Robert Galley

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Robert Galley
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Fonctions
Ministre de la Défense et de la Coopération
8e ministre de la Défense de la Ve République
22 décembre 198013 mai 1981
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Raymond Barre III
Prédécesseur Joël Le Theule
Successeur Charles Hernu
Ministre de la Coopération
27 août 197622 décembre 1980
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Raymond Barre I
Raymond Barre II
Raymond Barre III
Prédécesseur Jean de Lipkowski
Successeur Jean-Pierre Cot
Ministre de l'Équipement
28 mai 197425 août 1976
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Jacques Chirac I
Prédécesseur Olivier Guichard
Successeur Jean-Pierre Fourcade
Ministre des Armées
4e ministre de la Défense de la Ve République
5 avril 197327 mai 1974
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer II
Pierre Messmer III
Prédécesseur Michel Debré
Successeur Jacques Soufflet
Ministre des Transports
6 juillet 197228 mars 1973
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer I
Prédécesseur Jean Chamant
Successeur Yves Guéna
Ministre des Postes et Télécommunications
22 juin 19695 juillet 1972
Président Georges Pompidou
Gouvernement Jacques Chaban-Delmas
Prédécesseur André Bettencourt
Successeur Hubert Germain
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales
12 juillet 196820 juin 1969
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Maurice Couve de Murville
Prédécesseur Christian de La Malène
Successeur Michel d'Ornano
Ministre de l'Équipement et du Logement
31 mai 196810 juillet 1968
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Georges Pompidou IV
Prédécesseur François-Xavier Ortoli
Successeur Albin Chalandon
Biographie
Date de naissance 11 janvier 1921 (1921-01-11) (91 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDR, RPR
Profession Ingénieur

Robert Galley, né le 11 janvier 1921 à Paris, est un homme politique français. Ancien résistant, compagnon de la Libération, il est plusieurs fois ministre, parlementaire, ancien maire de Troyes et trésorier du RPR.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Enfance et études

Né d'un père médecin le 11 janvier 1921 à Paris, Robert Galley fait ses études au lycée Louis-le-Grand de sa ville et au lycée Hoche de Versailles[1].

[modifier] Faits de guerre

Durant la Seconde Guerre mondiale, Robert Galley s'engage, à Londres, en 1er juillet 1940 dans les Forces françaises libres. Il quitte pour cela la ville de Saint-Jean-de-Luz déguisé en soldat polonais, à bord du navire Sobieski[1]. Il a seulement dix-neuf ans.

Entraîné au camp d'Aldershot, dans le comté d'Hampshire, il fait partie de l'expédition de Dakar puis des opérations au Gabon, en octobre et novembre 1940 : pour cela il quitte le Royaume-Uni le 31 août. Il participe à la campagne de Syrie, en juin 1941 ; à sa fin, il intègre le peloton des élèves officiers de Damas d'où il sort aspirant de l'Arme blindée en novembre[1]. En avril 1942, il effectue un stage à l'École britannique des chars du Caire à l'issue duquel sa compagnie, constituée en colonnes volantes part en juillet 1942 pour le front de la bataille d'El Alamein : il participe le 24 octobre 1942 à l'attaque de l'Himeitat. Il est en outre chef de section de chars, avec laquelle il poursuit l'ennemi allemand de Tripolitaine, jusqu'en Tunisie avant d'être mis à l'appui des troupes du général Leclerc en mars 1943[1].

Il combat en effet avec la 1re division française libre comme chasseur de deuxième classe, puis, jusqu'en 1945, dans les rangs de la 2e division blindée du général Leclerc (au sein du 501e régiment de chars de combat), dont il épousera plus tard une des filles, Jeanne. Il est promu sous-lieutenant.

Débarqué le 3 août 1944 en France, il entre à Écouché dans l'Orne, à la tête de la section de pointe du groupement tactique qu'il commande. En détruisant des véhicules, il coupe un convoi ennemi de Panzer, en tant que tireur au canon d'une classe exceptionnelle[1].

Il termine la guerre à la tête de la compagnie de chars dans laquelle il l'avait commencé, comme simple chasseur. Avec sa compagnie, il tient quatre ponts sur l'Orne, prenant également un risque en dirigeant un de ses chars contre un char ennemi Panther. Il participe à la libération de Paris puis aux attaques de Longjumeau, Massy-Palaiseau et Antony et aux batailles de Lorraine et d'Alsace jusqu'en février 1945 en se distinguant aux prises d'Ancelot, Baccarat, Strasbourg et Herbsheim ; à la tête de la 1re compagnie de chars, il participe également à la campagne d'Allemagne jusqu'en mai 1945, lors de la prise de Berchtesgaden[1].

Par le décret du 24 mars 1945, il est fait compagnon de la Libération.

L'histoire de la compagnie de chars à laquelle appartenait Galley a été retracée dans un livre, relatant un certain nombre de faits de guerre. Le 14 août 1944, à Écouché (Orne), le lieutenant Galley ordonne la mise à mort d'un SS allemand déguisé en prêtre[2]; le 6 mai 1945, il ordonne l'exécution de SS prisonniers à Bischofswiesen, en Allemagne[3].

[modifier] Carrière après-guerre

Après la guerre, Robert Galley reprend ses études interrompues et devient ingénieur de l'École centrale des arts et manufactures et ingénieur, en 1949, de l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs.

Il fait un stage à la compagnie chérifienne des pétroles, de 1950 à 1954. Il exerce alors diverses fonctions dans les secteurs atomique et informatique : chef de département de construction des usines au CEA en 1955, chargé des études de la construction de l'usine de plutonium de Marcoule ; chargé de la direction des études et de la construction de l'usine de Pierrelatte de 1958 à 1966 ; délégué à l'informatique auprès du Premier ministre ; président du conseil d'administration de l'INRIA depuis 1967[1].

[modifier] Carrière politique

Robert Galley est député UDR puis RPR de l'Aube, entre 1968 et 2002. Il est trésorier du RPR entre 1984 et 1990. Il est plusieurs fois ministre de 1968 à 1981 et est maire de Troyes pendant vingt-trois ans, de 1972 à 1995. En 1995, il obtient le prix de l'AJCF. Il est membre du comité d'honneur du mouvement Initiative et Liberté.

Depuis la mort de Pierre Messmer, en août 2007, Robert Galley est considéré comme l'un des deux derniers gaullistes historiques, avec Yves Guéna. Le Général De Gaulle a songé à lui pour occuper le poste de Premier Ministre en 1968[4].

[modifier] Vie privée

Robert Galley est l'époux de Jeanne Leclerc de Hauteclocque, née en 1931, fille du maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque.

Son fils, Alexis Galley, est directeur général de l'entreprise de jeux vidéo F4.

[modifier] Détail des mandats et fonctions

[modifier] Au gouvernement

[modifier] Au Sénat

[modifier] À l'Assemblée nationale

[modifier] Au niveau local

[modifier] Décorations et distinctions

[modifier] Notes et références

[modifier] Annexe

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes


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