Le Train (film, 1964)

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Le Train

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De gauche à droite : Paul Scofield, Michel Simon (au second plan) et Burt Lancaster

Titre original The Train
Réalisation John Frankenheimer
Bernard Farrel
Scénario Franklin Coen
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1964
Durée 133 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Train est un film américain réalisé par John Frankenheimer et Bernard Farrel, sorti en 1964. Le tournage démarra en octobre 1963.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le scénario s'inspire en partie de l'action de la résistante Rose Valland pendant la Seconde Guerre mondiale.

En août 1944, le colonel von Waldheim fait évacuer les tableaux de maîtres de la Galerie nationale du Jeu de Paume pour les envoyer en Allemagne. Paul Labiche, un cheminot résistant, est chargé de conduire le train transportant ces objets d'art. Avec l'aide de ses compagnons résistants, il va faire en sorte que le train et les tableaux n'arrivent jamais à destination.

Une des scènes les plus spectaculaires de ce film évoque le bombardement des installations de la gare de Vaires-sur-Marne.

Grâce à l'aide des cheminots et de la Résistance, le train sera dérouté afin de ne jamais parvenir en Allemagne et cela notamment par le maquillage des plaques de gare. L'opération commence par le nom de la station de Rémilly affichée sur un château d'eau au bord de la voie. Immédiatement après le passage du train, la banderole est détachée par les résistants et dévoile le nom de Pont-à-Mousson. Commercy devient Saint-Avold grâce à un changement des plaques (deux faux soldats allemands sont présents sur le quai et communiquent un renseignement à Labiche). On peut lire Commercy sur la plaque de la lanterne du chef de gare. Le train est ensuite censé passer la frontière franco-allemande et se retrouver en gare de Deux-Ponts (affichée sous son nom allemand, Zweibrücken) , en réalité, après enlèvement du panneau, c'est Vitry-le-François puis le train se retrouve à Rive-Reine (un ouvrier de la voie masque le nom de la gare en posant sa veste sur le panneau indicateur).

Un grave déraillement provoqué par quelques cheminots, qui seront exécutés, immobilise le train plusieurs heures. Plusieurs soldats de la faible escorte ont trouvé la mort au cours des différents incidents émaillant le voyage. Toutefois Von Waldheim intervient en personne et le train peut repartir.

De sabotage en sabotage, le train réussit à progresser lentement : les Allemands ont pris des otages et les ont installés sur la locomotive, et Von Waldheim est accompagné par le commandant Herren avec une cinquantaine d'hommes. Le convoi est cependant bloqué une dernière fois en pleine campagne en raison du déraillement de la locomotive provoqué par Labiche. Un convoi militaire allemand passe sur la route parallèle à la voie et Von Waldheim tente en vain de réquisitionner les camions pour charger les tableaux. L'officier commandant le convoi refuse, et Von Waldheim donne l'ordre de le fusiller, en vain : le commandant Herren le convainc alors que la partie est perdue. Herren et ses hommes exécutent tous les otages, puis montent à bord des camions, en laissant les tableaux, et Von Waldheim refuse de les accompagner. Il reste seul au bord de la route.

C'est le moment des ultimes retrouvailles entre le colonel Von Waldheim et Labiche. Le colonel explique à Labiche qu'il n'est qu'une brute qui ne comprendra jamais rien à l'art et lui demande pourquoi il a fait tout ça. Labiche se retourne pour jeter un coup d’œil aux cadavres des otages gisant sur le talus de la voie et abat le colonel d'une rafale de mitraillette puis il s'éloigne sur la route.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Rive-Reine est une gare fictive, aucune gare française ne porte ce nom. C'est la gare d'Acquigny qui a été utilisée pour le tournage.
  • Le film commet une erreur du point de vue historique en mettant en scène les gares lorraines de Moselle sous leur nom français (Metz, Saint-Avold, ...) et comme partie du territoire administré par la France (alors que la Moselle est annexée par l'Allemagne) et place la frontière entre la Moselle et la Sarre, alors qu'elle se trouvait entre Pagny-sur-Moselle (en Meurthe-et-Moselle) et Novéant (en Moselle). De même, le train continue de rouler à gauche (entrée en fausse gare de Saint-Avold), alors qu'en Alsace-Moselle (ex-« Alsace-Lorraine ») la circulation s'est toujours faite à l'allemande (à droite) depuis l'annexion de 1871.
  • Arthur Penn supervisa la préproduction et commença le tournage mais fut renvoyé à la demande de Burt Lancaster qui ne partageait pas ses vues sur le film. Celui-ci souhaitait que les machines et l'action l'emportent, principalement pour regagner un public après l'échec commercial du Guépard de Visconti. Walter Bernstein retravailla le scénario en ce sens.
  • Burt Lancaster profita d'une journée de repos en cours de tournage pour aller jouer au golf et s'y blessa à la jambe. Il fut décidé de rajouter une scène où Lancaster recevait une balle dans la jambe pour qu'il puisse tourner les scènes restantes en claudiquant.
  • Les principales scènes ferroviaires furent tournées à Argenteuil-triage, Saint-Ouen - Les docks, la Glacière-Gentilly, Vaires-Torcy, Gargenville et Acquigny.
  • La scène de bombardement pendant lequel Papa Boule réussit à sortir son train du triage est tournée à Vaires-sur-Marne. À cette occasion, un poste d'aiguillage fut reconstruit spécialement sous forme d'un décor et cela permit de le voir pulvérisé par une bombe. Pour la suite du bombardement de la gare de Vaires, les scènes de destruction les plus importantes furent tournées dans l'ancien triage de Gargenville. Plus de 50 personnes, dont le Français Bernard Château, ont préparé sous les ordres de Lee Zavitz, pendant six semaines, les explosifs qui ont tous sauté en moins d'une minute. Toutefois, la scène montre des explosions de faible importance, très rapprochées géographiquement, et ne laissant aucun cratère, alors que les bombardements stratégiques alliés étaient réalisés avec des bombes puissantes, fournissant un effet de souffle destructeur, et creusant des cratères importants, mais tombant sur des périmètres souvent nettement plus importants que la cible en raison de l'imprécision des techniques de l'époque.
  • La première gare supposée être en Allemagne (Zweibrücken) est l'ancienne gare de Provins qui, à l'époque, était en bois.
  • La scène des viaducs et du tunnel lors de l'attaque aérienne du train fut tournée à Moulineaux en Seine-Maritime, sur la ligne qui traverse la forêt de La Londe.
  • D'autres scènes furent également tournées en Normandie, dans la région d'Acquigny (la gare de Rive-Reine dans le film) et d'Heudreville-sur-Eure dans la vallée d'Eure (Eure), notamment celle où Burt Lancaster (en fait un cascadeur de l'équipe de Claude Carliez, du nom de Jean Chardonneaux) escalade les flancs abrupts d'une colline dominant la voie. La scène finale du déraillement se situe non loin de la gare d'Heudreville aujourd'hui désaffectée.
  • L'impressionnante scène de télescopage entre deux trains fut tournée en gare d'Acquigny à l'aide de sept caméras, dont trois furent détruites accidentellement à cette occasion.
  • On ne voit pratiquement qu'un seul type de locomotive à vapeur dans ce film : le type 230 B, notamment la 1-230 B 739 et son tender 22 A 739, la 1-230 B 616 et la 1-230 B 855 avec son tender 22 A 886. Dans la scène de télescopage, on peut apercevoir une antique 030 C de type Bourbonnais (la no 757) qui est durement éperonnée par la 230 B.
  • On peut découvrir d'étonnantes images en couleurs dans le DVD Passion des trains no 33 diffusé par les Éditions Atlas. Il s'agit de scènes du tournage ("making-of" en anglais) réalisées par le service cinéma de la SNCF. Il comprend également une interview de Michel Simon.
  • Pour une grande partie, les décors et accessoires ont été réalisés dans l'atelier de monsieur René Surteauville à Acquigny[réf. nécessaire].
  • Beaucoup de scènes d'extérieur montrent une végétation dénudée, hivernale, sans aucun rapport avec la saison supposée de l'action, la fin août (dans la scène de la rencontre avec le chef des résistants après le principal sabotage, celui-ci annonce la libération de Paris par la deuxième division blindée, commencée le 19 août). Le noir et blanc permet pour partie de ne pas trop souligner cet anachronisme.
  • La plupart des figurants étaient des habitants d'Acquigny.
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