Estissac

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Estissac
Vergers à Thuisy
Vergers à Thuisy
Blason de Estissac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Troyes
Canton Canton d'Estissac
Intercommunalité Communauté de communes des portes du pays d'Othe
Maire
Mandat
Annie Duchêne
2014-2020
Code postal 10190
Code commune 10142
Démographie
Population
municipale
1 847 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 12″ N 3° 48′ 24″ E / 48.27, 3.8066666666748° 16′ 12″ Nord 3° 48′ 24″ Est / 48.27, 3.80666666667  
Superficie 25,66 km2
Localisation

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Estissac

Estissac est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Ses habitants sont appelés les Liébautins, en référence à l'ancien nom d'Estissac (Saint-Liébault).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est construit à la confluence de la Vanne et des ruisseaux du Bétrot et de l'Ancre.

La commune compte deux hameaux Thuisy et Vaugeley.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1564, le village, alors nommé Saint-Liébault, fait partie du grand tour de France de Charles IX sur l'initiative de Catherine de Médicis. Le roi y soupe le 21 mars.

Jusqu'au XVIIIe siècle, le village s'appelait Saint-Liébault. En 1650, la seigneurie de Saint-Liébault appartenait au chancelier Pierre Séguier, puis, par l'union de sa fille Marie, à la famille du Cambout de Coislin. Le château est transmis à la descendance, Marie-Henriette de Rochefort en 1732, qui épouse Charles de Roye de La Rochefoucauld, comte de Blansac[1],[2]. En 1758, Louis Armand de la Rochefoucauld hérita de cette terre et la fit ériger en duché héréditaire sous le nom d'Estissac (du nom de la seigneurie d'Estissac, province d'Aunis, près de La Rochelle).

Le château est reconstruit, à la fin XVe siècle, sur l'emplacement d'un ancien château fort. Il est complètement détruit en 1793[2].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Lyébault-sur-Vanne et de Val-Libre[3].

Une communauté protestante relativement nombreuse a existé à Estissac et dans ses environs, sous l'Ancien Régime et au XIXe siècle. La commune d'Estissac était d'ailleurs dotée d'un temple protestant au XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1814 mai 1848 Abraham-Sylvestre Dumanchin    
mai 1848 1849 Félix-Martin Poron Républicain Notaire
1849 1851 Roy    
1971 1989 Gilbert Boudin PS Enseignant
1989 mars 2008 Michel Lottier ROUGE LABEL ROUGE
mars 2008 en cours Annie Duchene[4] UMP Conseillère régionale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 847 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 098 1 124 1 228 1 288 1 537 1 568 1 629 1 663 1 738
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 804 1 909 1 897 1 893 1 848 1 965 1 995 1 991 1 983
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 969 1 959 1 905 1 812 1 813 1 794 1 789 1 659 1 651
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 685 1 740 1 761 1 757 1 611 1 724 1 783 1 796 1 847
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Liébault est du XIIIe siècle, agrandie pendant les XVe, XVIe et XVIIe siècles.
  • La Halle, XVIIe siècle où se trouvait le pressoir banal et qui servit de lieu de marché aux grains.
  • Le Moulin (fin du XVIIIe siècle), rénové en 1990, fut construit comme annexe de la papeterie qui fut une industrie importante en 1773. Actuellement, élevage de salmonidés (visite).
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

parti : Au premier fascé d’argent et d’azur de dix pièces, aux trois chevrons brochant de gueules, le premier écimé, au deuxième d’or semé de trèfles de sable au lion de gueules brochant ; au chef chargé d’une bande d’argent, accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d’or et de deux abeilles volant du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanne Martel-Jeannine Velut, Notre pays d'Othe, office de tourisme du pays d'Othe et de la vallée de la Vanne, 2003 (ISBN 2-907894-32-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque de l'École des chartes École nationale des chartes, vol. 140-141, Librairie Droz, 1982. (p. 201)
  2. a et b Itinéraire général de la France Par Adolphe Laurent Joanne, 1re partie, 1863. (p. 128)
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Estissac », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 27 décembre 2012)
  4. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011