Épernay

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Épernay
Vue d’Épernay
Vue d’Épernay
Blason de Épernay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
(sous-préfecture)
Arrondissement Épernay
(chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons : Canton d'Épernay-1 et Canton d'Épernay-2
Intercommunalité CC Épernay-Pays de Champagne
Maire
Mandat
Franck Leroy (UDI)
2014-2020
Code postal 51200
Code commune 51230
Démographie
Gentilé Sparnaciens
Population
municipale
23 888 hab. (2011)
Densité 1 053 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 25″ N 3° 57′ 36″ E / 49.0402777778, 3.96 ()49° 02′ 25″ Nord 3° 57′ 36″ Est / 49.0402777778, 3.96 ()  
Altitude Min. 68 m – Max. 251 m
Superficie 22,69 km2
Localisation

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Liens
Site web epernay.fr

Épernay est une commune française située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne. Divisée en deux cantons dont elle est le chef-lieu et comptant officiellement 24 035 habitants en 2010, Épernay est la 3e ville la plus peuplée de la Marne derrière Reims et Châlons-en-Champagne. Elle est le centre de la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne.

Ville implantée au cœur d'une région viticole, l’essentiel de son histoire moderne et de son économie est lié au champagne, dont la production se développe à partir du XVIIIe siècle et qui en constitue le principal atout touristique. La commune possède également de nombreux édifices protégés au titre des monuments historiques.

Ses habitants sont appelés les Sparnaciens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Épernay est située dans la partie ouest du département de la Marne, en Champagne-Ardenne. Elle se trouve à 27 km au sud de Reims, à 31 km à l'ouest de Châlons-en-Champagne, à 48 km à l'est de Château-Thierry et à environ 140 km au nord-est de Paris[1].

La ville d’Épernay jouxte Magenta au nord, Pierry au sud et Mardeuil à l’ouest. Cependant, le territoire sparnacien est également limitrophe d’Ay et Chouilly à l’est et d’Hautvillers au nord. La forêt d’Épernay, à l'ouest de la commune, est entourée du nord au sud de Vauciennes, Boursault, Saint-Martin-d'Ablois, Vinay et Moussy[2].

Communes limitrophes d’Épernay
Mardeuil, Vauciennes Magenta, Hautvillers Ay
Boursault Épernay Chouilly
Saint-Martin-d'Ablois Pierry, Moussy et Vinay
Carte de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Épernay se situe au pied d'un plateau crayeux[3]. Elle appartient à la région dite « Champagne crayeuse » qui se caractérise par un sous-sol crayeux. Celui-ci s'est formé pendant l'ère du Crétacé à partir du Turonien, souvent affleurant[4]. C'est la craie qui, grâce à la réverbération qu'elle donne au sol[5], permet la culture de vignes sur les coteaux constituant le vignoble champenois, dont Épernay est le centre principal[3].

La ville s'est installée dans une vallée perpendiculaire à la Marne, celle du Cubry. La vallée du Cubry a perdu son flanc est sous l'effet de l'érosion. Il n'en subsiste que le Mont Bernon[6], qui culmine à 206 mètres d'altitude[2]. La ville marque l'entrée de la Marne dans le plateau tertiaire parisien[6], séparé par la rivière entre la Montagne de Reims au nord et la Brie champenoise au sud. La partie occidentale de la commune est formée par un plateau s'élevant au-delà de 220 mètres. Alors que l'altitude en centre-ville est de 75 mètres, le plateau atteint 253 mètres[2].

Épernay a par ailleurs donné son nom à l'étage géologique dit du Sparnacien. Cependant celui n'est pas reconnu en dehors de l'Europe occidentale. Il correspond aux sédiments compris entre les dépôts marins du Thanétien et l'Yprésien[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Marne à Épernay.

Épernay est historiquement implantée sur la rive gauche de la Marne[3]. Elle a cependant absorbé en 1965 le quartier de La Villa, situé sur la rive droite de la rivière[8]. Depuis, la ville est donc traversée par la Marne. Le pont principal permettant de la franchir (entre le centre-ville et La Villa-Magenta) a été maintes fois détruit et reconstruit au cours des différentes guerres et invasions subies par la ville[9]. La Marne est navigable en aval d’Épernay, et un port de plaisance est installé dans la commune[10]. Le canal latéral à la Marne sert de frontière avec Ay au nord de la commune[2].

La ville s'étend vers le sud le long du Cubry, qui conflue avec la Marne sur sa rive gauche. Autrefois lieu d'implantation des tanneurs, le ruisseau a été détourné au XVIe siècle puis couvert par la place Carnot vers 1880[11]. Aujourd'hui, une grande partie du Cubry est recouvert en centre-ville d'Épernay[12]. La rivière Les Tarnauds se jette également en rive gauche de la Marne à Épernay, au finage avec la commune de Chouilly[12]. À l'ouest de la commune, dans la forêt d’Épernay, on trouve l'étang d'Orléans et l'étang Neuf[2].

À la suite de la Loi Barnier du 2 février 1995, la commune appartient à un plan de prévention des risques (PPR) concernant les inondations et les glissements de terrain[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Épernay est de type océanique dégradé : la région se caractérise par des conditions climatiques sans extrêmes, même si on y constate parfois des tornades estivales ou des orages brutaux, accompagnés ou non de grêle. Il gèle fréquemment en rase campagne, la blancheur du sol due à la craie favorise des amplitudes thermiques journaliers important (refroidissement nocturne important). Cependant, les chutes de neige sont rares et faibles, rarement plus de 10 cm[4].

Relevé météorologique à Épernay
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,2 2,3 4,6 8,4 11,4 13,1 12,7 9,9 6,4 3 1,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 5,4 7,2 11,1 14,7 19 22,1 24,5 23,9 20,6 15,6 9,5 6,4 15,9
Précipitations (mm) 60,4 51,2 53,1 45,5 56,6 59,1 51,7 54,6 57,6 61,8 62,9 66,5 681
Source : SOPHY[14]


La station climatique la plus proche est située à Reims et sert de référence pour les données climatiques annuelles du tableau ci-dessous :

Données climatiques et comparaison avec plusieurs grandes villes
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Reims 1 705 h/an 604 mm/an 21 j/an 22 j/an 66 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Source : L'internaute[15]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Épernay est accessible par de nombreuses voies routières : l'autoroute de l'Est (A4, aux sorties sortie 21 Dormans et sortie 23 Champfleury), l'autoroute des Anglais (A26, à la sortie sortie 17 Fagnières), la RN51 (devenue RD951) et la RN3 (déclassée en RD3). La ville est sur le trajet de la Voie de la Liberté et de la route touristique du Champagne.

Pour les déplacements urbains, la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne gère un service de bus, le réseau Mouvéo, qui dessert treize lignes sur l'ensemble de la communauté de communes dont six dans Épernay. La commune a aménagé en 2009 de nombreuses pistes cyclables, notamment Avenue de Champagne, ainsi que plusieurs itinéraires touristiques à vélo[16].

Transports ferroviaires et aériens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Épernay.

Par chemin de fer, la commune est traversée par la ligne Paris-Strasbourg.

Depuis la mise en place du TGV Est, la gare d'Épernay est desservie par les liaisons ferroviaires Paris-Est - Bar-le-Duc, Paris-Est - Saint-Dizier.

Elle est également reliée aux gares de Reims, Châlons en Champagne, Vitry-le-François, Nancy, Metz, Charleville-Mézières, Sedan et à la Gare de Champagne-Ardenne TGV.

L'aérodrome d'Épernay - Plivot, à piste enherbée, est situé à proximité d'Épernay.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

L'historien et archiviste Auguste Longnon[17] a recensé les différentes attestations du nom de la ville au cours de l'histoire, sur des registres locaux et nationaux. Ainsi, Sparnacus apparait pour la première fois au VIe siècle dans le testament de Saint Remi. Ensuite, aux XIe et XIIe siècles : Sparneacum, Sparniacum, Sparnai, Esparnaium et Esparnacum. Au XIIIe siècle, on retrouve des formes plus proches du nom actuel, comme Esparnai, Espernai, Esparnoi ou Espargnei. Le Es- initial a parfois disparu vers 1250 pour donner Pernascum puis Pernacum. Esparnay ou Espernay semblent s'imposer par la suite à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle. On trouve plus tard les graphies Esparnaiz au XVIIe siècle et Epernai vers 1800[18].

Étymologie[modifier | modifier le code]

L’origine du toponyme Épernay a donné lieu à de nombreuses conjectures basées sur des légendes ou des faits historiques pas forcément avérés. Ces explications sont rejetées aujourd’hui par l'ensemble des linguistes et des toponymistes.

La légende veut que la ville ait été fondée au Ve siècle par deux frères tanneurs venus de Châlons et dont le nom était Nacus. Ceux-ci se seraient installés sur les rives du Cubry pleins d’espérances dans leur tannerie, car l’eau du ruisseau était propre à assouplir les peaux. On aurait donc donné à ce lieu le nom de « Spes Nacorum »[Note 1], qui serait devenu par la suite Sparnacum[19],[20].

D'autres explications de l'étymologie du nom de la ville, qui confondent des faits historiques avec le fait avant tout linguistique que représente le toponyme, sans toujours tenir compte des formes anciennes citées ci-dessus, ont été proposées par la suite par des érudits.

Ainsi, pour Garnesson, le nom de la ville serait issu du nom d'un officier romain, appelé Sparcus ou Sparnacus, venu s'y implanter après la guerre des Goths[21]. Selon Portelet[20], Sparnacum dériverait de sperno, spernĕre, « dédaigner », en raison de la calomnie et la médisance portée par les habitants de la ville[22]. Une autre interprétation fait référence à Aquæ-Perennes[Note 2] qui serait devenu Aixperne[Note 3],[23] puis Épernay. Au XIXe siècle éclot l’idée qu’Épernay proviendrait d’Ay, tout comme Avenay, selon la formule « Avant Aÿ ! Aÿ ! Après Aÿ »[24].

Les linguistes et les toponymistes modernes analysent Épernay sur la base des formes anciennes et en fonctions des règles de la phonétique historique. Ils considèrent les formes primitives Sparnacus, Sparnacum, comme un composé de deux éléments gaulois bien attesté sparno « épine » et le suffixe de localisation -aco(n), issu du celtique *-ako(n), généralement latinisé en -acum, d'où la signification globale de « lieu planté d’épines »[25],[26],[24]. En outre, l'homonymie avec d'autres Épernay, comme Épernay-sous-Gevrey (Côte-d'Or, Spernaco 830) renforce cette hypothèse. On rapproche également le vieux breton, le cornique spern « épine », les toponymes bretons du type Spernec « lieu planté d'épines »[27], par exemple : Spernec qui remontent également à *Sparnāko(n)[Note 4].

L'équivalent gallo-roman est du type *SPINETU, basé sur le latin spina « épine » qui a évolué vers le français Épinay, toponyme encore plus commun.

Histoire[modifier | modifier le code]

Armorial de la ville sur un monument du cimetière.

Origine[modifier | modifier le code]

Il n’a pas été retrouvé de documents concernant la fondation de la ville, mais on sait qu’à l’époque gallo-romaine, la Marne sert de délimitation entre la Gaule Celtique et la Gaule Belgique. Épernay, étant sur la rive gauche, appartient à la Gaule Celtique[28]. Elle apparaît dans certains écrits à partir du Ve siècle[28], date généralement considérée comme celle de la fondation de la ville. Il est généralement admis que la fondation d'Épernay date de 418[29] l'endroit étant déjà considérable en 445. Il semble pourtant que la fondation d’Épernay soit antérieure à l’installation des tanneurs comme le veut la légende. Des tombes datant du Ve siècle av. J.-C. y ont été retrouvées, notamment rue de Bernon[28].

Après les invasions germaniques, la ville passe sous la domination des Francs et c'est Euloge, un officier de Clovis, qui se la voit attribuer[28]. Il est, selon la tradition, le premier seigneur d’Épernay[30]. Euloge se rend coupable d’un crime pour lequel Clovis le condamne à mort. C’est alors qu’il demande l'aide de saint Remi, qui réussit à convaincre le roi de Francs de le gracier. La légende raconte que pour remercier l’évêque de Reims, Euloge lui cède la ville. Remi, qui refuse ce don, achète la cité pour 5 000 livres d'argent[23],[31]. Il semblerait néanmoins qu’en réalité Remi désirait posséder le château d’Épernay et qu’Euloge ne put lui refuser[23]. Saint Remi confirmera dans son testament l’appropriation d’Épernay à l’Église de Reims[20].

La position de la ville sur les bords de Marne fait qu’elle s’est souvent trouvée prise dans des batailles : ainsi, en 533, Childebert Ier l’envahit et fait passer tous les habitants au fil de l’épée. Puis, en 562, Chilpéric Ier l’assiège, et à partir de 565, exige des impôts si importants sur les vignes pour financer ses guerres incessantes que les habitants préfèrent fuir en abandonnant leurs terres[32]. Ensuite en 593[33] ou 595, c'est Frédégonde qui la fait piller. Enfin, en 720 et en 765, la région souffre des guerres de Charles Martel[34] qui investit la ville en 765[35]. Épernay fut restituée à l’Église de Reims en 846, à la sollicitation de l’archevêque Hincmar[20].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1024, la ville entre dans le domaine des comtes de Champagne à la suite d'un traité entre l’archevêque de Reims Eble de Roucy et Eudes II, comte de Champagne[36]. Elle reste sous leur influence jusqu’en 1284 où Jeanne Ire de Navarre, dernière comtesse de Champagne, épouse le roi Philippe IV le Bel, lui apportant la seigneurie d’Épernay[37]. Durant cette période, le comte Eudes II fait reconstruire le château, à proximité du Cubry[36].

Vers 1145, Hermentorix, un riche habitant de la ville, finance la construction d’un premier hôpital alors appelé « léproserie » ou « maladrerie », bien que l’on n’y soignât pas seulement la lèpre[38]. En 1166, Henri le Large, comte de Champagne, établit en franchise la « foire de la Madeleine »[39]. Quant au comte Thibault IV, il accorde à la ville une charte communale en 1231[40] ainsi que le droit d’organiser une compagnie d’archers[37] qui a par la suite donné son nom à la rue des Archers[41]. En 1229, la ville est incendiée lors du conflit qui oppose le comte Thibault IV et Hugues de Lusignan au sujet des droits revendiquées par Alix, reine de Chypre au comté de Champagne[42]. Lors de la guerre de Cent Ans, Épernay est plusieurs fois pillée : par Édouard III d'Angleterre en 1359, puis par le fils de celui-ci en 1366[40].

Bien que revenue à la Couronne, la ville change encore de mains en 1388 quand le roi Charles VI donne la seigneurie d’Épernay à son frère, Louis d’Orléans[37]. Son souvenir subsiste dans les noms de certains lieux-dits et bois environnants, comme l’étang d'Orléans ou la forêt d'Enghien, du nom de sa maîtresse Mariette d'Enghien[40]. En 1398, Louis Ier d’Orléans, comte de Château-Thierry, de Vertus et seigneur de nombreux lieux dont Épernay, y reçoit le roi des Romains Venceslas[43].

Du XVe siècle à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Charles VI en fera cadeau à son frère Louis Ier d'Orléans. Son fils Charles en hérite mais étant prisonniers en Angleterre pendant vingt-cinq ans la donne à son frère Jean et en 1467 elle revient à Charles de Valois-Angoûlème puis en 1496 à François. En 1508, François y institue la Compagnie des chevaliers de l'arquebuse, alors que règne Louis XII, elle est constituée de notables sparnaciens afin de leur permettre de s'exercer à utiliser cette arme, alors nouvelle, pour défendre la commune. Cette compagnie laisse son nom à la rue de l'Arquebuse[44]. Sacré roi, la seigneurie d'Épernay est donnée à Louise de Savoie en 1515; elle fait bâtir de nouvelles fortifications car son fils est en guerre contre Charles Quin et la ville est une porte d'entrée en France, ces constructions obligent à détourner le cours du ruisseau Le Cubry de son lit originel vers celui qu'il a encore aujourd'hui, mais il sert ainsi à baigner les remparts. Elle fait aussi paver la rue centrale, de Châlons à Paris, en 1522 fit confirmer par édit royal trois foires franches à la mi-carème, la sainte-Croix et la Toussaint[45].

Louise de Savoie meurt en 1532 et la ville se trouve réunie à la couronne jusqu'en 1536, qui la donne en usufruit à Claude de Lorraine, duc de Guise. Celui-ci meurt en 1550 et la ville revient en usufruit à Pierre Strozzi qui meurt en 1558 ; elle passe alors à Philippe Strozi, puis Diane de Castro, François de Montmorency [46].

Malgré la protection de ces remparts et arquebusiers, la ville subit les ravages des guerres[20]. Ainsi en septembre 1544, François Ier, alors en guerre contre Charles Quint, fera incendier la ville pour retarder la marche de ce dernier qui, après avoir brûlé Vitry-en-Perthois, essaye de prendre Épernay pour menacer Paris. Pierre de Ronsard fait allusion à ces faits militaires dans L'Hymne de Henri II[Note 5] :

Car tu es bien adroit, et de vaillant courage :
Tesmoing est de ton cœur cette jeune fureur
Dont tu voulus pres Marne assaillir l’Empereur,
Lequel ayant passé les bornes de la Meuse
Menassoit ton Paris, ta grand’ Cité fameuse

Pourtant, la technique de la « terre brûlée » de François Ier force Charles Quint à signer la paix et le roi aide à la reconstruction de la ville, notamment en exemptant les habitants d'impôts et en leur permettant de vendre les marais autour de la ville.

Des querelles religieuses tournent en véritables guerres de religion vers 1560 alors que la ville est sous la protection de Marie Ire d'Écosse. Le 14 septembre 1567, le prince de Condé s'empare d'Epernay et les huguenots renversent les fonts baptismaux, qui sont relevés en 1583 par les habitants, et brisent orgues, cloches et statues. Ils ne se retirent de la ville qu'après l'avoir désarmée et contre une rançon de 10 500 livres.[réf. nécessaire]

Épernay sur la carte de France de Cassini, vers 1780.

En 1591, la ville tombe aux mains du baron de Rosne ; Henri IV décide alors de la reprendre et le maréchal de Biron, fidèle du roi, meurt lors du siège de la ville, le 26 juillet 1592[47]. La ville est finalement reprise par Henri IV, le 9 août 1592.

Le 1er octobre 1615, le prince de Condé s'empare de la ville. Il l'obtient finalement par traité en 1616. Il cède la ville à Henri II d'Orléans-Longueville, comte de Saint-Pol, qui la conserve jusqu'à sa mort en 1631.

Étant sur le trajet de nombreuses invasions, la ville a longtemps et régulièrement servi de garnison. C'est ainsi qu'en 1629, fatigués de loger des troupes en raison des incessantes guerres prenant Épernay à partie, les habitants de la ville jettent de nombreux cavaliers du régiment Saint-Simon[Note 6] dans les puits publics ; la commune dut verser une amende sur 80 ans en réparation.

En 1634, c'est la révolte nobiliaire contre Richelieu, menée par le comte de Soissons, qui s'empare d'Épernay[20]. En 1635, Louis XIII se présente devant la ville et la somme de se rendre, ce qu'elle fait le 1er septembre 1635. À la fin de l'année, c'est la peste qui frappe la ville et la laisse ruinée.

Sous la minorité de Louis XIV, en 1646, Épernay et d'autres domaines tels Château-Thierry ou Évreux sont échangés au duc de Bouillon avec Sedan, Rocroi et Raucourt, afin de conforter les marches du Nord-Est. La ville demeure aux mains des ducs de Bouillon jusqu'en 1789. Cette période de calme relatif, pendant laquelle Hercule-Meriadec, prince de Rohan-Soubise est gouverneur de Champagne, permet des aménagements et des évolutions technologiques[20]. Ainsi en 1725, des travaux sont entrepris pour ouvrir la montagne de Mardeuil et y faire passer la route de Châlons-sur-Marne à Paris. En 1750, les rues de la ville sont pavées pour la première fois et en 1790, Thomas-Isidore Paroissien établit la première imprimerie de la ville.

De la Révolution française à nos jours[modifier | modifier le code]

L'institut de recherche viticole et œnologique Moët et Chandon dit « Fort Chabrol ».
La ville est desservie par la gare d'Épernay depuis 1849.
Le Pont d'Épernay avant la Première Guerre mondiale. Un convoi des Chemins de fer de la Banlieue de Reims passe sur l'ouvrage.

Lors de la Révolution, l'histoire de France se confond avec celle d'Épernay quand le 23 juin 1791, Louis XVI, arrêté lors de sa tentative d'évasion à Varennes-en-Argonne, fait une halte dans la ville sur le trajet du retour à Paris. La famille royale descend à l'hôtel de Rohan où elle prend un dîner et reste environ une heure avant de poursuivre sa route vers Dormans. Trois Sparnaciens sont victimes de dénonciations révolutionnaires pendant la Terreur. La fin du siècle est cependant calme et permet de nouveaux aménagements à la ville[20].

Le 23 mai 1797, la municipalité arrête les dispositions concernant la bibliothèque de la ville dont notamment, pour la première fois, son caractère public. En 1806, une compagnie de sapeurs-pompiers est créée.

Lors de la Campagne de France la ville subit les ravages des armées coalisées[48].Après la chute de l'Empire, Épernay s'installe dans une période d'accalmie qui lui permet de se consacrer à son organisation (en 1837, les rues de la ville sont nommées et ses habitations numérotées) et ses équipements[20]. Le 26 décembre 1846, c'est l'éclairage public au gaz qui est installé. La section Meaux-Épernay de la ligne ferroviaire Paris-Strasbourg est inaugurée le 2 septembre 1849 par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, futur empereur. La totalité de la ligne est ouverte le 12 août 1852. En 1849, une épidémie de choléra pousse à agrandir le cimetière. Cinq ans plus tard, la ligne ferroviaire Épernay-Reims est mise en service.

Avec la guerre de 1870, le territoire est occupé par les Prussiens le 8 septembre et de multiples contraintes sont mise en place comme la suppression de la chasse. Entre temps, la ligne de chemin de fer entre Épernay et Romilly-sur-Seine est inaugurée. Le 1er novembre 1872 marque la fin de l'occupation de l'état intégré depuis à l'Empire allemand[49].

Malgré ces tourments, la ville s'agrandit et, en 1900, est construite la première usine électrique, modernisée en 1912 pour fournir le courant alternatif ; elle n'est plus suffisante pour la demande dès 1934[50].

En 1878, le 26e bataillon de chasseurs quitte la ville. Pourtant, la ville réclame rapidement une nouvelle présence militaire pour la protéger mais malgré son insistance, le 31e régiment de dragons ne s'installe que le 15 avril 1896 sur des terrains au lieu-dit les terres rouges. En 1907, c'est le 9e régiment de dragons qui s'installe jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Se sont ensuite succédé le 8e bataillon de chasseurs portés, une unité d'artillerie spéciale (7e régiment d'artillerie), deux régiments de génie (34e régiment du génie puis après la dissolution de celui-ci, le 13e régiment du génie) avant que les terrains ne soient attribués à la communauté de commune du fait de la compression des effectifs militaires[51].

Le 27 juillet 1903 la ville est reliée à Montmirail par le train des C.B.R, puis à Ambonnay le 8 avril 1904 pour pouvoir aller à Reims ou Châlons.

Au XXe siècle, Épernay est durement touchée par les deux guerres mondiales. Lors de la Première Guerre mondiale, la ville est détruite aux deux-tiers. Elle est occupée, pendant la retraite de la Marne, du 4 au 11 septembre 1914 par l'armée allemande qui fait sauter le pont de la Marne lors de sa retraite[52].
Elle devient par la suite une ville d'arrière-front, le front s'étant stabilisé de fin 1914 à mai 1918 vers Reims, à 35 km au nord. À ce titre, elle est un point de passage des troupes qui y stationnent en grand nombre ; ainsi Épernay devient un important centre hospitalier. Sa proximité avec le front lui fait subir de nombreux bombardements, surtout à partir de 1917, et lui fait craindre de tomber aux mains ennemies lors de l'offensive allemande de mai 1918.
Deux offensives allemandes provoquent des bombardements meurtriers, d'une part du 30 mai jusqu'au 18 juin 1918[53] et d'autre part du 14 au 25 juillet[53]. L'offensive de juillet détruit une grande partie de la rue du Commerce (actuelle avenue de Champagne) : les bâtiments des maisons de champagne Chanoine Frères, Mercier, Moët & Chandon et Raoul Chandon sont ravagés[54]. La rue du Paulmier et l'église Notre-Dame sont également gravement endommagées.
Entre 1916 et 1918, ce sont 1 422 obus ou bombes qui tombent sur la ville, tuant 63 Sparnaciens et en blessant 84 autres[55].

Médaille de la Croix de Guerre 1914-1918 italienne dont la ville est décorée[56].

La ville est décorée de la croix de guerre le 8 février 1920, par le président de la République Raymond Poincaré, pour sa résistance aux souffrances de la guerre. Il en profite pour inaugurer le nouvel hôtel de ville, ancien hôtel Auban-Moët[57].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Épernay est évacué le 12 juin 1940 à l'aide de convois ferroviaires. Elle subit l'arrivée des nazis à partir du 14 juin dans une ville morte où seuls quelques rares habitants ont demeuré malgré les mises en garde. La prise fût sans bombardement massif, à l'exception du pont routier sur la Marne rapidement remplacé par un pont de bois[58].
Epernay est libérée le 28 août 1944[59] par la 7th Armored Division, conduite par le général Silvester, de la 3e armée du général Patton[54]. Lors de cette guerre, la ville déplore la perte de 34 fusillés, 88 déportés morts dans les camps et 137 victimes diverses[58] et décorée de la Croix de Guerre 39/45[60].

Histoire vinicole[modifier | modifier le code]

« Épernay, c’est la ville du vin de Champagne. Rien de plus, rien de moins. »

— Victor Hugo, Le Rhin, 21 juillet 1842.

L'histoire d'Épernay est étroitement liée à celle du vin de Champagne. Son vin est connu dès l'époque gallo-romaine sous l'appellation « vin de rivière ». Cependant cette économie fondée sur la vigne est régulièrement et durement frappée lorsque les récoltes ne permettent pas de vendre le vin pour acheter des denrées alimentaires. En 1698, la ville est frappée par la famine[20], puis en 1709 et 1740, à la suite de gelées en mai. En 1725, la pluie qui débute en avril et ne cesse presque pas pendant dix mois cause d'importants dégâts outre la disette ; en 1816, le mauvais temps et les inondations empêchent les récoltes.

En 1730, les frères Chanoine fondent la première maison de champagne de la ville, un an après Ruinart à Reims[61]. En 1778, dans son Almanach général des marchands, négociants, armateurs et fabricants de la France et de l'Europe, l'éditeur parisien Grangé recense parmi les principaux négociants en vin de la ville « Marc, Germon (veuve), De Parté (l'aîné), Gillet, Dautez, Lochet du Chênet, Lochet de Vaudidon, Moette l'aîné, Villème », ce qui fait sept maisons de champagne importantes[62]. Cette production donne un fort essor économique à Épernay. De nombreux hôtels particuliers abritant les grandes maisons de champagne sont construits entre la seconde moitié du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle, dotant la ville d'un patrimoine riche[63].

L'armée à Épernay, lors de la révolte des vignerons de 1911.

En 1911 se déclenche la révolte des « Cossiers »[Note 7]. Les vignerons durement touchés par les ravages du phylloxéra et les fluctuations du marché assistent impuissants à l'importation frauduleuse par les négociants de vins venus d'autres régions. Des mesures complémentaires pour lutter contre cette fraude tardent à se mettre en place. Dans une région où la vigne est une activité essentielle, la crise mobilise les populations. Le 19 janvier 1911, les vignerons se révoltent contre les négociants, le vignoble de la vallée de la Marne est en état de siège. La crise ne s'arrête qu'après l'occupation militaire de la région et une forte répression[64]. Le 31e régiment de dragons, en garnison à Epernay, et des éléments de renfort de quatre autres régiments, dont un bataillon des 132 e et 106 e régiments d'infanterie de ligne, interdisent l'accès d'Épernay et, montant la garde à la gare et chez des négociants, se répartissent entre Ay, Cumières, Damery, Hautvillers et Venteuil[65].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Immeuble, rue des Archers.

En 1999, Épernay comptait 12 310 logements dont 1 132 vacants ; près d'un tiers des habitations possédaient trois pièces (27,2 %), ou quatre pièces (24,7 %), puis deux pièces (18,3 %). Les petits et grands logements restaient minoritaires (studios : 5,4 % ; logements de six pièces ou plus : 8,2 %)[66] La majorité de ces logements, soit 9 623 habitations, ont été édifiés antérieurement à 1974[67]. Ces logements étaient à 89,3 % des résidences principales, réparties à 37,7 % de logements individuels et à 62,1 % de logements collectifs[68]. Ces résidences principales étaient d'un bon niveau d'équipements puisque 47,8 % d'entre elles possédaient un garage, un box ou un emplacement de parking et seules 1,2 % d'entre elles ne possédaient ni baignoire, ni douche[68]. 37,4 % des habitants étaient propriétaires de leur logement, contre 59,9 % qui étaient locataires. Le taux de logement social était de 34,2 %[69].

La ville possède trois offices HLM (Plurihabitat-Le Toit champenois ; Les Logements de Champagne ; Office public d’aménagement et de construction de la Marne).

Du fait de son potentiel touristique, la ville propose une dizaine d'hôtels, plusieurs chambres d'hôtes, une borne pour camping-car et un camping municipal[70] (allée de Cumières).

La ville est aussi dotée de structures pour les cas d'urgence. Ainsi, la délégation locale de la Croix-Rouge est dotée d'un centre d'hébergement d'urgence (CHU) pouvant accueillir cinquante personnes en cas de plan d'urgence. L'accueil Saint-Vincent-de-Paul (ASVP) possède un hébergement d'urgence pour les hommes de passage ou sans domicile fixe (seulement la nuit, quatorze places) et un hébergement d'urgence pour les femmes seules ou avec enfants, en attente d'une solution de relogement (quatorze places).

Quartiers[modifier | modifier le code]

Quartier Vignes Blanches.
Quartier du Mont Bernon. Ancienne ZUP aménagée par les architectes Andrault et Parat.

Épernay se répartit en vingt-deux quartiers. Selon les nouvelles normes du comité interministériel des villes de mars 2006[71], la ville compte trois quartiers en catégorie 1 ou qualifiés de « très prioritaires » (Bernon, Bernon Village et Beausoleil), deux en catégorie 2 ou qualifiés de « prioritaires » (Vignes Blanches, Terres Rouges), deux en catégorie 3 ou qualifiés de « moyennement prioritaires » (Fort Chabrol, Résidence Les Forges)[pas clair]. Tous ces quartiers se situent au sud-est de la ville, sauf Fort Chabrol au nord-ouest.

Le quartier Bernon, construit entre 1968 et 1972, et classé Zone de redynamisation urbaine (ZRU), est certifié comme le plus important des quartiers sparnaciens, mais aussi le plus défavorisé. En effet, ses logements sont inadaptés à sa population largement issue de l'immigration et relativement jeune[Note 8],[71]. Le quartier présenté également un manque d'espaces public, plus de 400 logements inoccupés en 2004 et un taux de chômage important. Pour y remédier, la municipalité procède a une réhabilitation via une opération de rénovation urbaine (Horizon Bernon jusqu'en 2013)[72],[73].

Beausoleil, caractérisé comme un lieu précaire, de niveau scolaire faible et de sédentarisation des gens du voyage, figure dans le classement des zones urbaine sensible. Deux autres quartiers sont situés hors ZUS mais présentent des signes nécessitant une approche préventive : le quartier de Fort Chabrol qui se distingue par une forte présence de familles monoparentales et la résidence Les Forges, marquée par d’importants conflits de voisinage[71].

Division de la ville[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XVIe siècle, Épernay compte trois faubourgs : le faubourg Saint-Thibault, sur la route de Sézanne, le faubourg de la Porte-Lucas, sur la route de Paris, et le faubourg de la Folie, sur la route de Châlons[74]. La ville s'agrandit progressivement, s'enrichissant de nouveaux quartiers.

En 1965, le quartier de La Villa, ancienne dépendance d'Aÿ, devient Épernay-Rive Droite[8]. Entre 1968 et 1972, au sud-est de la ville est construit le quartier de Bernon, situé sur la butte-témoin homonyme (208 m d'altitude) à deux kilomètres du centre-ville, pour répondre aux besoins de logements de l'époque ; il compte pour 40 % du parc social de la ville[75]. En 2007, la ville compte 22 comités de quartier, regroupés dans un conseil de quartier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, la ville devient le chef-lieu du canton et du district d’Épernay. En 1800, elle devient la sous-préfecture de l’arrondissement d'Épernay. En 1973, le canton d’Épernay est divisé en deux[76].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la sixième circonscription de la Marne. Depuis les élections législatives françaises de 2007, le député de cette circonscription est Philippe Martin, et son suppléant Claude Gobillard.

Politiquement, Épernay est une ville plutôt orientée centre-droit, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales centre-droit depuis 1983.

À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 19,45 % des suffrages exprimés, puis Jean-Marie Le Pen avec 17,16 %, suivi de Lionel Jospin avec 15,8 %, Arlette Laguiller avec 8,15 %, François Bayrou avec 7,77 %, Noël Mamère avec 5,34 %, Robert Hue avec 5,04 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %[77]. Au second tour, les électeurs ont voté à 82,08 % des suffrages exprimés pour Jacques Chirac contre 17,92 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d'abstention de 29,83 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %)[77].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l'Europe du 29 mai 2005, les Sparnaciens ont voté « Non » à 56,89 % contre 43,11 % de « Oui » avec un taux d’abstention de 41,81 % (France entière : « Non » à 54,67 % ; « Oui » à 45,33 %)[78].

À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 29,42 % des suffrages exprimés, puis Ségolène Royal avec 25,30 %, suivi de François Bayrou avec 17,77 % puis Jean-Marie Le Pen avec 12,62 %, Olivier Besancenot avec 5,19 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %[79]. Au second tour, les électeurs ont voté à 51,34 % pour Nicolas Sarkozy contre 48,66 % pour Ségolène Royal avec un taux d'abstention de 24,61 %[79].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Palais de justice.

Épernay appartient à la Communauté de communes Épernay-Pays de Champagne, structure intercommunale composée de 16 communes et qui totalise 35 818 habitants en 2008[80].

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de trente-cinq membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[81]). À l'issue des élections municipales de 2008, Franck Leroy a été réélu maire d'Épernay avec 53,14 % des suffrages[82].

En 2012, le budget principal de la ville est estimé à 23 190 000 € pour les dépenses d’investissement et à 44 252 000 € pour les dépenses de fonctionnement avec priorité sur la cohésion sociale. Les investissements de renouvellement se poursuivront dans les quartiers et rues principales de la ville comme à la place des Arcades. La commune consacrera aussi 3 900 000 € dans le cadre de la construction de la maison de la vie associative et de la réhabilitation du site PaulBert[83].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Épernay.

Depuis 1945, six maires se sont succédé à Épernay :

Liste des maires d'Épernay
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1948 Alcide Benoît PCF Conseil général d’Épernay (1945-1949)
Député de la Marne (1945-1946)
Conseiller de la République (1946-1948)
1948 1970 Roger Menu MRP Conseiller de la République (1946-1948)
Sénateur de la Marne (1948-1970)
Conseil général d’Épernay (1949-1967)
1970 mars 1977 Bernard Stasi UDF-CDS Député de la 4e circonscription de la Marne (1968-1973)
Ministre des Départements et Territoires d’Outre-Mer (1973-1974)
mars 1977 mars 1983 Jacques Perrein PCF Conseiller général d’Épernay-2 (1979-1985)
mars 1983 mai 2000 Bernard Stasi UDF Député de la 4e puis de la 6e circonscription de la Marne (1978-1993)
Président du conseil régional de Champagne-Ardenne (1981-1988)
Député européen (1994-1998)
mai 2000 en cours Franck Leroy UDI  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La ville d'Épernay est le siège du conseil de la communauté de communes Épernay-Pays de Champagne. Elle abrite de nombreuses administrations et services publics sur son territoire : bureaux de poste, centre des impôts, trésorerie principale, pôle emploi, sécurité sociale (CPAM), caisse d'allocations familiales (CAF), etc. La municipalité dispose d'une caserne de sapeurs-pompiers, d'une police municipale et d'un SAMU[84].

Pour les juridictions, Épernay possède un conseil de prud'homme. Son tribunal de commerce a fusionné avec celui de Reims et son tribunal d'instance avec celui de Châlons-en-Champagne[85]. Elle dépend du tribunal de grande instance et du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, de la cour d'appel de Reims et de la Cour administrative d'appel de Nancy[86].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Ancien bain public.

La ville s'investit dans le développement durable via une politique visant à privilégier le cadre de vie. Ainsi, les bus de la commune (Mouvéo) roulent au diester depuis 1994[87].

Épernay s'engage aussi dans la propreté avec un programme de lutte contre les déjections canines[88].

Enfin Épernay pratique le tri sélectif des déchets et met deux déchetterie — gratuitement dans la limite d'1 m3 par jour — à disposition des particuliers (déchèterie de Chouilly, déchèterie de Magenta)[88]. Fin juin 2007, la commune avec sa Communauté de communes a inauguré la station d'épuration communale qui est la première en Europe à utiliser la technique de l'oxydation par voie humide (OVH)[89].

Pour continuer son action dans le sens de la préservation de l'environnement, la municipalité affirme désirer se doter d'une Charte d'éco-responsabilité[90] et d'un Agenda 21 qui viserait à mettre en œuvre un programme d'actions pour améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité du territoire. La réalisation a vu son lancement en février 2010[91].

La commune est le 36e signataire de la Charte régionale de développement de la qualité environnementale des bâtiments[92].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er octobre 2012, Épernay est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Épernay a connu une croissance démographique progressive et régulière accompagnant son urbanisation. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 29 677 habitants. Mais depuis les années 1970, elle baisse lentement à l'image de sa région où même si les naissances restent plus nombreuses que les décès, il existe un important déficit migratoire dû au départ des jeunes adultes qui quittent une région considérée comme peu attractive de par son climat et son contexte économique peu favorable[95]. Ce déficit migratoire des jeunes adultes — souvent diplômés[réf. nécessaire] — se traduit à la fois dans la pyramide des âges par une population vieillissante[96] mais aussi par une baisse du niveau de diplôme de la région[97]. En 2008[98], Épernay comptait 24 609 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999). La commune occupait le 346e rang au niveau national, alors qu'elle était au 301e en 1999, et le 3e au niveau départemental sur 620 communes.

En 2011, la commune comptait 23 888 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 736 4 480 4 544 4 977 5 318 5 457 5 978 6 095 7 386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 346 10 598 11 704 12 927 15 506 16 388 17 907 18 361 19 377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 478 21 637 21 811 21 806 20 589 20 381 20 406 19 703 21 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
21 882 26 583 29 677 27 668 26 682 25 844 24 456 23 888 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[99] puis Insee à partir de 2004[100].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 22,5 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 26 %).
Pyramide des âges à Épernay en 2007 en pourcentage[101]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,0 
5,5 
75 à 89 ans
10,4 
11,5 
60 à 74 ans
13,6 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
20,3 
30 à 44 ans
18,0 
22,5 
15 à 29 ans
19,9 
19,9 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département de la Marne en 2007 en pourcentage[102]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,4 
75 à 89 ans
8,7 
11,6 
60 à 74 ans
12,7 
20,6 
45 à 59 ans
20,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
21,8 
15 à 29 ans
20,1 
19,2 
0 à 14 ans
17,1 

Immigration[modifier | modifier le code]

Épernay compte 94,5 % de Français, dont 91,9 % de naissance et 2,6 % par acquisition, pour 5,5 % d'étrangers[103]. Comme dans le reste de la région, parmi les immigrés, ce sont les Portugais qui forment le contingent le plus important, représentant 1,9 % de la population de la ville, suivis des Marocains (1,1 % de la population) mais la ville se démarque par la communauté turque (0,8 % de la population) qui se place en 3e position.

Activité et niveau scolaire[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage est de 6,6 % à la dernière estimation de 2005, soit 2 970 personnes[104]. 79 % des actifs de la commune sont salariés et plus de 60 % d'entre eux sont en contrat à durée indéterminée[105]. La population non scolarisée de 15 ans ou plus est majoritairement sous-qualifiée (24 % sans diplôme et 25,7 % titulaire d'un CAP ou un BEP) ; 23,7 % d'entre eux disposent d'un diplôme équivalent ou supérieur au baccalauréat[106].

Services publics[modifier | modifier le code]

Immeuble, rue des Berceaux.

Épernay abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence de l’ANPE, un accueil ASSEDIC, une antenne de la Sécurité sociale, une antenne caisse d'allocations familiales (CAF) ; un Centre communal d'action sociale (CCAS) ; un service Mairie-accueil (inscription scolaire, cantine scolaire, études du soir, état civil, etc.) ; un Point accueil multiservices (regroupement des services de la ville, de La Poste, de EDF, de GDF, de assurance maladie) ; etc.[réf. souhaitée]

Un Consulat honoraire des Pays-Bas (avenue de Champagne) est installé à Épernay.

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) possède son siège à Épernay ; il a notamment pour rôle de gérer l'appellation d'origine contrôlée du champagne[107]. Le Syndicat général des vignerons de la Champagne (SGV) est aussi installé à Épernay[108]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Épernay regroupe une caserne de sapeurs-pompiers d'un effectif de 54 pompiers professionnels[109], un commissariat de police, une gendarmerie et une police municipale.

La ville, pour s'investir dans la lutte contre l'insécurité routière, s'est équipée, en 2003, d'un radar eurolaser de type jumelles[110]. Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Épernay était de 59,71 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus faible de la région Champagne-Ardenne derrière Chaumont (56,34 ‰), très largement inférieur aux moyennes nationale (83 ‰) et régionale (76,89 ‰). Le taux de résolution des affaires par les services de police était la même année de 43,04 ‰, le plus élevé de la région[111].

Petite enfance[modifier | modifier le code]

Épernay possède divers équipements destinés à la petite enfance :

  • deux crèches collectives : crèche Tom Pouce, crèche Thiercelin ;
  • une crèche familiale ;
  • trois haltes garderie : les P’tits bouchons, la Piraterie et la Baleine bleue ;
  • la Passerelle : un lieu d’accueil parents/enfants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Léon-Bourgeois.

La ville d’Épernay relève de l’académie de Reims[112], située dans la zone B pour les vacances scolaires.

La commune d’Épernay compte en 2012 douze écoles maternelles[113], parmi elles trois sont privées : Sacré-Cœur, Saint-Charles et Notre-Dame-Saint-Victor. Les neuf autres sont publiques : Belle-Noue, Crayère, Louise-de-Savoie (anciennement Docteur-Verron[114]), Fontaine-les-Bergers, Horticulture, Jancelins, Langevin, Pré-aux-Coudes-Rive-droite et Saintonge.

La ville accueille également onze écoles élémentaires[115] : Bachelin, Belle-Noue, Chaude-Ruelle, Crayère, Jean-Jacques-Rousseau-Marx-Dormoy, Jean Jaurès, Vignes-Blanches, Sainte-Marie, Saint-Charles et Notre-Dame-Saint-Victor ; ces trois dernières sont des établissements privés.

Il y a quatre collèges sparnaciens[116] : Côte-Legris, Jean-Monnet, Terres-Rouges et Notre-Dame - Saint-Victor. Parmi les quatre lycées de la ville[117], on trouve deux lycées uniquement d'enseignement général : Léon-Bourgeois et Notre-Dame-Saint-Victor. Le lycée Godart-Roger est un lycée général, technologique et professionnel. Sainte-Marie est un lycée professionnel privé. Depuis la rentrée 2012, les lycées Godart-Roger et Léon-Bourgeois collaborent pour améliorer leur offre de formations[118]. À la rentrée 2013-2014, les deux établissements fusionnent et deviennent le lycée Stéphane-Hessel[119].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

De par la richesse et la diversité de son tissu associatif et culturel, de nombreuses activités ou animations sont régulièrement organisées tout au long de l'année.

Certaines possèdent un caractère récurrent comme :

  • Méli’Môme, un festival consacré au jeune public ;
  • le concours de cordes consacré à la musique classique ;
  • la Saint-Vincent, 22 janvier, fête du Saint-Patron des vignerons avec un défilé en costume champenois dans la ville ;
  • le festival Musiques d'été de fin juin à fin août (11° édition en 2006), un festival musical allant du jazz au classique en passant par du pop rock, du reggae et des musiques du monde qui se tient dans divers lieux de la ville ;
  • Les Nuits de l'Avenue de Champagne de mi-juillet à début septembre, avec spectacles organisés par une maison de champagne ;
  • la fête foraine, qui a lieu le samedi le plus proche du 13 septembre ;
  • Le festival Habits de Lumière[120], organisé par la ville, pour célébrer son patrimoine gastronomique et culturel.

Santé[modifier | modifier le code]

Centre Hospitalier Auban-Moët.

Épernay abrite le Centre Hospitalier Auban-Moët avec 541 lits, la clinique d'Epernay avec 100 lits et la maison Sainte-Marthe, un établissement hospitalier de soins de suite et de rééducation avec 51 lits.

On y trouve aussi un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) et un centre d'action médico-sociale précoce (tous deux, rue Chocatelle), ainsi qu'un centre d'accueil et de soins pour les toxicomanes (CAST - avenue Foch), un hôpital de jour dit Winnicot (avenue Jean Jaurès) et un centre d'accueil thérapeutique pour enfants et adolescents (rue des petits prés).

En 2007, la commune compte deux cabinets de radiologie, trois laboratoires d'analyses médicales, une quinzaine de médecins généralistes et treize pharmacies.

La ville dispose de plusieurs établissements publics (Résidence Le Cèdre, Résidence Le Hameau Champenois, Logement-foyer André Chenier) et privés (Résidence Les trois roses[121]) d'hébergement pour personnes âgées valides.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Épernay compte 85 associations sportives dans une quarantaine de disciplines. Plusieurs clubs se placent à un bon niveau régional ou national comme :

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Bulléo.

La ville compte de nombreux équipements sportifs[122] :

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Épernay organise chaque année de nombreux événements sportifs d'importance nationale ou internationale. Ainsi, la ville a déjà accueilli le Tour de France trois fois en 1963[123], 2002[124] et en 2010[125]. La ville organise aussi plusieurs événements de manière régulière. Le Rallye des Vins de Champagne, une compétition comptant pour la Coupe de France des rallyes de première division, se tient depuis 1997 au cours d'un week-end du mois de mars ou du mois d'avril[126]. Le Defil'mania, un grand rassemblement d'environ 2 000 motos qui défilent dans la ville, se tient depuis 1988 le soir du 13 juillet[127]. Le Champ'kart est une course de karting pour une compétition régionale qui se tient fin juillet, et pour laquelle l'esplanade Charles-de-Gaulle est transformée en circuit. Le Raid Épernay-Champagne est un challenge multi-sports (VTT, canoë, le run & bike, marche, etc) qui se tient fin août depuis 2000[128]. Le rassemblement bisannuel Épernay fête ses sports, qui se tient depuis 2000 fin septembre et permet aux associations sportives de se faire connaître ou de faire découvrir leur sport[129].

Médias[modifier | modifier le code]

L’actualité de la ville est couverte par plusieurs titres de la presse écrite. Le quotidien régional L’Union met en place une édition Épernay[130]. L’hebdomadaire gratuit L'hebdo du vendredi possède également une édition sparnacienne[131]. Épernay en poche et Pétille Magazine sont deux magazines mensuels gratuits. Le premier présente les diverses activités culturelles et sportives de la région d’Épernay[132] depuis 2003[133]. Le second traite de l’actualité locale et est édité par la radio locale Bulle FM depuis le mois d’octobre 2010[134]. La commune d’Épernay dispose depuis 2002 de son propre journal municipal intitulé Épernay le journal. Il fournit notamment des informations sur les travaux de voirie, de rénovation de quartier ainsi que sur les événements culturels[135],[136].

Concernant la télévision, France 3 Champagne-Ardenne assure des décrochages régionaux. La ville compte une télévision de proximité depuis 1985, le Télé-Centre Bernon (TCB), qui participe notamment à des actions éducatives et possède un site internet[137].

Bulle FM est l’unique radio exclusivement sparnacienne. Elle émet sur les ondes d’Épernay depuis le 1er mai 2008 sur la fréquence 92.2[138]. Champagne FM, France Bleu Champagne, Happy FM et RCF Radio L'Épine sont les autres radios locales émettant dans la région d’Épernay[139].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs lieux de cultes chrétiens, israélite, musulman et bouddhique.

Église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Les églises catholiques sont rattachées au Diocèse de Reims. Toutes sont réparties au sein de la paroisse Saint Rémi d'Épernay qui compte sept églises dans la commune : Notre-Dame (place Hugues-Plomb), Saint-Bernon, Saint-Pierre-Saint-Paul (square Raoul-Chandon), Saint-Vincent des Vignes-Blanches, Saint-Laurent, Sainte-Marthe et la chapelle du Centre Hospitalier Auban-Moët[140].

Il y a trois cimetières : le cimetière du Nord (rue Côte Legris), le cimetière de la villa (rue de l'Égalité), le cimetière israélite :

Culte protestant[modifier | modifier le code]

La ville compte une église évangélique de pentecôte au 9 rue du Paulmier (église Vie Nouvelle). Cette église est rattachée à l'UDEM et au CNEF.

Le culte protestant est célébré au temple calviniste (rempart Perrier).

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Une mosquée a été ouverte en janvier 2006 dans le quartier Bernon.

Culte israélite[modifier | modifier le code]

Épernay dispose d'une synagogue construite en 1880 et dotée d'une rosace à l'intérieur de laquelle se trouve l'étoile de David. Cette synagogue remplace la première qui avait ouvert ses portes le 15 septembre 1865.

Il existe également un cimetière israélite à Épernay : établi à l'extérieur de la ville, en direction de Châlons-en-Champagne (Avenue de Champagne, au lieu-dit « Croix des Bouchers »), il a été construit vers 1860. La plus vieille tombe date de 1863. Le 25 janvier 2009, un autocollant représentant une croix gammée a été retrouvé sur la porte[réf. nécessaire].

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Reims et Épernay sont les arrondissements les plus dynamiques de la Marne en termes d'activité économique et sociale[141]. Épernay compte 12 % des emplois industriels du département[4]. Ces emplois sont répartis sur trois secteurs principaux [142] : l'industrie mécanique et de transformation, avec SNCF Eimm, Virax (Facom/Stanley Tools), Legras Industrie, Tecnoma Technologies (Exel Industries), Pastural, le bâtiment et les travaux publics, avec SCREG Est et l'industrie du champagne et ses activités annexes.

Épernay est située en pays viticole, ce qui fait du champagne son produit-phare et le moteur de son dynamisme[141].

Épernay est un des principaux centres de la production de champagne et compte 58 % des emplois dans ce secteur[143], occupant 30 % de la surface agricole utile de la région[144]. Les entreprises locales — dont 12 % sont des industries connexes — sont donc dépendantes de la bonne tenue du champagne[145]. Cette prédominance des industries liées au champagne se retrouve aussi dans une sphère productive des salaires très importante[146]. avec 58 % des emplois salariés dans le secteur privé[105].

La notoriété du champagne génère aussi du tourisme avec environ 500 000 visiteurs par an[142] et les emplois qui en dépendent. C'est pourquoi, la ville accueille le VITeff (Biennale internationale des techniques champenoises et effervescentes)[147] dont la 10e est annoncée pour 2008.[précision nécessaire]

Ce dynamisme se transmet au commerce où le solde de créations et radiations d'établissements est toujours en 2006 le plus élevé du département. L'agglomération d'Épernay possède d'ailleurs une zone d'activités artisanales à Pierry, une zone d'activités commerciales à Dizy et un centre-ville partiellement piétonnier. Et la zone de chalandise (zone d'attraction commerciale d'un point de vente) de la ville s'étend sur 21 communes[144].

Quant au solde de créations et radiations d'établissements industriels de dix salariés et plus, il est négatif en 2006[148], alors que l'essentiel des emplois sont dans l'industrie (26,7 %) ou dans le secteur tertiaire (68,3 %)[149], même si la sphère publique dans les salaires est négative car, du fait de sa petite taille, la ville est dépendante de Reims ce qui se traduit dans l'influence de la sphère résidentielle dans les salaires[pas clair][146].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 834 €, ce qui plaçait Épernay au 18 101e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[150].

Le taux de taxe d'habitation pour la commune est relativement stable à 20,19 % en 2003[151] et à 20,59 % en 2006[152], tout comme celui du département qui est de 6 % en 2003[151] et de 6,68 % en 2006[152]. La ville totalise 14 316 foyers fiscaux dont 7 465 sont imposables[153] et dont 150 payent l'impôt de solidarité sur la fortune en 2006[154].

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon les résultats du recensement de 2007[155], la population active (15-64 ans) de la commune compte 15 849 personnes, soit 72,4 %, ce taux est de 72,5 % au niveau départemental[156]. Les 15-64 ans représentent 10,1 % de chômeurs, 62,4 % de personnes ayant un emploi et 27,6 % d'inactifs. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : les retraités ou préretraités représentent 7,7 % de la population active, les scolarisés 8,8 %, les autres inactifs 11,1 %. En 2007, le taux de chômage (au sens du recensement) parmi les actifs de la commune est de 10,1 %, en diminution par rapport à 1999 (10,6 %). Mais en raison de la crise financière actuelle, il y a désormais 1 965 personnes à la recherche d'un emploi au 31 décembre 2009[157].

Répartition des plus de 15 ans selon les Professions et catégories socioprofessionnelles en France
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Epernay 2,6 % 22,9 % 3,7 % 41,1 % 29,7 %
Comparaison avec la région 6,7 % 19,2 % 6,5 % 36,7 % 31,0 %
Sources des données : INSEE[158]

Entreprises et établissements[modifier | modifier le code]

Marne et Champagne.

Parmi les 100 premières entreprises marnaises[159], 13 sont localisées à Épernay.

Entreprise Activité Effectif consolidé
Champagne Moët & Chandon vin de Champagne 1 147
SA Marne et Champagne vin de Champagne 562
SNCF Eimm maintenance de locomotive SNCF,
maintenance matériel TER
422
Smurfit Socar cartonnerie 352
SCREG Est travaux publics 340
Walbaum entreprise de transports 320
Legras Industrie fabrication de matériel de transport de déchets 223
Tecnoma Technologies
(Exel Industries)
pulvérisateurs pour l'agriculture et l'industrie 200
Champagne Nicolas Feuillatte[Note 11] vin de Champagne 199
Virax outillage plomberie, flamme, métrologie (DELA) 180
Champagne Vranken vin de Champagne 117
Automotor vente-réparation, concessionnaire automobile 76
Charles de Cazanove vin de Champagne 39

Parmi les 100 premiers employeurs marnais[160], 13 sont localisés à Épernay.

Entreprise Activité Effectif consolidé
Champagne Moët & Chandon vin de Champagne 1 147
SA Marne et Champagne vin de Champagne 562
SNCF Eimm maintenance de locomotive SNCF,
maintenance matériel TER
422
SCREG Est travaux publics 340
Walbaum entreprise de transports 320
Pastural menuiserie industrielle 309
Legras Industrie fabrication de matériel de transport de déchets 223
Carrefour hypermarché 209
Tecnoma Technologies
(Exel Industries)
pulvérisateurs pour l'agriculture et l'industrie 200
Champagne Nicolas Feuillatte[Note 11]. vin de Champagne 199
Virax fabrication d'outillages 180
Clinique Saint-Vincent polyclinique 150

SNCF Eimm - Établissement industriel de maintenance du matériel[161][modifier | modifier le code]

SNCF Eimm Épernay.

Le chemin de fer arrive à Épernay en 1849 lors de la construction de la ligne Paris-Strasbourg, les ateliers construits dans le même temps servent alors à l'entretien des locomotives à vapeur puis rapidement à leur construction jusqu'en 1952. Ils sont ensuite reconvertis pour la réparation du matériel diesel faisant chuter le nombre d'ouvriers de 1 800 voire 2 000 au plus fort à 650[51]. Et en 1976, ils sont désignés pour la réparation des locomotives électriques. Le site et le personnel sont reconvertis pour la maintenance des 25 autorails Grande Capacité du réseau ferroviaire Champagne-Ardenne, la maintenance des 4 800 balises GPS en service sur les automoteurs, la maintenance de pièces de rechange, dont l'atelier devient le seul réparateur en France, ainsi que la maintenance de niveau 3 des rames circulant en Île-de-France jusqu'en 2012. Le personnel est estimé à 200 agents pour 2008[162]. Leur importante surface leur a valu d'être utilisés comme hôpital lors de la guerre de 1870 et d'atelier pour la construction d'armes pendant la Première Guerre mondiale.

Vendange[modifier | modifier le code]

Du fait du vignoble, une importante main-d'œuvre saisonnière est nécessaire lors des vendanges (généralement en septembre). Pour faire face à cet afflux ponctuel, l'ANPE installe une antenne spécialisée dans la cour de la gare SNCF mettant les producteurs en rapport avec les demandeurs d'emploi. La date des vendanges est fixée, chaque année, par le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC)[163]. Traditionnellement, les vendanges se clôturent par une fête appelée cochelet.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Château-Perrier, détail.

Pillée, brûlée ou partiellement détruite plus de vingt-cinq fois au cours de son histoire[164], la ville ne conserve que peu de vestiges du passé mais elle abrite de beaux hôtels particuliers du XIXe siècle et compte 149 sites recensés dans la base Mérimée[165]. La ville a établi une ZPPAUP[166] pour protéger ce patrimoine que l'office du tourisme propose de découvrir en diffusant deux brochures sur des circuits dits Épernay, nez en l'air….

De ce patrimoine architectural, on peut citer quelques éléments :

  • Le portail Saint-Martin, édifié en 1540, il est de style Renaissance classique[167], c'est le seul vestige de l'église Notre-Dame qui fut détruite en 1909. Il est classé monument historique depuis 1840[168].
  • Le Château-Perrier, construit en 1854[167] dans un style Louis XIII, ce bâtiment a successivement servi de QG des armées britanniques (1940), des armées allemandes (1942 à 1944) et des armées américaines (1945), avant d'abriter la bibliothèque municipale - déplacée depuis dans la nouvelle médiathèque - et les musées municipaux - fermés depuis de nombreuses années pour restructuration, alors que la collection archéologique est exceptionnelle.
  • L'hôtel de ville, construit vers 1858 par l'architecte de la gare Montparnasse à Paris, Victor Lenoir, est cédé à la ville en 1919[169]. Son jardin public est classé « jardin remarquable ».
  • Le château de la lune, construit en 1896, cette demeure particulière de style art nouveau est en brique polychrome et comporte des décorations en pierre[167].
  • La maison Gallice, achevée en 1899[169], abrite l'Office régional culturel de Champagne-Ardenne et est dotée d'un grand jardin à l'anglaise.
  • Le théâtre Gabrielle-Dorziat, construit par l'architecte Stanislas Loison[170], inauguré en 1902[169] et baptisé ainsi en 1987, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 1988[171], car il s'agit d'un des rares théâtres à l'italienne dont la machinerie est restée intacte. Il possède un plafond en coupole réalisé par Georges Jules-Victor Clairin.
  • La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905, fait partie des plus hautes structures françaises et est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, ainsi que les bâtiments de la maison de champagne et les logements « ouvriers », depuis le 17 mai 1990[172]. Elle fut construite à partir d'un ancien château d'eau[167], afin de permettre une plus grande visibilité à la maison de champagne De Castellane qui n'est pas installée directement sur l'avenue de Champagne[4].
  • L'église Notre-Dame, construite de 1898 à 1915, dut être reconstruite de 1922 à 1925 à la suite des bombardements de 1918[167]. Elle est décorée de vitraux du XVIe siècle et d'un orgue Cavaillé-Coll, classé monument historique, provenant de l'ancienne église Saint Martin, offert par le comte négociant Paul Chandon de Briailles.

En outre, d'autres éléments de la ville sont inscrits aux monuments historiques.

Une façade Renaissance, au 7 rue du docteur Verron, qui se trouvait rue Flodoard à l'origine puis dans le parc de l'ancien hôtel de ville. La référence à Louise de Savoie est une pure allégation. Cette façade qui a été inscrite au titre des monuments historiques le 19 mai 1993. De par son style, elle a certainement été construite vers 1540[173]. (7 rue du Docteur Verron), façade. Un immeuble particulier inscrit depuis le 8 septembre 1949 pour ses boiseries intérieures (38 rue du Général-Leclerc)[174], qu'on appelle improprement l'« hôtel de Rohan »[175].

Avenue de Champagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Avenue de Champagne.
Manifestation Habits de Lumière 2007 - Champagne Perrier-Jouët.
Manifestation Habits de Lumière 2007 - Champagne De Venoge.

Épernay est le siège de plusieurs grandes maisons de champagne, dont la maison Moët & Chandon et son orangerie [176], la maison Mercier et son tonneau le plus grand du monde, la maison De Castellane et sa tour, etc. Ces maisons possèdent des immeubles du XIXe siècle de style Renaissance ou classique[Note 12] qui sont pour la plupart situés sur l'avenue de Champagne, d'abord connue sous le nom de faubourg de la Folie puis de rue du Commerce. La maison est classée « site remarquable du goût » en 1994, parmi 100 sites remarquables du goût[réf. souhaitée]. Dès 1894, la plupart des grandes maisons actuelles ont déjà leur siège sur cette avenue[54]. Il est possible de visiter leurs caves ou de participer à une dégustation.

La plus grande partie des caves de ces maisons de champagne se trouvent sous l'avenue de Champagne, elles constituent un ensemble de 110 kilomètres de caves[Note 13] creusées dans la craie, d'une profondeur d'environ 20 mètres même si quelques-unes atteignent 40 mètres[169] Elles permettent ainsi de stocker d'énormes quantités de bouteilles de vin de Champagne[Note 14]; la valeur numérique de ces stocks lui donne parfois le surnom d'avenue la plus riche du monde[177] Outre le stockage du vin, elles servent d'abri pendant les différentes guerres et abritent même une course de voitures en 1950 organisée par les usines Renault lors de la présentation de la 4CV[réf. nécessaire].

Habits de Lumière est une manifestation culturelle qui a lieu sur l'avenue de Champagne tous les deuxièmes week-ends de décembre. La première édition a eu lieu en décembre 1999.

Patrimoine architectural à proximité[modifier | modifier le code]

D'autres curiosités se visitent aussi à proximité d'Épernay comme le château de Pierry, le château de Condé et le château de Montmort.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La commune s'étend à l'est du territoire de la ville tandis qu'à l'ouest sur le plateau au-dessus des côteaux plantés de vigne s'étend la forêt d'Épernay puis la forêt d'Enghien dans lesquelles se trouvent plusieurs étangs dont l'étang d'Orléans. Cette zone est classée ZNIEFF de type II[178],[179]. 97 % du site se composent de forêts caducifoliées qui servent d'habitat pour 56 % à des hêtraies du Asperulo-Fagetum. Deux espèces présentes sur cette zone sont considérées comme rares ou en danger au niveau européen : le triton crêté et le leucorrhine à gros thorax.

La commune a trois fleurs au label villes et villages fleuris[180] et compte trois parcours de promenade fleurie au départ de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'une durée variable de 35 min à 55 min.

Plusieurs parcs sont aménagés pour le public comme le parc de l'hôtel de ville[Note 15]. Il comporte notamment une grotte artificielle avec cascade, une île artificielle, un temple de l'amour, le parc de la Maison Gallice et le jardin de la société d’horticulture et de viticulture réalisé en 1873[169] où l'on peut voir notamment un fau de Verzy . Ces deux derniers étant classées Jardin remarquable.

Plusieurs squares répartis dans la ville comme le parc du Château-Perrier, l'esplanade Charles-De-Gaulle[Note 16] ou le jardin de la société d’horticulture et de viticulture sont aménagés avec des jeux pour enfants.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Immeuble, rue des Berceaux.
Immeuble, rue des Berceaux.

La ville présente un important tissu culturel soutenu par plus de 300 associations[181], dont certaines sont domiciliées à la maison des associations (8, rue Maurice-Cerveaux).

Les infrastructures culturelles comportent :

  • le musée du vin de Champagne, un musée sur le travail de la vigne et du vin et le musée de Préhistoire et d'Archéologie régionale qui abrite des objets de la préhistoire, protohistoire, époque gallo-romaine et mérovingienne qui sont tous les deux fermés pour restructuration[4]. Ils sont situés sur l'avenue de Champagne dans le Château Perrier ;
  • le musée de la tradition champenoise[4] (Champagne de Castellane) qui regroupe le musée des métiers du champagne et le musée champenois de l'imprimerie ;
  • le musée des pressoirs (Champagne Mercier) qui comporte de nombreux pressoirs de toutes origines mais qui n'est qu'exceptionnellement ouvert au public (journées européennes du patrimoine par exemple) ;
  • un théâtre Gabrielle-Dorziat (8, rue de Reims) de 850 places dont l'association Le Salmanazar est chargée notamment de la programmation[182] ;
  • une salle de cinéma, Le Palace (6 salles de 55 à 305 places) dont la programmation inclut l'actualité cinématographique autant que des courts métrages, des films de version originale, etc[183] ;
  • une médiathèque[184] qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique[185],[186] ainsi que des disques et où se déroulent des lectures de contes, divers ateliers informatiques et des expositions régulières.
  • un parc des expositions, Le millésium (de 4 000 à 7 300 places)[187] qui accueille des concerts, des spectacles, des salons ou encore les puces d'Épernay ;
  • deux centres sociaux et culturels (Maison pour tous et Ferme de l'Hôpital) qui offrent des activités éducatives et culturelles, mais mettent aussi en place des services tel que halte-garderie, permanence des services sociaux, etc.
  • l'école intercommunale de musique d'Épernay et de sa région (8, rue Maurice-Cerveaux) qui dispense l'enseignement de la plupart des instruments classiques fonctionnant selon le calendrier scolaire[188] ;
  • un palais des fêtes (Salle Roger Menu) qui est consacré notamment aux manifestations culturelles associatives et qui accueille aussi des spectacles ou des concerts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri-Gustave Joly de Lotbinière, Premier ministre du Québec de 1878 à 1879.

Nées à Épernay[modifier | modifier le code]

+ Le grand psychiatre Daniel Widlocher a été Sparnacien dans sa jeunesse. + Georges Bataille a fait une partie de ses études à Epernay (et à Reims). + Wesley Lautoa, (1986) joueur de football professionnel, passé par Sedan et actuellement à Lorient.

Mortes à Épernay[modifier | modifier le code]

Inhumées à Épernay[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vin de Champagne, élément très utilisé dans les spécialités locales
Article détaillé : Vin de Champagne.

Outre le champagne en lui-même, la plupart des spécialités locales tournent autour de ce produit comme le ratafia de Champagne, le marc de Champagne, la fine de marne, le sorbet au marc de Champagne, les bouchons de chocolat au marc de Champagne, le sabayon au champagne, etc. ou sur les produits susceptibles de l'accompagner (biscuits roses de Reims, croquignoles, etc.). On trouve aussi des vins tranquilles vendus sous l'AOC Coteaux Champenois. Ce sont des vins d'un excellent rapport qualité prix[190]. D'autres spécialités sont adaptées aux produits locaux tels le kir royal où le bourgogne est remplacé par du champagne ou la choucroute royale où le riesling est remplacé par du Champagne[4].

Au plan traditionnel, on trouve la potée champenoise[191] à base de chou, petit salé, lard maigre et jambonneau servie avec des tranches de pain mouillées au bouillon de légumes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Epernay 51.svg Blasonnement d'Épernay
  • D'azur aux trois roses d'argent
  • Note : Deux roses sont en chef et une en pointe. Le blason est souvent attribué, à tort, à Louise de Savoie bien qu'il date d'avant sa possession de la ville.
Blason ville fr Epernay Empire.svg Blasonnement d'Épernay sous le Premier Empire.
  • De gueules à une main dextre de carnation pressant une grappe de raisin d'or, accompagnée en chef de deux roses d'argent, et en pointe d'une lampe antique du même ; à la terrasse d'argent chargée d'une rose de gueules et au franc quartier des villes de troisième ordre

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • H.M. Garnesson, Histoire de la ville d'Epernai : Contenant le détail de son origine et des principaux événemens qui s'y passèrent, depuis l'an 418 jusqu'en l'an 8 de la Rép. Fr. (1800) inclusivement, Épernay, Frères Warin,‎ 1800 (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • H.-H.-B. Poterlet, Notice historique et statistique des rues et places de la ville et des faubourgs d'Epernay : présentée au conseil municipal de cette ville, en exécution d'une délibération du 10 mai 1836, Epernay, Warrin-Thierry et Fils,‎ décembre 1837, 180 p. (lire en ligne)
  • Victor Fiévet, Histoire de la ville d'Épernay, Éditions culture et civilisation,‎ 1868 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Auguste Nicaise, Epernay et l'abbaye Saint-Martin de cette ville : Histoire et documents inédits, t. 1, Chalons-sur-Marne, Le Roy,‎ 1869, 271 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    • François Stapart, « Mémoires concernant la ville d'Epernay : suivis des remarques du président Bertin du Rocheret et annotées par celui-ci », dans Auguste Nicaise, Epernay et l'abbaye Saint-Martin de cette ville : Histoire et documents inédits, t. 1, Chalons-sur-Marne, Le Roy,‎ 1869, 271 p., p. 45-131
  • Pierre Michel, Épernay pas à pas : Ses rues, ses places, son champagne, Horvath,‎ mai 1993 (1re éd. 1984), 191 p. (ISBN 2-7171-0303-1) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Louis Le Page, Épernay pendant la Première Guerre mondiale, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1995 (1re éd. 1925) (ISBN 2-84178-049-X)
  • Capitaine Servagnat, La résistance et les forces françaises de l'intérieur dans l'arrondissement d'Épernay,‎ 1946
  • Catherine Durepaire, Francis Leroy et Sophie Limoges, Avenue de Champagne, Office régional culturel de Champagne-Ardenne,‎ 1999 (ISBN 2-909983-08-0)
  • Bernard Ducouret et Xavier de Massary (dir.) (ill. Christophe Wissenberg, photogr. Patrice Thomas), Épernay : cité du champagne, Lyon, Lieux Dits, coll. « Images du patrimoine » (no 264),‎ septembre 2010, 300 mm × 240 mm × 15 mm, 160 p. (ISBN 978-2-914528-83-2) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Spes signifie espoir ou espérance. Aujourd’hui cette forme comporterait une astérisque *Spes Nacorum car elle est postulée par cet auteur et non pas attestée.
  2. Qui signifie « eaux perpétuelles » et proviendrait du fait que la ville est bâtie sur un terrain marécageux. Aujourd’hui cette forme comporterait une astérisque *Aquæ-Perennes car elle est postulée par cet auteur et non pas attestée.
  3. Aujourd'hui cette forme comporterait une astérisque *Aixperne car elle est postulée par cet auteur et non pas attestée.
  4. La terminaison toponymique bretonne -ec (notée -eg en breton moderne) est la forme évoluée d'un plus ancien -euc, issu du vieux breton -oc, correspondant brittonique du gallois -og. Ils remontent tous deux au brittonique commun *-ōgo(n), lui-même issu du celtique commun *-āko(n), comme le gaulois -aco(n).
  5. Aux vers 149 à 153, voir : L'Hymne de Henri II sur Wikisource.
  6. Régiment créé par Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon
  7. Cossiers signifie « vignerons » en patois champenois.
  8. 49,6 % de moins de 25 ans
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  11. a et b Bien que cette entreprise soit donnée comme sparnacienne via les documents de la CCI de Reims. Il convient de préciser qu'elle est située sur le territoire communal de Chouilly
  12. La majeure partie de ces édifices ayant une vocation publicitaire
  13. À titre de comparaison, la ville possède 130 kilomètres de voirie
  14. 200 millions de bouteilles d'après le site de la mairie
  15. Racheté par la mairie en 1919, ce jardin à l'anglaise était initialement le jardin d'agrément de la famille Auban-Moët
  16. construit sur les anciens fossés de la ville, comblés

Références[modifier | modifier le code]

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