Francs

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peuple germanique historique. Pour la monnaie du même nom, voir Franc (unité monétaire). Pour les autres significations, voir Franc.
Histoire de France
Adhémar de Monteil à Antioche.jpeg

Antiquité

Moyen Âge

Époque moderne

Époque contemporaine

Voir aussi :

Chronologie de la France

Histoire de l’Allemagne

Les Francs sont un peuple germanique apparaissant sous la forme d'une confédération de tribus au moment des Grandes invasions. Une partie d'entre eux joue un rôle central dans l'Histoire de France, des Pays-Bas, de Belgique et d'Allemagne à compter de leur sédentarisation en Gaule romaine.

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Entre Empire romain et Germanie

  • Les Francs apparaissent au début du premier millénaire dans les sources latines: dès les IIe siècle et IIIe siècle les Romains avaient déjà des contacts avec les Francs, qu'ils enrôlaient comme mercenaires dans leur armée, et ce bien avant les invasions germaniques proprement dites. Francia est d'ailleurs une adaptation latine du IIIe siècle du terme Franko(n), nom que donnaient les Francs à leur domaine. "Francia" n’a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Aux IIe siècle et IIIe siècle "Franci" désignait alors une ligue ou confédération de peuples germaniques installés sur la rive inférieure droite du Rhin (c'est-à-dire au Nord-Est du Rhin), au-delà des frontières de l'Empire romain. Les Francs n'étaient assujettis ni à l'Empire ni à un autre peuple, comme les Alamans, autre regroupement d'ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin (du germanique "All-" et "Mann-", regroupement de "tous les hommes"). Ainsi "frank" ou francus signifierait "libre" (libre de la domination romaine, mais pourrait être une interprétation postérieure, un adjectif tiré du nom propre[1]) en langue germanique. La racine frank n'appartenant pas au germain primitif, l'étymologie frie-rancken (libere vacantes)[2] pourrait aussi signifier libres voyageurs[3]. On peut aussi retrouver l'origine du mot Franc dans le mot Frekkr, signifiant hardi, courageux, intrépide, vaillant en vieux norrois[1]). Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élisait un chef de guerre, nommé roi des Francs, qui exerçait son autorité dans son gau ou pagus (pays), et se plaçait librement sous son autorité pour les affaires militaires.
  • En 287/288 l’empereur Maximien écrase le roi salien Gennobaud qui choisit de se soumettre sans combat, avec tout son peuple. Maximien accepte sa reddition et installe les Saliens en Toxandrie, à l'embouchure du Rhin derrière le limes en Gaule belgique, d'abord sous le statut de Lètes (soumis à l’autorité impériale), alors que des Chamaves sont reconduits à la frontière. Il semble que les Francs Saliens aient exceptionnellement bien accepté leur statut pourtant peu glorieux du point de vue romain. Protégés par la paix romaine, ils vont s'y multiplier et glisser à l'ouest le long de la mer du Nord dans les Flandres où ils produiront du sel, par évaporation de l'eau de mer ("salinatores", d’où peut-être l’origine de leur nom "Saliens"). Ils occupaient, dans l'actuel Pays-Bas, un territoire lacustre au confluant du Vecht et de l'Ijssel, le Sallzee, qui devint le Salland au moyen-âge, d'où le nom "Saliens" est originaire[4]. C'est ainsi le premier peuple germanique à s'établir de manière permanente en territoire romain, et donc le premier aussi à se latiniser. Néanmoins les premiers rois francs semblent être longtemps restés suspects aux yeux de l'église catholique romaine, comme le montrent ces paroles de Grégoire de Tours du VIe siècle: « il parait que cette race fut toujours adonnée aux cultes idolâtres, et ne connut pas du tout le vrai Dieu. Ils se firent des images des forêts, des eaux, des oiseaux, des bêtes sauvages et d’autres objets, et s’accoutumèrent à les adorer, leur offrant des sacrifices [5]».

[modifier] Les Grandes Invasions

Au IIIe siècle, les Francs participent aux grandes invasions barbares (257), aux côtés d'autres peuples qui pénètrent dans l'Empire romain. Le rôle des Francs reste cependant controversé. Il s'ensuit un rétablissement pour Rome, car les ligues germaniques de l'époque ne pouvaient tenir tête à l'armée impériale.

Vers la fin de l'Empire Romain, aux IVe et Ve siècles, on retrouve des Francs établis en Gaule comme Lètes dans la défense du limes, alors grandement romanisés, et en lutte contre d'autres barbares plus menaçants.
Pour plus de détails sur ces Francs soumis à l'empire, voir les : Fédérés francs.

Le terme de « barbare » disparaît avec la fin de la civilisation romaine et de l'espace culturel gallo-romain.

Dans le milieu du Ve siècle, sous l'influence du roi Clodion (ou Clogion), les Francs Saliens vont s'étendre jusqu'au nord de la France actuelle mais seront battus par les armées d'Aetius aux Vicus Helena en 446. Ils obtiendront tout de même un foedus de ce dernier. Le siège royal le plus important du territoire Franc Salien deviendra alors Tournai.

Articles détaillés : Grandes invasions et Royaumes francs.

[modifier] Les Mérovingiens

Parmi les Francs servant l'Empire depuis la fin du IIIe siècle, se trouvent les Francs saliens. Mérovée, ancêtre légendaire et quasi-divin est selon la tradition germanique la principale source de légitimité de leurs souverains qui en descendraient.

Toutefois, au Ve siècle leur roi est aussi devenu proconsul des Gaules, c'est-à-dire un fonctionnaire romain d'origine germanique mais très bien assimilé (en savoir plus sur cette dynamique d'intégration). Les Francs sont alors solidement établis dans les territoires qui allaient devenir la Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis (germ. Hlodowec, qui donne par la suite les prénoms Ludovic ou Ludwig en Allemagne et Louis en France) devient leur roi à Tournai, probablement en 481. Mais il lui faut plus que le pouvoir d'essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s'imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée.

Les "domaines francs" de 511 à 561 issus de Clovis, duc des Francs saliens.

Installé à Soissons, où il a renversé un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d'abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au christianisme, et à ceux de l'évêque de Reims, Rémi.

Peut-être au cours d'une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne s'il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 à Reims, avec 3 000 guerriers. Par la suite, il tente d'inculquer les principes chrétiens à son peuple encore largement païen.

Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes lors de la bataille d'Autun, Clovis apparaît donc comme l'un des premiers rois germains d'Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, contrairement aux Wisigoths ou aux Lombards ariens et aux Alamans païens.

Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prend le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens.

Les Mérovingiens règnent alors sur toute l'ancienne Gaule jusqu'au milieu du VIIIe siècle. Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert Ier et la reine Brunehilde. À cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n'est pas question de « France », mais bien d'un « royaume des Francs » : les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.

[modifier] Les Carolingiens

Dès la fin du VIIe siècle, alors que le climat se réchauffe, faisant monter le niveau de la mer, laquelle envahit les terres des anciens saliens, de l'estuaire du Rhin à la Flandre maritime du nord de la France, la politique est marquée par des querelles sanglantes entre les Francs neustriens (à l'ouest) et austrasiens (à l'est), les derniers Mérovingiens sont cantonnés à un rôle de souverain d'apparat. Ils ont un royaume exsangue : le pouvoir émietté est aux mains des aristocrates terriens. La culture latine a progressivement régressé au cours des deux siècles précédents. Une crise économique sans précédent a mis à mal l'ensemble des repères de l'Occident antique : elle est notamment due à la fermeture des routes commerciales avec le monde méditerranéen à cause des conquêtes arabes.

L'empire franc, de 481 à 814

C'est dans ce contexte que commence l'ascension d'une nouvelle famille. Parmi les réels détenteurs du pouvoir, les maires du palais austrasiens prennent de facto le contrôle de l'ensemble du royaume des Francs, avant de détrôner publiquement le dernier Mérovingien et de former leur propre dynastie : il s'agit des Pippinides (qui tire son origine de Pépin), ultérieurement connus sous le nom de Carolingiens (nom qui vient de Charles Martel). Soucieux de légitimer leur coup d'État, les Pippinides prétendent descendre de Francus, un Troyen légendaire, se rattachant par là à l'histoire de Rome.

Le pouvoir des Carolingiens marque l'entrée réelle dans le Moyen Âge: le centre du pouvoir se déplace vers l'est, des cités épiscopales antiques vers les domaines ruraux des comtes carolingiens. Il est remarquable que dans le même temps, les hommes de lettres, conscients de la disparition de la culture antique, tentent de la faire renaître : c'est la Renaissance carolingienne. Charlemagne, le deuxième et plus prestigieux souverain carolingien est lui-même couronné Empereur des Francs et des Romains en l'an 800 à Rome. Mais ces tentatives de restaurer l'Empire d'Occident échouent.

[modifier] Naissance de la France

En 842, les serments de Strasbourg, faits entre les fils et petits-fils de Charlemagne, héritiers de l'Empire qui se déchirent, témoignent de l'usage de langues qui sont totalement différentes à l'Ouest et à l'Est. Ils sont suivis du traité de Verdun en 843, qui consacre de fait la division de l'Empire carolingien en trois[6]puis bientôt deux royaumes. Ce dernier est ainsi l'acte de naissance de la France et préfigure aussi la future Allemagne.

Au Xe siècle, l'arrivée au pouvoir d'une dynastie saxonne, les Ottoniens, en Germanie, et celle des Capétiens en Francie occidentale marquent la fin de la dynastie des Carolingiens. Le terme Francs reste toutefois en usage pour distinguer les habitants de la France durant le Moyen Âge et c'est par le nom de franj que les chroniqueurs arabes décrivent au XIIIe siècle les croisés.

Les souverains carolingiens les plus connus sont : Pépin le Bref et Charlemagne.

[modifier] Le peuple francs

[modifier] Physionomie

Différents auteurs décrivent l'aspect et les caractéristiques physiques des Francs tel leur contemporain Sidoine Apollinaire « Ils ont la taille haute, la peau blanche, les yeux bleus, ils se rasent entièrement le visage, sauf la lèvre supérieure où ils laissent pousser deux petites moustaches ; leurs cheveux, courts derrière et longs devant, sont d'une blondeur admirable ; leur vêtement est si court qu'ils ne leur couvre même pas le genoux, et si serré qu'il laisse voir la forme de leur corps ; ils portent une large ceinture où pend une lourde épée, très tranchante[7] ».

Au XIXe siècle, Chateaubriand dans son sixième chant des Martyrs se plaît à imaginer leur aspect : « Parés de la dépouille des ours, des veaux marins, des aurochs et des sangliers, les Francs se montraient au loin comme un troupeau de bêtes féroces. Une tunique courte et serré laissait entrevoir toute la hauteur de leur taille, et ne leur cachait pas les genoux. Les yeux de ces Barbares ont la couleur d'une mer orageuse ; leur cheveleure blonde, ramenée en avant sur leur poitrine, et teinte d'une liqueur rouge, est semblable à du sang et à du feu. La plupart ne laisse croître leur barbe qu'au-dessus de leur bouche, afin de donner à leurs lèvres plus de ressemblance avec le mufle des phoques et des loups ».

[modifier] Les ethnies de la ligue des Francs

Les peuples francs au IIIe siècle[8].
En orange, l'Empire romain ; en vert les peuples francs.

Les peuples qui constituaient la ligue des Francs sont supposés être :

A ce noyau initial de peuple francs se sont rajoutés plus tardivement trois autres peuples :

Godefroid Kurth mentionne d'autres peuples, mais qui sont des peuples de la Germanie inférieure qui n'ont pu se fondre parmi les Francs qu'au Ve siècle, après l'occupation de cette province par les Francs : ce sont les Tongres et les Ubiens[9].

Kurth et Werner comptent également les Sicambres ou Sugambres parmi les peuples francs. Ce peuple, combattu par César et ses successeurs, n'est plus mentionné après le Ier siècle. Il est probable qu'il se soit fondu dans les peuples germains voisins (Ampsivariens, Chattuaires, Tubantes et Tenctères), réminiscence d'où serait venu l'apostrophe de Saint Rémy en baptisant Clovis : « Courbe la tête, fier Sicambre, abaisse humblement ton cou. Adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré »[10],[11].

Les Chérusques sont parfois rattachés aux Francs alors que certains les mentionnent comme faisant partie des Saxons.

Les Chauques, établis au nord-est des Frisons, plus souvent rattachés aux Saxons qu'aux Francs. Cependant, Jean Pierre Poly a proposé de voire en les Saliens une tribu chauque qui a quitté son peuple pour rejoindre les Francs[13].

Les Chattes comptent éventuellement parmi les Francs selon Ferdinand Lot[réf. nécessaire].

Plus tard une partie des francs, déplacée vers l'ouest, se fondra avec les saliens des rivages du nord de la Gaule ; on parlera des Francs Saliens à l'ouest et des Francs rhénans un peu plus à l'est, sur les rives du Rhin et de la Meuse. Le terme de Francs Ripuaires (de ripa = rive) n'apparaît qu'au VIIe siècle et représente les Francs rhénans[14].

L'origine des Francs Saliens est discutée ;

  • Certains historiens pensent que le mot « Salien » est dérivé du mot « sal » (sel), donc « Francs devenus riches grâce au trafic du sel ».
  • Une seconde possibilité, qui n'exclut pas la première est que le mot vient de Saalland (région de l'est de la Hollande moderne).
  • Une troisième hypothèse est que le mot viendrait effectivement de « sel » mais en relation avec la proximité de la Mer du Nord, donc les Francs des pays près de la mer (Belgique - partie sud de la Hollande). On sait que les Francs Saliens vivaient aussi avant la conquête de la Gaule dans le grand centre de la Belgique moderne (entre Escaut et Meuse).

Remarques :

  1. l'historien romain Tacite ne mentionne pas les Francs en l'an 98 après J.-C. dans son livre (en réalité : un catalogue) "Germania".
  2. dès leur installation en Belgique et dans le nord de la France actuelle (établie au quatrième siècle), les Francs (Saliens) sont considérés par les Romains comme un peuple à part, ayant leurs propres us et coutumes.

Les peuples cités plus haut auraient donc fusionné dans un temps relativement bref (120 ans).

[modifier] Religion

Thor sur un manuscrit islandais du XVIIIe siècle. Institut Árni Magnússon, Islande.

Les Francs partageaient le paganisme polythéiste des Ases, fixant le destin des hommes, avec les autres peuples germaniques et scandinaves. Le dieu Wotan était le père des dieux, il présidait à la guerre, à la poésie et à l'éloquence. Il eut pour épouse Frigg, déesse de la fécondité et de la victoire, avec qui il eut un fils, Thor, dieu du tonnerre, du vent, des saisons[15], de la fertilité[16]. Les germains vus comme héros étaient également déifiés. Le chef des Chérusques, Hermann ou Irmin (latinisé en Arminius), qui avait été élevé à Rome et avait servi dans les armées d'Auguste, retourna en Germanie et organisa une résistance contre l'empire. En 9, il tendit un piège à Varus à Teutoburgenwald, où ses légions composées de près de cinquante mille soldats furent massacrées. Hermann mena des escarmouches contre les romains, et s'employa à détruire les fortifications romaines de l'Elbe, la Weser et le Rhin. Voulant appaiser les conflits entre rois germains, il fut accusé de dictature et finalement empoisonné. Il fut alors érigé en héros et célébré par des chansons populaires. Les Saxons lui dédièrent un temple à Ehresbourg (Stadberg) en Westphalie, faisant face à un arbre nommée Irminsul. Les Germains lui vouèrent un culte en se réunissant autour de Irminsul, jusqu'à ce que Charlemagne fasse abattre l'arbre en 772 pour abolir le culte païen[17]. Ils vénéraient également la nature comme les sources, les arbres et les rochers, mais aussi les astres, notamment la Lune et le Soleil. Ils pratiquaient des sacrifices humains, généralement des prisonniers, pour apaiser les divinités. Leurs rites se déroulaient autour d'un arbre sacré, au sommet d'un rocher, ou au fond d'une caverne. Ils croyaient à la résurrection des corps[17] et , les germains occidentaux, enterraient les morts avec leurs objets précieux et leurs armes, afin de continuer à guerroyer outre-tombe et à festoyer après que Wotan les aient envoyés dans le Walhalla (Valhöll). Les germains orientaux (Burgondes, Goths...) purent pratiquer des rites funéraires différents, à cause de divergence en cette croyance[18].

Abeilles en or provenant de la tombe de Childéric.

Ainsi, Childéric Ier se fit inhumer avec des vêtements brodés d'or et était revêtu d'un manteau en brocart de soie pourpre revêtu d'abeille d'or cousues avec grenats, le paludamentum des généraux romains. Il s'agissait peut-être d'abeilles naissant dans une peau de taureau et fournissant à l'humanité le miel de l'abondance[19]. Il portait également une cuirasse et une fibule cruciforme en or, insigne des hauts fonctionnaires impériaux. Sa bourse était remplie de plus d'une centaine de pièces d'or frappées entre les règnes de Théodose II et Zénon. A cela s'ajoutaient plus de deux cents monnaies d'argent datant de la république romaine jusqu'à Constance II et un anneau sigillaire[20]. Son épée longue (spartha) possédait une garde composée de deux animaux dos à dos, sa bouterolle décorée d'une plaque à deux tête d'oiseaux symétriques, ainsi que la hache d'un seul tranchant. Le scramasaxe était rangé dans un fourreau décoré d'or cloisonné avec des grenats. A son épée était suspendue un talisman fait en boule de cristal de roche. Ses chevaux de guerre ayant été sacrifiés pour être enterrés avec lui, ils lui vinrent en aide pour combattre au Walhalla, à l'image de Wotan chevauchant Sleipnir[21]. Une imitation de tête de taureau, symbole de force et du renouvellement de la vie, était accroché sur la tête de l'un d'entre eux[22]. Le titre de chef était décerné à celui dont la famille descendait d'un dieu. Les généalogies remontant toutes à une origine divine, la succession de Chlodion, père ou oncle de Mérovée (dont la mère aurait été violée par un monstre marin en forme de serpent appelé Neptune Quinotaure[23] (cinq fois taureau), ou d'un monstre anguipède (au pied de serpent), peut-être un dieu indo-européen, engendrant une dynastie sacrée) est sûre car les généalogies apprises par coeur chez les peuples dépourvus d'écriture, étaient confiées à la mémoire collective. Ainsi, les descendants de Mérovée, appelés mérovingiens, furent les fils de Mérovée. Il en était de même chez les autres peuples germaniques comme les Amales ou les Anglo-saxons[24] : en 450-455, les chefs anglo-saxons Hengist (étalon) et Horsa (cheval) débarquèrent sur l'île de Bretagne, ils affirmaient avoir Voden (Wotan) comme arrière grand-père[25].

Odin chevauchant Sleipnir jusqu'au Valhalla, pierre runique du VIIIe siècle.

Au combat, le roi-prêtre[26] s'exposait à la vue des adversaires, action vue comme preuve d'une grande hardiesse [27]. Seul cavalier de la troupe, il chevauche une monture blanche afin de se rendre mieux visible de ses ennemis. Souverain sur le plan temporel et spirituel, il est sacré par la diffusion du charisme (heil[28]) du chef de guerre (heerkönig, littéralement « roi d'armée »[29]) : véritable incarnation de Wotan chevauchant Sleipnir, il est possédé par le heil qui lui procure vie, santé, victoire (devenant ainsi heilag), puissance sacrée déclenchant la violence destructrice. Il devient ainsi le descendant des dieux possédé par les puissances de l'au-delà[30]. S'il est tué au combat, c'est que les dieux l'ont abandonné ou choisi pour le Walhalla. La mort du roi signifiait la retraite pour les adorateurs de ce chef de guerre possédé, dont la fureur guerrière était divine. Wotan étant fourbe, inconstant et rusé, il inspirait un tel comportement à ceux qu'il possédait. Le pouvoir des guerriers pouvait être renforcé par Thor, et par Freya dont les prêtresses sacrifiaient des hommes pour équilibrer les morts et obtenir la victoire, ou pour obtenir des enfants[16]. Le paganisme déclina à partir de l'adoption du catholicisme après le baptême de Clovis Ier en 496. Le choix catholique permit aux Francs d'avoir l'appui du clergé gallo-romain qui luttait contre l'arianisme, une hérésie que les autres peuples germaniques avaient adoptés afin se rapprocher des chrétiens et de Rome. Cependant, pour les germains, l'arianisme se rapprochait plus de leur ancienne religion, car le roi-prêtre païen conservait toute sa sacralité et restait détenteur de pouvoirs temporels et spirituels, engendrant un totalitarisme chrétien[26].

Article détaillé : Mythologie germanique.

[modifier] Organisation militaire

Plaque de chancel faisant partie d'une frise représentant un cavalier germain. Halle, musée de Landes.

Les Francs eux-mêmes utilisaient des scramasaxes (épée de taille moyenne), des angons ou framées (lances à crochet permettant d'immobiliser l'adversaire en se fichant dans son bouclier), et des francisques (haches de jet à simple tranchant). Ces armes qui étaient technologiquement développées pour l'époque, alliées à un savoir-faire au combat développé par les Francs, sans cesse menacés à l'époque par leurs voisins germains, celtes et romains, ont permis à ce peuple de s'imposer assez rapidement mais au prix de durs combats... Au combat, ils n'employaient ni casque, ni cuirasse, c'est-à-dire tête nue et poitrine découverte. Les guerriers portaient le scramasaxe sur la cuisse et tenaient un bouclier en cuir de la main gauche. Les francs préférant l'infanterie à la cavalerie, les guerriers portaient leurs épées sur la cuisse et tenaient leurs boucliers de cuir sur la main gauche[31]. Ils ne possédaient pas de cavalerie lourde. « Ils se servent rarement de longues lances ; ils portent des javelots (hastæ) dits framées, dont le fer est étroit et court. C'est un trait acéré, fait pour être lancé ou combattre de près. Le cavalier n'a qu'un bouclier ou une framée, les fantassins nus ou vêtus d'un léger sayon, lancent des javelots ; chacun d'entre eux en lance successivement plusieurs... Leurs chevaux ne sont ni fins ni agiles, ni éduqués à l'exercice[32] ».

Ils lançaient les francisques de manière à briser les boucliers en bois recouvert de cuir. Le système de défense consistait à se grouper en cunei (coin triangulaire) et à faire tournoyer en l'air leurs longues épées. Ils attendaient alors l'ennemi et abattaient, par la force du tournoiement, les épées sur l'adversaire. Le scramasaxe permettait d'affronter les ennemis au corps-à-corps. Le bloc triangulaire ne bougeant pas, ils pouvaient se faire massacrer en cas de sous-effectifs ou d'attaque par surprise[33]. Les victoires de Clovis sont en partie dues au fait qu'il alignait sur le champ de bataille non seulement ses Saliens, mais aussi des cohortes de Gallo-romains, et qu'il s'attachait à garder vivantes la rigueur et la stratégie de l'armée romaine, dans laquelle nombre de Saliens avaient servis en tant que Lètes.

[modifier] La langue

Légende :      Dialectes du bas-francique des Pays-Bas.      Dialectes du bas-francique d'Allemagne.      Francique ripuaire.      Francique méridional.

La langue ou plutôt les dialectes originellement parlés par les Francs ainsi que leur "profil culturel" sont rattachés au groupe ethnolinguistique indo-européen dit germain occidental, appelé souvent teutonique, comprenant deux sous-groupes : les montagnards au sud avec les Alamans, Gépides, Hérules, Lombards, Thuringiens, et le groupe des plaines au nord et à l'ouest : les Angles, les Francs, les Frisons et les Saxons, par opposition au groupe germain nordique ou scandinave (vieux norrois), parlé par les normands (nord man : hommes du nord) et au groupe germain oriental ou gothique, qui se fragmenta, avec les Burgondes, Jutes, Ostrogoths, Suèves, Vandales, Wisigoths. Les montagnards parlaient le haut-allemand (hochdeutsch) et les hommes des plaines, le bas-allemand (niederdeutsch). Les peuples germaniques au nord du Rhin et des Alpes, qui acquirent une culture écrite en dehors de l'empire gardèrent leur propre langue, les peuples qui envahirent l'empire abandonnèrent leur langue pour le latin[34].

Historiquement les Francs du début du Ier millénaire (bien avant Charlemagne) parlaient des dialectes du groupe linguistique dit bas-allemand, groupe à l'origine du néerlandais, entre autres. Ce francique-là, bas-allemand, n'avait sans doute pas de forme écrite, les Saliens utilisèrent donc hâtivement le latin comme en témoigne la rédaction de la loi salique, d'autant plus que pour plusieurs autres Francs auparavant le latin leur avait permis de servir et même de graduer dans l'armée romaine. En revanche, sous les Carolingiens, les Francs principalement ceux du Rhin, s'étaient davantage répandus parmi les autres peuples germaniques et les variantes linguistiques avaient déjà pris le pas sur ce qu'on allait appeler le bas-allemand, le moyen-allemand et le haut-allemand.

Nota bene: "bas" signifie "nord" (bas-Rhin, ou proche de la mer), et "haut" signifie "sud" (haut-Rhin, ou plus haut géographiquement).

Article détaillé : Francique (langue morte).

[modifier] Mots français d'origine francique

Voici quelques mots que le français a emprunté à l'ancien francique, la langue des Francs.

  • ban et ses dérivés (bannir, banal) < ban, territoire soumis à une autorité, interdiction, déclaration publique[35]
  • éperon < *sporo (ancien francique, cf. l'allemand Sporn)
  • hêtre < *haistr (ancien francique)
  • fauteuil < faldistôl (francique, cf. l'allemand falten « plier » et Stuhl « chaise »)
  • jardin < *gart ou gardo (ancien francique, cf. l'allemand Garten et l'anglais garden), « clôture », mais aussi « épine »…
  • heaume < helm (francique casque, cf. l'anglais helmet et l'allemand Helm)
  • marais < *marisk (ancien francique, cf. l'anglais marsh et l'allemand Marsch (land))
  • marque (de marquer) & marche (frontière)< *marka (ancien francique, cf. l'anglais mark et l'allemand Mark)
  • rang < *hring « anneau, cercle, assemblée militaire » (ancien francique, cf. l'allemand Ring)
  • harangue < *harihring littéralement « troupe, armée (hari) & assemblée (hring) »
  • trêve < *treuwa « contrat, convention » (ancien francique, cf. l'allemand Treue)
  • haubert < halsberg littéralement « cou (hals) & protection (berg) »
  • beffroi < bergfrid littéralement « veille, protection (berg) & paix (frid) »
  • bleu < blao (cf. l'allemand blau)

[modifier] Mots germaniques d'origine francique

Le francique moderne a un autre nom: le néerlandais. NL = mot moderne en néerlandais, D = mot moderne en allemand. (liste non exhaustive)

  • abandonner (de bannjan = bannir) NL, D = bannen, verbannen
  • astiquer (de steken = pousser, utiliser un bâton pointu, relaté à stakka) NL = poetsen (faire briller) mais aussi steken, D = putzen (briquer)
  • bâtir, bastille (de bast = écorce, écorce de bouleau en lamelle, ficelle, matériel de construction) NL = bast (écorce) bouwen (bâtir), D = Bast (écorce) bauen (bâtir)
  • bière (de bera) NL, D = bier
  • blanc (de blinken = briller) NL = blink (cirage) blinken, D = blinken (luire)
  • bleu (de blao) NL = blauw, D = blau
  • bordure (de boord = bord) NL = boord
  • brun (de bruin) NL = bruin, D = braun
  • chic (de schikken = bien ranger, donc être valable) NL = schikken, D = schicken (adresser qc.) schicklich (bienséant)
  • choc, choquer (de scoc, schok = secousse) NL = schok, D = Schock
  • cresson (de kresso = plante signifiant nourriture) NL = waterkers, D = Kresse
  • dard (de darod = lance à jeter) NL = (mot disparu, cf. l'anglais Darts))
  • détacher, attacher, tailler, étal (de stakka = pieu, bâton pointu) NL = stok, D = Stock
  • écran (de scherm = protection) NL = scherm, D = Schirm
  • épieu, pieu (de speut = pointu) NL = spie, D = spitz
  • épier (de spieden) NL = spieden, D = spähen
  • escarmouche, escrime (de skirmjan = défence limitée) NL = schermen, D = schirmen
  • étale, étalage, étable (de stal = construction où l'on 'case' un animal) NL = stal, D = Stall
  • fief (de fehu, vee = troupeau de bovins) NL = vee, D = Vieh
  • fouquet (de fulko = écureuil) NL = eekhoorn (de eik = chêne, donc qui mange des glands de chêne /en anglais: acorn), D = Ecker
  • frais (de frisk, fris) Nl = fris, D = frisch
  • framboise (de braam bes = mûre + baie) NL = framboos (mot réintroduit)
  • fauteuil (de faldistôl = chaise stôl pliable faldi) NL = vouwstoel
  • galop(er) (de walalaupan, wel lopen = bien courir) NL = gallopperen (mot réintroduit), D = galoppieren
  • gant (de want) NL = want
  • garant (de warand, ware hand = vrai (et en) main) NL, D = garant (mot réintroduit)
  • garçon (de wrakjo = diminutif de wraker = tueur, donc: petit guerrier ) NL = jongen, D = Junge(n)
  • garde, gardien (de warding, dérivé de wachten = attendre, observer, surveiller, se tenir prêt) NL = wachter, D = Wächter
  • gaspiller, gaspillage (de wostjan, woest = rendre sauvage , sauvage) NL = woest (sauvage) verspillen (gaspiller), D = Wurst (sauvage) verspielen (gaspiller, perdre au jeu/la partie)
  • grappe (de greip, greep, grip = prise par une main, poignée) NL = greep (d'une main), tros (de raisins)
  • gris (de grîs, grau = brillant mais foncé) NL = grauw, grijs, D = grau
  • guerre (de werra, war = confusion) NL = oorlog (le mot war n'est qu'utilisé dans l'expression in de war = être confus), D = Wehr (barrage, défense)
  • haïr (de hatjan) NL = haten, D = hassen
  • hardi (de hard = dur, solide) NL = hard - le surnom de Charles, duc de Bourgogne, n'était pas "le téméraire" mais "le hardi"
  • honnir (de haunjan) NL = honen
  • jardin (de gaarden, dérivé de wachten (surveiller) = (plur.) les parcelles gardées, entourées d'une protection) NL = gaard, tuin, D = Garten
  • landes (de land= terre sableuse) NL, D = land (pays)
  • loge(r) (de laubja) NL = loge (mot disparu, mais réintroduit)
  • marche(r) (de marka = frontière, marque, marquer d'un pas) NL = merk, marcheren (mot réintroduit), D = marschieren (marcher)
  • marque (de marka = signe, signe d'une délimitation, frontière) NL = merk, D = Marke (marque)
  • marquis (de marka = région frontalière) NL = markgraaf (graaf = comte), D = Markgraf
  • maréchal (de marhskalk= gardien skalk des juments maren royales) NL = maarschalk (rang militaire), merrie (jument), D = Marschall
  • randonnée (de rant, rand = coté) NL = rand, trek (le voyage), D = Rand (coté)
  • rang (de hring = chaînon, anneau) NL = rang (mot réintroduit), NL, D = ring (anneau, route périférique)
  • saisir (de sakjan = revendiquer) NL = zaken (affaires) verzaken (renoncer), D = Sachen (affaires) entsagen (renoncer)
  • standard (de stand-hard = tenir debout fermement) NL, D = standard (mot réintroduit), stand, hard (dur)
  • trot(ter) (de trotton = mouvement de haut en bas) NL, D = trotten

Les mots réintroduits diffèrent des originaux parce que leur signification est plus spécifique et limitée. L'origine purement francique de certains mots est parfois discutée. Elle pourrait être germanique, bien que la différence n'est pas grande. Néanmoins, le néerlandais moderne compte pas mal de mots originaux qu'on ne retrouve pas en allemand. Pour le détail : on a compté plus de 750.000 mots en néerlandais, non compris les mots apparus depuis 1920. Ainsi le néerlandais compterait plus de mots que l'anglais. Pourtant, le nombre de mots d'origine étrangère est nettement plus limité qu'en anglais. Il est probable que les Francs avaient déjà une grande richesse de vocabulaire.

[modifier] Doutes et questions quant à l'origine

  • Il est clair que la langue francique est consistante et se distingue bien des autre langues (dialectes) germaniques. Ceci est assez étrange. Si l'on croit que les Francs étaient un peuple mixte (les tribus mentionnées en haut), on peut supposer que leur langue était une langue mixte. Or, ce n'est pas le cas. Il se pourrait que les Francs aient vécu parmi les tribus mentionnées.
  • Le territoire des Francs était long et étiré. Quelque 300 km de longueur sur environ 10 km de largeur sur la rive droite de Rhin. Ce territoire n'est pas négligeable. Il est curieux que Tacite n'ait pas mentionné les Francs. Ce peuple devait compter au moins quelque 100.000 personnes. En lisant 'Germania", livre de Tacite, on a pourtant l'impression qu'il essaie d'être complet et exhaustif quant aux tribus germaniques. Certains historiens tentent d'expliquer ce fait en situant la terre d'origine des Francs aux alentours de la Pologne moderne. Mais cela aurait pour conséquence que le dialecte allemand de cette région ressemblerait à celui de Francs. Or, ce n'est pas le cas: il n'y a aucun lien. On ne trouve aucun dialecte en Allemagne ressemblant au Francique.
  • Les Francs se sont d'abord établis dans le nord de la Belgique, en Flandre moderne. Cette région était déjà germanophone à l'époque romaine (voir Nerviens). Les Francs n'ont donc nullement importé leur langue dans cette région. Comme le bas-francique est l'ancêtre du néerlandais moderne, tout porte à croire que les Francs ont adopté la langue nervienne, et se seraient donc alors quelque peu celtisés.
  • Une question importante est : pourquoi les Francs se sont établi dans cette région ? Vu la puissance militaire des Francs dès le début, dès leur première mention par les Romains, on peut se demander pourquoi les Francs n'ont pas conquis une région gauloise nettement plus au sud. Les terres en Gaule sont nettement plus fertiles que celles de Flandre. D'ailleurs, la plupart des autres tribus germaniques ont poussé vers le sud ensoleillé.
  • Il y a même des doutes quant au nom 'Franc'. Prétendument d'origine germanique, ce nom pourrait être dérivé du verbe latin 'frangere' = 'tuer, détruire, briser, vaincre'. 'Francus' pourrait signifier 'tueur, soldat, guerrier'. Si cette origine est correcte, cela pourrait expliquer le fait que Tacite ne les a pas mentionnés : ils seraient issus de l'empire romain lui-même. C'étaient peut-être des militaires pensionnés, des Germano-Romains expatriés. Reste à savoir de quelle région. Comme la langue francique est l'ancêtre du Flamand moderne, la région nervienne (le Brabant) peut être privilégiée.
  • Une autre origine mentionnée est norroise, de frekkr, fri signifiant « hardi », « courageux » en vieux-norrois[36], les Francs étant alors une ligue militaire dont l'origine nordique expliquerait la non-mention par Tacite.

[modifier] Héritage des Francs

L'essentiel de la culture héritée des Francs se trouve dans l'ouest de Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique (Flandre et Wallonie), au Luxembourg et dans le nord-est de la France tant dans l'architecture que dans la littérature ou les langues.

  • Un exemple frappant est l'architecture urbaine qui est restée proche de celle du Moyen Âge grâce aux Ernhaus que l'on retrouve dans de nombreuses communes de Thuringe, de Hesse ainsi que dans les régions du Rhin inférieur.
  • Les langues sont souvent présentes sous formes de dialectes substrats de l'allemand ou du néerlandais dont l'origine est la même que la langue jadis parlée par les Francs. Le francique peut être divisé en plusieurs sous-groupes, le bas francique (sud des Pays-Bas et Flandre), le moyen francique (Luxembourg, Communauté germanophone de Belgique, Sarre, Moselle, Rhénanie et Palatinat) et le francique méridional (nord de l'Alsace, nord du Pays de Bade et Hesse).

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Voir « Franc » sur le Wiktionnaire.

[modifier] Notes et références

  1. a et b Rouche 1996, p. 75.
  2. Cellarius, Notitias orbis antiqui, Leipzig, 2 volumes, 1701, dans Schwarz, Remarques sur la géographie ancienne de Céllarius.
  3. Rank selon les régions germaniques peut se dire Wrang. Leipzig, 1732, tome II, p. 61.
  4. Rouche 1996, p. 74.
  5. Grégoire de Tours, Histoires, Livre II.
  6. Francie occidentale, Francie orientale, Francie médiane.
  7. Sidoine Apollinaire, Œuvres, Paris, 1652, p. 315.
  8. D'après Feiffer et Périn 1987, p. 22 et 25.
  9. a, b, c, d, e et f Kurth 1896, p. 39-42.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i Riché et Périn 1996, p. 158-159, notice « Francs ».
  11. a, b, c, d, e et f Werner 1984, p. 239-240.
  12. a, b, c, d, e, f, g et h Settipani 1996, p. 26-27
  13. Selon Jean Pierre Poly, « La corde au cou. Les Francs, la France et la loi salique », dans Genèse de l'état moderne en Méditerranée, Rome, 1993, p. 287-320 .
  14. Riché et Périn 1996, p. 161, notice « Francs rhénans (ripuaires) ».
  15. Gobry 1998, p. 12.
  16. a et b Rouche 1996, p. 43.
  17. a et b Gobry 1998, p. 13.
  18. Rouche 1996, p. 42.
  19. Rouche 1996, p. 197.
  20. Rouche 1996, p. 194.
  21. Rouche 1996, p. 198.
  22. Rouche 1996, p. 195.
  23. Frédégaire, Chronique des temps mérovingiens, III, 9.
  24. Rouche 1996, p. 184.
  25. Rouche 1996, p. 43-44.
  26. a et b Rouche 1996, p. 266.
  27. Ménas, Sur la politique (Rouche 1996, p. 256).
  28. Geary 1989, p. 136.
  29. Geary 1989, p. 81.
  30. Rouche 1996, p. 256.
  31. Agathias, De Francis, dans Rerum Gallorum scriptores, tome II, p. 65.
  32. Tacite, De moribus Germanorum, 26.
  33. Rouche 1996, p. 183-184.
  34. Gobry 1998, p. 14.
  35. Trésor de la Langue Française informatisé.
  36. Les royaumes barbares, Archeologia n°461, p. 27

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Sources primaires

[modifier] Sources secondaires

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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