Michel Galabru

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Michel Galabru

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Michel Galabru en 2008.

Nom de naissance Michel Louis Edmond Galabru
Naissance 27 octobre 1922 (91 ans)
Safi, Maroc
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Films notables Le Gendarme de Saint-Tropez
Le Juge et l'Assassin
Subway
Uranus

Michel Galabru est un acteur français né le 27 octobre 1922 à Safi, au Maroc. Il est le père des comédiens Jean Galabru et Emmanuelle Galabru.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de Paul Galabru (1892-1988)[1], ingénieur et professeur à l'École nationale des ponts et chaussées, il passe les sept premières années de sa vie à Safi, au Maroc, où son père participe à la construction du port de la ville, puis une grande partie de son enfance dans la maison familiale à Avène, dans l'Hérault[2]. Il a eu deux frères, Marc Galabru, médecin, et un autre, l'aîné, qui écrivait des poèmes, décédé à l'âge de 18 ans de la tuberculose[3]. Se destinant d'abord à devenir joueur de football professionnel (il est d'ailleurs depuis son enfance un grand supporter du Montpellier HSC[4]), c'est finalement le métier de comédien qui l'attire. Le parcours de Sacha Guitry, piètre élève à l'école, tout comme lui, mais avec la carrière de comédien que l'on connaît, eut une grande influence sur son désir de devenir artiste. « J'ai été mis dehors de sept écoles différentes. Remarquez, Guitry a été viré douze fois. Ça prouve bien qu'il avait plus de talent que moi. » Il écrivit d'ailleurs un livre sur lui, en 2001 : Galabru raconte Sacha Guitry. Un autre artiste qui eut une influence sur lui, durant sa jeunesse, fut Tino Rossi, au point de se coiffer comme lui.

Après des études au collège Saint François-Pierre Rouge de Montpellier puis au lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague à Paris 16e, il suit, après le bac, une année de droit pour obéir à l'injonction de son père : « Fais ton droit, je te ferai entrer chez Schneider au contentieux. Ce mot m'a effrayé. »

Requis par le STO, il est envoyé comme ouvrier dans un camp de travail à Klagenfurt en Autriche puis forgeron en Yougoslavie où il est libéré par les partisans de Tito[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il gagne Paris afin d’y préparer le Conservatoire National d'art dramatique. Après trois ans d’études dans la classe de Denis d'Inès, couronné par un premier prix du Conservatoire, il est engagé à la Comédie-Française le 1er septembre 1950. Il débute dans George Dandin ou le Mari confondu, et interprète les différents auteurs classiques et modernes : Shakespeare, Molière, Marivaux, Feydeau, Courteline, Jules Romains. Il y reste jusqu'au 1er septembre 1957.

Il travaille également pour le cinéma, il y débute en 1951 avec Ma femme, ma vache et moi de Jean-Devaivre. À l'affiche des théâtres de boulevard, il tourne en 1961 La Guerre des boutons d'Yves Robert. À partir de 1964, la saga du Gendarme de Saint-Tropez le révèle complètement. Il joue ensuite plusieurs rôles dramatiques. Il revient au théâtre avec La Femme du boulanger et Le Bourgeois gentilhomme. À la suite du décès de Louis de Funès en 1983, Michel Galabru le remplace dans le film Papy fait de la résistance pour le rôle de Jean-Robert Bourdelle, alias « Papy ».

Acteur incontournable de la comédie populaire française, Michel Galabru a tourné dans plus de 250 films et téléfilms ; si certains de ces films ont connu un grand succès, d'autres très nombreux ont été, de son propre aveu, des films purement alimentaires. Il a su aussi briller dans le registre dramatique, notamment dans Le Juge et l'Assassin, rôle pour lequel il a reçu le César du meilleur acteur en 1977.

Il a été l'inoubliable adjudant Gerber face au maréchal des logis chef Ludovic Cruchot (Louis de Funès) dans la série des Gendarmes ; à propos de ces films, il confia, dans une interview, avoir entendu le producteur déclarer au réalisateur : « Tu me prends Louis de Funès, et je ne veux que des ringards autour ». Exacte ou non, cette anecdote révèle en tout cas la modestie de l'acteur. Il a été aussi le docteur du Viager de Pierre Tchernia, le père conservateur de La Cage aux folles, le commissaire des Sous-doués, le papy de Papy fait de la résistance, le collabo d'Uranus, le chef du village dans Astérix et Obélix contre César, le ministre de l'Éducation nationale dans Le Petit Nicolas ou encore le grand-oncle de Bienvenue chez les Ch'tis.

En 1984, Michel Galabru rachète et reconstruit, pour sa fille Emma, la salle de spectacle délabrée du conservatoire Maubel qui ouvrira par la suite sous le nom du Théâtre Montmartre Galabru[6].

En 1985, il achète le Théâtre de 10 heures pour en faire un tremplin pour les jeunes auteurs et comédiens, mais ne parvient à l'exploiter que durant quatre années.

Au milieu des années 1980, il crée « Les estivales de Malaucène », dans le Vaucluse. Ce festival qui réunit plus de 50 000 spectateurs, accueille de nombreuses personnalités et amis de Michel dont Rosy Varte, Micheline Dax ou encore Yolande Folliot, mais cesse au bout de 8 ans.

Michel Galabru sur le plateau de la chaîne i-Télé, le 10 novembre 1999.

Tout en exerçant son métier sur les planches et sur l'écran, Michel Galabru a donné, depuis le début des années 1980, des cours de théâtre, au Théâtre Montmartre Galabru, puis au Théâtre des Variétés, et aujourd'hui au Théâtre du Gymnase.

En 1999, il assiste à inauguration de la chaîne TV i-Télé . Cette même année il tourne dans la première adaptation d'Astérix au cinéma, ce tournage marque l'un des derniers films de Claude Zidi et ses retrouvailles avec Christian Clavier qu'il avait rencontré sur le plateau de Papy fait de la résistance .

En 2003, l'année de ces 80 ans il tourne avec Gérard Depardieu dans San Antonio avec également Gérard Lanvin . Cette même année il se lance dans la voxographie avec La prophétie des grenouilles qu'il continura d’enrichir en 2004 avec Le manège enchanté et en 2010 avec Louis le chance .

En 2008, le Molière 2008 du meilleur comédien a été remis à Michel Galabru, 85 ans, pour son rôle dans Les Chaussettes – opus 124.

En 2009, il tourne des petits rôles dans Neuilly sa mère et dans Le Petit Nicolas.

En 2010, il est présent au Festival de Luchon pour le téléfilm À deux c'est plus facile, et au Festival de Cannes avec le film Un poison violent.

En 2011, il reçoit le Brigadier d'Honneur pour l'ensemble de sa carrière ainsi que la Grande médaille de vermeil de la Ville de Paris[7].

En 2012, à 90 ans Michel Galabru est sur tous les fronts : au cinéma avec La Mémoire dans la chair de Dominique Maillet, à la télévision avec les séries Scènes de ménages, Storsky et Futch, Bref et Profilage et le court-métrage Le Jeu de cette famille, et au théâtre avec La Femme du boulanger puis Tartarin de Tarascon retransmis en direct sur France 2.

En 2013, il est élevé à la dignité de grand officier de l'ordre national du Mérite à Paris par Bertrand Delanöé.

En 2014, on le retrouve sur scène au théâtre avec Les Diablogues après plus de 60 ans sur les planches.

Depuis de nombreuses années Michel Galabru adore jouer sur les planches les pièces de Marcel Pagnol comme le prouve ses rôles au théâtre entre 1980 et maintenant .

Filmographie[modifier | modifier le code]

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Longs métrages[modifier | modifier le code]

1948-1959[modifier | modifier le code]

1960-1969[modifier | modifier le code]

1970-1979[modifier | modifier le code]

1980-1989[modifier | modifier le code]

1990-1999[modifier | modifier le code]

2000-2009[modifier | modifier le code]

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

1955-1959[modifier | modifier le code]

1960-1969[modifier | modifier le code]

1970-1979[modifier | modifier le code]

1980-1989[modifier | modifier le code]

1990-1999[modifier | modifier le code]

2000-2009[modifier | modifier le code]

2010-[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Après la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

1957-1960[modifier | modifier le code]

1961-1970[modifier | modifier le code]

1971-1980[modifier | modifier le code]

1981-1990[modifier | modifier le code]

1991-2000[modifier | modifier le code]

2001-2010[modifier | modifier le code]

2011-[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Lecture d'auteurs[modifier | modifier le code]

Recueil de pensées[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait d'un Funambule, autobiographie sonore produite par les ateliers de création de Radio France en 1999, Une série de vingt épisodes réalisée par Grégory Choquené.
  • Trois petits tours et puis s'en vont ..., mémoires, autobiographie, 370 pages, Flammarion, octobre 2002, avec cahier d'illustrations (ISBN 978-2080682123).
  • Vous m'avez compris, pensées et anecdotes, 252 pages, dont les citations recèlent de nombreuses diatribes anti-mariage, Cherche-midi, septembre 2003 (ISBN 978-2749101378).
  • Je ne sais pas dire non !, autobiographie, 336 pages, Michel Lafon, octobre 2011, (ISBN 978-2749914909)
  • Tout est comédie, paroles recueillies par Sophie Galabru, 243 pages, un abécédaire qui réunit l'univers du comédien et sa philosophie intime, ses réflexions sur le métier d'acteur, le spectacle, la vie, le monde, et ses anecdotes, Cherche-Midi, février 2013 (ISBN 978-2749124988)

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La ville de Safi lui a rendu hommage en faisant installer une plaque commémorative sur sa maison natale au mois de septembre 2010. Sur la plaque figure cette inscription en français et en arabe : « Maison Michel Galabru. Dans cette maison, le 27 octobre 1922, est né Michel Galabru. Le comédien y passa sa plus tendre enfance avant de rejoindre la France ».
  • Le 19 juin 2009 a été inaugurée à Nissan-lez-Enserune dans l'Hérault une salle polyvalente, également centre culturel, à son nom.
  • Il est le parrain du théâtre Millandy de Luçon (Vendée)
  • Il est le parrain de TV Diffusion, la télé locale de l'Yonne depuis le 6 septembre 2013
  • Il parraine une seule et unique troupe de théâtre originaire de Luc-La-Primaube (Aveyron) qui s’appelle Bruits de Couloirs
  • La salle de spectacles du Comité d'établissement de Thales Air Systems à Rungis porte le nom de Michel Galabru depuis le 17 septembre 2013. L'acteur était présent lors de la cérémonie d'inauguration.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie sur Planète TP
  2. Galabru, les pieds dans l'eau, Consulté le 20 octobre 2012.
  3. « Michel Galabru, 75 ans, bouffon et tragédien, fromage et dessert, enchaîne les rôles en boulimique, au théâtre, au ciné. L'ogre de barbarie. » (consulté le 13 octobre 2010)
  4. « Entretien avec Michel Galabru », sur montpellierinteractif.com (consulté en 22 février 2011)
  5. Michel et Marc Galabru, émission C’est de famille sur Europe 1, 27 juillet 2011, 33 min 10 s
  6. « Théâtre Montmartre Galabru », sur evene.fr (consulté le 10 mars 2012)
  7. Michel Galabru, « monument de talent et de générosité », honoré par Paris, Consulté le 20 octobre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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