Brescia

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Brescia
Drapeau de Brescia
Drapeau
À partir du haut: vue nocturne de Brescia avec le dome de la Cathédrale, Piazza della Loggia, le Temple Capitolium (Patrimoine mondial), le Duomo Vecchio, le Château de Brescia, vue panoramique de la ville.
Brescia - Duomo Nuovo visto dal castello.jpg
Brescia Piazza Loggia By Stefano Bolognini.JPG Capitolium 5.JPG
Brescia - Duomo Vecchio - esterno.jpg Brescia (117).jpg
Tramonto su Brescia (Foto Luca Giarelli).jpg
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Lombardy.svg Lombardie 
Province Brescia 
Maire Emilio Del Bono (PD)
2013/2018
Code postal 25100
Code ISTAT 017029
Code cadastral B157
Préfixe tel. 030
Démographie
Gentilé Bresciani
Population 194 559 hab. (28-02-2014[1])
Densité 2 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 59″ N 10° 13′ 59″ E / 45.533, 10.23345° 31′ 59″ Nord 10° 13′ 59″ Est / 45.533, 10.233  
Altitude Min. 104 m – Max. 874 m
Superficie 9 068 ha = 90,68 km2
Divers
Saint patron Saints Faustin et Jovite
Fête patronale 15 février
Localisation

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Brescia
Liens
Site web http://www.comune.brescia.it/

Brescia /'breʃ:a/ est une ville italienne d'environ 195 000 habitants, située dans la province de Brescia, dont elle est le chef-lieu, en Lombardie, région de la plaine du Pô, au pied des Alpes, du mont Madeleine (874 mètres) dans le nord-ouest de l'Italie. La ville est traversée par la rivière Mella, un affluent de l´ Oglio.

La surface urbaine, qui englobe aussi des communes limitrophes, a une population d´entre 350 000 et 500 000 habitants, selon les critères de délimitation.

La zone archéologique monumentale du Forum romain et le monastère de Santa Giulia font partie d'un groupe de sept sites connus comme « Les Lombards en Italie. Lieux de pouvoir (568-774 après J.-C.) », déclarés sites du patrimoine mondial par l'UNESCO en 2011[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Brescia est l'adaptation en vénitien du lombard Brèsa, lui-même dérivé du longobard Brexia, qui trouve son origine dans le nom romain de la ville appelée colonia civica Augusta Brixia en l'honneur d'Auguste.

Ce nom latin de Brixia (comme sa variante Βρηξία) est bien documenté à l'époque classique (Catulle, Tite-Live, Pline l'Ancien, etc.) ; il dérive du radical gaulois *brica / *briga (sommet, colline, hauteur), radical qui se retrouve dans d'autres toponymes de l'aire d'influence celtique (Bresse, la Brie, Bressanone, etc.)

Histoire[modifier | modifier le code]

Santa Maria dei Miracoli
Photo Giacomo Rossetti, 1873

Les premières traces de peuplement datent de l'âge du bronze.

Brescia a été la capitale des Cénomans, un peuple celte originaire de la région du Mans venu s'installer en Italie septentrionale au Ve siècle av. J.-C.. On y parle le brescian (it). Les Cénomans furent combattus en -187 avant J.-C. par les Romains mais ce n'est qu'en -49 avant J.-C., sous Jules César, que la ville obtint la pleine citoyenneté romaine.Sous l'empereur Auguste fut construit en l'an 26 avant J.C le premier aqueduc qui sera terminé sous le règne de l'empereur Tibère. Il s'ensuivit une période de paix et de prospérité économique notamment grâce à l'agriculture, au commerce, aux carrières de marbre, et aux exploitations minières, qui firent de la ville l'un des pôles centraux du nord de la péninsule. En 452, Attila saccagea la ville.

De 568 à 774, les Lombards, un peuple venu de Pannonie mais originaire, selon leur tradition orale, de Scandinavie méridionale, de Scanie, y installent un important duché. En 760, la ville se dote d'un nouvel aqueduc ainsi que de nombreuses œuvres urbaines. À la fin du VIIe siècle, le duc de Brescia Alahis, un arien, usurpa le trône lombard.

Durant près de quatre siècles, plus exactement de 1404 à 1797, la ville est un territoire de la république de Venise. En février 1512, le chevalier Bayard prend la ville avec Gaston de Foix, il y sera également blessé d'un coup de pique. La ville se révolte contre la domination française le 18 février 1512 lors du Sac de Brescia.

Durant le Risorgimento, Brescia se distingue par la révolte contre les Autrichiens, appelée les Dix Jours (mars 1849), qui lui vaut l’appellation de La Lionne d’Italie pour sa résistance. Cette appellation, attribuée à Giosuè Carducci, est une allusion au Lion, le symbole héraldique de la ville.

En 1859, la ville est rattachée au royaume d'Italie et son destin se confond alors avec celui de l'unité italienne.

Témoin, en 1859, de la bataille de Solférino, Henri Dunant, horrifié par le sort des blessés qu'il voyait sur le champ de bataille, et à Brescia, qui avec ses 40 000 habitants à l'époque, vinrent affluer plus de 30 000 blessés, eut l'idée de fonder, à son retour à Genève, la Croix-Rouge. Dans son livre, Un souvenir de Solférino, Henri Dunant parle de cette bataille et revient à plusieurs reprises sur le dévouement des habitants de Brescia pour venir en aide aux blessés.

Du 14 février 1944 au 18 avril 1945, , la ville est massivement bombardée par l'aviation anglo-américaine. Les pertes sont lourdes et touchent le centre historique ainsi que les abords de la voie ferrée. Trois églises et près de 2000 habitations furent détruites ou endommagées.

Le 28 mai 1974, une bombe explose sous les arcades lors d'une manifestation antifasciste sur la place de la Loggia, faisant huit morts et 90 blessés[3].

Titres honorifiques[modifier | modifier le code]

La ville de Brescia est la troisième parmi les 27 villes italiennes honorées par une médaille d’or comme « Benemerita del Risorgimento nazionale » (méritante de la Résurrection nationale).

Brescia est également décorée de la médaille militaire pour son action pendant la Guerre de Libération (Resistenza), et notamment à cause des sacrifices de sa population et de son activité dans la lutte partisane au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Culture[modifier | modifier le code]

Le festival international de piano au Teatro Grande, fondé en 1664, se déroule entre le mois d'avril et juin, avec thème différent chaque année.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Duomo (la cathédrale)
  • La Rotonda, le Duomo Vecchio de Brescia construit sur l'emplacement d'une église du VIIIe siècle
  • La préfecture au Broletto, l'ancien palazzo comunale
  • Le château qui domine la ville, érigé au XIIe et XIIIe siècle sur le Mont Cidneo, et modifié au cours des siècles. Il abrite également plusieurs musées dont celui du « Risorgimento ».
  • la basilique San Salvatore reconstruite au XIe siècle sur une église précédente datant du VIIIe siècle

Plusieurs places (correspondant aux différents centres historiques de la ville suivant les époques) :

  • Piazza della Loggia (« place de la Loge »), l’ensemble architectonique le plus homogène de la ville et un splendide exemple de place entourée en style Renaissance ; le bâtiment principal est la « Loggia », aujourd’hui hôtel de ville, commencé en 1492 sous la direction de Filippino de Grassi. Afin de protéger des incendies fréquents les boutiques en bois situées à gauche de la place, a été construit au cours du XIVe siècle un mur avec des pierres d’origine romaine retrouvées dans les tranchées pour les fondations.
  • Piazza della Vittoria (« place de la Victoire ») est un ensemble urbanistique réalisé dans les années 1930 qui s’inspire du rationalisme architectonique typique de l’architecte Piacentini. Les nouveaux bâtiments abritent l’hôtel de Poste et le parc de stationnement souterrain le plus central de la ville.

Musées[modifier | modifier le code]

La ville comprend quatre musées d'arts et histoire et un musée consacré aux sciences naturelles :

  • Le Tempio Capitolino, et le Teatro Romano, construit sous l'empereur Auguste, théâtre qui pouvait accueillir près de 15000 personnes ; il servit jusqu'au Moyen Âge à différentes manifestations et réunions du peuple brescian.
  • Le Museo dell'età Cristiana
  • La pinacothèque Tosio Martinengo qui contient des œuvres de l'école de Brescia
  • La Galleria d'Arte Moderna

Évêché[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Brescia est la deuxième ville la plus peuplée de la Lombardie et le troisième centre industriel d'Italie[4]. L'aire bresciane est composée de près de 121 040 entreprises. La chambre de commerce annonce pour le second trimestre 2010 la création de 635 nouvelles entreprises. Les secteurs en croissance sont ceux de la construction, du commerce, du logement et de la restauration. Le taux de chômage y est l'un des plus bas de l'Union européenne, avec une moyenne de 1,8 %. La ville est la quatrième place-forte bancaire d'Italie. Brescia possède de nombreuses industries mécaniques et pharmaceutiques ainsi que des industries manufacturières dans les domaines chimique, textile et métallurgique. Les industries alimentaires concourent également à la puissance économique de la ville. La ville est le siège de la fabrication des armes Beretta et Perazzi.

Les établissements Wührer produisent la bière la plus ancienne d'Italie depuis 1829.

Brescia est également la ville qui compte le plus d'immigrés en Italie soit 19% de la population de la ville.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Les Antegnati : famille de constructeurs d'orgues et d'épinettes du XV au XVIII siècle

Personnalités nées à Brescia[modifier | modifier le code]

Tourisme et loisirs[modifier | modifier le code]

Brescia est au cœur de la région des lacs italiens : lac de Garde appelé aussi Benaco et lac d'Iseo. Le val Camonica au nord de la ville est riche en témoignages de la Préhistoire (nombreuses peintures rupestres).

Trente monuments sont cités, parmi lesquels certains sont en cours de restauration.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Brescia-Montichiari Gabriele D'Annunzio[5], inauguré en 1999, se trouve à 15 km du centre de la ville, sur le territoire de la commune de Montichiari.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métro de Brescia.
  • Métro de Brescia, mise en service prévue le 2 mars 2013
  • Bus : urbain et interurbain
  • Taxi (dont des taxis « collectifs »)
  • Pistes cyclables pour vélo
  • Brescia Mobilité[6]
  • Transport public de Brescia[7]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Il giornale di Brescia
  • Bresciaoggi

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1948 Guglielmo Ghislandi PSI  
1948 1975 Bruno Boni DC  
1975 1985 Cesare Trebeschi DC  
1985 1990 Pietro Padula DC  
1990 1991 Gianni Boninsegna DC  
1991 1992 Gianni Panella PSI  
1992 1994 Paolo Corsini PDS député
1994 1998 Fermo Mino Martinazzoli L'Olivier député
1998 2008 Paolo Corsini L'Olivier / PD député
2008 2013 Adriano Paroli PdL député
2013   Emilio Del Bono PD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Fornaci, Sant'Eufemia, San Polo

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Borgosatollo, Botticino, Bovezzo, Castel Mella, Castenedolo, Cellatica, Collebeato, Concesio, Flero, Gussago, Nave, Rezzato, Roncadelle, San Zeno Naviglio

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Bilancio demografico anno 2014 sur le site de l'ISTAT.
  2. (en) Brescia: description of goods sur le site de Italialangobardorum.it
  3. (it) Casa della memoria
  4. (it) Massimiliano Del Barba, « Brescia ritorna il terzo polo industriale. Ma l’occupazione rischia un nuovo calo. », Corriere della Sera,‎ 26 février 2014 (lire en ligne)
  5. (it) (en) Site de l'aéroport de Brescia
  6. (it) Site de Brescia Mobilité
  7. (it) Transport public de Brescia

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danilo Fappani., Enciclopedia bresciana, Brescia 1975.
  • Danilo Fappani, Enciclopedia Bresciana, Brescia, 1981.
  • Antonio Fappani, Giuseppe Zanardelli e Geremia Bonomelli: corrispondenza inedita, Brescia, Società per la storia della Diocesi di Brescia, coll. « Fonti e documenti », no 1, 1968.
  • Antonio Fappani, La Campagna garibaldina del 1866 in Valle Sabbia e nelle Giudicarie, Brescia 1970.
  • Antonio Fappani, Mons. Pietro Capretti, 1972
  • (it) Antonio Fappani, Achille Grandi - vita e opere, Modena, Ed. Paoline, série « Biografie di contemporanei », vol. 17, 1960, 262 p. + 16 p.
  • Antonio Fappani, La Valle di Vestino. Appunti di Storia locale, Fondazione Civiltà Bresciana, Brescia 1993.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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