British Library

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British Library
Image illustrative de l'article British Library
Entrée de la British Library
Présentation
Coordonnées 51° 31′ 46″ N 0° 07′ 37″ O / 51.529444, -0.126944 ()51° 31′ 46″ Nord 0° 07′ 37″ Ouest / 51.529444, -0.126944 ()  
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Londres
Informations
Site web www.bl.uk/
Géolocalisation sur la carte : Londres
British Library

La British Library (de l'anglais signifiant littéralement « bibliothèque britannique »), également connue sous le sigle BL, est la bibliothèque nationale du Royaume-Uni. Située à Londres, elle est l’une des plus importantes bibliothèques de référence du monde, avec plus de 150 millions de références, dont environ 14 millions de livres[1]. Chargée du dépôt légal, la British Library reçoit des exemplaires de tous les ouvrages publiés au Royaume-Uni et en Irlande, y compris les livres étrangers distribués dans ces pays. Elle acquiert également d'autres livres étrangers, pour un budget annuel d'environ 16 millions de livres, accroissant, au total, ses collections d’environ 3 millions de volumes par an. Dirigée par Lynne Brindley en 2009, elle emploie quelque 2 000 personnes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La BL est une institution récente par rapport aux autres bibliothèques nationales : elle a été fondée en 1973 par le British Library Act (1973). Avant cette date, la bibliothèque nationale dépendait du British Museum, qui accueillait également la British National Bibliography (Bibliographie nationale britannique) et la National Sound Archive (Archives sonores nationales).

Ses collections ont longtemps été dispersées dans différents dépôts de Londres (comme Bloomsbury, Chancery Lane (en) ou Holborn) et d’Angleterre (bibliothèque de prêt de Boston Spa dans le Yorkshire, journaux à Colindale (en), au nord-ouest de Londres…). C’est pourquoi un nouveau bâtiment a été conçu pour rassembler en un même lieu l’essentiel des collections. Ce bâtiment, situé à Euston Road (en), à côté de la gare de Saint-Pancras, au nord de Londres, a ouvert en 1997. Il est dû à l’architecte Colin St. John Wilson et constitue, avec ses 110 000 m2, le plus grand bâtiment public construit au Royaume-Uni pendant tout le XXe siècle. On y accède en traversant une cour où trône une statue de bronze d’Eduardo Paolozzi (d’après l’étude d’Isaac Newton par William Blake). Les sites de Colindale et de Boston Spa ont toutefois été conservés. Le cœur du bâtiment est constitué d’une tour de verre de trois étages qui contient la King’s Library (Bibliothèque du roi), soit 65 000 volumes (imprimés, manuscrits, plans…) réunis par le roi George III entre 1763 et 1820.

Salle de lecture de la British Library. Derrière la vitre fumée, la King's library

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de volumes, choisis parmi les plus prestigieux, sont présentés en exposition permanente. La Sir John Ritblat Gallery : Treasures of the British Library, dont l’entrée est libre, est ouverte sept jours sur sept. Des expositions temporaires, aux sujets très variés, sont également organisées. Les dernières ont porté sur Elizabeth Barrett Browning ou, en 2006, Benjamin Franklin ou encore sur le Rāmāyana en 2008.

Jusqu’à un passé récent, la BL se voulait une « bibliothèque de dernier ressort », c'est-à-dire qui s’adresse à des lecteurs cherchant une information très précise et spécialisée introuvable ailleurs. Comme dans de nombreuses autres bibliothèques nationales, ce schéma a largement évolué. La bibliothèque souhaite désormais accueillir toutes les personnes souhaitant effectuer une recherche. Cette politique a été critiquée, notamment dans le cas des étudiants qui disposent de bibliothèques universitaires. Un million de lecteurs fréquentent ainsi chaque année les salles de la BL, qui dispose d'environ 1 200 places assises.

Un « Centre d'affaires et de la propriété intellectuelle » y a ouvert ses portes en 2006. Il se donne pour but d'aider les chefs d'entreprises ou les dirigeants à trouver l'information dont ils ont besoin, qu'elle soit imprimée ou diffusée sur d'autres supports, pour monter et développer leurs activités.

Dépôt légal[modifier | modifier le code]

Une loi de 1911 a établi le principe du dépôt légal pour le Royaume-Uni et la république d’Irlande. Six bibliothèques se partagent les exemplaires qui sont déposés : la British Library mais aussi la Bodleian Library d’Oxford, la Bibliothèque de l'Université de Cambridge, la bibliothèque du Trinity College de Dublin et les bibliothèques nationales d’Écosse et du Pays de Galles. Mais parmi elles, seule la BL reçoit un exemplaire de tous les livres, moins d’un mois après publication : les autres bibliothèques doivent parfois attendre un an pour recevoir leur exemplaire. Une nouvelle loi de 2003, le Legal Deposit Libraries Act 2003 (Loi sur le dépôt légal des bibliothèques) étend le dépôt légal aux documents électroniques (CD-ROM, etc.) et à certains sites internet.

Périodiques[modifier | modifier le code]

Le département des Journaux de la British Library est situé à Colindale, au nord de Londres. Il possède une collection à peu près complète de l’ensemble des journaux britanniques et irlandais depuis 1840, entre autres grâce à la législation de 1869 sur le dépôt légal, qui oblige à déposer à la BL un exemplaire de chaque édition. Pour les quotidiens et les hebdomadaires de la ville de Londres, les collections sont exhaustives jusqu’en 1801. Au total, les collections consistent en 660 000 volumes reliés et 370 000 microfilms, soit dix millions de journaux appartenant à 52 000 titres, sur 45 kilomètres linéaires d’étagères.

On trouve entre autres à Saint-Pancras les Thomason Tracts, comprenant 7 200 journaux du XVIIe siècle et la collection Burney, avec des journaux de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.

Porte de la British Library

Grandes pièces de la collection[modifier | modifier le code]

Sculpture de bronze Newton, d'après William Blake, 1995, par Eduardo Paolozzi

Collections philatéliques[modifier | modifier le code]

Les timbres conservés à la British Library constituent la collection philatélique nationale du Royaume-Uni. Ils proviennent de la donation de la collection Tapling puis les collections se sont constamment développées. Une partie importante de la collection (environ 80 000 timbres) est présentée au public à la BL sur plus de 1 000 cadres de présentation. Le reste est accessible sur demande aux chercheurs et aux étudiants.

Comprenant le legs du bibliophile James Ludovic Lindsay, 26e comte de Crawford[2], la bibliothèque acquiert systématiquement toutes les études sur les timbres et la philatélie, ce qui est en fait l’un des principaux centres de référence sur ce sujet.

Programme de numérisation[modifier | modifier le code]

La British Library a annoncé pour la période 2008-2011 un programme de numérisation, comprenant de la littérature britannique, des dizaines de périodiques, plus de 100 000 manuscrits grecs, mais aussi des enregistrements sonores. L'accès aux documents sera partiellement payant, partiellement gratuit[3].

Le British Library Document Supply Centre[modifier | modifier le code]

La British Library est réputée également pour son service de prêt entre bibliothèques, appelé British Library Document Supply Centre (« Centre de fourniture de documents de la BL ») (BLDSC). Possédant tous les documents publiés dans les îles Britanniques, mais aussi une proportion importante de documents des États-Unis, notamment des thèses, elle constitue une ressource importante pour les bibliothèques européennes.

Le BLDSC pratique des tarifs jugés élevés et mène une politique commerciale offensive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.bl.uk
  2. Fiche biographique de Lindsay sur le site du Hall of Fame de l'American Philatelic Society.
  3. Brève dans Archimag, no 218, oct. 2008, p. 16.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Véronique Heurtematte, « La British Library pour tous », dans Livres Hebdo, no 642, 21 avril 2006, pages 66-67.