Zurich

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Zurich
Blason de Zurich
Héraldique
Image illustrative de l'article Zurich
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Zurich
District Zurich
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Arrondissements et quartiers de Zurich
Communes limitrophes :
Regensdorf, Rümlang, Opfikon, Wallisellen, Fällanden, Dübendorf, Zollikon, Kilchberg, Adliswil, Stallikon, Wettswil am Albis, Oberengstringen, Schlieren, Uitikon
Maire Mme Corine Mauch
Code postal 8000-8099
N° OFS 0261
Démographie
Gentilé Zurichois(es)
Population 372 047 hab. (31 décembre 2010)
Densité 4 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 40″ N 8° 32′ 28″ E / 47.377895, 8.541183 ()47° 22′ 40″ Nord 8° 32′ 28″ Est / 47.377895, 8.541183 ()  
Altitude 408 m
Superficie 8 788 ha = 87,88 km2
Divers
Nom officiel Zürich
Nom français Zurich
Langue Suisse allemand (principale)
Allemand (officielle)
Localisation

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Zurich

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Zurich
Liens
Site web www.stadt-zuerich.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Zurich [zyʁik] (allemand : Zürich Zürich [ˈtsyːʁɪç], en Suisse [ˈtsyrɪç], suisse allemand : Züri [tsyri], italien : Zurigo [dzuˈriːɡo]) est une cité alémanique de Suisse, capitale du canton de Zurich. Même si l'allemand est la langue officielle, les Zurichois parlent le Züritüütsch, un dialecte de l'alémanique influencé par des langues romanes[3] (il emprunte certains termes étrangers au français, italien, anglais[4], etc.). C'est une cité très cosmopolite, comptant 30 % d'étrangers. Dans son article intitulé « World's most expensive place to live is... » du 15 février 2012, The Economist classe Zurich comme étant la ville la plus chère au monde. Le cabinet Mercer la classe en deuxième position de 221 villes dans le monde pour sa qualité de vie[5].

Alors que Berne est la capitale administrative de la Confédération suisse, Zurich est un pôle économique, financier, scientifique et artistique international : elle fait partie des « villes mondiales »[6].

Étymologie, saints patrons et armoiries[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention écrite du nom Zurich, dans sa forme latine, provient d'une pierre tombale datant du IIe siècle après J.-C. et retrouvée dans le quartier du Lindenhof de la vieille ville. Sur cette stèle il est fait mention d'une « STA(TIONIS) TURICEN(SIS) » c'est-à-dire d'une station romaine douanière du nom de « Turicum ». L'origine du nom n'est pas définitivement réglée, « Turicum » étant selon toute vraisemblance pré-latin, l'explication la plus probable est une dérivation « Turīcon » du nom personnel celtique « Tūros »[7]. Les formes latines du nom connues au Haut Moyen Âge sont « Turigum » (807), « T(h)uregum » et « Thuricum » (898). La première preuve d'un nom allemand « Ziurichi » apparaît courant du VIIe siècle par les soi-disant géographes de Ravenne. Finalement cette orthographe se formalise plus tard en « Zurih » (857) puis « Zurich » (924).

Les premiers sceaux du Conseil de la ville de Zurich sont attachés à deux actes de 1225 et 1230 : ils portent la transcription sigillum consilii thuricensium et représentent deux saints patrons de la ville Felix et Regula. À partir de 1348 est ajouté comme sur le cachet de la ville le troisième saint patron Exuperantius, serviteur de Felix et Regula. La mention définitive du label du sceau est sigillum civium thuricensium. La municipalité de Zurich porte depuis 1798 dans son sceau les armoiries de la ville.

Les armoiries de la ville sont au départ un écusson biseauté en diagonale où chacune des deux parties représente une couleur de la ville : le bleu dans sa partie inférieur et l'argent dans sa partie supérieure. Ce blason apparaît pour la première fois en 1389 sur un sceau de la cour de justice de Zurich, et reste jusqu'à aujourd'hui celui du canton de Zurich. Le drapeau de la ville est constitué depuis 1434 du même schéma avec dans un cadre rectangulaire les couleurs bleu et argent (ou blanc) séparées par une diagonale. Le blason de la cité lui a évolué au cours de l'histoire : durant sa période impériale jusqu'au XVIIe siècle, les armoiries et pièces de monnaies représentaient l'aigle impérial posé sur deux boucliers de la ville et tenu par deux lions. Mais l'aigle disparaît au XVIIe siècle sous la république de Zurich, le lion restant le seul animal héraldique de la ville. Le blason actuel affiche l'écusson bicolore coiffé d'une couronne murale, le tout entouré par deux lions dans un cadre à fond bleu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Illustration de Zurich en direction du sud avec les Alpes en arrière-plan.
Vue satellite (NASA) du centre-ville
La Limmat avec, de gauche à droite, les églises Fraumünster, Saint-Pierre, Wasserkirche et Grossmünster
La vieille ville, la Limmat et le lac de Zurich

Zurich se situe au nord-est de la Suisse, dans la partie est du plateau suisse, à l'extrémité nord du lac de Zurich et à environ 30 km des Alpes. La ville se trouve dans une ancienne vallée glaciaire, à 408 m d'altitude, là où la rivière Limmat naît du lac de Zurich avant d'être rejointe par la Sihl (voir carte de localisation). Il existe un troisième cours d'eau artificiel en forme de zig-zag, le Schanzengraben[8], qui fut aménagé pour protéger l'extension ouest de la ville au XVIIe et XVIIIe siècles.

Topographie et biodiversité[modifier | modifier le code]

La ville est « encerclée » à l'ouest-sud-ouest par l'Uetliberg, et au nord-est par le Zürichberg, ces petites montagnes ou grandes collines continuent ensuite au sud parallèlement au lac de Zurich et au nord-ouest à côté de la vallée de la Limmat. L'Uetliberg culmine au plus à 869 m, et le Zürichberg à 676 m.

Outre son lac, la ville tire profit des aménités qu'offrent deux grandes forêts conservées sur les versants à l'ouest et à l'est. Ces forêts appartiennent à la ville depuis l'an 853[9] et ont servi à l'approvisionnement en bois de la ville durant plus de mille an. Elles sont constituées en de très larges bandes boisées qui leur confèrent un rôle important de corridors biologiques. Andréas Speich, ancien directeur de la forêt de Zurich en a progressivement et pour partie fait cesser l'exploitation pour leur redonner une forte naturalité, plus conforme à leur écopotentialité[10]. La forêt est cependant encore très fragmentée par les routes et n'est plus en contact avec le pourtour du lac qui est urbanisé. Ces deux grandes forêts sont devenues un lieu de détente et de sortie très prisé des zurichois.

L'agglomération s'étend le long de trois axes principaux :

  • au sud le long des deux rives du lac,
  • au nord-ouest le long de la vallée de la Limmat en direction de Baden-Brugg,
  • et au nord-est en direction de l'aéroport de Zurich contournant par la suite le Zürichberg.

À l'ouest l'Uetliberg reste une barrière naturelle peu franchissable, mais encerclé.

La municipalité de Zurich occupe une surface de 87,88 km2[2], dont 4,1 km2 sont occupés par le lac de Zurich. Les habitations se concentrent dans la vallée de la Limmat, suivant une orientation nord-ouest vers sud-est, sur une largeur d'environ 3 ou 4 km.

La Limmat est canalisée et par endroit détournée. Pour cette raison elle ne s'écoule pas exactement au milieu de la vallée, mais se trouve le long du flanc nord de la vallée. Avec une altitude de 392 m à Oberengstringen, la Limmat est le point le plus bas de la commune. 4

Sur le flanc ouest, la vallée de la Limmat est bordée par les boisées montagnes de l'Albis, dont l'Uetliberg et le Buechhoger sont les représentants les plus connus. La chaîne de montagnes de l'Albis forme la frontière naturelle ouest de la commune.

L'Uetliberg, avec une altitude de 869 m est le point culminant de Zurich et de ses environs. Il est aisé de s'y rendre avec le Uetlibergbahn, un train que l'on peut prendre à la gare centrale. À son sommet, une plateforme artificielle permet de bénéficier d'un panorama unique sur la ville, et si la vue est dégagée, jusqu'aux Alpes. À son pied et en direction du sud, on peut voir la vallée de la Sihl.

Au nord, en bordure de la vallée de la Limmat, une chaîne de collines marque la ligne de partage des eaux entre la Limmat et la Glatt. Du nord-ouest au sud-est, l'altitude des monts tend à augmenter, plus les Alpes se font proches. L'on passe ainsi de Hönggerberg avec 541 m d'altitude, au Käferberg avec Waidberg à 571 m puis Zürichberg à 676 m et enfin Adlisberg à 701 m.

Entre le Käferberg et le Zürichberg se trouve un point important de passage entre la vallée de la Limmat et celle de la Glatt.

Image topographique de la région zurichoise

Climat[modifier | modifier le code]

Zurich bénéficie d'un climat tempéré.

Les vents soufflent en général soit depuis l'ouest, apportant souvent avec eux des précipitations, soit depuis l'est ou nord-est; il s'agit alors de la Bise. Cette dernière est à l'origine de zones de haute pression, mais est également la cause, durant toute l'année, de phases de refroidissement. L'effet de fœhn, qui, dans les montagnes, joue un rôle important, n'influence pas particulièrement le climat de la ville.

Les températures enregistrées par la station zurichoise de l'Institut suisse de météorologie[11] ont une moyenne annuelle de 8,5 °C, avec en janvier une moyenne minimum mensuelle de -0,5 °C et en juillet une moyenne maximum mensuelle de 17,6 °C. La ville subit en moyenne 88 jours par an où il gèle, dont 26 sans dépassement du seuil de 0 °C. En moyenne, elle compte trente jours où la température dépasse les 25 °C et trois jours de canicule. En comparaison avec d'autres mesures effectuées à la même latitude, ces valeurs sont plutôt faibles, ce qui peut s'expliquer par l'altitude. Au nord de la ville, dans la vallée de la Limmat, les jours sont en moyenne plus ensoleillés et plus chauds. La station de Zurich mesure en moyenne 1 482 heures d'ensoleillement par an. Les 1 136 mm de précipitations moyennes par an sont distribuées sur toute l'année ; toutefois en raison de mouvements de convection, les précipitations connaissent un pic durant l'été alors que l'hiver est plus sec.

Relevé météorologique de Zürich-Kloten-altitude : 436 m (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -4,1 -3,2 -0,7 2,5 6,4 9,7 11,6 11,2 8,5 4,9 0,2 -2,8 3,7
Température moyenne (°C) -1 0,4 3,9 7,8 12,2 15,5 17,6 16,8 13,8 8,9 3,5 0,2 8,3
Température maximale moyenne (°C) 2 4,5 8,8 13,2 17,9 21,2 23,6 22,7 19,5 13,7 7 3,1 13,1
Précipitations (mm) 67 68 68 78 96 115 106 121 83 70 84 74 1 031
Nombre de jours avec précipitations 11 10 11 12 12 12 11 12 8 8 10 10 127
Source : MétéoSuisse www.meteosuisse.ch


Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Température moyenne

(°C)

Zurich 1 531 1 054 20 0
Lausanne 1 872 1 153 10 11
Lugano 2 069 1 559 4 12
La Chaux-de-Fonds 1 710 1 441 45 6
Evolène 1 795 736 50 4
Source : « Tableaux des normes 1981-2010 », MétéoSuisse


Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions de Zurich.
Les arrondissements
Les quartiers

La ville de Zurich est l'unique commune du district de Zurich. Elle est administrativement subdivisée en douze arrondissements et 34 quartiers[12].

La commune historique, dont le territoire avant 1893 correspondait alors au Kreis 1 actuel, avait une surface de 1,69 km2. Au XIXe siècle le développement urbain subit un fort accroissement. La ville opère alors deux agrandissements successifs en 1893 et 1934 avec la fusion de 19 communes limitrophes pour former la commune de Zurich actuelle qui a une surface cinquante fois plus grande.

Lors de la première fusion, en 1893, onze communes intègrent Zurich et le territoire est alors divisé en cinq arrondissements notés en chiffres romains (Kreis I à V).

À partir de 1913, avec la révision des arrondissements, le nombre d'arrondissements passe à huit avec le partage en trois de l'arrondissement III et en deux de l'arrondissement V. Par ailleurs, la numérotation en chiffres arabes est adoptée (Kreis 1 à 8).

En 1934 lors du deuxième agrandissement au nord et dans la vallée de la Limmat, huit autres communes intègrent Zurich. Le découpage de certains arrondissements est revu et leur nombre passe à douze (Kreis 1 à 12).

Le Kreis 1 ou Altstadt (ancien kreis I) correspond au territoire de la commune de Zurich jusqu'en 1893. C'est l'actuelle vieille-ville.
Les parties historiques sont die Kleine oder Mindere Stadt sur la rive gauche et die Grosse oder Mehrere Stadt sur la rive droite de la Limmat. Cette partie de la rive droite est actuellement nommée Dörfli ou Niederdorf.
Les quartiers administratifs actuels Rathaus et Hochschulen sont situés sur la rive droite et ceux de Lindenhof et de City sur la rive gauche. C'est un des deux quartiers les plus vivants la journée, où se concentrent des centaines de boutiques et où de nombreux festivals ont lieu.

Le Kreis 2 est situé sur la rive ouest du lac de Zurich, et est parcouru par la rivière Sihl. Il est composé des anciennes communes de Enge et de Wollishofen qui ont intégré le kreis II de la ville en 1893. Le quartier de Leimbach appartenait à la commune de Enge. C'est un quartier plutôt aisé ou plusieurs palace ont leur place.

Château rouge dans le Kreis 2.

Le Kreis 3 ou Wiedikon est situé sur la rive ouest du lac de Zurich, entre la Sihl et l'Uetliberg. C'est l'ancienne commune de Wiedikon qui a intégré le kreis III en 1893.

Le Kreis 4 ou Aussersihl, né du partage en 1913 du kreis III, est la plaine entre la Sihl, les voies de chemin de fer et Wiedikon. Il est composé d'une partie de l'ancienne commune de Aussersihl (l'autre partie formant le kreis 5) qui a intégré le kreis III en 1893.

La Prime Tower dans le Kreis 5.

Le Kreis 5 ou Industriequartier, né du partage en 1913 du kreis III, est la plaine entre la Limmat, la Sihl et les voies de chemin de fer. Il est composé d'une partie de l'ancienne commune de Aussersihl (l'autre partie formant le kreis 4) qui a intégré le kreis III en 1893. C'est un ancien quartier industriel qui est devenu le quartier branché de la ville, où sont présentent de nombreuses boîtes de nuit. Une partie devient un quartier d'affaires, avec notamment la Prime Tower, l'actuelle plus haut édifice suisse.

Le Kreis 6 sur le flanc du Zürichberg est composé des anciennes communes de Oberstrass et Unterstrass qui ont intégré le kreis IV en 1893.

Le Kreis 7 sur le flanc des Zürichberg et Adlisberg est composé des anciennes communes de Fluntern, Hottingen et Hirslanden qui ont intégré le kreis V en 1893, ainsi que celle de Witikon qui a intégré le kreis 7 en 1934.

Le Kreis 8 ou Riesbach, né du partage en 1913 du kreis V, est situé sur la rive est du lac de Zurich. C'est l'ancienne commune de Riesbach qui a intégré le kreis V en 1893.

Le Kreis 9 entre la rive gauche de la Limmat et l'Uetliberg, est composé des anciennes communes de Altstetten et de Albisrieden qui ont intégré la ville en 1934.

Le Kreis 10 entre la rive droite de la Limmat et le flanc sud des Hönggerberg et Käferberg est composé de l'ancienne commune de Wipkingen qui a intégré le kreis IV en 1893 ainsi que celle de Höngg qui a formé le kreis 10 en 1934.

Le Kreis 11 sur la plaine au nord des Hönggerberg et Käferberg entre la vallée de Glatt et le Katzensee, est composé des anciennes communes d'Affoltern, d'Oerlikon et de Seebach qui ont intégré la ville en 1934.

Le Kreis 12 ou Schwamendingen, dans la vallée de Glatt au nord du Zürichberg, est composé de l'ancienne commune de Schwamendingen qui a intégré la ville en 1934.

Démographie[modifier | modifier le code]

Carte Keller de Zurich en 1800 avec les fortifications.
Carte Siegfried de Zurich en 1881 sans les fortifications et avec le chemin de fer.

Les statistiques pour 2010[1] recensent 372 047 habitants sur le territoire communal de Zurich et 1 091 732 pour l'agglomération en 2005.

Deux événements liés à la révolution industrielle vont transformer la ville et permettre un fort développement de la population : la destruction, entre 1833 et 1903, des fortifications qui encerclent la ville et le développement du chemin de fer avec le Spanisch-Brötli-Bahn, dès 1847, puis cinq ans plus tard les liaisons nationales et internationales[13].

En 1850, au début des recensements fédéraux, on comptait 41 585 habitants, trente ans plus tard le double : 86 890 habitants et la population double encore vingt ans plus tard : 168 021 en 1900[14].

La croissance reste soutenue jusqu'à son apogée vers 1960, puis la population baisse fortement jusqu'en 1980 pour ensuite se stabiliser jusqu'en 2000, date du dernier recensement fédéral[15].

Actuellement la tendance est de nouveau à la hausse de la population.

En 2006 le bilan de population, 2 608 personnes, est positif : Il est dû pour une grande part au solde migratoire positif de 2 315 personnes, l'excédent de naissance étant de 379[16].

  • 1850 : 41 585 habitants
  • 1860 : 51 616
  • 1870 : 65 668
  • 1880 : 86 890
  • 1888 : 103 862
  • 1900 : 168 021
(Y compris 66 581 habitants des communes fusionnées en 1893)
  • 1910 : 215 488
  • 1920 : 234 808
  • 1930 : 290 837
  • 1941 : 336 395 habitants
(Y compris 41 118 habitants des communes fusionnées en 1934)
  • 1950 : 390 020
  • 1960 : 440 170
  • 1970 : 422 640
  • 1980 : 369 522
  • 1990 : 365 043
  • 2000 : 363 273
  • 2007 : 376 453

Population[modifier | modifier le code]

La ville compte environ 370'000 habitants intra-muros. De la population totale de la ville, en 2007, 261 592 (69,25 %) sont de nationalité suisse et 114 861 (30,75 %) de nationalité étrangère.

Parmi les différentes nationalités, on trouve dans l'ordre décroissant (avec les pourcentages par rapport au total des étrangers / par rapport au total de la ville) des pays ou régions de provenance :

  • 24 876 Allemands (21,7 % / 6,5 %),
  • 13 787 Italiens (12,0 % / 3,7 %),
  • 12 939 d'autres pays de l'Union Européenne (11,3 % / 3,5 %),
  • 11 503 Asiatiques (10,0 % / 3,1 %),
  • 10 888 Serbes et Monténégrins (9,5 % / 2,9 %),
  • 7 981 Portugais (6,9 % / 2,1 %),
  • 4 667 Espagnols (4,1 % / 1,25 %),
  • 4 578 Turcs (4,0 % / 1,23 %),
  • 4 367 Africains (3,8 % / 1,17 %),
  • 3 683 Autrichiens (3,2 % / 0,99 %),
  • 2 615 Macédoniens (2,3 % / 0,7 %),
  • 2 472 Croates (2,2 % / 0,66 %),
  • 2 078 Bosniaques (1,8 % / 0,56 %). Le solde provenant des autres pays.

En octobre 2007, on recense 5 462 chômeurs, soit un taux relativement faible de 2,6 %. Par contre, les 14 000 personnes au bénéfice d'aide sociale représentent 4 % de la population totale de la ville[17].

Langues[modifier | modifier le code]

L'allemand est la langue officielle en usage à Zurich, la langue usuelle parlée est cependant le Züridütsch, un dialecte suisse allemand. Certaines communautés pratiquent d'autres langues telles que le français et l'italien, deux autres langues nationales suisses, mais aussi l'anglais, pour le travail. Les minorités étrangères pratiquent leurs langues, principalement le serbe, le croate, l'albanais ou le turc.

Classement par langue principale en l'an 2000[18]:

  • allemand et suisse allemand (77,7 %),
  • italien (4,7 %),
  • langues de l'ex-Yougoslavie (2,4 %),
  • espagnol (2,2 %),
  • français (2,1 %),
  • anglais (1,8 %)

Les langues parlées au travail dans le canton de Zurich en l'an 2000[19] :

  • suisse-allemand (97,9 %),
  • allemand (54,7 %),
  • anglais (34,2 %),
  • français (21,1 %),
  • italien (14 %)

L’allemand standard est fortement utilisé en comparaison à d'autres régions suisses allemandes. L'anglais et le français progressent alors que l'italien régresse.

La ville de Zurich abrite la plus grande communauté, 990 personnes, parlant romanche en dehors du canton des Grisons[20].

Religions[modifier | modifier le code]

Berceau du protestantisme, Zurich est longtemps restée une ville majoritairement protestante. En 1850, plus de 90 % des Zurichois se déclarent protestants. Cependant, la part des Zurichois de confession protestante n'a pas cessé de baisser au fil du temps. En effet, la population de confession catholique-romaine s'est en particulier accrue au point de rattraper en nombre la population protestante dans les années 1980[21].

Répartition de la population selon la religion en 2000[22] :

  • Chrétien orthodoxes : 12 490 (3,4 %)
  • Autres églises et communautés religieuses : 6 097 (1,7 %)
  • Communauté de confession juive : 4 903 (1,35 %)
  • Autres communautés chrétiennes : 1 324 (0,4 %)

En 2006, la part des ressortissants étrangers était de 8 % des protestants et 36 % des catholiques-romains.

Agglomération[modifier | modifier le code]

L'agglomération centrée sur la ville de Zurich s'étend sur 132 communes réparties sur les cantons de Zurich, d'Argovie et de Schwytz. Sa surface est de 1 086 km2 et elle comprend 1 091 732 habitants en 2005. 80 % de la population du canton de Zurich vit dans l'agglomération.

Alors que la population de la ville de Zurich a fortement évolué durant la période 1850 – 1960, la population de l'agglomération a, elle, fortement augmenté durant la période 1940 – 1970 et, à l'inverse de la ville centre, n'a cessé d'augmenter jusqu'à ce jour.

À titre d'exemple l'évolution de la population du district de Dietikon :

  • 1920 : 13 026 habitants
  • 1930 : 16 614
  • 1941 : 17 386
  • 1950 : 21 800
  • 1960 : 40 826
  • 1970 : 62 476
  • 1980 : 67 715
  • 1990 : 70 710

Zurich est également au centre de l'aire urbaine zurichoise telle qu'elle est définie en Suisse[23] : avec les agglomérations de Winterthour (123 416 habitants), Baden-Brugg (106 736 habitants), Zoug (95 557 habitants), Schaffhouse (61 399 habitants), Rapperswil-Jona-Rüti (46 337 habitants), Wetzikon-Pfäffikon (44 015 habitants), Lachen (31 840 habitants), Frauenfeld (27 005 habitants), Lenzburg (25 903 habitants), Wohlen (20 437 habitants) et la commune d'Einsiedeln (12 622 habitants) Zurich forme une aire urbaine de 2 103 km2 avec 1 680 000 habitants[24] répartie sur cinq cantons : Argovie, Thurgovie, Saint-Gall, Schwyz, Zoug et Zurich.

Cette aire urbaine, la plus grande de Suisse en termes d'étendue et de population, est le principal centre économique de la Suisse avec une croissance plus grande que la moyenne nationale. Les régions « Zurich-ouest » (vallée de la Limmat) et « Zurich-nord » (vallée de la Glatt) sont celles avec la plus grande demande en développement[25].

À côté de cette notion statistique et officielle de l’aire urbaine, on parle de « Grand Zurich » (Greater Zurich Area) qui est une notion propre aux milieux des affaires et de l’économie[26].

Une des définitions de « Grand Zurich » est la possibilité de rejoindre l’aéroport de Zurich en maximum 90 minutes. Cette région comprend environ 3 200 000 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Zurich.

Zurich est à l'origine une bourgade gallo-romaine nommée Turicum à la frontière de l'empire romain et des mondes germaniques, une garnison étant établie sur un promontoire surplombant la rivière Limmat. C'est un point de défense pour l'empire mais surtout une douane qui contrôle des échanges transitant par la rivière Limmat et le lac de Zurich entre les vallées alpines et le sud de l'Allemagne. Détruite au Ve siècle par les Alamans, puis reconstruite, Zurich devint ville libre impériale en 1218, entra dans la Confédération suisse en 1351 et y prit une grande importance, grâce à l’acquisition de nombreuses seigneuries voisines et à la prospérité de son artisanat textile. Ulrich Zwingli introduisit la réforme à Zurich à partir de 1519. La ville et le canton furent gouvernés jusqu’à la révolution libérale de 1830 par une riche bourgeoisie protestante; ils se démocratisèrent progressivement dans le courant du XIXe siècle. À partir du milieu du XIXe siècle, Alfred Escher, homme politique Suisse surnommé le tsar de Zurich, impulse une modernisation de la ville (chemin de fer) et cofonde de nombreuses institutions ou compagnies de premier plan comme le Crédit suisse ou l'École polytechnique fédérale de Zurich. La ville s'industrialise alors, suivant un mouvement général en Europe. Ville accueillant de nombreux artistes, philosophes, réfugiés politiques, elle est le lieu, par exemple, où au XXe siècle Lénine et Trotsky élaborent leur doctrine du communisme (à l'Odéon), et où Hugo Ball fonde le dadaïsme (en 1916 au cabaret Voltaire)[27].

Des origines à la période romaine (Néolithique - Ve siècle)[modifier | modifier le code]

Vue de Zurich pendant la colonisation romaine.

Les recherches archéologiques montrent que, comme pour toute la Suisse, la région zurichoise fut habitée dès le Néolithique. Les Helvètes celtes occupant la région s'installèrent en grande partie aux alentours du lac de Zurich. Après la conquête de l'Helvétie orientale par l'empire romain en l'an 15 avant J-C, la bourgade de Zurich (à l'époque Turicum) passa de la Germanie supérieur à la Gallia Belgica[28]. Bien que n'étant qu'un Vicus, Zurich fut, surtout en raison de sa situation sur les routes de transit, un poste de douane important. La ville romaine se trouvait sur l'île entre la Limmat et la Sihl, près du lac. Aujourd'hui encore des restes de thermes peuvent être vus à la Thermengasse.

L'invasion de la Suisse actuelle par les Alamans commença à partir de 260. Avec la réforme impériale de l'an 289 de l'empereur Dioclétien, Zurich fit partie de la province Maximum Sequanorum. Au IVe siècle par la décision de l'empereur Valentinien Ier de protéger les frontières vers le Rhin, des fortifications de la ville furent entreprises.

À partir du retrait romain de 401, les fortifications de la ville furent détruites. Ce qui arriva à la population gallo-romaine est encore inconnu de nos jours.

Château de l'Uetliberg sur une gravure de 1768

Période germanique (Ve siècle - 1351)[modifier | modifier le code]

Après l'invasion des Alamans, quelques fortifications restèrent dans l'actuel quartier de Lindenhof. Le plus ancien manuscrit sur Zurich date des années 610 environ, il fut écrit par le moine missionnaire Colomban de Luxeuil, en mission pour évangéliser les Alamans de la région. L'anonyme de Ravenne (ou géographe de Ravenne) y fit des cartes géographiques entre 700 et 800. En 730 Zurich fut intégrée à l'empire franc, et plus précisément à la francie orientale, dirigée plus tard par Louis II de Germanie. Il n'y a que peu de signes de cette époque, et la plupart étant des légendes. Certaines de ces légendes peuvent faire croire que le duc Uotila s'installa sur l'Uetliberg, ou que Charlemagne fit un palatinat à Zurich; mais des légendes n'entrant pas correctement dans l'histoire existent, parlant par exemple que Charlemagne se serait installé à Zurich.

L'axe de procession entre la Grossmünster, en haut, la Wasserkirche, au milieu, et la Fraumünster en bas, en 1576

En 853, Louis II le Germanique fit installer un couvent de femmes à Zurich, lui octroyant de nombreux droits, et en plaçant sa fille, Hildegard. Sur le site de l'actuelle Fraumünster, le couvent, le château de Lindenhof, servirent à montrer aux Alamans que Louis II comptait garder ce territoire contre les invasions.

Les plus vieilles traces archéologiques de Zurich, sont une église à Höngg datant du VIIIe siècle, et la première partie du couvent de Fraumünster, datant de 874. Le couvent fut consacré aux saints patrons de la ville, Saint Felix et Regula. Un axe de procession fut créé entre la Grossmünster, la Wasserkirche et la Fraumünster. Cet axe joua un grand rôle dans la vie religieuse et politique de la ville jusqu'à la réforme. Avec la création d'un prieuré, une grande partie du commerce passant par le Limmattal et le Glattal en dépendait. Le prieur possédait des terrains tout autour du lac de Zurich, plus de nombreux hangars et entrepôts dans la région. Les chanoines exerçaient la juridiction des autres monastères et églises de la région.

Au Moyen Âge, la ville était décrite comme un endroit à plusieurs centres, dont les principaux étaient : La Fraumünster avec l'église Saint-Pierre, et la Grossmünster de l'autre côté de la Limmat. À partir du IXe/Xe siècle, la ville commença à s'étaler plus rapidement et fut reconnue comme une civitas. L'importance du palatinat étant en constante augmentation, son influence augmenta de même, en 940, des reliques et des livres hongrois furent entreposés à Zurich depuis le couvent de Disentis. Aux XIe et XIIe siècles, Zurich prit encore de l'importance par l'augmentation rapide de la population et par son influence, sous la direction des Ottoniens et des Francs Saliens. Au milieu du XIIe siècle, l'évêque Otto von Freisig décrit la ville de Zurich comme la ville la plus noble de Souabe. À ses portes, la ville portait cette inscription : « Zurich, noble par la richesse de beaucoup de choses ».

Vers la fin du XIIe siècle, la ville était dirigée par le Saint Empire Germanique, et un bailli sujet du roi y gouvernait. Ce poste fut principalement détenu par les familles de Zähringen et de Lenzburgen. À partir de 1258, l'influence du roi Frédéric II du Saint-Empire augmenta et celle du bailli baissa. Pendant ce siècle, la politique de la ville s'organisa et fut dotée d'un conseil municipal et de différents organes de juridiction. En raison de la lutte entre le roi Friedrich II et la papauté, les églises perdirent petit à petit de l'importance et de l'influence dans le commerce de la ville, tout en gardant une place centrale. Cependant la confortable position politique de la ville se raffermit en 1262, lorsque Richard de Cornouailles prit la tête de l'empire, de nombreux privilèges durent être abandonnées. Des contestations éclatèrent dans la ville contre les barons de Regensberg et, avec le soutien de la population, le comte Rodolphe Ier du Saint-Empire affirma son influence et les Regensberg furent écartés. À côté de ces différents événements, le monastères de l'Uetliburg fut détruit ainsi que différents châteaux de la région. Au milieu du XIIIe siècle, une guerre contre Winterthour éclata et les Zurichois subirent de lourdes pertes, mais hérissèrent le Lindenhof de pics et résistèrent. À la fin de la guerre, l'influence de l'armée sur le conseil municipal baissa en faveur des commerçants. Après la mort de Rodolphe I et avec en 1291 le pacte entre les trois cantons fondateurs de la Suisse, la ville de Zurich se distança des Habsbourgs.

Vers 1300, la ville de Zurich devait compter environ 8000-9000 habitants.

Zurich dans l'ancienne Confédération suisse (1351-1798)[modifier | modifier le code]

Zurich rejoint la Confédération suisse en 1351 en tant que cinquième membre. Le nouveau canton est expulsé de la Confédération en 1440 en raison d'une guerre avec les autres États membres sur le territoire de Toggenburg, puis reprend sa place en 1450.

Au cours de la deuxième moitié du XVe siècle, Zürich réussi à accroître sensiblement le territoire sous son contrôle, gagner la Thurgovie (1460), Winterthour (1467), Stein am Rhein (1459 / 84) et Eglisau (1496). De 1468 à 1519, Zurich fut le siège de diète fédérale.

La Réforme (1519-1531)[modifier | modifier le code]

Zwingli lança la Réforme en Suisse alors qu'il était le principal prédicateur de la ville à la Grossmünster. Il commençait sa prédication systématiquement par Matthieu à la différence de presque tous les autres prêtres qui prêchaient à travers le cycle liturgique des textes émis par l'Église de Rome. Il vécut et prêcha à Zurich de 1484 jusqu'à sa mort en 1531, date de la défaite de Zurich dans la deuxième guerre de Kappel.

Il traduisit la Bible dans la langue allemande, de manière indépendante de Martin Luther, pour que sa lecture soit accessible au peuple, cette traduction continue d'être étudiée encore de nos jours.

Époque moderne : la république de Zurich (1531 - 1798)[modifier | modifier le code]

Au cours des XVIe et XVIIe siècles, le patriciat et le conseil de Zurich adopta une attitude de plus en plus aristocratique et isolationniste. Le familles qui dominaient la vie politique, économique et culturelle de Zurich étaient: Bonstetten, Brun, Bürkli, Escher vom Glas, Escher vom Luchs, Hirzel, Jori, Kilchsperger, Landenberg, Manesse, Meiss, Meyer von Knonau, Mülner, von Orelli. Un signe de cette tendance a été l'élévation d'un deuxième cercle d'impressionnants remparts ville a été construite en 1624 sous l'impression de la guerre de Trente Ans. Les fonds nécessaires à cet ambitieux projet ont été imposées sur la question des territoires sans consultation, résultant en des révoltes qui ont été écrasés par la force. Depuis 1648, la ville a changé son statut officiel de Reichsstadt à République, comme Venise et Gênes.

Zürich en 1540

Époque contemporaine (depuis 1798)[modifier | modifier le code]

En 1798, l'ancienne conférération suisse est envahie par les troupes révolutionnaires françaises. Zurich est atteinte en 1799 et ses environs sont restés célèbres dans l'histoire militaire en raison des deux batailles de 1799 des guerres de la Révolution française. Lors de la première bataille de Zurich (4 juin), les Français sous le commandement du général Masséna, sur la défensive, sont attaqués par les Autrichiens sous le commandement de l'archiduc Charles, Masséna bat alors en retraite derrière la Limmat avant que l'engagement n'ait atteint une étape décisive. La deuxième bataille de Zurich, beaucoup plus importante, a eu lieu le 25 et le 26 septembre : Masséna, après avoir forcé le passage de la Limmat, attaque et défait les Russes et leurs alliés autrichiens placés sous le commandement de Korsakov.

En 1873, la ville ouvre en même temps que Lausanne la troisième bourse des valeurs de Suisse[29], 23 ans après la première à Genève.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, une flotte aérienne britannique bombarde le quartier industriel de Wipkingen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Article connexe : Politique de la Suisse.

La ville est plutôt étiquetée centre gauche sur l'échiquier politique Suisse, toutefois les dirigeants du principal parti de droite (Union démocratique du centre), Christoph Blocher et Ueli Maurer sont Zurichois.

Exécutif[modifier | modifier le code]

Le conseil administratif[30].
Nom Département Parti
Corine Mauch Département présidentiel PSS
Martin Vollenwyder Finance PLR
Daniel Leupi Police Les Verts
Claudia Nielsen Santé et environnement PSS
Ruth Genner Génie civil et gestion des déchets Les Verts
André Odermatt Bâtiment PSS
Andres Türler Services industriels PLR
Gerold Lauber Écoles et sport PDC
Martin Waser Social PSS

Le conseil administratif (en allemand : Stadtrat) est formé d'un collège de neuf membres, c'est l'organe exécutif de la ville de Zurich. Son rôle est la gestion de l'administration municipale. Les conseillers administratifs sont élus tous les quatre ans par le peuple selon le système majoritaire.

Le Stadthaus

Un des conseillers administratifs assume la fonction de président de commune et est responsable du département présidentiel. Chacun des neuf conseillers administratifs est responsable d'un département.

Les dernières élections ont eu lieu le . L'actuel syndic de Zurich est Corine Mauch, en fonction depuis l'élection spéciale de mars 2009, organisée à la suite du départ en avance d'Elmar Ledergerber de ce poste.

Les neuf départements ou organes du conseil municipal sont:

  • Le département présidentiel (Präsidialdepartement) gère la coordination du conseil municipal et commande les bases des décisions administratives et politiques. Il emploie environ 500 personnes. Ce département dirige les domaines de la culture, des musées, de la population, l'urbanisation, l'égalité des sexes, les archives et les statistiques. Son siège est l'hôtel de ville.
  • Le Département de la police (Polizeidepartement) s'occupe de la police de la ville, de la police juridique et des équipes de protections et de sauvetages (sapeur pompier, ...). Les locaux du département se situent au 1 Bahnhofquai.
  • Le département du génie civil et de la gestion des déchets (Tiefbau- und Entsorgungsdepartement) s'occupe de l'élimination des déchets, le génie civil et la gestion des parcs. Il emploie environ 1600 personnes.
  • Le département de la santé publique et de l'environnement (Gesundheits und umweltdepartement) s'occupe de toutes les fonctions urbaines, de la protection de l'environnement, des soins de santé et des cuisines de la ville.
Bâtiment de Bahnhofquai
  • Le département des constructions (Hochbaudepartement) s'occupe de la gestion des bureaux de l'administration communale, de l'entretien des monuments historiques, des permis de constructions, du bureau d'archéologie de la ville et des architectes de la ville.
  • Le département de la finance (Finanzdepartement) s'occupe de l'administration financière de la commune, de la fiscalité, de la gestion du personnel, de l'organisation informatique et de la gestion des actifs immobiliers.
  • Le département des entreprises industrielles (Industriellen Betriebe Departement) s'occupe de l'approvisionnement en eau gaz et électricité ainsi que des transports publics urbains. Il emploie environ 3400 personnes.
Le Werdhochhaus concentre une partie des activités municipales
  • Le département des écoles et des sports (schule und sportdepartement) s'occupe de l'enseignement primaire et des complexes sportifs communaux.
  • Le département du service social (sozialdepartement) s'occupe du service social communal et du service de tutelle. Le service social comprend entre autres :

Les différents départements sont un peu dispersés dans toute la ville. Cependant, peu avant la Première Guerre mondiale, Gustav Gull proposa de construire un grand hôtel de ville rassemblant la totalité des activités municipales à l'Uraniastrasse, sur la rive gauche de la Limmat. Le projet ne fut qu'en partie réalisé, en partie à cause d'un manque croissant de place dès la construction des nouvelles structures.

Actuellement, la municipalité tente à nouveau de centraliser ses lieux de travail. C'est pour cette raison qu'elle a installé une partie de ses activités dans le Werdhochhaus, une tour construite entre 2001 et 2005.

Législatif[modifier | modifier le code]

Nombre de sièges par parti[31].
Parti 2014 2010 2006 2002 1998 1994
Parti socialiste suisse (PSS) 39 39 44 49 49 43
Union démocratique du centre (UDC) 23 24 24 31 26 19
Parti libéral-radical (PLR) 21 17 19 20 26 28
Les Verts 14 15 14 10 7 5
Parti démocrate-chrétien (PDC) 6 7 10 9 8 10
Parti évangélique suisse 0 4 6 2 1 2
Liste Alternative/Parti suisse du Travail (PdT) 9 5 5 3 2 2
Démocrates suisses (DS) 0 2 3 0 1 4
Alliance des Indépendants (AdI) 0 0 0 0 4 7
Verts-libéraux 13 12 0 0 0 0
Autres 0 0 0 1 1 0

Le conseil municipal (en allemand : Gemeinderat) est composé de 125 membres, c'est l'organe législatif de la ville de Zurich. Les conseillers municipaux sont élus tous les quatre ans par le peuple à la proportionnelle selon la méthode «double Pukelsheim» c'est-à-dire un système qui tient compte du découpage de la ville en neuf circonscriptions électorales.

L’Hôtel de ville de Zurich

Ce processus permet de représenter équitablement chaque district de la ville. Cependant, pour empêcher un trop gros morcellement du paysage politique qui empêcherait d'avancer rapidement dans les décisions, un quota de 5 % des voix par parti et par district a été fixé pour pouvoir être représenté au conseil municipal.

Administration cantonale[modifier | modifier le code]

La ville de Zurich est également le siège de l'administration[32] du canton de Zurich, avec les départements suivants : Chancellerie, Justice et intérieur, Sécurité, Finance, Économie, Santé, Éducation et Construction.

Le bâtiment de l'administration cantonale

À Zurich se trouvent principalement :

  • Le pouvoir exécutif : le Conseil d'État (en allemand : Regierungsrat) compte 7 membres élus à la majorité par le peuple.
  • Le pouvoir législatif : le Grand Conseil (en allemand : Kantonsrat) compte 180 membres élus à la proportionnelle par le peuple.
  • Le pouvoir judiciaire avec les tribunaux cantonaux : le Tribunal administratif, le Tribunal des assurances sociales, le Tribunal du commerce et la Cour de cassation ainsi que le Tribunal de district de Zurich, qui emploie environ 400 personnes.

En ville de Zurich, l'effectif de l'administration publique cantonale est de 12 000 emplois « équivalent plein-temps » en 2005, soit 4,25 % de la population active[33].

Représentation de la ville dans les institutions fédérales[modifier | modifier le code]

Monument Alfred Escher sur la Place de la Gare.

Dans l'ordre chronologique quelques personnalités politiques de la ville de Zurich ayant notamment été Conseiller fédéral ou membre de l'Assemblée fédérale :

  • Alfred Escher : Membre de la Diète fédérale (1846); Conseiller national (1848 – 1882)
  • Albert Meyer : Conseiller fédéral (1930 – 1938)
  • Ernst Nobs : Conseiller fédéral (1944 – 1951) ; Conseiller aux États (1935-1942); Conseiller national (1919-1943)
  • Willy Spühler : Conseiller fédéral (1959 – 1969) ; Conseiller aux États (1955-1959); Conseiller national (1938-1955)
  • Elisabeth Kopp Conseillère fédérale (1984 – 1989) ; Conseillère nationale (1979-1984)

Le canton de Zurich a droit à 34 sièges sur 200 au Conseil national.

Autres personnalités marquantes du canton de Zurich :

  • Ueli Maurer : Conseiller national (1991 - 2008)[34]; président de l'UDC (1996 - 2008)[35]; Conseiller fédéral (2008 –);
  • Christoph Blocher : Conseiller fédéral (2004 – 2007); Conseiller national (1979 - 2003)
  • Moritz Leuenberger : Conseiller fédéral (1995 - 2010); conseiller national (1979 - 1995)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Zurich est jumelée avec les villes suivantes :

Après le partenariat avec Kunming en 1982, l’administration zurichoise a développé, dès 1987, un programme de développement pour la ville chinoise en contribuant à la mise en place du plan directeur de Kunming pour l’adduction en eau potable et l’évacuation des eaux usées.

En guise de remerciement, Kunming a offert à Zurich un jardin chinois qui a ouvert en 1994. Il est situé au bord du lac de Zurich[38].

Par la suite les responsables chinois ont sollicité de l'aide à la ville de Zurich pour développer un système de tramway en mesure de faire face au boom économique et démographique.

Économie[modifier | modifier le code]

La Bahnhofstrasse, une des rues des plus chères du monde
Sunrise Tower
La tour Migros à la Limmatplatz

L’agglomération zurichoise concentre quarante sièges sociaux des cent plus importantes entreprises du pays[39]. C’est la plus importante place économique, financière et commerciale de Suisse. Zurich est considérée comme la capitale économique, laissant à Berne la fonction de capitale politique. Son essor économique s’est produit essentiellement à partir de la réussite industrielle et commerciale de la région dès 1850 environ et s'est traduit par une arrivée massive de population à partir du début du XXe siècle.

Structure de l'économie de la ville[modifier | modifier le code]

Zurich est une place financière d'importance mondiale, et le siège social de nombreuses entreprises de rang mondial. Se trouve notamment la bourse nationale, le SIX Swiss Exchange, le siège social de banques mondiales comme celui d'UBS et de Credit Suisse Group, de groupe d'assurance ou de ré-assurance comme Swiss Re ou Swiss Life ou Zurich Financial Services, ou d'entreprises leader dans leur secteur respectif comme ABB (industrie mécanique), Migros et Denner (grande distribution). Une nouvelle place financière est en train d'être créée dans l'ancien quartier industriel de Zurich West. Un quartier de gratte-ciels est sort de terre dont une des premières tours est la Prime Tower, actuel plus haut gratte-ciel de Suisse.

Structure de l'économie de l'agglomération[modifier | modifier le code]

L'économie de la région zurichoise bénéficie d'un des trois aéroports intercontinentaux de Suisse : l'aéroport de Zurich-Kloten. Les grandes entreprises implantent leurs usines dans l'agglomération, faute de place et de quartiers appropriés en ville centre.

Médias[modifier | modifier le code]

Zurich est le siège d'importants groupe de presse suisses de langue allemande tel que Tamedia, Ringier et éditions NZZ.

Le quotidien phare de Tamedia est le Tages-Anzeiger dont le bassin de diffusion est l'agglomération zurichoise. Il est politiquement et économiquement indépendant et son tirage est d'environ 216 000 exemplaires. Le quotidien existe depuis le 2 mars 1893.

Les autres publications de Tamedia sont une édition du dimanche (SonntagsZeitung), le quotidien gratuit 20 Minuten[40] le plus fort tirage de Suisse avec 420 000 exemplaires, le magazine féminin Annabelle[41]. Tamedia est également présent avec les radio et télévision locales zurichoise : Radio 24 et TeleZüri, tous deux créés par le pionnier de la radio privée Roger Schawinski[42]

Ringier est le plus important groupe de presse suisse, présent également à l'étranger. Toutes ses publications ont vocation nationale, il édite notamment le Blick et le Sonntags-Blick (journal de boulevard édition de semaine et du dimanche). Deuxième quotidien de Suisse avec 262 000 exemplaires. Les autres publications sont Heute quotidien gratuit en allemand et L'Hebdo hébdomadaire en français édité à Lausanne et le magazine Schweizer Illustrierte qui existe depuis 1911. Ringier possède 50 % de la chaîne privée de télévision suisse Sat.1 Schweiz qui produit des programmes spécifiques à la Suisse. Par exemple certains matchs de football de la Super League.

Le Neue Zürcher Zeitung (NZZ) est un journal qui paraît pour la première fois le 12 janvier 1780. Proche du parti radical-démocratique son tirage actuel est de 160 000 exemplaires. Ses quatre cahiers traitent l'international, le national, l'économie et la bourse. Avec une édition internationale il est diffusé dans le monde entier. NZZ am Sonntag est l'édition du dimanche. Le groupe NZZ publie d'autres quotidiens et magazines et possède différentes radios et télévisions locales en Suisse.

Il y a également le magazine économique Bilanz (Axel Springer Verlag) et le journal Die Weltwoche qui, lui, est proche de l'UDC zurichoise[43].

SF Schweizer Fernsehen et Schweizer Radio DRS sont respectivement la télévision et radio en langue allemande du groupe Société suisse de radiodiffusion et télévision, groupe audiovisuel public de la Suisse. Les programmes de radio SRF 1 et SRF 3 et le journal régional sont produits à Zurich[44], de même que les programme de télévision.

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Richesse artistique[modifier | modifier le code]

Zurich est un haut lieu de la culture suisse. La ville joue un rôle prédominant en tant que ville avant-gardiste au niveau artistique, une partie de sa célébrité et de son essor culturel venant des nombreux peintres, compositeurs et écrivains suisses ou étrangers qui y ont séjourné et laissé leur empreinte : Felix Salten, Hermann Hesse, James Joyce, Thomas Mann, Thornton Wilder entre autres. Max Frisch, Johann Heinrich Füssli, Gottfried Keller entre autres y sont nés.

Le mouvement Dada, né au cabaret Voltaire en 1916, en est originaire de même qu'un mouvement d'Art concret s'est développé à l'école des arts décoratif Kunstgewerbeschuhle de Zurich nommée maintenant Zürcher Hochschule der Künste. L'école zurichoise du concret eut un rayonnement mondial avec par exemple Max Bill et Richard Paul Lohse. La fondation et musée Haus Konstruktiv poursuit de nombreuses activités dans ce domaine.

Cette richesse culturelle et artistique fait de Zurich un important centre touristique. La ville abrite notamment le Musée national suisse (Schweizerisches Landesmuseum), qui retrace l’histoire du pays depuis la Préhistoire (objets domestiques, art religieux, fresques, armes, costumes, gravures, orfèvrerie, etc.) et le Musée des Beaux-Arts (Kunsthaus de Zurich) qui rassemble une importante collection d’œuvres d'Edvard Munch, d'Alberto Giacometti et de nombreux autres artistes modernes et contemporains. Avec celui de Bâle, ce musée est sans doute le plus important du pays au niveau de sa richesse et de sa diversité. Il est le cadre également d’expositions temporaires de grande qualité.

L'église Grossmünster

Monuments[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du musée national suisse

Les musées d'histoire et de culture :

  • Musée national suisse (Landesmuseum) : Avec huit musées répartis en divers lieux de Suisse, le bâtiment du musée national suisse à Zurich est le siège et principal musée du groupe. Il dépend directement de la Confédération, pour être plus précis de l'Office fédéral de la culture (OFC). Il a ouvert en 1898 et présente la culture et l'histoire de la Suisse. Une bibliothèque et une photothèque complètent l’offre[45].
  • Musée Rietberg (collection d'art Oriental)
  • Musée du jeu

Les musées d'art :

  • Musée des Beaux-Arts (Kunsthaus de Zurich) : Il Contient une importante collection d'œuvres européennes allant de la fin du Moyen Âge jusqu'à la période contemporaine. C'est l'une des collections d’art les plus importantes de Suisse.
  • Kunsthalle (musée d'art contemporain)
  • La fondation et musée Haus Konstruktiv (art concret)
  • Museum für Gestaltung (design, artisanat et architecture)
  • Centre Le Corbusier - Heidi Weber Museum
  • La fondation et Collection Emil G. Bührle
  • La Fondation Egon von Vietinghoff
    Centre Le Corbusier
  • Helmhaus (expositions d'art contemporain)
  • Migros Museum (musée d'art contemporain)

Autres musées :

Théâtre et places de concerts[modifier | modifier le code]

La ville abrite le Schauspielhaus Zürich, théâtre de 750 places, fameux pour avoir été le seul théâtre en langue allemande d'expression totalement libre durant la Seconde Guerre mondiale. Également, l'Opernhaus y est présent ainsi qu'une salle de concert pour la musique classique, la Tonhalle.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Crémation du Böögg en 2006

De nombreuses manifestations ont lieu tout au long de l'année parmi lesquelles :

  • Le Sechseläuten (fin avril) célèbre le départ de l'hiver, symbolisé par le Böögg (bonhomme de neige) qui se voit incinérer sur un grand bûcher au Sechseläutenplatz. Le nom de cette fête vient de l'heure à laquelle on allume le bûcher (18h). Le Böögg est rempli d'explosifs et la charge principale est logée dans la tête. La tradition veut que l'on chronomètre le temps écoulé entre l'allumage du bûcher et l'explosion de la tête. Si ce temps est court, l'été sera chaud, si ce temps est long, la longue résistance du Böögg présage d'un été froid.
  • La Street Parade est un défilé de musique techno (une street-party) organisé chaque année depuis 1992 dans les rues de la ville, le long du lac. Elle rivalise avec la Love Parade, autre évènement musical techno organisé chaque année à Berlin. La street parade est actuellement la plus grande techno-party du monde et l'événement annuel le plus important à Zurich. Elle a lieu normalement le 2e samedi du mois d'août[47].
  • Freestyle.ch, le plus grand événement de freestyle d'Europe.
  • Le Knabenschiessen (septembre) est un grand concours de tir pour les jeunes.
  • Tous les trois ans, se déroule la Zürifäscht, l'une des plus grosses fêtes populaires en Suisse. L'évènement dure 3 jours, et compte jusqu'à 3 millions de visiteurs (sur les 3 jours).
  • Tous les ans au mois de juillet, durant 15 jours environ, se déroule le festival de musique Live at Sunset.

Transports[modifier | modifier le code]

Dates importantes
  • 1847 Arrivée du chemin de fer : Mise en service de la gare
  • 1882 Premiers tramway hippomobile
  • 1894 Première ligne électrifiée de tramway
  • 1910 Aérodrome de Dübendorf[48]
  • 1953 Mise en service de l'aéroport de Kloten
  • 1972 Zurich est reliée au réseau autoroutier direction Berne[49]
  • 1980 L'aéroport est desservi par le train
  • 1985 Mise en service du contournement autoroutier par le nord
  • 1990 Mise en service du réseau de S-Bahn
Principales voies routières et ferrées de l'agglomération

Pour le transport individuel la ville de Zurich est très bien raccordée au réseau autoroutier de Suisse : l'A1, en direction du sud-ouest vers Berne et Genève et en direction de l'est vers Saint-Gall, l'A3 en direction du nord-ouest vers Bâle et en direction du sud-est vers Coire et l'A4 en direction de nord-est vers Winterthour - Schaffhouse ou Lucerne au sud. La ville est partiellement encerclée par une ceinture autoroutière qui est utilisée comme périphérique ; la ville et l'agglomération ont un réseau autoroutier assez complet[50].

La ville possède le plus grand et le plus important nœud ferroviaire suisse. 870 connexions nationales et internationales avec des trains tels que EuroCity, Cisalpino, TGV, ICE et CityNightLine. Zurich exploite aussi le plus grand réseau express régional de Suisse appelé S-Bahn Zurich.

Gare centrale de Zurich

La gare centrale de Zurich est la plus grande gare de Suisse. Plus de 360 000 passagers y transitent quotidiennement. Le train permet de rejoindre directement l'Aéroport de Kloten[51], le principal aéroport du pays.

Le réseau de transport public urbain est très dense avec 287 km de lignes en ville de Zurich et 217 km en agglomération[52]. Les lignes sont desservies par tramways, trolleybus et bus (lignes urbaines et d'agglomération).

En outre, le réseau de transport public comprend la navigation sur le lac et la rivière, des funiculaires, et même un téléphérique entre Adliswil et Felsenegg. Les billets achetés pour un trajet sont valables pour tous les moyens de transport public (train, tram, bus, bateau) car tous les opérateurs sont membres de la Zürcher Verkehrsverbund (ZVV).

À Zurich, 40 % des déplacements s'effectuent à l'aide d'un véhicule motorisé personnel ; 41 % en transports en commun et scolaire et 19 % à pied ou à l'aide d'un véhicule personnel non-motorisé. À titre de comparaison Lausanne a respectivement 49, 34 et 17, et Bâle 34, 40 et 20[53].

Transport individuel motorisé[modifier | modifier le code]

Afin de lutter contre les surcharges de trafic, le noyau central de l'agglomération est partiellement entouré d'une boucle autoroutière qui fait office de périphérique. Le contournement nord est en fonction depuis 1985. La tangente ouest, mise en service en 1972, était initialement prévue comme une solution transitoire jusqu’à la construction de l’évitement nord et ouest. Elle va relier les embranchements des autoroutes A1 et A3 et comprend la mise en service en 2008 du tunnel de l'Uetliberg. En projet, l'extension du tunnel du Gubrist est prévue pour 2012[54].

Le réseau d'autoroute ou de semi-autoroute régionale :

Certaines autoroutes ne relient pas directement le centre de Zurich, mais peuvent être classées dans le réseau de l'agglomération :

Zurich est reliée au reste du pays par :

À Zurich, le transport individuel motorisé (TMI) couvre 40 % des déplacements.

Transports publics suburbains[modifier | modifier le code]

Carte du réseau de S-Bahn desservant Zurich (S-Bahn Zurich)
Tunnel ferroviaire Hirschengraben

Le Zürcher Verkehrsverbund (ZVV) est une société holding qui regroupe 44 entreprises indépendantes de transports dans tout le canton de Zurich. Un système de tarification unique est utilisé pour tous les modes de transport. Le réseau est divisé en zones tarifaires[55] qui permet d'utiliser indifféremment les compagnies affiliées : Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), les cars postaux suisses, les entreprises régionales de transport, ainsi que des remontées mécaniques et de navigation.

Les réseaux qui concernent directement la ville de Zurich sont :

  • Le S-Bahn Zurich : le réseau de train qui dessert l'aire urbaine zurichoise avec 380 km[56] de lignes est géré par les chemins de fer fédéraux. Douze gares sont sur le territoire de la ville de Zurich.
  • Les bus : 32 lignes de bus (217 km) dans l'agglomération par la compagnie de transports publics de la ville de Zurich Verkehrsbetriebe Zürich (VBZ).
  • La navigation sur le lac de Zurich : La compagnie Zürichsee-Schiffahrtsgesellschaft emploie une douzaine de bateaux qui sillonnent le lac[57].
Une rame S-Bahn en gare de Zurich HB

La première gare ferroviaire de la ville est construite en 1847 pour être le terminus de la ligne Schweizerische Nordbahn qui part de Bâle. En 1871, pour répondre aux besoins toujours croissants du trafic, la gare est agrandie et rénovée et en 1933 le hall principal est doté de sa toiture de fer et de verre.

Jusqu'en 1991, la gare se terminait sur un cul-de-sac. Depuis, pour les besoins du réseau S-Bahn des quais souterrains et un tunnel, le Hirschengrabentunnel, a été percé permettant aux trains de continuer jusqu'à la gare de Zurich Stadelhofen.

Actuellement différents travaux sont en cours sur le réseau de S-Bahn pour assurer l'augmentation du trafic passagers, le principal est celui d'une ligne diamétrale à côté de la ligne déjà existante entre Altstetten, la gare centrale et Oerlikon, qui comprend entre autres la construction d'un tunnel d'environ 7 km et l'agrandissement de la gare souterraine de Zurich HB. Le coût s'élèverait à 1,5 milliard de francs suisses, partagés entre le canton de Zurich (60 %) et la Confédération suisse (40 %). Le tout devrait être fini en 2015[58].

Transports publics urbains[modifier | modifier le code]

Carte des lignes de trams à Zurich

Les transports publics urbains sont assurés par la compagnie Verkehrsbetriebe Zürich (VBZ). Le réseau de 287 km[52] comprend 15 lignes de tram, 6 lignes de trolleybus, 18 lignes de bus, 9 lignes de bus interquartier et le train à crémaillère Rigiblick qui monte sur le Zürichberg.

Il y a également le funiculaire privé Polybahn (qui relie l'école polytechnique fédérale de Zurich) et le train à crémaillère Dolderbahn (qui monte sur l'Adlisberg) ainsi que la navigation sur la Limmat.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Zurich à Kloten

L'Aéroport de Zurich, situé à Kloten, est un des aéroports principaux en Suisse, avec celui de Genève-Cointrin. Il est relié au centre-ville par le train (9–13 minutes de trajet) et par une autoroute. L'aéroport a vu passer 19,2 millions de passagers en 2006[59]. Au classement Skytrax de 2007, il figure au 6e rang du palmarès des meilleurs aéroports mondiaux [60], arrivant même premier dans le secteur du service d'immigration et deuxième pour la sécurité [61].

L'aéroport de Kloten est le siège des compagnies aériennes Belair, Edelweiss Air et Helvetic ainsi que le siège de la Société suisse de sauvetage (Rega).

Le terrain d'aviation militaire de Dübendorf est situé à seulement 8 km du centre-ville de Zurich.

Éducation[modifier | modifier le code]

Un bâtiment de l'école polytechnique fédérale de Zurich
  • L'Université de Zurich est la plus grande université de Suisse. Elle a été fondée le 29 avril 1833.
  • Haute école de Musique
  • Haute école de Ballet

Sport[modifier | modifier le code]

Zürich est d'abord connu au niveau sportif en football car elle est le siège de la Fédération internationale de football association ou FIFA. Elle est aussi le siège de la Fédération internationale de hockey sur glace. Le défenseur suisse des Stars de Dallas Severin Blindenbacher est né à Zurich.

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Stade de football du Letzigrund

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La ville comprend de nombreux complexes sportifs tel que le Hallenstadion, une salle polyvalente ou se déroule manifestations sportives, concerts ou foires. Pour le football il y a les stades du Hardturm (17 666 places), inauguré en 1929, et du Letzigrund (30 000 places) entièrement rénové en 2007 pour l'Euro 2008. Le Letzigrund avec sa piste et installations d'athlétime est polyvalent, il reçoit le fameux meeting d'athlétisme Weltklasse Zurich.

Compétitions[modifier | modifier le code]

La ville accueille régulièrement des compétitions sportives internationales de haut niveau tel que :

Le meeting d'athlétisme Weltklasse Zurich qui est un meeting de Golden League se déroulant annuellement au Letzigrund et qui est considéré comme le plus grand meeting d'athlétisme au monde. Le meeting existe depuis le 12 août 1928 et vu 24 records du monde. Il y a aussi le marathon de Zurich qui a lieu chaque année en avril depuis 2003 et le Zürcher Silvesterlauf une course populaire dans le centre de la ville qui se tient à mi-décembre depuis 1977.

L'Open de Zurich est un tournoi de tennis féminin du circuit professionnel WTA qui existe depuis 1984. Il fait partie de la catégorie de tournois Tier I depuis 1993 et se tient chaque année au Hallenstadion.

En cyclisme le Championnat de Zurich est une course cycliste classique d'un jour créée en 1914 qui a lieu en septembre ou octobre. Il y a également la Course de six jours (en allemand : 6-Tagerennen) au Hallenstadion.

Chaque année en automne a lieu une course d'aviron sur la Limmat entre l'école polytechnique et l'université de Zurich, sur le modèle de la course d'aviron Oxford-Cambridge.

Les Championnats du monde de hockey sur glace de 1939, de 1953 et de 1998 ont eu lieu à Bâle et Zurich.

Zurich a également accueilli au Stade du Hardturm des matches lors de la Coupe du monde de football de 1954 qui se tint en Suisse.

Trois matchs de poules du championnat d'Europe de football 2008 se sont déroulés au Stade du Letzigrund (notamment France-Italie)[62].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. , mais presque tous parlent également l'allemand. (fr) « Histoire du suisse alémanique », sur http://www.hls-dhs-dss.ch/index.php Dictionnaire historique de la Suisse.
  4. (fr) Allocution prononcée par le conseiller fédéral Christoph Blocher à l’Institut national genevois, le 12 novembre 2007, à Genève : « Frontières linguistiques », sur http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/home.html Confédération suisse - Département fédéral de justice et police (consulté le 12 mars 2008).
  5. 2012 QUALITY OF LIVING WORLDWIDE CITY RANKINGS – MERCER SURVEY
  6. Zurich a une population 400'008 habitants en Janvier 2014. L'agglomération est de 1,3 millions d'habitants, ce qui fait de Zurich une <<petite>> métropole. (en) J.V. Beaverstock, R.G. Smith, et P.J. Taylor, « A Roster of World Cities », sur http://www.lboro.ac.uk/gawc/ Globalization and World Cities Research Network,‎ 1999 (consulté le 2 mars 2008)
  7. Andres Kristol : Zürich ZH (Zürich). dans le Dictionnaire toponymique des communes suisses – Lexikon der schweizerischen Gemeindenamen – Dizionario toponomastico dei comuni svizzeri (DTS|LSG). Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel. Verlag Huber, Frauenfeld/Stuttgart/Wien 2005. ISBN 3-7193-1308-5 et Éditions Payot, Lausanne 2005, S.992f. ISBN 2-601-03336-3
  8. Littéralement le « fossé de retranchement ».
  9. Exposé d'Andreas P. Speich (Ingénieur forestier EPF/SIA, ancien directeur de la forêt de Zurich, Euroconsultant pour la restauration d'écosystèmes naturels) intitulé Comment reboiser en favorisant la biodiversité forestière ; L'exemple de l'Aménagement naturel et restauration de la forêt de la ville de Zurich (Suisse), Colloque Biodiversité, Région Nord-Pas-de-Calais/Direction Environnement, 1996
  10. (de) A. Speich, 55 Thesen zu "Wald und Gesellschaft" (55 thèses sur « forêt et société »),‎ 1981
  11. située à 556 m d'altitude, à flanc de montagne, soit 150 m au-dessus du centre-ville
  12. (fr) Limites des quartiers de villes suisses Géodonnées de la statistique fédérale sur admin.ch. Consulté le 6 mars 2008.
  13. (de) (fr) (it) Évolution de la population des communes 1850-2000 Recensement fédéral de la population 2000.
  14. [xls] (de) (fr) (it) Évolution de la population des communes 1850-2000 Tableaux annexes au recensement fédéral de la population 2000.
  15. En Suisse un recensement fédéral est effectué tous les dix ans depuis 1850. Excepté en 1888 pour 1890 et en 1941 pour 1940.
  16. (fr) (de) Annuaire statistique 2008 de l’Union des villes suisse. Page 30 consultée le 17 mars 2008.
  17. (de) Service social de la ville de Zurich consulté le 21 mars 2008.
  18. (de) [PDF]Dépliant de l'OFS, recensement 2000
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  20. [PDF]Le paysage linguistique en Suisse, recensement fédéral 2000. Page 17 consultée le 20 mars 2008.
  21. (de) Annuaire statistique 2008 de la ville de Zurich. Page 71 consultée le 17 mars 2008.
  22. (fr) (de) Annuaire statistique 2008 de l’Union des villes suisse. Page 20 consultée le 17 mars 2008.
  23. L’office fédéral de la statistique (OFS) reconnaît cinq aires urbaines en Suisse : aire urbaine de Zürich, aire urbaine de Bâle, aire urbaine de Berne, Arc lémanique (GenèveLausanne) et aire urbaine du Tessin
  24. (de) Service des statistiques canton de Zurich. Consulté le 11 mars 2008.
  25. (fr) Office fédéral du développement territorial ARE. « Politique des agglomérations », consulté le 11 mars 2008.
  26. (en) (de) Greater Zurich Area Le site consulté le 12 mars 2008.
  27. Voir le chapitre « Zurich » dans l'ouvrage : Laurent Le Bon (sous sa direction), DADA, Paris, Éditions du Centre Pompidou,‎ 2005, 987 à 1014 p. (ISBN 2-84426-277-5)
  28. Gallia étant le nom donner aux provinces de l'empire
  29. Histoire de la Bourse - Site de la bourse suisse
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  32. Administration cantonale consulté le 25 mars 2008.
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  40. Éditions de 20 Minuten en allemand pour : Zurich, Berne, Bâle, Lucerne, Saint-Gall et éditions 20 Minutes en français pour : Genève, Vaud et Romandie
  41. « Annabelle » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne. le plus ancien de langue allemande, créé en 1938 à Zurich.
  42. À ses débuts en novembre 1979 Radio 24 était une radio pirate dont l'antenne était installée en Italie à 130 km de Zurich.
  43. Die Weltwoche : Indépendant mais à droite www.domainepublic.ch consulté le 23 avril 2008.
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  50. Carte et image satellite sur Map search.ch
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  53. Page 18 Rapport final du Projet d'agglomération Lausanne-Morges. Consulté le 13.01.2008
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  59. [xls] Aviation_civile_suisse_Passagers Office fédéral de la statistique, consulté le 23 mars 2008.
  60. (en) « The Top 10 Airports in the world for 2007 », sur http://www.worldairportawards.com World Airport Award (consulté le 22 mars 2008)
  61. (en) « The Top 10 Airports in the world for 2007 by categories », sur http://www.worldairportawards.com World Airport Award (consulté le 22 mars 2008)
  62. « Calendrier des matchs de l'Euro 2008 », sur http://fr.euro2008.uefa.com/ Site de l'UEFA dédié à l'Euro 2008 (consulté le 1er mars 2008)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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