Saint-Dizier

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Saint-Dizier
Église Notre-Dame.
Église Notre-Dame.
Blason de Saint-Dizier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
(Sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Dizier
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 3 cantons
+ Saint-Dizier-Ouest (chef-lieu : Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière)
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Perthois
Maire
Mandat
François Cornut-Gentille (UMP)
2014-2020
Code postal 52100
Code commune 52448
Démographie
Gentilé Bragards
Population
municipale
24 825 hab. (2011)
Densité 521 hab./km2
Population
aire urbaine
43 991 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 18″ N 4° 56′ 59″ E / 48.6383, 4.9497 ()48° 38′ 18″ Nord 4° 56′ 59″ Est / 48.6383, 4.9497 ()  
Altitude Min. 123 m – Max. 205 m
Superficie 47,69 km2
Localisation

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Saint-Dizier

Saint-Dizier est une commune française située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne. À mi-chemin entre Paris et Strasbourg sur la RN4, Saint-Dizier est située à 10 km du lac du Der, l’un des plus grands lacs artificiels d’Europe.

Ses habitants sont appelés les Bragards. Selon la tradition populaire, ce nom proviendrait de François Ier qui se serait exclamé « Ah ! Les braves gars ! », en apprenant la résistance des habitants en 1544 lors du siège de Charles Quint.

À Saint-Dizier, l’histoire de la métallurgie est très ancienne. Elle connaît son apogée au XIXe siècle quand des artistes célèbres comme Hector Guimard font appel aux fonderies locales pour réaliser leurs créations. L’industrie métallurgique est toujours présente dans la ville.

La ville est également le berceau des crèmes glacées Miko, créées par Luis Ortiz en 1921. En centre-ville, l’ancien site de l’usine Miko a été transformé en cinéma multiplexe, le Ciné Quai, qui conserve aujourd’hui la tour Miko des années trente. L’usine de crème glacée fonctionne toujours mais a été déplacée vers la zone industrielle.

Saint-Dizier accueille la base aérienne 113 depuis 1970, première base aérienne de France aujourd'hui à détenir le Rafale.

La ville a fait l’objet d’un renouvellement urbain ces quinze dernières années, dans le cadre des Grands Projets de Ville puis des projets portés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Dizier se trouve dans la région de la Champagne-Ardenne. La ville est située dans le nord de la Haute-Marne et est traversée par plusieurs cours d'eau, la Marne et le canal. C'est la ville la plus peuplée du département. Elle est limitrophe du département de la Meuse, de la Marne et de l'Aube.

La ville est aussi à quelques kilomètres d'un des plus grand lac artificiel d'Europe, le Lac du Der. Saint-Dizier est aussi au centre des plus grandes villes de la région, entre Reims,Troyes,Vitry-le-François et Chaumont.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Saint-Dizier[1] 2006 600 40 19 40
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Saint Dizier a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de chaleur 40,9 °C[réf. nécessaire] le 12/8/2003 et comme record de froid -29,5 °C le 14/2/1956. La température moyenne annuelle (1971/2000) est de 14,9 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Saint-Dizier se trouve à mi-chemin entre Paris et Strasbourg sur la RN4. Avant la mise en déviation de la rocade sud, la RN4 séparait la ville en deux parties (le quartier du vert-bois, le logis Bragard et la zone industrielle du reste de la commune).

Transports[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'une gare SNCF qui est terminus ou point d'arrêt des lignes voyageurs :

Les dessertes fines sont souvent assurées par un service de cars.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vert-Bois.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Dizier a adopté, le 3 octobre 2011, le projet d'urbanisme de l'architecte Carme Pinos visant à améliorer l'attractivité de la ville. Le projet prévoit l'extension du centre-ville entre le canal et la Marne, et la mise en valeur de la culture et du patrimoine de la ville. Ce projet, appelé Saint-Dizier 2020 a pour objectifs de rénover la ville pour y attirer de nouveaux habitants d'ici 2020[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Histoire de Saint-Dizier.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bien que la première mention du nom de la commune n'apparaisse que vers la fin du IXe siècle, l'occupation en est fort ancienne (des traces d'occupation à partir du néolithique).

La ville s'est substituée progressivement à la place forte gallo-romaine d'Olonna, où d'après la légende, des rescapés de la destruction d'Andemantunnum auraient rapporté la dépouille de leur évêque, Dizier, et en auraient fait un sanctuaire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plan des fortifications (XVIIe siècle)

Au Moyen Âge, le développement de la cité se fait autour de son église (Notre-Dame), sous l'égide de ses seigneurs, les Dampierre. C'est en effet sous Guy II de Dampierre (1155-1215) que commencent l'édification du château et de l'église. C'est Guillaume de Dampierre, époux de Marguerite comtesse de Flandre qui, influencé par l'organisation des villes flamandes, promulgue une charte d'affranchissement, en 1228, qui lui permet de déléguer une partie de ses pouvoirs aux échevins de la ville.

C'est le 3e fils de Guillaume qui héritera de la seigneurie de St-Dizier et de Sompuis. Il sera connétable de Champagne et épousera Laure d'Avraiville, fille de Mathieu II, duc de Lorraine. Guillaume, fils cadet de Jean Ier, reprendra la seigneurie de St-Dizier et la transmettra à sa descendance jusqu'à Jeanne qui épousera en deuxième noce Jacques de Vergy. La cité passe ensuite à la famille des Vergy, alliés du parti des Bourguignons.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Tour des remparts.
Vestige des remparts.

Saint-Dizier, par sa position stratégique, se voit assiégée lors du conflit entre l'empereur Charles V (Charles Quint) et François Ier, en 1544. La place forte se rend après une résistance de plusieurs mois. Le Roi de France a lui-même salué l'héroïsme de ses habitants. Propriété des impériaux, Saint-Dizier sera rendue à la France au traité de Crépy-en-Laonnois, le 18 septembre 1544. La ville passe au douaire de Marie Stuart en 1560 puis à la famille Lorraine-Guise et Claude de Lorraine y séjourne et y fait des travaux .

En 1755, un incendie détruisit les trois-quarts de la vieille ville. L'église Notre-Dame fut également touchée à cette occasion. Seules quelques maisons de la Place Emile-Mauguet et de la rue du Petit-Sauvage échappèrent à la destruction.

En 1814, Saint-Dizier fut à nouveau le centre de conflits. En janvier, Napoléon Ier y chassa les Russes : ce fut la première grande victoire de la Campagne de France. Il y remporta une seconde victoire en mars.

Le chemin de fer arrive à Saint-Dizier en 1855

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant le premier conflit mondial, la commune servit entre autres de point de départ pour l'approvisionnement du front, via la Voie Sacrée, pendant la bataille de Verdun.

La réquisition par la Luftwaffe (armée de l'air allemande) de son aérodrome lors du second conflit mondial valut à Saint-Dizier de connaître de nombreux bombardements aériens par les forces anglo-américaines.

La ville, grâce à un savoir-faire issu d'un long passé sidérurgique, a pu ensuite se développer et se spécialiser dans ce domaine (fonte d'art, mécanique agricole). Parallèlement, l'usine de crème glacée des frères Ortiz va se développer et sa marque, Miko, sera connue mondialement.

Pour faire face aux besoins en logement du personnel de ces industries en pleine expansion, on construira aux abords de la cité bragarde, au milieu des années 1950, un des premiers grands ensembles de France : le Vert-Bois. Regroupant environ 40 % de la population totale de la commune, c'est une ZUS connue pour être particulièrement défavorisée comparée à des villes de même importance.

Au milieu des années 1990 la municipalité a engagé un travail de renouvellement urbain transformant radicalement le centre-ville.

Des fouilles préventives permirent de mettre au jour des tombes dont trois de nobles francs d'une grande rareté, les objets ont été versés au Musée municipal de Saint-Dizer.

Article détaillé : Vert-Bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Dizier n'a d'abord été qu'un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Wassy, puis quand celui-ci fut supprimé en 1926, de l'arrondissement de Chaumont. En 1940, l'ancien arrondissement de Wassy est reconstitué, mais Saint-Dizier en devient le chef-lieu et est donc le siège d'une sous-préfecture.

L'arrondissement de Saint-Dizier comporte 11 cantons, 114 communes et 78 808 habitants. La ville est divisée en 4 cantons, mais n'est le chef-lieu que de 3 d'entre eux :

  • Saint-Dizier-Centre, comprenant seulement une partie de Saint-Dizier, 14 547 habitants ;
  • Saint-Dizier-Nord-Est regroupe 3 communes et 8 130 habitants ;
  • Saint-Dizier-Sud-Est regroupe 3 communes et 8 617 habitants ;
  • Saint-Dizier-Ouest, dont le chef-lieu est Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière, regroupe 9 communes et 10 654 habitants.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1894 - 1904 Charles-Adolphe Driout - -
1904 - 1914 René Mougeot - -
1914 - 1918 Léon Roujas - -
1918 - 1926 René Mougeot - -
1926 - 1933 Henri Rollin - -
1933 - 1934 Charles Lucot - -
1934 - 1944 René Rollin - -
1944 - 1971 Raoul Laurent PS -
1971 - 1989 Marius Cartier PCF Conseiller général (1973-1985)
1989 - 1995 Guy Chanfrault PS -
depuis 1995 François Cornut-Gentille UMP Député
Les données antérieures ne sont pas encore connues.
Galerie de portrait

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 825 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 500 5 824 5 614 5 817 6 163 6 366 5 705 7 136 7 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 642 8 077 10 170 11 229 12 754 12 773 13 458 13 372 13 947
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 601 14 661 16 019 17 576 19 019 18 292 19 149 19 532 25 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
34 407 36 616 37 266 35 189 33 552 30 900 26 972 24 825 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 20 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16,1 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 26,2 %).
Pyramide des âges à Saint-Dizier en 2008 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,9 
75 à 89 ans
11,3 
12,7 
60 à 74 ans
13,8 
22,0 
45 à 59 ans
21,8 
19,4 
30 à 44 ans
17,5 
20,6 
15 à 29 ans
18,3 
18,0 
0 à 14 ans
16,1 
Pyramide des âges du département de la Haute-Marne en 2008 en pourcentage[6].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
7,4 
75 à 89 ans
11,7 
14,9 
60 à 74 ans
15,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,2 
19,5 
30 à 44 ans
18,4 
18,0 
15 à 29 ans
15,5 
17,8 
0 à 14 ans
16,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Dizier compte plusieurs groupes scolaires regroupant écoles maternelle et écoles élémentaires. La ville dispose de trois collèges publics : Anne Franck, La Noue et Luiz Ortiz.Saint-Dizier compte également deux lycées publics : Saint-Exupéry (lycée général, technique et professionnel) et Blaise Pascal (lycée technique et professionnel). Il existe au sein de cette ville un enseignement privé: l'ESTIC (collège et lycée), l'Assomption (école maternelle à lycée, qui a fusionné avec l'ESTIC). Enfin, on trouve à Saint-Dizier un enseignement pour adultes: le GRETA, l'AFPA et une licence professionnelle en Urbanisme et Environnement dispensée par le CNAM. L'enseignement à Saint-Dizier dépend de l'Académie de Reims.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

meeting international de natation de 2013.

Santé[modifier | modifier le code]

Saint-Dizier compte deux hôpitaux et une clinique. Les deux hôpitaux sont l'hôpital général Geneviève de Gaulle Anthonioz et le Centre Hospitalier de la Haute Marne André Breton (psychiatrie, gérontologie, alcoologie et soins de suite et de réadaptation). La seule clinique est la clinique François Ier appartenant au groupe de Courlancy.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Centre Nautique de Saint-Dizier.

Saint-Dizier compte plusieurs clubs sportifs et infrastructures à usage sportif.

Le COSD possède plusieurs sections (tennis, rugby, natation, triathlon, volley). La section football du COSD a disparu. Cependant, il existe trois clubs de football sur Saint-Dizier: le CS Bragards, l’Espérance SDZ et Marnaval. L'UJB permet la pratique du basket et du judo. Un club de judo existe également à Marnaval. Le quartier de Marnaval compte aussi un club de football et un club de tennis. Enfin, il y a dans la ville le Cercle Pugiliste de Saint Dizier.

En ce qui concerne les infrastructures sportives, Saint-Dizier possède un stade d'une capacité de 8 000 personnes (Stade Charles Jacquin), une piscine moderne où se déroule le meeting international de natation de Saint-Dizier, le complexe Suzanne Lenglen où le COSD-TCB dispose de 10 courts (4 courts couverts, 4 courts outdoor en béton poreux et 2 courts en terre battue) où se déroule le tournoi international courant octobre ("future", 15000$) et deux dojos pour le judo (Marnaval et UJB). Enfin, Saint-Dizier compte d'autres infrastructures par le biais des associations et des établissements scolaires ainsi qu'un skate-park (parc du Jard)

Médias[modifier | modifier le code]

Le Journal de la Haute-Marne et la Voix de la Haute-Marne sont les principaux journaux (respectivement quotidien et hebdomadaire) à relater les actualités du département haut-marnais.

Territorial TV est une chaîne de télévision locale installée à Saint-Dizier, disponible gratuitement sur la TNT (canal 33) depuis la Haute-Marne et la Meuse.

Puissance radio est une radio numérique disponible sur internet via www.puissanceradio.fr

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Saint-Dizier commencée en 1202, mais gravement endommagée lors de l'incendie de 1775 ;
  • Église Saint Martin de Gigny, au faubourg de Gigny
  • Église Saint-Martin de La Noue, au faubourg de La Noue
  • Église Saint-Charles de Marnaval, au faubourg de Marnaval
  • Ancienne église à Hoëricourt
  • Église Sainte Thérèse du Vert-Bois
  • Ancienne chapelle du couvent de l'Adoration-Réparatrice
  • Ancienne chapelle des religieuses de l'Assomption
  • Chapelle de l'établissement scolaire de l'Immaculée-Conception . Le collège a une chapelle sur le modèle de celle de la Sainte-chapelle de Paris , réalisée par Fisbac sous le second empire .
  • Chapelle de la maison diocésaine Saint-Michel
  • Chapelle de la base aérienne 113
  • Chapelle Cité des Ajots.
  • Temple de l'Église réformée de France
  • Synagogue rue du Maréchal De lattre de Tassigny
  • Mosquée El Fath Avenue des États-Unis
  • Mosquée turque rue Lamartine

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Saint Dizier est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Marne. Elle gère l’Aérodrome de Chaumont-Semoutiers.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industries[modifier | modifier le code]

La tour Miko, devenue un des emblèmes de la ville.

L'économie de la ville connaît un fort déclin industriel, notamment dans le secteur mécanique, alors que la base aérienne et les deux établissements hospitaliers sont pourvoyeurs d'emplois.

  • L'industrie est principalement occupée par le secteur de la métallurgie (Hachette et Driout) toujours prospère dans le nord de la Haute-Marne.
  • Le grand architecte de l'Art nouveau Hector Guimard faisait fabriquer à la fonderie de Saint-Dizier ses fontes ornementales (balcons…). On en voit de nombreux et beaux exemplaires en parcourant la ville.
  • Le deuxième grand secteur concerne la fabrication de machines et d'équipements, avec :
    • International Harvester installe en 1950 une usine dédiée à la fabrication de tracteurs agricoles, qui deviendra Case IH en 1984 avant d'entrer dans le giron de Fiat en 1999 puis d'Argo SpALandini en 2000 et enfin en 2011 du groupe chinois YTO[8], leader du marché chinois. L'usine compta 2800 employés au plus fort de son activité en 1982 et 223 en 2011 au moment du rachat par YTO ;
    • L'installation de Ammann-Yanmar en juillet 1989, spécialiste en mini tracto-pelles,contrôlé à 1OO% par le groupe japonais Yanmar depuis 2010[9].
  • La ville fut également le lieu d'installation de la famille Ortiz, à l'origine de la marque Miko, et où la société rachetée par Unilever y possède une usine très importante pour le dynamisme de la cité bragarde.
  • Enfin, la base aérienne 113 Saint-Dizier-Robinson est également un grand pourvoyeur d'emplois, avec plus de 1 800 militaires. Elle accueille d'ailleurs la première unité opérationnelle d'avions de combat Rafale dans l'Armée de l'Air, l'Escadron de Chasse 1/7 Provence transformé sur le nouveau chasseur-bombardier en 2006, après une expérimentation à Mont-de-Marsan.

L'arrivée du Rafale à Saint-Dizier a eu lieu le 27 juin 2006, en présence de Dominique de Villepin premier ministre, de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et du Chef d'État Major de l'Armée de l'Air, le Général d'armée aérienne Richard Wolsztynski.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le théâtre.
Le musée municipal.
Saint-Dizier. L'étang de la Marina.
Carte postale ancienne


Les principaux monuments de la ville sont :

  • L'ancien château médiéval du XIIe siècle dont il subsiste un corps de bâtiment dans lequel est installé depuis 1959 la sous-préfecture ainsi que deux tours d'entrée ; Il reste par ailleurs quatre tours des anciens remparts.
  • La halle aux blés bâtie en 1860 a été transformée en théâtre à l'italienne en 1906 * Il subsiste dans le centre-ville plusieurs maisons à pans de bois rescapées de l'incendie de 1775. Le plus connue est la Maison Parcollet datée du XVIe siècle.
  • Maison du Petit-Paris, maison décorée de Marcel Dhièvre.
  • L’église Notre-Dame-de-L’Assomption édifiée en 1202 mais en grande partie reconstruite après l'incendie de 1775 abrite un orgue d'Aristide Cavaillé-Coll de 1862 dans un buffet de la deuxième moitié du XVIIIe siècle provenant de l' abbaye de Larrivour près de Lusigny-sur-Barse. Le portail de l'église est d'origine.
  • L'hôtel de ville érigé en 1863 sur pilotis à la place d'un ancien bastion ;* La Chapelle de l’Immaculée Conception édifiée en 1863 sur les plans de l’architecte Hubert Fisbacq. Celui-ci s’est inspiré de la Sainte Chapelle du Palais de Justice de Paris;* Le Musée municipal rassemble des collections en paléontologie, ornithologie, archéologie, beaux-arts et quelques fontes Guimard ;* Le quartier de la Noue et ses pittoresques "voyottes" ;* Villa, 45 Clos-Mortier ;
  • Viaduc routier de Marnaval ;
  • La Chambre de commerce et d'industrie construite en 1897 ;
  • Le Musée du souvenir français ;
  • Le Monument représentant le siège de 1544 dédié à la mémoire des Bragards (1906)[10] ; il est l'oeuvre de R.Carillon et sur ses faces : La ville de Saint-Dizier à ses héroïques défenseurs . Souscription publique 1901_1905; les armes de l'ingénieur Marino, du capitaine Lalande et du comte de Sancerre, défenseurs de la ville .

En centre-ville, l’ancien site de l’usine Miko a été transformé en cinéma multiplexe, le Ciné Quai, qui conserve aujourd’hui la tour Miko des années trente. L’usine de crème glacée fonctionne toujours mais a été déplacée vers la zone industrielle.

Saint-Dizier se trouve à une dizaine de kilomètres du Lac du Der-Chantecoq qui comprend une importante base de loisirs;

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Les fontes d'art d'Hector Guimard qui ornent les balcons et qui embellissent la ville (Fontaine Wallace) qui font de Saint Dizier un des hauts lieux de la fonderie et de la métallurgie.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Bragardise, spécialité de Saint-Dizier créée en 1994 à l'initiative d'une douzaine de boulangers-pâtissiers, est un gâteau sec savoureux, vendu par paquet de 200 grammes, subtil mélange de sucre de canne, de farine, et de beurre, au goût de cannelle et de noix de coco.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Lescuyer (1820-1887), ornithologue
  • Adeline François (09/08/77), journaliste sur RTL & présentatrice des éditions matinales
  • André Pirro (1869-1943), musicologue, professeur à la Sorbonne, titulaire de la Chaire de Musicologie, spécialiste de musique baroque et de l'œuvre pour orgue de Jean-Sébastien Bach
  • André Isoir, organiste
  • Jean-Paul Penin, chef d'orchestre
  • Jacques Gaillot, évêque d'Évreux puis évêque in partibus de Partenia, né à Saint-Dizier le 11 septembre 1935.
  • Louis Ortiz, créateur de la marque Miko
  • Le chanteur Tété (prénom porté en Casamance qui signifierait « le guide ») est né à Dakar le 25 juillet 1975 d'une mère antillaise et d'un père sénégalais mais, en 1977, il déménage à Bordeaux pour migrer 3 ans plus tard vers St-Dizier et y passer une grande partie de sa jeunesse.
  • Roger Michelot, né le 8 juin 1912 à Saint-Dizier et mort le 19 mars 1993 à Toulon, était un boxeur professionnel français.
  • Maurice Chanet, champion d'Europe de boxe.
  • Jackson Chanet, fils de Maurice Chanet, champion d'Europe de boxe en 2005, né le à Saint-Dizier.
  • Robert Sérot (1885-1953), homme politique
  • Max-Firmin Leclerc, Écrivain et Réalisateur de télévision, né à Saint-Dizier le 20 octobre 1923.
  • Bernard Noël Acteur né à Saint-Dizier le 5 octobre 1924 et décédé à Chavanges (Aube) le 2 septembre 1970 à l'âge de 46 ans des suites d'un cancer des voies biliaires (Il est inhumé au cimetière de Chavanges). Bernard Noël joua notamment dans « Le feu follet » de Louis Malle, « La Ronde » de Roger Vadim et dans « Une femme mariée » de Jean-Luc Godard mais il fut surtout connu et aimé du grand public pour ses rôles joués à la télévision française, en particulier « Vidocq » feuilleton en 13 épisodes réalisé par Marcel Bluwal et Claude Loursais en 1967. (Claude Brasseur reprit son rôle à sa mort pour la deuxième et troisième série intitulée « Les nouvelles aventures de Vidocq »)
  • Philippe Charbonneaux, designer automobile, ouvrit un musée automobile à St Dizier (déménagé en 1985 à Reims)[11]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Dizier

Les armes de la commune de Saint-Dizier se blasonnent ainsi :
'D'azur à un château de trois tours d'argent maçonné de sable, ouvert et ajouré du champ, posé sur une coque de bateau aussi d'argent, au franc canton dextre, de gueules chargé de la légion d'honneur d'argent, et au franc canton sénestre, palé de gueules et de sinople de huit pièces chargé d'une croix de guerre d'argent.
'L'écu surmonté de la couronne murale à quatre tours et accompagné de deux branches, une de chêne à dextre, l'autre de laurier à senestre, avec au-dessous, sur liston d'argent la devise : Regnum sustinent.

Les habitants de Saint-Dizier sont appelés les Bragards. Selon la tradition populaire, ce nom serait la contraction d'un mot de François Ier qui se serait exclamé « Ah ! Les braves gars ! », en apprenant la résistance des habitants en 1544 lors du siège de Charles Quint. Selon une autre explication cette appellation dériverait de la "brague" mat placé sur les bateaux et les trains de bois locaux naviguant sur la Marne.

L'explication la plus proche de l'étude de la langue du XVIe siècle renvoie au vieux verbe Braguer qui signifie se vanter (voir le dictionnaire Littré Braguer) : Après le siège de 1544, le fait d'armes des habitants de Saint-Dizier a tourné en vantardise, d'où un surnom possible et plausible. En wallon, bragarz désigne les jeunes gens qui, enrubannés, empanachés, l'épée au côté, font les honneurs d'une fête de paroisse (XVIe s).

Décorations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Pernot, Les Grandes Inondations de 1910 en Haute-Marne, Langres, Éditions Dominique Guéniot, 2010. ISBN 978-2-87825-477-8.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Donnée climatiques de Saint-Dizier », sur linternaute.com (consulté le 18 octobre 2009)
  2. http://www.saintdizier2020.fr/le-projet/
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Saint-Dizier en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2011).
  6. « Résultats du recensement de la population de la Haute-Marne en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2011).
  7. (fr) « En avant-première à Saint-Dizier, le Stabat Mater de François Fayt! », sur News Press (consulté le 17 février 2010)
  8. Reprise par le groupe Yto-France 3 Région-8 mars 2011
  9. http://www.ammann-yanmar.fr/french/index.asp?contentid=21 historique du site de St Dizier
  10. Voir la revue Fontes no 60 (édition ASPM)
  11. « biographie de Philippe Charbonneaux » (consulté le 01 juin 2012).
  12. Louis Brouillon, Sermaize-les-Bains et la région environnante...guide du tourisme et du promeneur, Chalons sur-Marne, imprimerie Martin Frères, 1908 .

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.