Pompier en France

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sapeurs-Pompiers de France.
Pompier en France
French fireman.JPG

Pompier français

Appellation
Pompier
Secteur d'activité
Niveau de formation
Code ROME (France)
K1705

En France, plusieurs organisations portent le nom de pompiers. Le terme de « sapeur-pompier » est souvent utilisé dans un sens englobant tous les acteurs de la sécurité civile au service de la population. Cet article ne traite que des pompiers qui interviennent au profit de la population civile ; pour les pompiers intervenant dans les entreprises privées, voir l'article Agent de sécurité incendie certifié.

En 2012, en France, les pompiers sont au nombre de 248 300[1] comprenant

Le terme « sapeur » s'applique aux corps de l'Armée de terre (puisque c'est une arme du génie) ou des Services départementaux d'incendie et de secours (puisque le terme figurait dans le Code des communes et maintenant dans le Code général des collectivités territoriales), mais habituellement pas aux autres corps.

D'autres pompiers ne portent pas officiellement ce titre :

Histoire[modifier | modifier le code]

Casque des pompiers de Paris (années 1940)
Camion des sapeur-pompiers français datant de 1907.

La gestion des incendies au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les Sapeurs Pompiers sapaient le feu. C’est-à-dire qu’ils isolaient le foyer. À l’époque la majorité des maisons étaient en bois et lorsqu’un feu se déclarait, les secours abattaient tout ce qui se trouvait autour afin de limiter la propagation du feu. D’où l’expression « saper ou faire la part du feu ». Ce qui donna le nom de sapeur au service d’incendie [réf. nécessaire].

Le « 18 » a été attribué par les PTT pour l’alerte des sapeurs-pompiers en 1932[réf. nécessaire].

Les sapeurs-pompiers dans la garde nationale 1831 à 1870[modifier | modifier le code]

Fondée sous la Révolution, la Garde Nationale est une milice armée, constituée de citoyens régis par des règles très particulières pour défendre le régime en place, une "formidable organisation provisoire, sans règlement et sans législation fixe". Jusqu'en 1871, elle sera tour à tour reconstituée, dissoute, mise en veilleuse ... Elle l'était, justement, quand en 1831, à la suite des problèmes posés par certains corps pendant la révolution de 1830, le gouvernement procède à un recensement des sapeurs-pompiers en faisant partie ; on en dénombre 55 000, dont 45 000 équipés, mais on ignore si ce chiffre englobe les corps soldés n'appartenant pas à la Garde.[réf. nécessaire]

Le liseré rouge[modifier | modifier le code]

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Le passepoil a la même origine dans les différents services civils et militaires et ce quelle que soit sa couleur, rouge chez les pompiers mais jonquille (jaune) chez les chasseurs alpins ou à pied, par exemple.

Ce liséré rouge ornant la couture du pantalon de la tenue des pompiers est sujette à controverse.

Il existe plusieurs versions de la raison de ce passepoil sur le pantalon et on ne peut affirmer, comme beaucoup le font, que le liseré représente la légion d’honneur donnée par Napoléon Ier suite l'Incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris[Informations douteuses]. En effet tous les corps de sapeurs pompiers ne sont pas décorés de la légion d'honneur. Seuls les corps portant la décoration sur leur drapeaux le sont. En partant de ce principe, et si le liseré correspondait a la légion d'honneur, la majorité des corps devraient en être dépourvus.

Selon d'autres sources, il aurait été cousu afin que les pompiers ne puissent pas les porter dans le civil en dehors de leurs missions à une époque où ils ne disposaient que de faibles revenus (source : conservateur du musée de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris)

Une autre version est que le passepoil est la « réduction » de la bande rouge qui ornait les pantalons de la garde nationale dont les sapeurs pompiers ont fait partie au XIXe siècle.

Le nom de sapeur[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les sapeurs-pompiers "sapaient" le feu. C'est-à-dire qu'ils isolaient le foyer. À l'époque, il n'y avait pas de réseau de distribution de l'eau et la majorité des maisons étaient en bois et lorsqu'un feu se déclarait, les secours abattaient tout ce qui se trouvait autour afin de limiter la propagation du feu.

D'où l'expression saper ou faire la part du feu. Ce qui donna le nom de sapeur au service d'incendie[2].

Le secours aux personnes[modifier | modifier le code]

À l'origine, destinées à soigner les sapeurs-pompiers blessés sur le lieu d'intervention, les ambulances se sont généralisées en France dans les corps de sapeurs-pompiers au service de la population.

Aujourd'hui le secours aux personnes constitue la majeure partie des interventions des sapeurs pompiers en France (80 % des interventions).C'est pourquoi nos pompiers reçoivent beaucoup de formations de SAP (Secours à personne), comme le PSE1 (Premiers secours en équipe de niveau 1), PSE2, etc. Les pompiers sont régulièrement soumis à des exercices pour être performant lors d'interventions.

Statut des sapeurs-pompiers[modifier | modifier le code]

Véhicule d'intervention des sapeurs-pompiers

Il y a en France trois statuts de sapeurs-pompiers relevant du service public  : les sapeurs-pompiers volontaires (à ne pas confondre avec les volontaires dans les armées qui peuvent servir dans les unités de pompiers militaires), les sapeurs-pompiers professionnels et les pompiers militaires. À l'exception des membres de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), du bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM), de la section pompier du Camps Militaire de Canjuers, des unités d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (l' UIISC 1 à Nogent le Rotrou, la 7 à Brignoles et la 5 à Corté),des Pompier de l'Armée de l'Air et des pompiers de l'ALAT, tous les autres sapeurs-pompiers sont civils (professionnels ou volontaires), et dépendent administrativement du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de chaque département.

Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) sont des hommes et des femmes, citoyens ordinaires qui, en parallèle de leur profession ou de leurs études, tout en tenant compte de leur vie familiale, ont choisi de conserver une disponibilité suffisante pour répondre immédiatement à toute alarme émise par le centre de secours dont ils dépendent. Ils suivent régulièrement des formations et peuvent assurer tous les types de missions incombant aux services d'incendie et de secours. 54 % des volontaires ont moins de 35 ans. Ils perçoivent une indemnité sous forme de vacations horaires ainsi qu'une « prestation de retraite » lorsqu'ils ont accompli au moins vingt ans de service. Il existe chez les sapeurs-pompiers volontaires des spécialistes de très haut niveau qui ont un grade d'officier avec le titre "Expert".

Les sapeurs pompiers-professionnels (SPP), fonctionnaires des collectivités territoriales, sont affectés principalement dans les grandes agglomérations ou dans les centres de secours fortement sollicités. De plus, ils assurent l'ossature des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).

Le recrutement se fait par concours, organisés au niveau départemental par les SDIS pour les sapeurs et au niveau national par la Direction de la défense et de la sécurité civiles (DDSC) du ministère de l'Intérieur pour les lieutenants. Les candidats sont inscrits sur une liste d'aptitude nationale valable trois ans, ils doivent ensuite postuler dans les collectivités territoriales de leur choix. Ils reçoivent une formation initiale puis une formation continue tout au long de leur carrière.

Dans les villes d'une certaine importance, les corps sont en général mixtes volontaires/professionnels, avec une présence permanente de professionnels renforcés par des volontaires qui effectuent des gardes les soirs et week-end ou sont appelés en renfort pour les interventions lourdes. Certaines grandes villes ont opté pour des corps 100 % professionnels. Dans les communes rurales à faible densité de population, les corps sont souvent composés à 100 % de volontaires.

Les pompiers sont militaires à Paris et à Marseille et dans le Haut-Var. Il s'agit de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP, 8600 personnes), du bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM, 2400 personnes), et de la Section pompier de Canjuers. Ces sapeurs et marins pompiers sont des militaires (relevant du Ministère de la Défense pour l'administration) mis à disposition du ministère de l'Intérieur et de la direction de la sécurité civile (DSC).

Sous l'autorité du préfet de police, les sapeurs pompiers de Paris (75) défendent Paris et la petite couronne : Hauts-de-Seine (92), Val-de-Marne (94) et Seine-Saint-Denis (93).

Selon les directives de son maire, les marins pompiers de Marseille défendent la ville de Marseille (c'est la seule unité militaire de l'armée française aux ordres d'un maire). Leurs compétences s'étendent aussi au grand port maritime de Marseille, à l'aéroport Marseille-Provence et à la zone industrielle de l'étang de Berre. (Fos, Lavera, Port de Bouc).

Le reste du département des Bouches du Rhône étant à la charge des sapeurs-pompiers civils du SDIS-13 (Bouches-du-Rhône).

La section de Canjuers intervient sur le camps même en tant que secours militaires, mais elle est à la disposition du SDIS-83 pour les interventions sur les communes limitrophes du camps (ou sur réquisition préfectorale, sur le reste du Var).

En plus de la BSPP, le génie de l'armée de terre comprend également les Unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC), qui sont des unités de renfort en cas de catastrophe en France ou à l'étranger (par exemple, tremblement de terre, incendie de forêt en été, marée noire). Ils ont une formation et un uniforme similaires à ceux des sapeurs-pompiers.

L'armée de l'air dispose sur ses bases aériennes de pompiers de l'air spécialisés dans les feux d'aéronefs.

La marine nationale dispose des marins pompiers des ports. Ces spécialistes « feux de navires » protègent les bases navales de Cherbourg, Brest et Toulon ainsi que les bâtiments de la Marine nationale qui sont amarrés dans ces ports. Ils n'ont pas vocation à intervenir au profit des populations civiles sauf si les sapeurs pompiers ont besoin de renfort, et réciproquement et selon des conventions. Des détachements de marins pompiers des ports qualifiés « pompiers d'aéroports » assurent la sécurité des bases de l'aviation navale.

La loi no 2000-242 du 29 mars 2000[3], réformant une partie du service national, a également introduit la possibilité d'effectuer un volontariat civil de six à vingt-quatre mois dans une collectivité territoriale (art. 3), et notamment « dans le domaine de la prévention, de la sécurité et de la défense civiles aux missions de protection des personnes, des biens et de l'environnement » (art. 4). Il s'agit alors d'une activité à plein temps (art. 10) et le volontaire civil est payé avec une indemnité réduite par rapport au salaire du poste (art. 12). Il y a environ 300 sapeurs-pompiers volontaires civils.

La profession a été classée « métier à caractère dangereux » par l'article 67 de la loi no 2004-811 de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004. La seule conséquence concrète de cette classification est… une augmentation des assurances privées (assurance du logement, assurance-décès des emprunts…) pour les sapeurs-pompiers.

Les missions[modifier | modifier le code]

Sapeurs-Pompiers en exercice à Strasbourg.

3 612 340 interventions ont été réalisées en 2002 par les sapeurs-pompiers civils, soit 9 900 interventions par jour, une intervention de sapeurs-pompiers toutes les 8,7 secondes. Ces 30 dernières années[Quand ?] le nombre d'interventions a été multiplié par 20.

Selon l'article 2 de la loi no 96-369 du 3 mai 1996 relative aux services d'incendie et de secours, « Les services d'incendie et de secours sont chargés de la prévention, de la protection et de la lutte contre les incendies. Ils concourent avec les autres services et professionnels concernés à la protection et à la lutte contre les autres accidents, sinistres et catastrophes, à l'évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu'aux secours d'urgence. »

Les sapeurs-pompiers sont devenus des techniciens du risque au premier rang de la protection des personnes, des biens et de l'environnement. Cette notion de protection est très vaste : elle comprend aussi bien les secours d'urgence aux personnes victimes d'accidents, de sinistres ou de catastrophes et leur évacuation vers les hôpitaux que la préparation des mesures de sauvegarde et l'organisation des moyens de secours, la prévention, la lutte contre les incendies, ainsi que la prévention et l'évaluation des risques en matière de sécurité civile.

Le secours à personnes (SAP)[modifier | modifier le code]

Il s'agit de secours à domicile et sur la voie publique qui représentent environ 80 % des interventions :

  • Secours sur la voie publique : blessé(s) sur la voie publique ou dans les lieux publics, noyade(s), accident(s) de la circulation routière, ferroviaire, aérienne ou de la navigation.

Les pompiers sont équipés pour toutes sortes d'accidents de véhicule, de la voiture au poids lourd. Ils interviennent pour découper ou écarter les tôles des engins accidentés afin de faire sortir les victimes (désincarcération), mais aussi pour leur apporter un secours médicalisé ;

  • Secours à domicile : accident domestique (chute, brûlure, asphyxie, électrocution, noyade) ou physique (hémorragie, arrêt cardiaque, détresse psychologique, malaise).

Dans le cas de pathologies non urgentes, les sapeurs-pompiers se voient remplacés, petit à petit, par des ambulances privées.

En cas d'appel pour du secours à victime à domicile, dans plusieurs départements, l'appel sera redirigé vers le médecin régulateur du SAMU qui déclenchera les moyens de secours nécessaires : ambulance privée, VSAV avec ou sans VRM (médecin ou infirmier), SMUR (avec médecin, infirmier et ambulancier), hélicoptère, ou simplement des conseils.

Les incendies[modifier | modifier le code]

Entraînement sur un feu d'habitations

Les feux d'habitation, feux industriel, feux de forêt, etc. ne représentent que 10 % des interventions, mais ils nécessitent toujours l'engagement de moyens importants.

Les interventions diverses et spécialisées[modifier | modifier le code]

Parmi les opérations réalisées par les sapeurs-pompiers, il y a également ce que l'on appelle les interventions diverses : destruction de nids d'insectes, déblocage d'ascenseurs, inondations, risques d'effondrements, sauvetage d'animaux, fuite de gaz…).

Les sapeurs-pompiers disposent également d'équipes spécialisées dans les domaines suivants :

  • risques nucléaires, bactériologiques et chimiques,
  • sauvetage et déblaiement,
  • interventions en milieux périlleux (GRIMP)
  • secours en montagne,
  • secours aquatiques,
  • secours animalier,
  • les spécialistes cynotechniques.
  • Dépollution en mer, dans les cours d'eau ou terrestre.

Uniformes[modifier | modifier le code]

Casque F1

L'uniforme (pour toute intervention) se compose d'un pantalon et d'une veste en tissu ignifugé bleu, rangers à lacets et souvent coqué au bout et fermeture à glissière sur les latérals. Le pantalon comporte une bande grise rétro-réfléchissante de 2,5 cm de haut autour des jambes ainsi qu'un liseré rouge (passepoil). Cet uniforme s'appelle tenue F1.

En effet vers 1826 le ministère de la Guerre (les sapeurs pompiers de Paris étaient déjà militarisés) informé de ce que les militaires portaient souvent leur pantalon réglementaire avec leurs habits civils, décida d'ajouter un passepoil à la couleur de l'Armée. La veste comporte une bande grise rétro-réfléchissante de 2,5 cm de haut autour de la poitrine. Cette tenue est parfois appelée « Kermel », du nom d'une des fibres non-feu, qui compose le vêtement (le Nomex est une fibre similaire d'un autre fabricant).

Pour le secours à victime, la tenue n'a pas besoin d'être ignifugée, le sapeur-pompier peut donc être en polo, veste, ou mettre une parka pour se protéger des intempéries, en milieu routier, (accident de la route) le sapeur-pompier a obligation de porter un gilet rétro-réfléchissant ou sa parka rétro-réfléchissante.

Pour l'incendie en milieu urbain, la tenue de base se complète d'un sur-pantalon ignifugé, d'une cagoule ignifugée, d'une veste en cuir ou en textile ignifugé, d'un ceinturon permettant de porter son matériel personnel (gants, clef polycoise), et du casque F1 (le fameux casque argenté, qui existe selon les règlements locaux en une d'autre couleurs différentes). Le sur-pantalon est relativement récent, et permet d'avoir une couche d'air isolante entre les deux pantalons, qui protège de la chaleur.

Pour les feux de forêts, la tenue de base se complète du casque F2 (plus léger), ceinturon et cagoule. Pour les incendies, jusqu’à fin mars 2007, les pompiers portaient une tenue en cuir. À partir de début avril 2007, ils portent une tenue en tissus.

Les parkas et vestes de feu (cuir ou tissu ignifugé) comportent en bas une bande rétro-réfléchissante dont, dans certains départements, la couleur indique le grade : rouge pour un homme du rang, jaune pour un sous-officier (chef d'agrès), blanche pour un officier, verte pour le service de santé et de secours médicaux. Cette couleur est rappelée sur le casque F1. Le casque F2 est rouge pour les sapeurs, blanc pour les sous-officiers et officiers.

La tenue s'adapte en fonction des missions spécifiques (scaphandre pour les risques NBC, combinaison rouge déperlante pour les GRIMP…)

Lors des cérémonies officielles, on retrouve également la tenue de sortie ou de cérémonie. Elle comporte, pour les hommes du rang, la tenue F1 accompagnée d'un ceinturon blanc, d'un plastron rouge et d'un képi pour les officiers ou d'une casquette selon les départements. Pour les officiers et les chefs de centre, cette tenue se compose d'un pantalon de toile, d'une vareuse, de chaussures basses, d'une cravate, d'une chemise bleu ou blanche selon la cérémonie ou d'une chemisette bleu (dans ce cas la vareuse et la cravate ne sont pas portés) ainsi que d'un képi. Sur cette tenue de sortie (officier comme homme du rang) sont apposées toutes les distinctions honorifiques. Parfois, on retrouve également sur l'épaule gauche une aiguillette bleu, blanc, rouge avec ferret argent. Il s'agit que d'une ornementation sans rapport avec la fourragère des militaires. La Brigade de Sapeurs Pompiers de Paris porte l'aiguillette rouge témoignage de la Légion d'Honneur qui lui a été remise le 14 juillet 1902 (ne pas confondre aiguillette et fourragère).

Ces tenues réglementaires sont définies par l'arrêté du 15 mai 2008 fixant les tenues, insignes et attributs des sapeurs-pompiers[4] et notamment ses Annexes II[5], III[6] et IV[7].

Les tenues de sortie et de cérémonie des marins pompiers de Marseille sont identiques à celles de la Marine nationale.

Moyens matériels[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des véhicules de secours.

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La sirène officielle des engins correspond aux notes de musique si et la. Elle est appelée communément « deux-tons » mais c'est un avertisseur sonore venant en complément d'un avertisseur lumineux (gyrophare ou gyro) tous deux obligatoires lors des déplacements en intervention.

Engins d'incendie[modifier | modifier le code]

Echelle mécanique (communément appelée "grande échelle").

Les différents véhicules peuvent être classés ainsi :

  • Fourgon pompe-tonne (FPT), fourgon pompe-tonne léger (FPTL), fourgon pompe-tonne hors route (FPTHR) et fourgon pompe-tonne grande puissance (FPTGP) ; fourgon pompe tonne et de secours routiers (FPTSR); fourgon mousse grande puissance (FMOGP)
  • VPI (véhicule de premières interventions) Généralement dans les casernes rurales. Cuve d'eau inférieure à 1500L.Ils interviennent pour tous les feux de petite ampleur en extérieur et d'autres missions diverses (ascenseurs bloqués, inondations). Il reprend les mêmes missions que l'ancien PS (premier secours).
  • Les engins de sauvetage en hauteur : bras élévateurs articulés (BEA) très rare encore dans les départements français et grandes échelles : échelle pivotante automatique (EPA), échelle pivotante semi-automatique (EPSA), EPC (Echelle Pivotante Combinée) et Echelle Pivotante Séquentielle (EPS). La hauteur des échelles varie entre 18 à 50 mètres pour les plus grandes, de même pour l'échelle sur porteur.
  • camion citerne feux de forêts (CCF) : véhicule 4x4 d' intervention sur feux de forêt ou de broussailles, décliné en plusieurs catégories en fonction de sa capacité en eau (2 000 l, 4 000 l, 6 000 l) ;
  • Fourgon pompe-tonne (FPT) Fourgon contenant environ 3000L d'eau utilisé pour les incendies en général il existe le Léger, Secours-Routier ou encore Hors Route.
  • dévidoir automobile (DA) : Fourgon contenant une grande quantité de tuyaux (jusque 2 000 m en diamètre 110 mm) prévu pour alimenter les engins incendie très éloignés de points d'eau ; il peut être DATT (tout terrain)
  • motopompe remorquable (MPR) : pompe sur remorque, sert à l'alimentation des engins ;MPP (moto pompe portable); MPF (moto pompe flottante).
  • Véhicule de détection, identification et prélèvement (VDIP) : véhicule utilisé pour la detection, l'identification et les prélèvements dans le domaine du risque NRBC.
  • Camion Citerne Rural (CCR) : C'est une des déclinaison du FPT (voir ci-dessus) qui a l'avantage en campagne de pouvoir aussi intervenir sur route ou en forêt.
  • Premier Secours Hors Route (PSHR) : c'est un mélange entre le CCF et le FPT, le PSHRSR (Premier Secours Hors Route avec Secours Routiers) permet d'intervenir également sur les accident afin de désincarcérer si besoin.

Secours à personne[modifier | modifier le code]

Véhicule de secours et d'assistance aux victimes.
Véhicule des pompiers de l'Air.

On trouve les types de véhicules suivants :

l’équipement du VSAV contient le sac de secours avec bouteille d’oxygénothérapie, colliers cervicaux, produits désinfectants, compresses stériles, gants, tensiomètre, le BAVU (Ballon Auto-remplisseur à Valve Unidirectionnelle), etc., un ou plusieurs sacs pouvant être nécessaires pour apporter les différents matériels vers la victime ainsi qu'un DSA (Défibrillateur Semi-automatique) pour pratiquer une réanimation si la personne est en arrêt cardiaque, en attendant le soutien du SMUR.

  • véhicule ou fourgon de secours routier (VSR, FSR) : ces véhicules interviennent lors d'accident de la route, la plupart du temps pour baliser les lieux et, si cela est nécessaire, pratiquer l'extraction d'une personne si celle-ci est bloquée dans son véhicule. Contrairement au VSR, le FSR peut assurer la protection incendie par la possession d'une petite tonne avec une lance à l'intérieur de celui-ci.

Le VSR est armé par 3 Sapeurs-Pompiers Le FSR est armé par 6 Sapeurs-Pompiers ;

  • véhicule radio-médicalisé (VRM) ; voiture (véhicule léger) ayant à son bord un médecin sapeur-pompier ;
  • À Paris : Premiers Secours Relevage (PSR, équivalent des VSAV, anciennement VSAB), Premiers Secours Évacuation (PSE, mixte secours à personne/incendie), camionnette de désincarcération et d'éclairage (CDE, équivalent des VSR).
  • Selon les départements : Véhicule Léger Infirmier (VL INF ou VLI), véhicule avec un infirmier doté de matériel spécifique pour mettre en œuvre des protocoles d'urgence.
  • VLOSS : Véhicule Léger Opérationnel du Service de Santé : armé généralement par un infirmier
  • VSS : Véhicule Soutien Sanitaire, il a pour but de soutenir les SP en intervention, il est armé par un conducteur, un ISP et MSP
  • La BSPP et le BMPM disposent d'ambulances réanimation (AR) et AR néo-natale.
  • VLCG : Véhicule de Liaison Chef de Groupe, chef sur les interventions à plus de trois véhicules.

Risques spécifiques[modifier | modifier le code]

Véhicule toute utilité.
  • cellule mobile d'intervention sur les risques chimiques (CMIC) ;
  • cellule mobile d'intervention sur les risques radiologiques (CMIR) ;
  • cellule risques chimiques (CRCH) ;
  • cellule etaiement (CE) ;
  • véhicules de plongeurs (VPL) ;
  • fourgon pompe tonne risque technologiques (FPTRT) ;
  • équipe cynotechnique (recherche en décombres et quête).
  • Premier secours évacuation (PSE) spécifique à la BSPP, engin hybride étant basé sur mélange d'un fourgon Pompe Tonne léger et VSAV , il est armé par 5 pompiers, et est un des engins qui fait le plus d'interventions sur paris et sa petite couronne..

Ces cellules sont tractés par les véhicules porte cellule (VPCE).

Autres[modifier | modifier le code]

  • véhicule de liaison hors route (VLHR) ou tout terrain (VLTT) : voiture 4 × 4 pour la reconnaissance et les missions dans les endroits difficiles d'accès ;
  • véhicule toutes usages (VTU) ou véhicule toutes interventions (VTI) : épuisement des caves inondées, ascenseurs bloqués, interventions diverses ; c'est un peu le véhicule « chat dans les arbres » mais dans certaines communes, un certain nombre d'interventions sont déléguées à des entreprises privées : nids de guêpes et d'abeilles, ascenseurs bloqués lorsqu'il n'y a pas de risque…

La particularité des véhicules des sapeurs-pompiers parisiens est qu'ils ne sont libérés des obligations d'immatriculation car étant des véhicules militaires. Leurs plaques ne portent qu'une identification interne au corps (type du véhicule et numéro de ce véhicule ; exemple : VDE 5 ou PSR 10…). Les marins-pompiers de Marseille, par contre, sont immatriculés normalement, avec des plaques des Bouches-du-Rhône.

Casernes[modifier | modifier le code]

Caserne du Finkwiller à Strasbourg.
Caserne à Oyonnax.

On distingue quatre types de caserne, selon le nombre d'interventions effectuées à l'année et l'équipement :

  • les centres d'intervention (CI) ou Centre de première intervention (CPI) : ce sont les centres les plus petits, ils doivent pouvoir assurer au moins un départ, soit pour incendie, soit pour un secours à personne, soit pour une intervention diverse.

Cependant, les CI n'existent quasiment plus et sont presque tous devenus maintenant des CS (Voir second paragraphe)

  • les centres de secours (CS) : ils doivent pouvoir assurer simultanément au moins un départ en intervention pour une mission de lutte contre l'incendie ou un départ en intervention pour une mission de secours d'urgence aux personnes, et un autre départ en intervention
  • Les centres d'intervention et de secours (CIS) à Marseille ont remplacé les casernes et les postes depuis 2008.
  • les centres de secours principaux (CSP) : ils doivent pouvoir assurer simultanément au moins un départ en intervention pour une mission de lutte contre l'incendie, deux départs en intervention pour une mission de secours d'urgence aux personnes et un autre départ en intervention ; ils sont en général situés dans les grandes villes.

Un centre couvre une zone géographique déterminée. Si un centre ne peut pas assurer toutes les missions à un moment donné (par exemple : survenue simultanée de plusieurs accidents ou sinistres), c'est la caserne la plus proche qui assure les interventions en surnombre (on parle de départ en second appel). Les CSP hébergent des sapeurs-pompiers 24 heures sur 24 qui doivent être mobilisables dans des délais fixés par le Règlement opérationnel (RO) du Corps départemental.

Le centre de traitement de l'alerte (CTA) et le CODIS (centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) sont chargés de la réception des appels au 18 (et parfois au 112) et donnent l'ordre de départ ; le CTA prévient la caserne et l'équipage du véhicule qui doit partir et suit le déroulement de la mission, en collaboration avec le SAMU pour la partie médicale. À Paris, le centre de régulation s'appelle CCOT (centre de coordination des opérations de transmission). À Marseille c'est le COSSIM (centre opérationnel des services de secours et d'incendie de Marseille).

Lors d'une opération, le commandement est fait sur le terrain (par l'officier ou le sous-officier). Cependant, il y a des centres de coordination opérationnels, qui permettent de savoir quelle équipe est engagée à quel endroit, et de gérer les demandes de renfort. Au niveau départemental, cela est assuré par le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS).

Lorsqu'une situation dépasse un département, la coordination est prise en charge par le centre opérationnel de zone (COZ, anciennement CIRCOSC, centre interrégional de coordination de la sécurité civile). Il existe un COZ par zone de défense (la France métropolitaine est divisée en sept zones de défense). Il y a également un centre national, le Centre opérationnel de gestion interministériel des crises (COGIC).

Formation initiale et continue[modifier | modifier le code]

La formation des sapeurs-pompiers comporte une partie incendie et une partie secourisme. Le minimum en secourisme est la détention du PSE2 (premiers secours en équipe de niveau 2) (anciennement : certificat de formation aux activités des premiers secours en équipe - CFAPSE), qui leur permet d'intégrer les équipages des véhicules de secours à victime (VSAV). La détention du certificat de formation aux activités des premiers secours routiers (CFAPSR) leur permet d'intégrer les équipages des véhicules de secours routier (VSR), et est également obligatoire pour le chef d'agrès VSAV.

La formation initiale des volontaires (FIA, ou FIV) comprend les unités de valeur (UV) suivantes :

  • un module cadre administratif et juridique : unité de valeur CAD et REP ;
  • un module protection des biens et de l'environnement : unité de valeur DIV ;
  • un module incendie : unités de valeur GOC (gestion opérationnelle et commandement), INC et TOP (techniques opérationnelles) ;
  • un module secours à personne en équipe : unité de valeur SAP (secours à personne, en fait le CFAPSE).

Le module sur l'appareil respiratoire isolant (ARI) et le lot de sauvetage et de protection contre les chutes (LSPCC) est optionnel pour les petits centres ruraux où les risques sont faibles ; elle est par contre intégrée à la FI pour les centres plus importants. Selon les risques locaux, la FI peut intégrer les premiers secours routiers (CFAPSR) et la lutte contre les feux de forêt (FDF 1).

La formation de base des professionnels comprend une formation d'intégration, suivie d'une formation d'adaptation à l'emploi (FAE) qui comprend obligatoirement tous les modules évoqués ci-dessus.

Lorsque le sapeur-pompier accède à une nouvelle fonction (par exemple lorsqu'il monte en grade), il doit suivre une formation d'adaptation à l'emploi (FAE), qui comprend plusieurs modules de formation ou unités de valeur (UV) : FOR (formateur, dont le monitorat de premiers secours), SAP (secours à personne), IGH (législation sur les immeubles de grande hauteur), ERP (législation sur les établissements recevant du public), COD (conduite des engins, nécessitant le permis poids-lourds comme prérequis), COM (communication, gestion d'équipe), GOC (gestion opérationnelle et commandement), TOP (techniques opérationnelles)…

Il existe des stages de spécialisation et des formations d'adaptation aux risques locaux (FARL) comme les stages de feux de forêt (FDF).

Par ailleurs, il est soumis à une formation professionnelle continue (FMA, formation de maintien des acquis), qui comprend la formation continue obligatoire pour les diplômes de secourisme (CFAPSE, CFAPSR, monitorat). Les casernes organisent des manœuvres régulières pour les volontaires et les professionnels.

Lors de sa première admission en tant que professionnel ou volontaire, le sapeur-pompier se voit remettre un carnet de suivi de formation (voir la note d'information no 97-925 du 22 octobre 1997) où seront inscrites toutes ses qualifications, unités de valeur, diplômes et formations continues, ce qui facilitera un éventuel changement de corps (mutation, passage volontaire-professionnel).

Spécialités[modifier | modifier le code]

Pompiers intervenant suite à un éboulement de maison à Lille.

Les services départementaux disposent d'un groupement de recherche et d'intervention en milieux périlleux (GRIMP, à Paris : GREP, groupement de recherche et d'exploration profonde) chargé des interventions en grande hauteur ou en grande profondeur. La spécialité porte le nom d'IMP (intervention en milieu périlleux).

Ils disposent également d'un groupement de sauvetage-déblaiement (SD) pour l'intervention dans les bâtiments effondrés (explosions, tremblements de terre, glissements de terrain). Ce groupement a pour rôle de rechercher les victimes, avec des chiens et des géostéréophones (auscultation des ruines à la recherche des bruits émis par les survivants), d'accéder aux victimes, permettant ainsi de leur procurer les premiers soins, et de les dégager pour pouvoir les évacuer.

Autres spécialités :

  • secours en montagne (SMO)
  • secours en canyon (CAN)
  • secours routier en ravin (SRRav)
  • sauvetage aquatique (SAV) dans la bande des 300 m du littoral : sauveteur aquatique, sauveteur côtier, chef de bord sauvetage côtier, conseiller technique sauvetage aquatique
  • cynotechnie (CYNO) : utilisation des chiens pour la recherche de personnes ensevelies et égarées
  • risques radiologiques (RAD)
  • risques chimiques et biologiques (RCH)
  • conduite (COD)
  • éducation physique et sportive (EPS)
  • feux de forêts (FDF)
  • feux de navires (FDN)
  • formation (FOR)
  • intervention en milieu périlleux (IMP)
  • intervention en site souterrain (ISS)
  • plongée (PLG)
  • prévision (PRS)
  • prévention (PRV)
  • sauvetage déblaiement (SD)
  • transmission (TRS)

Formation d'officiers[modifier | modifier le code]

L’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) est créée en 1977 par Monsieur Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur. Implantée à Nainville-les-Roches dans l’Essonne, elle ouvre ses portes début janvier 1979. Le Centre national d’instruction de la protection contre l’incendie, basé à Paris lui est rattaché. En 1986, l’ENSSP devient l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP). En 1994, lors de la création de l’INESC, l’École est intégrée à l’Institut. Le décret du 7 juin 2004 donne à l’ENSOSP un statut d’établissement public et transfère l’Institut national d’études de la sécurité civile (INESC) auprès de l’Institut national des hautes études de la sécurité. L’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) est aujourd'hui un établissement public national à caractère administratif créé par le décret du 7 juin 2004. Elle est placée sous la tutelle du ministre chargé de la Sécurité civile et est dotée d’un conseil d’administration.

Le site de l'ENSOSP de Nainville-les-Roches a été transféré en 2007 sur une ancienne base militaire des Bouches-du-Rhône. Le baptême des promotions de juin 2007 a donc marqué la fin du site de Nainville-les-Roches. Les derniers enseignements s'y sont déroulés ce même mois. Le site est rendu au ministère de l'Intérieur qui l'a mis en vente.

Depuis la rentrée de septembre 2007, l'enseignement est dispensé exclusivement sur le nouveau site d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), d'abord dans des installations provisoires puis après un concours d'architecture pour la réalisation de la nouvelle école, dans des locaux modernes et parfaitement adaptés à leurs fonctions. Le plateau technique de l'école est situé à quelques kilomètres, sur la commune de Vitrolles.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Les sapeurs-pompiers dépendent de la Direction de la sécurité civile (DSC) du ministère de l'Intérieur. Au niveau départemental, ils sont sous la responsabilité du préfet de département (du préfet de police pour Paris et la petite couronne). Ils sont en général employés et gérés par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) qui est un établissement public autonome, géré par un conseil d'administration (CASDIS) composé d'élus. Les SDIS sont commandés par des colonels des sapeurs-pompiers.

La lutte contre les calamités sur une commune est du ressort du maire ; initialement, les sapeurs-pompiers étaient communaux. La loi de finances de 1898 prévoyait, pour la première fois, une subvention de l'État aux communes pour organiser cette lutte contre l'incendie, et celle-ci devient un poste de dépense obligatoire en 1913. Un changement de fond a eu lieu à la fin des années 1990 – début des années 2000 avec la départementalisation : les sapeurs-pompiers sont désormais rattachés au département via le SDIS, et les municipalités financent le SDIS de manière obligatoire. Cette départementalisation s'est accompagnée d'une « rationalisation » des moyens, c'est-à-dire du regroupement des petits centres de première intervention (CPI) et donc de la disparition de certains de ces centres, ce qui a provoqué un grand mécontentement tant du côté des sapeurs-pompiers, qui perdaient le contact avec la commune, que des élus et des citoyens, qui voyaient disparaître le CPI de proximité.

La dotation des casernes en personnel et en matériel est décrit dans le schéma départemental d'analyse et de couverture des risques (SDACR).

Les grades et appellations des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels[modifier | modifier le code]

Les sapeurs-pompiers civils (professionnels ou volontaires), bien qu'ils n'appartiennent pas à l'armée, ont des grades et des insignes de grade semblables à ceux de l'armée de terre.

Par le décret du 13 juin 2001[8] le grade de sapeur de première classe n'existe plus chez les sapeurs-pompiers professionnels. Par extension les seconde classe non plus, il n'y a plus que des sapeurs. De même depuis le 1er mai 2012 le grade de major n'existe plus. À la place, une distinction est faite entre lieutenant de 1re classe et lieutenant de 2e classe.

Les grades correspondent à des fonctions, à l'exception de ceux de caporal-chef, de sergent-chef et d'adjudant-chef, qui sont octroyés en fonction de l'ancienneté dans le grade précédent[9]. Ces grades sont visibles par des galons portés sur l'uniforme. Le casque et le manteau portent également une bande, dite « bande de grade », indiquant le rang du pompier : orange pour un homme du rang, jaune pour un sous-officier et blanche pour un officier[10].

officiers / catégorie A[modifier | modifier le code]

officiers / catégorie B[modifier | modifier le code]

sous officiers / catégorie C[modifier | modifier le code]

hommes du rang / catégorie C[modifier | modifier le code]

Les membres du service de santé et de secours médical (SSSM) ont droit à une équivalence

Grades des pompiers militaires[modifier | modifier le code]

Les pompiers militaires ont les grades et appellations de leur corps d'armée : par exemple ceux du génie militaire pour les sapeurs-pompiers de Paris, et ceux de l'infanterie pour les sapeurs-pompiers de Canjuers, et ceux de la Marine nationale pour les marins-pompiers de Marseille.

Le service de santé et de secours médical (SSSM)[modifier | modifier le code]

Le SSSM est le service de santé et de secours médical. Il regroupe les médecins, les pharmaciens, les vétérinaires et les infirmiers sapeurs-pompiers. Son rôle est :

  • le suivi médical des sapeurs-pompiers (visites médicales d'aptitude),
  • le soutien sanitaire opérationnel des sapeurs-pompiers en intervention,
  • la participation à l'aide médicale urgente

Grâce à leur maillage territorial, les médecins et infirmiers assurent des soins d'urgence de proximité. Ils interviennent seuls ou en binôme au côté des sapeurs-pompiers secouristes. Les infirmiers sapeurs-pompiers sont autorisés à appliquer des protocoles d'urgence rédigés par le médecin-chef du SDIS sans la présence d'un médecin.

  • les pharmaciens assurent la gestion de la pharmacie à usage intérieur et assurent un conseil technique sur les interventions à caractère biologique, chimique ou radiologique.
  • les vétérinaires surveillent l'état de santé des chiens des équipes cynophiles, interviennent sur les urgences concernant des animaux ou dans le domaine de la chaine alimentaire.

Accidents de service[modifier | modifier le code]

On dénombre environ 8 900 accidents par an pour les sapeurs-pompiers professionnels, et ils causent 500 000 jours d'arrêts de travail. Au niveau national, le Bureau de prévention d'accidents et d'enquête (BPAE) est chargé d'enquêter sur les accidents afin de faire évoluer la formation, le matériel. Au niveau départemental, le SDIS dispose d'un comité d'hygiène et de sécurité (CHS).

La première cause d'accident de service sont les blessures ou fractures subies lors des activités physiques et sportives et représentent entre 70 et 80 % des arrêts de travail chez les sapeurs-pompiers[11].

Par ailleurs, d'autres accidents sont liés à la circulation routière. Cela comprend :

  • les accidents des volontaires se rendant à la caserne pour intervention;
  • les accidents de circulation entre la caserne et le lieu de l'intervention;
  • les accidents causés par d'autres véhicules sur les lieux de l'intervention.

Les sapeurs-pompiers en intervention détiennent des dérogations sur les règles de priorité, le port de la ceinture n'est pas obligatoire mais fortement recommandé[réf. souhaitée]. Toutefois, cette situation a créé un sentiment d'impunité et des comportements accidentogènes[réf. nécessaire]. On assiste, dans les années 2000, à une prise de conscience de la part de la hiérarchie comme des exécutants[réf. nécessaire]; ainsi, le port de la ceinture commence à se généraliser lorsque c'est possible[réf. souhaitée][12], et de nombreux pompiers[réf. nécessaire] recommandent une conduite certes rapide en partant sur l'intervention, mais néanmoins prudente[citation nécessaire].

L'autre grande source d'accident sont les interventions sur incendie :

  • accident thermique, notamment lors d'un feu d'intérieur ;
  • explosion de gaz ;
  • chute ou effondrement dans un bâtiment ;
  • véhicule cerné par les flammes lors de feux de forêt.

Parmi les accidents de 2005 on compte la première femme morte au feu (feu de grange du 25 août à Sandaucourt, Vosges)[réf. souhaitée].

Le caractère dangereux de la profession a été reconnu en 2004 par la loi dite « de modernisation de la sécurité civile »[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les statistiques des services d'incendie et de secours : édition 2012 »,‎ 24 juillet 2012 (consulté le 4 janvier 2013)
  2. http://www.pompiers-argenteuil.com/
  3. http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/VisuNav?cidNav=7181&indiceNav=1&tableNav=CONSOLIDE&ligneDebNav=1
  4. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018837835&fastPos=24&fastReqId=69993399&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
  5. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/materiels-equipements/documentation-technique/nit/tia/downloadFile/attachedFile/IOCE0811857A-A2.pdf?nocache=1243943958.15
  6. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/materiels-equipements/documentation-technique/nit/tia/downloadFile/attachedFile_1/IOCE0811857A-A3.pdf?nocache=1243943958.15
  7. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/materiels-equipements/documentation-technique/nit/tia/downloadFile/attachedFile_2/IOCE0911725A_A4.PDF?nocache=1243943958.15
  8. Décret n° 2007-1011
  9. http://www.sdis77.fr/Venez-nous-rejoindre/Sapeurs-pompiers-professionnels/Grades-et-fonctions-des-sapeurs-pompiers
  10. a et b http://www.pompiers.fr/accueil/moyens-et-techniques/les-grades-et-decorations
  11. Rapport POURNY
  12. cela exclut les pompiers s'équipant dans le fourgon d'incendie sur le trajet lors d'un départ pour feu
  13. Direction de la défense et de la sécurité civile, « Circulation du matériel d'incendie — trois accidents récents »,‎ 18 août 2005

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Tous pompiers : Portraits de sapeurs-pompiers volontaires Éditions des pompiers de France, 2005, 127 pages.
  • "Nos Pompiers " : un ouvrage très complet de 208 pages et 250 photos qui mêle passion et aventures humaines. Éditions Sélection du reader's digest - 2011
  • Soldats du feu, Eric Deroo, 240p, Éditions Pierre de Taillac, 2011
  • "Les Pompiers" , 48p, ouvrage jeunesse ,2014, Nane Editions

Textes législatifs[modifier | modifier le code]

  • code général des collectivités territoriales, notamment les articles R.1424-1 à R.1424-55 concernant l'organisation des sapeurs-pompiers et des Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS)
  • le code de la route, Chapitre II du Titre 3 du Livre IV de la Partie réglementaire, intitulé « Véhicules d'intérêt général »
  • loi no 87-565 du 22 juillet 1987 sur l'organisation de la sécurité civile et la prévention des risques (abrogée par la loi no 2004-811 du 13 août 2004)
  • décret no 87-965 du 30 novembre 1987 relatif à l'agrément des transports sanitaires terrestres
  • décret no 90-851 du 25 septembre 1990 portant statut particulier du cadre d'emplois des sapeurs-pompiers professionnels non officiers
  • loi no 92-125 du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République
  • loi no 96-369 du 3 mai 1996 relative aux services départementaux d’incendie et de secours (JO du 4 mai 1996)(intégrée au code général des collectivités territoriales) : départementalisation
  • loi no 96-370 du 3 mai 1996 relative au développement du volontariat dans les corps de sapeurs-pompiers
  • décret no 2001-680 du 30 juillet 2001 modifiant le décret no 90-851 du 25 septembre 1990 portant statut particulier du cadre d'emplois des sapeurs-pompiers professionnels non officiers
  • Annexe du décret du 6 mai 2000 sur l'habillement
  • arrêté du 18 octobre 2001 relatif à la formation des sapeurs-pompiers professionnels (NOR : INTE0100621A), JO du 24 novembre 2001
  • LOI n° 2011-851 du 20 juillet 2011 relative à l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires et à son cadre juridique
  • loi no 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile.
  • décret n° 2007-449 du 25 mars 2007 relatif aux missions et à l'organisation du bataillon de marins-pompiers de Marseille (JO du 28 mars 2007)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]