Aix-en-Othe
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Aix-en-Othe | |
|---|---|
Halle de style Baltard d'Aix-en-Othe. |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Champagne-Ardenne |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Arrondissement de Troyes |
| Canton | Canton d'Aix-en-Othe |
| Code commune | 10003 |
| Code postal | 10160 |
| Maire Mandat en cours |
Yves Fournier 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Othe aixois |
| Démographie | |
| Population | 2 417 hab. (2009) |
| Densité | 70 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. m — maxi. m |
| Superficie | 34,76 km2 |
Aix-en-Othe est une commune française, située dans le département de l'Aube et la région Champagne-Ardenne. La ville est considérée comme la capitale du Pays d'Othe. Ses habitants s'appellent les Aixois
Sommaire |
[modifier] Géographie
Aix-en-Othe est situé dans la partie ouest du département de l'Aube, à 30 km de Troyes et à 40 km de Sens.
La ville tire son nom des sources qui s'y trouvent et de la forêt qui autrefois s'étendait sur son territoire. Elle est bâtie dans le vallon de la Nosle, petite rivière qui traverse le bourg et va se jeter dans la Vanne.
Aix-en-Othe compte de nombreux hameaux : Le Jard, Les Cornées-Laliat, Les Cornées-Alexandre, Les Cornées-Cabourdin, Le Mineroy, les Chevréaux, Les Grandes Vallées, Les Petites Vallées, La Vove, Druisy, Pitoite, La Bouillant.
[modifier] Histoire
|
|
Cette section doit être wikifiée.
Le texte ne correspond pas à la mise en forme Wikipédia.
|
Dans la région d’Aix-en-Othe, les témoins d’un passé préhistorique sont nombreux. Dès la fin du XIXe, des chercheurs comme Frédéric Gabut (1827-1911) et Edouard Rousseau, s’intéressent au patrimoine préhistorique de la région. Malheureusement, les techniques de cette époque consistaient plus en une recherche de beaux objets qu’en une analyse détaillée de chaque témoin.
À l’époque gauloise, les sources de la Douée et de l’Échevêtre ont peut-être été des lieux de culte druidique.
Au temps des Gallo-romains (du Ier siècle au IIIe siècle) un établissement thermal a probablement été construit à Aix-en-Othe, à l’emplacement de l’actuel Parc des Fontaines. En 1895, à la faveur d’un remaniement du lieu, on y a découvert des fragments sculptés, des objets de bronze, des monnaies, des marques de potiers, des substructures de piscines. Il est regrettable que des restes encore très importants aient été détruits et des objets de grandes valeurs dispersés.
En 841, Charles le Chauve se trouve dans la forêt d’Othe avec son armée et la tradition veut qu’il ait fait ses Pâques à Aix-en-Othe, cette année-là.
Au XIIe siècle, la ville devient le siège d’une seigneurie épiscopale avec une église dédiée à Saint Avit, dont il ne reste qu’une modeste chapelle dans le cimetière, et avec un important château, résidence de l’évêque de Troyes. Monseigneur Antonio Caracciolo, évêque de 1551 à 1562 y reçoit son ami, le doux poète Joachim du Bellay qui, à cette occasion, composa « l’Ode au prince de Melphe ».
En 1358, pendant la guerre de Cent Ans, les anglais et leurs alliés, les Navarrais, tiennent le château d’Aix-en-Othe en leur pouvoir.
Profitant de la trêve instaurée par le traité de Brétigny et qui dure de 1360 à 1369, l’évêque de Troyes, Henri de Poitiers « fait mettre le château en état ». Ce qui n’empêche pas les anglais qui sont à Villemor, de faire de multiples incursions à Aix-en-Othe. Le 24 mars 1434, c’est au tour des Bourguignons de mettre le siège devant la forteresse. Ils y rentrent et semblent y rester jusqu’en 1436-1437. À partir de 1438, on ne possède plus de textes concernant les actes de guerre de cette période. C’est à cette même époque que le protestantisme s’implante en Pays d’Othe. Le développement de la religion réformée est facilité par l’action de l’évêque de Troyes, Antonio Caracciolo qui manifeste très tôt une sympathie ouverte aux Réformés. A Aix-en-Othe la présence d’une communauté est attestée par l’existence d’un cimetière des Huguenots. Pendant près d’un demi-siècle, catholiques et protestants vont s’entredéchirer. Les tensions s’apaisent en 1598 avec la signature de l’Edit de Nantes. La Révocation de cet Edit en 1685 par Louis XIV, amène certains réformés aixoix à prononcer des abjurations. Dans la commune, on en compte cinq qui sont relatées dans les cahiers paroissiaux de 1681 à 1690.
A la veille de la Révolution, en 1788, la communauté d’Aix-en-Othe fait partie du point de vue administratif, de la Généralité de Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne) et de l’élection de Troyes. En matière de justice, elle ressort du baillage de Sens et, en ce qui concerne la gabelle, elle dépend du grenier à sel de Villemaur.
La Révolution amène l’élection du premier maire d’Aix-en-Othe. Il s’agit du curé Charles-Antoine Guyot. En 1793-1794, la commune souffre des réquisitions de subsistances destinées aux armées. Le 26 juillet 1794, on apprend l’exécution à Paris de l’abbé Moineau, adjoint du curé Guyot. C’est la seule victime de la Révolution à Aix-en-Othe.
En 1814, la ville subit les stationnements de troupes étrangères. La désorganisation administrative est complète. Nouvelles réquisitions en 1815 et arrivée dans le bourg d’un escadron de chevau-légers bavarois.
De 1817 à 1870, c’est la période faste d’Aix-en-Othe. La forêt communale, réquisitionnée par l’Etat en 1792 au titre des biens privilégiés, est restituée. De nouvelles infrastructures voient le jour : construction d’un réseau routier communal, de ponts, de l’hôtel de ville, création d’un bureau télégraphique, d’une brigade de gendarmerie à cheval…
Si en 1788, un embryon d’industrie textile est en place à Aix-en-Othe, avec « 45 mécaniques à filer coton qui font travailler 150 personnes » , c’est en 1839 que naît la bonneterie aixoise. En 1859, on compte dans la commune 400 métiers occupant 800 ouvriers et, dans le canton, 750 métiers rectilignes travaillant la laine et le coton.
En 1870, dès le 15 juillet, jour de la déclaration de guerre à la Prusse, les Aixois se mobilisent, demandant la formation d’une société de francs-Tireurs. Après le désastre de Sedan, les Parisiens proclament la République à laquelle adhère le Conseil Municipal d’Aix-en-Othe. Le 14 septembre, pour parer à l’invasion ennemie, un Conseil de défense est créé. Mais c’est bientôt l’occupation. En novembre, les troupes ennemies stationnent dans le bourg. On se débat dans d’importantes difficultés financières. Pourtant les Aixois ne se découragent pas. Un appel pour recueillir dond et souscriptions volontaires pour aider à la libération du territoire est entendu et la générosité des habitants se manifeste ;
Vers 1880, l’industrie bonnetière, déjà bien implantée, prospère. De 1909 à 1914, Aix-en-Othe expédie une moyenne annuelle de 300 tonnes d’articles bonnetiers. Surviennent en 1914, la Première Guerre mondiale qui endeuille la commune, puis en 1930, une crise bonnetière sans précédent, provoquée par la concurrence allemande. Nouveau conflit de 1939 à 1945. Des actes de résistances, mais aussi des arrestations et des exécutions ont lieu.
L’épreuve terminée, la bonneterie connaît une nouvelle croissance qui, hélas, décline irrémédiablement à partir de 1980. La commune est devenue une petite ville commerçante et de secteur tertiaire.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1995 | réélu mars 2008 | Yves Fournier[1] | PS | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Héraldique
|
Les armes de Aix-en-Othe se blasonnent ainsi : D’azur à la bande d’argent, accostée de deux cotices potencées et contre potencées d’or, à la bordure burelée ondée d’argent, au chef d’or chargé d’une aigle bicéphale de sable. |
[modifier] Lieux et monuments
- Église Notre Dame-de-L'Assomption
- Chapelle Saint-Avit
- Halle de type Baltard (XIXe siècle)
- Monument aux morts. Inauguré le 27 septembre 1902, il comporte les noms des combattants morts pour la France en 1870-1871. S'ajoutent ceux des deux guerres mondiales, ainsi que ceux morts en Afrique du Nord et en T.O.E. Sur le socle du monument, un chasseur à pied, en position de sentinelle alertée.
- Cheminées d'usines (XIXe siècle). Deux hautes de 30 à 40 mètres, elles sont celles d'anciennes usines de bonneterie. Elles témoignent à leur façon de l'intense activité bonnetière de leur époque.
- Un circuit vous propose de vous imprégner de la riche activité textile des XIXe et XXe siècles. Vous découvrirez ainsi les anciens locaux des usines textiles et les maisons des riches patrons bonnetiers.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Ernest Millot (1836-1891), explorateur. Dans l'expédition du Fleuve Rouge (1872-1873), il cherche une voie navigable permettant de ramener au Tonkin les immenses richesses du Yunnan (Chine du Sud). Ernest Millot fut également maire de la concession française de Shanghai.
- Jacques Chéreau, sculpteur, est né à Aix-en-Othe. Jacques Chéreau a exposé tant à Napa, (Californie), qu'à Genève, Brisbane, Miami, San Francisco. On trouve ses œuvres en permanence à la galerie Michelle Boullet à Paris, à la Galerie Cafmeyer à Knokke (Belgique) et récemment à la galerie Marie Ricco à Calvi.
- Joachim du Bellay, dans son « Ode au Prince de Melphe »[5] Antoine Caraccioli, a loué Aiz, c'est-à-dire Aix-en-Othe :
Allon' voir ma douce compaigne
Les doux plaisirs de la Champaigne
Ses prez, ses ondes et ses bois.
..........
Allon'voir ce bel édifice
Que la nature et l'artifice
Ont embelly de cent plaisirs.
C'est Aiz dont la belle demeure
Peult arracher en moins d'une heure
Nos plus ambicieux désirs.
Là, d'une plaisante peine,
Le cert fuyant par la plaine
Ou le lyèvre nous suyvrons ;
Là sainctement solitaires,
Loing de procès et d'affaires,
Heureusement nous vivrons.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Aix-en-Othe et la région, par E-L Collot, 1935. réimpression de l'édition originale par Res Universis, Paris, 1993. (ISBN 978-2-7428-0236-4)
- Aix-en-Othe, la mémoire d'une commune de l'Aube, ARPA, 1988.
- Le Guide des Pays de France (Nord), Frédéric Zégierman. Paris, Arthème Fayard, 1999. (ISBN 978-2-213-59960-1)
- Notre pays d'Othe, par Jeanne Martel et Jeannine Velut, Office de tourisme du pays d'Othe et de la Vallée de la Vanne, 2003. (ISBN 978-2-907894-32-6)
- Marguerite Beau : Essai sur l'architecture religieuse de la Champagne méridionale auboise hors de Troyes (1991)
- Maisons d'hier en Pays d'Othe, par Jeanne Martel, ARPA, 2009, (ISBN 978-2-907894-49-4)
[modifier] Notes et références
- Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
- Résultats du recensement de la population - Aix-en-Othe sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Œuvres de Joachim du Bellay, Marty-Laveaux .Tome II, pp.88 et ss. sur Gallica