Isle-Aumont

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Isle-Aumont
L'église paroissiale dite « aux trois sanctuaires » sur sabutte entourée du monument aux morts et de l'abris aux pompiers.
L'église paroissiale dite « aux trois sanctuaires » sur sabutte entourée du monument aux morts et de l'abris aux pompiers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Arrondissement de Troyes
Canton Canton de Bouilly
Intercommunalité Grand Troyes
Maire
Mandat
Jean-François Reslinski
2014-2020
Code postal 10800
Code commune 10173
Démographie
Population
municipale
511 hab. (2011)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 47″ N 4° 07′ 31″ E / 48.2130555556, 4.1252777777848° 12′ 47″ Nord 4° 07′ 31″ Est / 48.2130555556, 4.12527777778  
Altitude Min. 112 m – Max. 136 m
Superficie 3,48 km2
Localisation

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Isle-Aumont est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Du temps des Mérovingiens, le site de « La butte d'Isle-Aumont » était occupé par une abbaye associée à une vaste nécropole de fidèles désireux de se faire inhumer auprès des reliques d'un saint. Cette abbaye est ainsi l'un des premiers établissements monastiques de la Gaule. Des travaux de fouille systématique de la butte, ont été réalisés par l'archéologue Jean Scapula de 1943 à 1961. Plus de 1 000 sépultures ont été mises au jour dont 600 sarcophages mérovingiens. Ce site, haut-lieu chargé d'histoire et de spiritualité, rend la commune de plus en plus « connue et reconnue à travers toute la France ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Isle-Aumont est une localité du Grand Troyes située entre les communes de Moussey et de Saint-Thibault. À vol d'oiseau, la commune est située à 10,3 km de Troyes et à 21,6 km de Bar-sur-Aube[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, les cinq communes les plus proches du territoire sont Saint-Thibault, Moussey, Les Bordes-Aumont, Buchères et Villemereuil[1].

Communes limitrophes de Isle-Aumont
Saint-Léger-près-Troyes Buchères Verrières
Moussey Isle-Aumont
Villemereuil Les Bordes-Aumont Saint-Thibault

La grande ville la plus proche d'Isle-Aumont hors Paris est Reims (116,6 km)[1].

Géologie, relief[modifier | modifier le code]

L'une des entrées du village.

La superficie de la commune est de 348 hectares ; son altitude varie entre 112 et 136 mètres[2].

La commune est située sur un plateau isolé entre les vallées de la Mogne et de l'Ilozain, affluents de la Seine. Son sol est un vaste dépôt du Quaternaire ancien composé de limon de débordements ainsi que de sables et de graviers datant du Jurassique. Ces alluvions anciennes, épaisses de plusieurs mètres, reposent sur le terrain crétacé, qui consiste en une sorte de tuf ou argile grise très compacte. Le ruissellement des eaux a découpé le bord oriental du plateau, formant ainsi plusieurs promontoires dont le plus haut est celui où est bâtie l'église[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Hozain[4], affluent direct de la Seine en rive gauche, et par la Mogne, elle-même l'un de ses affluents[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Aube.

Tout comme le reste de la région Champagne-Ardenne, le village se situe dans un climat « tempéré océanique humide » (Cfb) d'après la Classification de Köppen. Les vents sont généralement issus de l’ouest et du sud-ouest.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Au nord, la commune est située à proximité du péage de Saint-Thibault permettant de rejoindre l'autoroute française A5. Lors de la venue de Nicolas Sarkozy en 2010, l'intersyndicale a organisé sur la sortie d'autoroute une opération péage gratuit[6].

Venant de Troyes, le Chemin aux Charbonniers. traverse le territoire via un axe nord-sud. Selon l'ouvrage de Laurent Denajar, elle pourrait être un chemin protohistorique[7].

Depuis le 6 janvier 2014, la commune est desservie par la ligne de bus « 2B » de la TCAT qui relie les communes d'Isle-Aumont et de Saint-Thibault au terminus de la ligne « 2 » au parc d'activités de Buchères. Ces deux lignes sont en correspondance et permettent de rejoindre Bréviandes et le centre ville de Troyes[8].

La commune est desservie par la ligne de bus no 06 « Troyes - Tonnerre » du réseau de bus Les Courriers de l'Aube[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est d'origine latine insula (= île)[10].

Insula est attesté en 754, Isle fut le nom révolutionnaire, puis Isles en 1793 et Ile-Aumont en 1801[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Des objets retrouvés sur le site montrent une habitation remontant au paléolithique[12], puis au néolithique. Des traces d'usage montrent qu'il y aurait eu un lieu de culte, peut-être Mercure et un enclos celte. Sur l’ancienne motte féodale, la butte d’Isle, l’archéologue passionné Jean Scapula (1911-1991) a mis au jour des nécropoles mérovingiennes et carolingiennes. Il a creusé, fouillé et mis en valeur plus de 5 000 ans d’histoire après 50 ans de labeur acharné : des milliers de tombes, plus de 600 sarcophages en pierre, les restes de 4 000 personnes et un millier de pièces de fouilles ont été découverts[13].

En 1097, Robert de Molesme fonde à Isle-Aumont un prieuré bénédictin avant de fonder, l'année suivante à Cîteaux, l'ordre cistercien, branche réformée du monachisme bénédictin[14].

Sous Blanche de Navarre, régente et mère de Thibaut IV le Chansonnier, comte de Champagne et roi de Navarre, la butte devient un point de passage pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, comme en témoigne encore la coquille Saint-Jacques sculptée sur le mur méridional du chœur du XIIe siècle[14].

Aumont était de toutes les juridictions de Troyes. La justice était plus anciennement une simple châtellenie dont relevait le château de Saint-Phal; c'était depuis un bailliage ducal d'où relevaient 72 villages et hameaux. La seigneurie d'Aumont fut érigée en marquisat par Henri II, en faveur de Jacques de Clèves, qui réunit sur sa tête la propriété des quatre châtellenies d'Isles, de Villemaur, Maraye et Chaource, lesquelles retournèrent à Henriette de Clèves, duchesse de Nevers, princesse de Mantoue, veuve de Ludovic de Gonzague, duc de Nevers, gouverneur de Champagne. Elle aliéna la terre de Chaource au profit de Charles de Choiseuil, marquis de Praslin, par contrat du 3 février 1601, et la terre de Villemaur à Jacques de Villemaur. Après la mort d'Henriette, Charles Ier de Gonzague, son frère, duc de Nevers et Rethelois, fut marquis d'Isles et seigneur de Maraye en 1628, et vendit cette dernière terre à M. de Bullion, surintendant des finances, avec la réserve de la mouvance à Isles. Le duc de Nevers laissa, par son testament, la terre d'Isles à la princesse Louise-Marie de Gonzague, mariée au roi de Pologne Ladislas IV Vasa. Alors le marquisat retourna à Charles II de Gonzague, duc de Nevers ; mais ce seigneur étant passé au duché de Mantoue, vendit cette terre à Antoine d'Aumont de Rochebaron, par contrat du 12 mai 1648 ; celui-ci fut maréchal de France en 1651, gouverneur de Paris en 1662. Le roi Louis XIV, pour le récompenser de ses services, érigea son marquisat d'Isles en duché-pairie, par lettres-patentes de novembre 1665, sous le nom de duché d'Aumont, dont Isles qui en devint le chef-lieu, prit le nom qu'il porte aujourd'hui : on réunit les deux noms, et on dit Isles-Aumont[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au second tour de l'élection présidentielle de 2007, 67,07 % des suffrages se sont exprimés pour Nicolas Sarkozy (UMP), 32,93 % pour Ségolène Royal (PS), avec un taux de participation de 88,37 %[16].

Au second tour de l'élection présidentielle de 2012, 58,39 % des suffrages se sont exprimés pour Nicolas Sarkozy (UMP), 41,61 % pour François Hollande (PS), avec un taux de participation de 89,41 %[17].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[18].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Deux arrêtés en date du 19 décembre 2013 prononcent son retrait de la communauté de communes Bouilly-Mogne-Aumont et son rattachement à la communauté d'agglomération du Grand Troyes, à compter du 1er janvier 2014[19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Maurice Carre    
mars 2008 en cours Jean-François Reslinski[20]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le bâtiment des sapeurs-pompiers.

Isle-Aumont relève du tribunal d'instance de Troyes, du tribunal de grande instance de Troyes, de la Cour d'appel de Reims, du tribunal pour enfants de Troyes, du conseil de prud'hommes de Troyes, du tribunal de commerce de Troyes, du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et de la Cour administrative d'appel de Nancy[21].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La gestion des déchets est assurée par la communauté du Grand Troyes, communauté de communes dont fait partie Isle-Aumont. Cette communauté met à la disposition des habitants quatre déchetteries dont celle de Saint-Julien-les-Villas au nord de la commune[22].

Finances locales[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2013, à part l'année 2011, la capacité d'autofinancement nette du remboursement en capital des emprunts a conservé un montant très inférieur à celui des communes de même type[23] :

Capacité d'autofinancement nette
par habitant et par an.
Année Dans la commune Moyenne de la strate[Note 1]
2008 10 € 143 €
2009 - 123 € 161 €
2010 21 € 180 €
2011 299 € 127 €
2012 35 € 128 €

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 10 mars 2014, Isle-Aumont n'est jumelée avec aucune commune[24].

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Islois[25].

Évolution démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 511 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
243 175 160 150 165 170 277 106 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
170 187 177 158 164 142 145 154 158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149 143 118 119 117 136 136 146 135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
133 165 351 367 558 543 519 516 511
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune comporte 49,1 % d'hommes et 50,9 % de femmes. Elle présente en 2010 une structure par grands groupes d'âge légèrement plus âgée que celle de la France métropolitaine[27].

L'indicateur de jeunesse, égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans[28], est en effet de 0,9 pour la commune, soit 90 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France métropolitaine il est de 1,06. Cet indicateur est également inférieur à celui du département (1) et à celui de la région (1,05)[29].

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune d'Isle-Aumont en 2010[30] ainsi que, comparativement, celle du département de l'Aube la même année[31], sont représentées par les graphiques ci-dessous.

Pyramide des âges à Isle-Aumont en 2010 en pourcentage[30].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90  ans ou +
0,4 
6,0 
75 à 89 ans
5,8 
18,4 
60 à 74 ans
19,0 
26,0 
45 à 59 ans
26,7 
18,8 
30 à 44 ans
19,8 
11,2 
15 à 29 ans
14,0 
18,8 
0 à 14 ans
14,3 
Pyramide des âges dans le département de l'Aube en 2010 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,7 
75 à 89 ans
10,6 
14,7 
60 à 74 ans
15,1 
20,8 
45 à 59 ans
20,3 
19,5 
30 à 44 ans
18,5 
18,7 
15 à 29 ans
16,6 
19,1 
0 à 14 ans
17,6 

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 209, alors qu'il était de 188 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 95,6 % étaient des résidences principales, 2,0 % des résidences secondaires et 2,5 % des logements vacants. Ces logements étaient tous des maisons individuelles[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 88,5 %, en baisse par rapport à 1999 (91,3 %)[I 3].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Isle-Aumont est située dans l'académie de Reims.

La commune administre une école élémentaire qui comptait 45 élèves en 2012-2013[32] au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec les communes de Saint-Thibault, Les Bordes-Aumont et Cormost[33], [34] dont les parents ont manifesté mi-2013 pour éviter la suppression d'une classe de maternelle[35], [36]

Vie sociale[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, l'association « Amitié, Loisirs, Détente » organise manifestations et festivités pour les aînés[37],[38].

Sports[modifier | modifier le code]

Les randonneurs et coureurs se retrouvent au sein de « la gymnastique volontaire de la Butte »[39] qui est la plus ancienne association de la commune[40].. La commune dispose d'un club de football[41] au sein de l'association sportive des Aumont et du stade « Christian-Maillou »[42].

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional L'Est-Éclair assure la publication des informations locales à la commune[43].

La commune ne dispose pas de nœud de raccordement ADSL installé dans cette commune, ni de connexion à un réseau de fibre optique. Les lignes téléphoniques sont raccordées à des équipements situés à Buchères[44].

Cultes[modifier | modifier le code]

Seul le culte catholique est célébré à Isle-Aumont. La commune est l'une des vingt-six communes regroupées dans la paroisse « de Bouilly Moussey », l'une des six paroisses de l'espace pastoral « Forêts d’Othe et d’Armance » au sein du diocèse de Troyes, le lieu de culte est l'église paroissiale Saint-Pierre[45].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 37 383 €, ce qui plaçait Isle-Aumont au 5 200e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[46].

En 2009, 29,1 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 352 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,2 % d'actifs dont 65,1 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs[I 5].

On comptait 48 emplois dans la zone d'emploi, contre 37 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 232, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 20,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'en emploi pour cinq habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Isle-Aumont comptait 27 établissements : 2 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 2 dans l'industrie, 9 dans la construction, 11 dans le commerce-transports-services divers et 3 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

En 2011, 2 entreprises ont été créées à Isle-Aumont[I 8].

Isle-Aumont est l'une des communes où peut être produit le chaource qui bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis 1970 et d'une appellation d'origine protégée (AOP) (équivalent européen) depuis 1996[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale dite « aux trois sanctuaires », seul monument de la commune classé à l'inventaire des monuments historiques, se trouve au sommet d'une butte historique et est entourée d'un cimetière mérovingien. L'église et les terrains des nécropoles qui l'entourent sont classés depuis le 25 avril 1967[47]. L’église compte deux nefs, l’une datant du XIIe siècle et l’autre du XVe siècle.

Les sarcophages exposés dans la nef romane font du site d’Isle-Aumont un site historique et archéologique important classé monument historique en 1967.

Parmi les 41 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques, cette église en contient 39[48]. Les deux autres objets étaient à l'intérieur de la chapelle de Roche qui a été vendue en 1937 par la commune et transformée en maison particulière ; les deux œuvres datées du XIVe siècle et du XVe siècle ont malheureusement disparu à cette époque[49],[50].

La « butte d'Isle-Aumont » est un haut-lieu chargé d'histoire et de spiritualité. La butte sur laquelle l'église actuelle a été édifiée, était occupée, du temps des Mérovingiens, par une abbaye associée à une vaste nécropole de fidèles désireux de se faire inhumer auprès des reliques d'un saint. Cette abbaye est ainsi l'un des premiers établissements monastiques de la Gaule. Des travaux de fouille systématique de la butte, ont été réalisés par l'archéologue Jean Scapula de 1943 à 1961. Plus de 1 000 sépultures ont été mises au jour dont 600 sarcophages mérovingiens[14]. Ce site, haut-lieu chargé d'histoire et de spiritualité, rend la commune de plus en plus « connue et reconnue à travers toute la France »[51].

La commune compte par ailleurs 31 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[52].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fidèle d'Isle-Aumont, vers 540. Saint moine et abbé du monastère. Fête le 16 mai. A laissé son nom à un village de la Creuse : Saint-Fiel[53].
  • Robert de Molesmes (v.1029-1111), fonde en 1097 à Isle-Aumont un prieuré bénédictin dédié à Thibaut de Provins.
  • Fernand Gentin (1876-1946), homme politique, maire d’Isle-Aumont.
  • Jean Scapula, (1911-1991), archéologue et historien, il mit à jour la nécropole mérovingienne du village. L'association qui porte son nom s'attache à la préservation de l'église et à la richesse de ses travaux archéologiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A.-F. Arnaud, Voyage archéologique et pittoresque dans le département de l'Aube et dans l'ancien diocèse de Troyes, Cardon, 1837, p. 79-80, [lire en ligne]
  • Isabelle Crété-Protin, , Église et vie chrétienne dans le diocèse de Troyes du IVe au IXe siècle , 2002
  • Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, Nathalie Delattre-Arnould, Odette Delattre et Laëtitia Delattre-Rigaux, L'Aube, les 433 communes, Éditions Delattre,‎ 2005 (réimpr. 2013), 240 p. (ISBN 978-2-36464-035-1)
    Ce livre consacre un chapitre à chaque commune du département de l'Aube.
  • Laurent Denajar, L'Aube, volume 10 de Carte archéologique de la Gaule, Les Éditions de la MSH, 2005, (ISBN 978-2-87754-093-3), chapitre consacré à Isle-Aumont, [lire en ligne]
  • Jean Scapula, Un haut lieu archéologique de la Haute Vallée de la Seine : la butte d'Isle-Aumont en Champagne, Troyes, imprimerie Paton, 1975.
  • Jean Scapula, Fouilles de la Butte d'Isle-Aumont (Aube), [lire en ligne]
  • L'église Saint-Pierre d'Isle-Aumont in revue La Vie en Champagne, no 65, janvier-mars 2011[54].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour cette commune, la strate représente l'ensemble des communes de 500 à2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé (4 taxes) .
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Isle-Aumont », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 11 mars 2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Jean Scapula, Fouilles de la Butte d'Isle-Aumont (Aube), [lire en ligne].
  4. Sandre, « L'Ancre » (consulté le 18 mars 2014).
  5. Sandre, « La Vanne » (consulté le 18 mars 2014).
  6. « Opération péage gratuit à Saint-Thibault », sur le site du quotidien L'Est-Éclair,‎ 2 novembre 2010 (consulté le 11 mars 2014).
  7. Laurent Denajar, L'Aube, volume 10 de Carte archéologique de la Gaule, Les Éditions de la MSH, 2005, (ISBN 978-2-87754-093-3), chapitre consacré à Isle-Aumont, [lire en ligne].
  8. « Des bus à la campagne », sur le site de la chaîne de télévision Canal 32,‎ 7 janvier 2014 (consulté le 11 mars 2014).
  9. Réseau de bus Les Courriers de l'Aube, ligne de bus no 06, [lire en ligne].
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Gilbert-Robert Delahaye in Mémoire de Champagne, tome II, D.Gueniot éditeur, Langres-Saint-Geosmes, 2000, p86.
  13. « Notice et visite virtuelle », sur le site du diocèse de Troyes (consulté le 10 mars 2014).
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