. Saint-Louis possède plusieurs petits parcs, mais deux sont reconnus comme espaces verts :

La Petite Camargue alsacienne.
  • Le parc Trimbach : ce parc est situé dans la rue de Huningue. Il est composé de plantations arborées et florales, et d'une aire de jeux pour les enfants.
  • Le Réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne : première réserve naturelle d'Alsace, créée en 1982, la petite Camargue alsacienne comptait alors 120 hectares classés. Le 26 juillet 2006, un nouveau décret protège à présent 904 hectares. La mosaïque de milieux composant la réserve comprend des dépressions humides, roselières et systèmes d'anciens bras du Rhin, prairies humides, pelouses sèches, prés de fauche, forêts alluviales, sources phréatiques…

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Louis.

L’église Saint-Louis : cette église date de 1842. Elle porte sur le porche l’inscription suivante : Elegi locum Istum Mihi Domum Sacrificii. 1842. (J’ai choisi ce lieu pour moi comme maison du sacrifice. 1842). Les trois vitraux du chœur remontent à 1890 et ceux d’Albert Gerrer, de Mulhouse, situés dans la nef, datent de 1934. On y trouve aussi un nouveau chemin de croix, remplacé lors de la rénovation en 1931, ainsi qu’une croix probablement baroque aux origines inconnues, une statue de la Vierge, les deux du XVIIIe siècle, dont les attributs (spectre ou globe) manquent. Les deux statues ont été acquises par le curé Vogel dans les années 1960.

Au fond de l’église, on découvre également deux statues en pierre, Saint-Joseph et la Vierge Marie. Le second orgue, datant de 1860 et d’origine inconnue, a été remplacé en 1968 par un instrument de la main d’Alfred Kern, de Strasbourg. Le nouvel orgue frappe par sa majesté autant que par la sobriété de ses lignes. Tous les tuyaux de façade en étain sont en parfaite harmonie avec le buffet en hêtre. L’instrument à trois claviers et pédales à traction mécanique se compose de 39 jeux et permet ainsi l’exécution de toute musique ancienne et contemporaine. Il a été béni par l’abbé Vogel, curé doyen, lors de la Fête-Dieu, le 16 juin 1968. Les premières cloches, Louis, Maria, François-Xavier et Georges, ont été baptisées le 25 novembre 1866. Trois d’entre elles devaient être réquisitionnées en 1917. Deux nouvelles cloches, baptisées Saint-Joseph et Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, sont bénies le 2 octobre 1927.

L'église Notre-Dame-de-la-Paix.

L’église Notre-Dame-de-la-Paix : cette église date de 1962. La paroisse n’étant pas concordataire (seulement 50 ans d’existence), l’entretien de son patrimoine lui incombe entièrement. On y trouve une statue de la Vierge à l’Enfant Jésus qui date vraisemblablement de la seconde moitié du XVe siècle. Elle a été acquise par le curé Petit à Mulhouse et bénie en décembre 1967 par Mgr Johner. C’est au cours d’une célébration de pénitence, en avril 1976, qu’a été bénie une croix représentant le Christ en croix. Elle pèse 250 kg et est montée dans le chœur du sanctuaire. Cette croix de 4 mètres de haut et portant un Christ de plus de deux mètres est l’œuvre du jeune sculpteur Ledermenn, de Maisonsgoutte.

L’orgue de cette église a été construit sur trois niveaux par Alfred Kern en 1972-1973. Il perpétue la tradition musicale d’Allemagne de l'Ouest. Unique dans la région, l’orgue a été inauguré le 29 septembre 1973.

L’église réformée de Saint-Louis : l’église réformée de Saint-Louis date de 1883 et ses cloches de 1885. Ces dernières ont été réquisitionnées en 1917, puis furent remplacées en 1926. Cette église abrite également un orgue Weigle (StuttgartBâle) de 1886 avec console indépendante mécanique, qui a été rénové en 1994. Le presbytère a été construit par le pasteur Birmelé qui l’a ensuite cédé à la communauté. Le foyer protestant a été construit en 1933 et inauguré le 18 juin 1934.

La synagogue : Saint-Louis possède aussi une synagogue qui a été inaugurée en 1907 et agrandie dans les années 1930. La maison communautaire a été inaugurée le 20 octobre 1963.

L'église Saint-Charles.

L’église Saint-Charles : l’église Saint-Charles-Borromée est de style néogothique. Dans la nef, à droite, on découvre une statue de Joseph, second patron de la paroisse, et à gauche la statue de Marie, œuvre d’Albert Erny, de Colmar, datant de 1964. Deux médaillons, représentant Joseph et Marie, ont été placés au-dessus des statues. Le chemin de croix de 1893 a été remplacé par celui réalisé au ciseau par Albert Erny, en 1964. Un harmonium est installé dans l’église depuis 1888. Construit en 18991900 par la Maison Martin Rinckenbach d’Ammerschwihr, l’instrument, comprenant une console mécanique indépendante et un buffet de Klemm, a été rénové par Christian Guerrier en 1982. Deux des trois cloches bénies le 7 juin 1892 (Saint-Charles, Saint-Joseph et Sainte-Marie) ont été réquisitionnées en 1917. Après la guerre, les nouvelles cloches ont à nouveau pour noms Marie, Joseph et Charles. La quatrième cloche, Louis, Pesant 1 500 kg, a été acquise le 16 avril 1967. La crèche de Noël, une œuvre également sculptée par Albert Erny, date de 1953. Le presbytère est millésimé 1895.

Le temple de Bourgfelden.

Église protestante : Bourgfelden compte aussi une chapelle protestante, inauguré le 27 mai 1936 et restaurée en 1992.

L’église Saint-Pierre : cette église, consacrée le 12 octobre 1969, n’est pas concordataire. Ainsi, l’entretien de son patrimoine lui incombe entièrement, entre autres l’entretien de l’électrium, des cloches Marie (1879), Pierre (17 mai 1931), Marie (17 mai 1931), François-Xavier (17 octobre 1971) et Joseph (17 octobre 1971) et de la statue de la Vierge à l’Enfant Jésus, datant du XVIIe siècle. Cette dernière provient du pèlerinage du Schauenberg à Pfaffenheim et a été offerte par le curé Sigismond Kueny, frère du curé Xavier Kueny. La construction du presbytère, entreprise par la commune de Blotzheim, a été achevée en février 1952.

Une paroisse orthodoxe russe est présente à Saint-Louis en l'église de Saint Nicolas le Thaumaturge (exarchat du Patriarcat de Constantinople). La ville de Saint Louis est aussi dotée de trois mosquées et d'une synagogue.

Culture[modifier | modifier le code]

Salles de spectacles et cinémas[modifier | modifier le code]

Saint-Louis possède un ensemble de centres culturels municipaux (CCSM), proposant des spectacles de musique, de théâtre pour le jeune public, des expositions, des stages et des animations tout au long de l'année. Un abonnement est proposé. La programmation est souvent saluée par le public et les critiques.

Le Théâtre La Coupole, situé non loin de la Mairie.

Le Théâtre La Coupole, ouvert en janvier 2001 en plein centre-ville, membre de la Réunion des théâtres lyriques de France, propose chaque année une saison de théâtre et des pièces.

Alors que Saint-louis comptait au milieu du XXe siècle de nombreuses salles de cinéma (Hôtel de Paris…), il n’existe désormais plus qu'un complexe : le Cinéma la Coupole, situé près de la Mairie et de la médiathèque, et constitué de 3 salles dont une est accessible aux handicapés et malentendants.

La ville de Saint-Louis gère également la programmation de nombreux spectacles de musiques actuelles ou de café-concerts, au sein de plusieurs salles comme le Théâtre La Coupole, ou le Caveau du « Café Littéraire » qui se trouve au 19, rue du général de Gaulle.

Festivals[modifier | modifier le code]

Les feux d'artifices du samedi 12 juillet 2008.

La qualité des manifestations ludoviciennes est souvent saluée, car leur portée est souvent audible au niveau national. THĖÂTRA, festival international de théâtre amateur, se déroule tous les ans fin septembre-début octobre. Il a fêté sa 25e édition en 2011[53].

L'art est également à l'honneur avec le Salon des 40[54], qui réunit chaque année 40 artistes. Lors du 17e Salon des 40 en 2011, 3 700 visiteurs ont été accueillis.

La littérature n'est pas oubliée, avec la Foire du livre de Saint-Louis[55], salon du livre, tous les ans en avril ou mai. Elle a accueilli 32 000 visiteurs en 2011.

La musique n'est pas en reste, avec le festival Conc'air[56], lancé en 2006, qui se déroule tous les ans durant l'été.

Enfin, le samedi soir le plus proche du 14 juillet a lieu la nuit tricolore organisée par la ville. Il s'agit en fait d'un orchestre qui vient jouer de la musique aux visiteurs. Puis à 23 heures a lieu le feu d'artifice. Pour l'année 2008, ce fut un hommage au ténor italien Luciano Pavarotti. L'année 2010 fut consacrée à un hommage à Mickael Jackson.

Foires, marchés et frairies[modifier | modifier le code]

De nombreuses foires, marchés ou brocantes animent la ville tout au long de l'année. La Brocante de la Saint-Jean qui se déroule tous les derniers samedis du mois de juin ou les premiers du mois de juillet autour du carrefour central. Un marché aux fruits et légumes hebdomadaire a lieu sur la place de l'Europe. Un petit marché se tient les mardis et jeudis matin à la Croisée des Lys.

Le grand défilé de Carnaval entourant Mardi gras réunit chaque année des milliers de spectateurs dont de nombreux enfants déguisés et maquillés, comme le veut la coutume.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Le réseau des centres culturels de Saint-Louis bénéficie depuis le 23 octobre 1993 d'un site en centre-ville de tout premier plan : la Médiathèque le Parnasse, communément appelée par les Ludoviciens la « médiathèque ». Elle est installée dans un vaste bâtiment moderne situé tout près de la mairie[57] et fait référence tant en France qu'à l'étranger. Un fond Alsace et un fond Périodiques sont installés dans l'aile de la médiathèque.

Ce réseau comprend aussi une ludothèque municipale, qui se trouve au 44bis, rue de Mulhouse, où se trouvent près de 2 000 jeux et jouets.

Musées et lieux d’expositions[modifier | modifier le code]

Façade du Musée d'art contemporain Fernet Branca.

Saint-Louis abrite le Musée d'art contemporain Fernet Branca, du nom de l'ancienne distillerie Fernet Branca. Le musée est situé au numéro 2 de la rue du Ballon, près de la Mairie. Le bâtiment, construit par Bernardino Branca et inauguré en 1907, a été réaménagé par l'architecte Jean-Michel Wilmotte. Il accueille régulièrement des expositions temporaires d'art moderne et contemporain.

Médias[modifier | modifier le code]

Le principal quotidien régional diffusé à Saint-Louis est L'Alsace. S’y ajoute les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui fait aussi partie du groupe de presse régionale. En juin 1993, un journal municipal mensuel gratuit, baptisé Ludovie, a été lancé. Il a été remplacé par Saint-Louis Magazine en mai 2009.

La direction de la communication de la mairie a créé le 2 février 2002 une chaîne d’information locale continue, Ludovie TV, qui diffusait des annonces et des reportages. Elle a été remplacée par Saint-Louis TV le 9 janvier 2010, qui garde les mêmes principes que Ludovie TV et qui est également diffusée sur Internet [58].

France Bleu Alsace est la radio régionale de Radio France qui émet sur les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

Média Nom Date de création Siège
Presse régionale écrite L'Alsace 24 novembre 1944 Mulhouse
Presse régionale écrite Dernières Nouvelles d'Alsace 1877 Strasbourg
Chaîne de télévision locale Saint-Louis TV (ex-Ludovie TV) 9 janvier 2010 (Ludovie TV : 2 février 2002) Saint-Louis
Journal local gratuit mensuel Saint-Louis Magazine (ex-Ludovie) mai 2009 (Ludovie : juin 1993) Saint-Louis
Chaîne de télévision régionale France 3 Alsace 15 octobre 1953 (ORTF) Strasbourg
Radio régionale France Bleu Alsace 4 septembre 2000 Strasbourg
Radio locale indépendante ECN[59] 2001 Mulhouse

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Citoyens d'honneur de la ville[modifier | modifier le code]

Les personnes suivantes ont été nommées citoyens d'honneur de Saint-Louis :

  • Jean Vaujour, sous-préfet de Mulhouse, a été nommé le 10 juin 1953 par le maire Marcel Hurst en raison de sa grande action pour la fusion entre Saint-Louis et Bourgfelden.
  • René Ebtinger, collaborateur de J. Vaujour, a reçu la distinction le 7 janvier 1963 (soit 10 ans après la même distinction reçu par son ami) par le maire Charles Kroepflé pour sa contribution exceptionnelle à la fusion des villes et l'essor.
  • Robert Cassagnou, directeur de l'Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis a été récompensé le 31 mars 1965 par le maire Georges Gissy pour sa permanente collaboration à la vie communale.
  • Jean-Marie Diemer, lui aussi sous-préfet de Mulhouse, a été félicité le 17 juin 1977 par le maire Théo Bachmann.
  • Robert Castaing, maire de Lectoure, auteur et signataire du jumelage (Saint-Louis - Lectoure) et son adjoint, député du Gers Jean-Pierre Joseph ont été reconnus citoyens d'honneur le 8 septembre 1979 par le même maire.
  • Bernard Comte, docteur, adjoint au maire de Lectoure et président des Amis de Saint-Louis, Paul Lartigue, Alfred Vonarb, maire de Breisach am Rhein et Fritz Schanno, maire honoraire de la même ville, ont été applaudis par la municipalité Bachmann le 24 novembre 1984.
  • Léon-Xavier Fleck, conseiller d'état honoraire, a été rajouté à la liste des citoyens d'honneur de Saint-Louis le 3 octobre 1991 par le député Jean Ueberschlag.
  • Général Raymond Maurice Meunier, directeur français de l'Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis, nommé le 16 février 1995 par le député Jean Ueberschlag.
  • Louis Thannberger. La carrière bancaire exceptionnelle de ce Ludovicien est récompensé, le 20 décembre 2000, par le député Jean Ueberschlag.
  • Gérard Duclos, maire de Lectoure, est nommé le 29 avril 2004, par le député Jean Ueberschlag, pour sa contribution au rapprochement des deux villes.
  • Par ailleurs, le maire Théo Bachmann, le docteur Guillaume Platt et le grand peintre Georges Forlen ont été nommés citoyens d'honneur de la ville de Lectoure le 16 août 1980 par le maire Robert Castaing.

Autres[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs scènes du film Mike de Lars Blumers ont été tournées à Saint-Louis durant le printemps 2010. La frontière du Lysbüchel est souvent montrée tout comme les immeubles de la rue Charles Péguy dans le quartier de Bourgfelden. Mike se rend également dans l'enceinte de l'EuroAirport (à proximité des pistes).

Il est à noter que la scène finale du film (lorsque Mike se fait tuer par des policiers bâlois alors qu'il a franchi la frontière française) est inspirée d'un fait réel qui s'est déroulé à Saint-Louis et qui a servi de trame au film. En effet, le 23 août 2001, vers minuit, une course-poursuite s'achève en drame à l'intersection entre les rues des Romains et des Champs et les chemins Lachenweg et Langhagweg (47° 34′ 16″ N 7° 33′ 22″ E / 47.571103, 7.556158 (Intersection Langhagweg / Lachenweg / Rue des Romains / Rue des Champs)) dans le quartier de Bourgfelden. Le conducteur est mortellement blessé par des policiers bâlois à moins de cinquante mètres de la frontière suisse[60].

Équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Louis relève de l'académie de Strasbourg. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La commune fait partie des nombreuses villes acceptant actuellement l'application du service minimum à l'école lors des jours de grève de la fonction publique.

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

Sports[modifier | modifier le code]

Le réseau associatif sportif ludovicien est dense et dynamique. La vie sportive touche plus de 4 500 licenciés[61].

Les installations[modifier | modifier le code]

Saint-Louis dispose[62] d'une zone sportive dénommée le parc des sports de l'Au. On y retrouve trois terrains de football/rugby (le Stade de l'Au et deux terrains d'entraînements) et des courts de tennis. Une salle de sports (le Sportenum) permet de pratiquer la plupart des sports d'intérieur. La salle dispose d'équipements pour pratiquer la musculation, le streetball, le tennis de table, le tir à l'arc et le tir au pistolet. C'est dans ce complexe qu'ont lieu les différentes fêtes. Sur le Stade de la Frontière sont installés un terrain de football/rugby et une piste d'athlétisme, qui est venue remplacer l'ancienne piste (qui a fait aussi office de stade municipal jusqu'à 2006). Un centre équestre est également situé à la sortie de la ville.

Il existe une autre zone sportive proche du lycée Jean Mermoz et du collège René Schickele. Dans cette zone se trouvent deux courts de tennis et le centre nautique Pierre de Coubertin qui est équipé d'un bassin olympique, d'un bassin pour enfants et d'un bassin pour adultes et enfants muni d'un toboggan.

Les clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Deux clubs se partagent les installations de la ville. Le club de football FC Saint-Louis Neuweg qui évolue depuis la saison 2008/2009 en CFA2[63] et l’AS Bourgfelden, qui évolue dans la Ligue d'Alsace de football. Le FC Saint-Louis Neuweg est issu du club FC Saint-Louis et du club FC Neuweg, fusionnés en 1990.

Le club de volley-ball, Saint-Louis-Neuweg Volley Ball[64], évolue en Nationale 1 (3e division nationale) depuis la saison 2012/2013 et comprend un joueur de l'équipe de Slovénie de volley-ball, Matjaz Urnaut. Le club de rugby à XV (Rugby Club Saint-Louis)[65], lui, évolue en Honneur, soit en 6e division. Il a disputé en 2010 un 32e de finale de championnat de France. Depuis les années 1990, le club a déjà évolué à un niveau supérieur quelques années auparavant. Il possède également une École de Rugby qui encadre des jeunes de 3 à 19 ans (Baby Rugby au Juniors). Le club pongiste du TT Saint-Louis évolue pour sa part en première division nationale pour la première fois de son histoire depuis la saison 2012/2013.

Parmi les clubs de Saint-Louis on retrouve également de la pétanque (Saint-Louis Neuweg Pétanque). Saint-Louis est aussi le foyer de sports individuels : athlétisme, badminton, cyclisme, motocyclisme, gymnastique et de nombreux sports de combat.

Depuis le début des années 1990, un centre omnisports a été mis en place afin d'accompagner les jeunes sportifs de lycée pour qu'ils se préparent à atteindre les meilleurs niveaux.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Ludoviciens ont la possibilité de pratiquer les cultes catholique, protestant, évangélique, israélite et musulman.

La paroisse de Saint-Louis, rattachée au diocèse de Strasbourg, regroupe à Saint-Louis cinq églises. Les lieux de culte sont : pour le centre, la chapelle de Saint-Louis, l'église Saint-Louis, l'église Notre-Dame-de-la-Paix ; pour Bourgfelden, l'église Saint-Charles ; pour Neuweg, l'église Saint-Pierre.

Deux églises réformées regroupant la communauté protestante sont présentes, une à Saint-Louis, qui s'appelle l'église réformée de Saint-Louis et l'autre à Bourgfelden, qui s'appelle l'église protestante.

Une synagogue est implantée à Saint-Louis ainsi que deux mosquées, dont la Mosquée Es-Salam[66]. Une nouvelle mosquée est actuellement en construction rue de la paix pour remplacer celle de la rue Théo Bachmann[67].

Trois églises évangéliques sont implantées sur Saint-Louis : la Ruche rue de la Fontaine, l'Assemblée de Dieu rue de la Forge, et La Bonne Nouvelle rue du Paradis. Ces trois églises proposent régulièrement des actions communes, associées à l'école privée Emmanuel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Saint-Louis, Porte de France, réalisé en 1995, par Paul-Bernard Munch aux éditions Coprur.

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Paul-Bernard Munch, Saint-Louis, Porte de France, Coprur,‎ 1995 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Benjamin Peyrel, « Les nouveaux défis de Saint-Louis », L'Express, no 2932,‎ 13 septembre 2007 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Antoine Mislin, Saint-Louis et ses environs au début du siècle, éditeur du Rhin,‎ 1992
  • Antoine Mislin, De Michelfelden à Saint-Louis en passant par Bourglibre, Imprimerie de Saint-Louis,‎ 1999
  • Saint-Louis, la métamorphose d'une ville, éditions de Saint-Louis,‎ 2011 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé - Saint-Louis (68300) sur le site habitants.fr de la SARL Patagos
  2. Site sur toutes les villes de France Classement des villes du Haut-Rhin
  3. Présentation des 3 quartiers de Saint-Louis sur le site de la ville
  4. Orthodromie d'après les longitudes et latitudes des communes sélectionnées sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre. Consulté le 20 février 2012.
  5. Orthodromie d'après les longitudes et latitudes des communes sélectionnées sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre. Consulté le 20 février 2012.
  6. Orthodromie d'après les longitudes et latitudes des communes sélectionnées sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre. Consulté le 20 février 2012.
  7. Orthodromie d'après les longitudes et latitudes des communes sélectionnées sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre. Consulté le 20 février 2012.
  8. Climatologie mensuelle - Ville de Bâle, Suisse.
  9. Records des températures à Saint-Louis, prise à l'Euroairport Linternaute
  10. Saint-Louis sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 27 janvier 2012.
  11. (fr) Site du Musée d’Art contemporain Fernet-Branca
  12. News.search.ch Usine chimique en feu près de Bâle
  13. TSR.ch Bâle: un séisme à la suite d'un forage
  14. TSR.ch Un nouveau séisme léger secoue Bâle
  15. TSR.ch Géothermie à Bâle: 4e séisme en cinq semaines
  16. http://www.saint-louis.fr/sl/fr/agenda/mairie_en_ligne/agen127079555562584692F72295CC1C.html?popup=true
  17. Ministère de l'Intérieur - Résultat de l'élection présidentielle 2002 de Saint-Louis
  18. Ministère de l'Intérieur - Résultats du référendum sur le quinquennat présidentiel de Saint-Louis
  19. Ministère de l'Intérieur - Résultat de l'élection présidentielle 2007 de Saint-Louis
  20. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  21. a et b L'Express, résultats des élections municipales 2008
  22. L'Alsace - Politique Saint-Louis : Jean Ueberschlag cèdera son fauteuil de maire cette année, 7 janvier 2010
  23. L'Alsace - Fil info Jean-Marie Zoellé élu maire de Saint-Louis, 24 septembre 2011
  24. [PDF] Budget primitif 2008 d'investissement de la mairie de Saint-Louis
  25. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 24 février 2012)
  26. « Cliniques des Trois Frontières », Site officiel de la clinique des Trois Frontières (consulté le 18/08/2008)
  27. Action sociale pour les seniors sur le site de la ville de Saint-Louis
  28. L'Alsace.
  29. Présentation de la caserne des Trois Frontière sur le site de pompier.fr
  30. Jumelage sur le site de la ville de Vieux-Brisach
  31. Jumelage sur le site de la ville de Lectoure
  32. Jumelage sur le site de la ville de Peyrehorade
  33. Villes du Haut-Rhin sur toutes-les-villes.com. Consulté le 17 août 2013
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  36. INSEE - Lieu de résidence - lieu de travail
  37. Données générales sur l'unité urbaine de Saint-Louis par l'INSEE reprises sur Linternaute
  38. L'Internaute - Saint-Louis : Emploi
  39. Insee - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle : Saint-Louis
  40. Insee - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle : Haut-Rhin
  41. Insee - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle : Alsace
  42. Insee - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle : France
  43. Insee - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études : Saint-Louis
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  45. « Liste des projets subventionnés par le gouvernement dans le cadre du grenelle de l’environnement », sur http://www.developpement-durable.gouv.fr
  46. « Le retour du tramway suisse à Saint-Louis », sur www.tc-alsace.eu,‎ 2011/09/21
  47. Euroairport Mulhouse, via la Gare SNCF St-Louis
  48. INSEE - Logements à Saint-Louis : les occupants
  49. INSEE - Logements en Alsace : les occupants
  50. INSEE - Logements à Saint-Louis : le parc
  51. INSEE - Logements en Alsace : le parc
  52. Palmarès de Saint-Louis du concours des villes et villages fleuris
  53. Théatra, festival théatral international de spectacles courts
  54. 13e Salon des 40
  55. Foire du livre de Saint-Louis
  56. Conc'air
  57. Site de la Médiathèque Le Parnasse
  58. Site internet de Saint-Louis TV
  59. Radio ECN
  60. alsace.france3.fr Cinéma - Mike
  61. Rubrique Sport sur la site de la ville de Saint-Louis
  62. (fr) Sport dans la ville de Saint-Louis
  63. Site officiel du FC Saint-Louis Neuweg
  64. (fr) Site officiel de Saint-Louis Volley-Ball
  65. (fr) Site officiel de Rugby Club Saint-Louis
  66. Adresse de la mosquée El-Salam Maroc Association
  67. Site de l'Association Espérance