Parti républicain de la liberté

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Parti républicain de la liberté
Image illustrative de l'article Parti républicain de la liberté
Logo officiel
Présentation
Ancien président Michel Clemenceau
Fondation 1945
Disparition 1951
Idéologie Modéré, droite

Le Parti républicain de la liberté (PRL) est une formation politique française de droite, créée à la Libération et absorbée par le CNI en 1951.

Le PRL avait pour ambition de devenir le "4e grand parti"[1] français (derrière le PCF, la SFIO et le MRP) dans la recomposition du paysage politique d'après-guerre.

Historique[modifier | modifier le code]

Le PRL est fondé le 22 décembre 1945 par Joseph Laniel, André Mutter, Édouard Frédéric-Dupont et Jules Ramarony.
Bernard Frank s'est moqué de « cette droite se découvrant subitement un amour pour la République et la liberté ».

Issu d'un premier regroupement des modérés à la Libération, intitulé « Rassemblement social et antifasciste », le PRL avait voulu rassembler une droite totalement discréditée. Cette tentative fut un échec, la plupart des dirigeants de la droite ayant voulu conserver leur autonomie ou tenter de faire perdurer des appareils politiques issus de la Troisième République, comme l'Alliance Démocratique, la Fédération républicaine ou le Parti de la Réconciliation Française.

Modéré (refusant l'étiquette de « droite », il se déclare « centriste »), le parti prône l'association entre patrons et ouvriers. Opposé aux trusts, il admet l'intervention de l'État dans l'économie[2] mais n'est pas favorable aux nationalisations.

En 1946, le PRL fait campagne pour le non au référendum sur le projet de Constitution. Il obtient 35 élus aux législatives de juin 1946, puis 38 en novembre 1948. Son président est Michel Clemenceau, qui obtient 60 voix sur 883 (6,80 %) à l'élection présidentielle de 1947. Le PRL obtient 11 élus (intergroupe gaulliste) aux élections au Conseil de la République de 1948.

Dès 1947, de nombreuses dissensions internes apparaissent sur la question de la campagne pour l'amnistie menée par André Mutter[1]. Le PRL subit également la concurrence du Rassemblement du peuple français (RPF).

À l'occasion des législatives de 1951, le PRL est finalement absorbé par le Centre national des indépendants et paysans.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article "PRL", in. Dictionnaire historique de la vie politique française, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1995, PUF, Paris
  2. Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire de la France au XXe siècle, t. III : 1945-1958, Complexe, Bruxelles, p. 21.