Nogent-sur-Seine

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Nogent-sur-Seine
Église St Laurent
Église St Laurent
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube (sous-préfecture)
Arrondissement Nogent-sur-Seine (Chef-lieu)
Canton Canton de Nogent-sur-Seine (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Nogentais
Maire
Mandat
Gérard Ancelin
2008-2014
Code postal 10400
Code commune 10268
Démographie
Gentilé Nogentais
Population
municipale
6 064 hab. (2010)
Densité 303 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 39″ N 3° 30′ 12″ E / 48.4941666667, 3.5033333333348° 29′ 39″ Nord
       3° 30′ 12″ Est
/ 48.4941666667, 3.50333333333
  
Altitude Min. 60 m — Max. 113 m
Superficie 20 km2
Localisation

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Nogent-sur-Seine
Liens
Site web nogent-sur-seine.fr

Nogent-sur-Seine est une commune française située dans le département de l'Aube (dont elle est sous-préfecture) et la région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Nogentais.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune est traversée par la Seine. Celle-ci a été complétée de deux canaux, ce qui a donné naissance à deux îles. L'une d'elle, nommée Île Olive, est entièrement boisée et aménagée pour la promenade. L'autre île est reliée aux rives par deux ponts anciens. Les îles sont connectées par le « déversoir », longue retenue d'eau surmontée d'une passerelle.

Le moulin barrant la Seine

Les canaux ont été creusés pour l'implantation des moulins de Nogent, énorme bâtiment qui s'étend sur toute la largeur. Nogent-sur-Seine est considéré comme le point le plus en amont navigable sur la Seine.

La ville s'est développée principalement sur la rive gauche. S'y trouvent le centre historique, administratif et commercial, ainsi qu'en aval les silos de l'entreprise agro-alimentaire Soufflet. Sur la rive droite, après une courte zone urbaine et une zone industrielle, s'étendent des marais et zones humides sur la route de Port-Saint-Nicolas (sur la commune de Saint-Nicolas-la-Chapelle), surnommé bien à propos route des 21 ponts.

Toponymie et étymologie [modifier]

Issue d'une antique Novagus [1], le cartulaire de l'abbaye du Paraclet désigne en 1227 cette bourgade sous son nom actuel.

Lieux-dits et écarts [modifier]

Communes limitrophes [modifier]

Histoire [modifier]

Moyen Âge [modifier]

Connue depuis l'époque gallo-romaine, Nogent-sur-Seine fut rattachée en tant que commune au comté de Champagne au XIIe siècle.

Le 23 juin 1359, une bataille a eu lieu près de Nogent-sur-Seine entre l'évêque de Troyes Henri de Poitiers et les Anglo-Navarrais dirigés par Eustache D'Abrichecourt. Ce dernier en sortira perdant[2].

La ville fut détruite par un incendie en 1442.

Époque moderne et contemporaine [modifier]

La ville est en particulier connue pour la bataille qui a opposé les armées de Napoléon et de Wurtemberg lors de la campagne de France en 1814. Le 12 février, un combat eu lieu qui détruisit à nouveau la ville dans un incendie[3].

Administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1987 Michel Baroin    
mars 1989 2014 Gérard Ancelin[4] DVD enseignant retraité conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelages [modifier]

Politique environnementale [modifier]

La centrale nucléaire de Nogent est située en amont sur le fleuve ; ses deux tours aéroréfrigérantes font 165 m de haut.

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 6 064 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 174 3 201 3 158 2 926 3 277 3 355 3 383 3 515 3 469
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 486 3 530 3 641 3 474 3 435 3 469 3 652 3 704 3 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 818 3 829 3 976 3 373 3 611 3 683 3 631 3 589 3 333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
3 777 4 447 4 671 5 009 5 505 5 963 5 983 5 984 6 064
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement [modifier]

Santé [modifier]

Sports [modifier]

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

Médias [modifier]

Cultes [modifier]

Économie [modifier]

La ville bénéficie des avantages de la trimodalité conjuguant le transport fluvial et le port de l'Aube, le transport autoroutier au centre de l'Europe et des transports ferroviaires grâce à la ligne Paris-Mulhouse-Bâle.

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 087 €, ce qui plaçait Querrieu au ?e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[7].

Emploi [modifier]

Entreprises et commerces [modifier]

  • La cartographie économique de la ville est composée de quatre zones industrielles aux activités diversifiées[8] : à l'Ouest de la ville, rive droite de la Seine, se situent les zones industrielles Beauregard et Les Guignons. Près de cette zone, le chantier du futur Port de l'Aube est entrepris depuis mai 2009[9]. Rive gauche se situent le port fluvial de Nogent, la zone industrielle du Canal Terray et la zone industrielle Fontaine Baron. À l'Est, on notera la présence de deux zones d'activités, Le Cardinal et Pièce de l'Orme.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Patrimoine [modifier]

Tour de l'église Saint-Laurent
Pavillon dit de Henri IV
  • L'Hôtel de Valville : installé au XVIIe siècle, l'Hôtel de Ville fut détruit en 1814 lors de la Campagne de France menée par Napoléon Ier. Déménagé plusieurs fois, il est installé finalement dans l'hôtel de Valville édifié au XVIIIe siècle par Monsieur de Valville, receveur de taxes. Aujourd'hui, les cérémonies civiles et municipales y sont célébrées et en décembre, depuis près de 15 ans, des expositions temporaires principalement contemporaines d'artistes locaux y sont mises en place.
  • La Halle : comme toute ville alluviale aux activités commerciales anciennes, Nogent-sur-Seine concentrait autrefois de grandes quantités de denrées. Celles-ci étaient au départ stockées dans des bâtiments rue de la Halle. Détruits au XVIIIe siècle, ils ne furent pas remplacés et le marché du se tenir grande rue Saint-Laurent. Après de nombreuses réclamations, la halle fut construite en 1851 à proximité de la Seine.
  • Les Moulins Sassot, attestés depuis 862, ont accompagné la ville dans son évolution. Simples constructions d'abord, ils deviennent de plus en plus solides, surtout après un premier incendie en 1629. Toujours à la pointe des innovations, l'usine finit par enjamber le fleuve pour alimenter 15 meules. En 1880, Pierre Sassot fait l'acquisition des moulins et y construit un silo en 1901. Ravagés par un nouvel incendie, ils sont reconstruits en 1908, équipés de turbines et remis en service. Les moulins accueillent aujourd'hui le siège du groupe agro-industriel Soufflet depuis 1994[11],[12].
  • Les Ponts, apparus probablement en même temps que la ville sous des formes rudimentaires. Au XIIIe siècle, ils deviennent capables de supporter des convois importants. Les modifications artificielles du lit de la Seine et les nouvelles écluses entraînèrent de nouvelles architectures multipliant les arches. Au XVIIIe siècle, l'ingénieur Perronet reconstruit le pont Saint-Edme avec une arche unique permettant enfin aux bateaux de passer. Détruits régulièrement au cours des guerres, ils datent, pour le pont Saint-Nicolas de 1834 et pour le pont Saint-Edme de 1958[13].

Littérature [modifier]

  • Plusieurs passages de L'Éducation sentimentale, de Gustave Flaubert (1821-1880) se déroulent dans le Nogent de la Restauration. Nogent-sur-Seine y est utilisé comme le type de la ville de province, dans le cadre d'une opposition avec Paris (où est située la majorité de l'action). Cette opposition est importante dans le roman, et très classique dans la littérature française du XIXe siècle (voir par exemple Balzac ou Zola). La Maison Flaubert, dont le jardin à l'anglaise a aujourd'hui disparu, était celle des cousins de Flaubert, chez qui Gustave Flaubert venait passer certaines de ses vacances. Ils lui envoyèrent par courrier des détails de la ville pendant la rédaction de L'Éducation sentimentale. Cette maison fut le modèle de celle de Madame Moreau qu'il place à côté du théâtre.
  • En 1988, suite à la polémique entraînée par la construction d'une usine de production électrique si proche de Paris, Hélène Crié, journaliste à Libération, et Yves Lenoir publient Tchernobyl sur Seine, roman catastrophe mettant en scène un accident nucléaire à Nogent-sur-Seine. Bien que pure fiction, le livre donne pour autant une description assez fidèle du microcosme nogentais d'alors.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Héraldique [modifier]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D’azur à la double face potencée et contre potencée accompagnée en chef d’un soleil et en pointe de trois fleurs de lys le tout d’or.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

Articles connexes [modifier]

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Liens externes [modifier]