Fismes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fismes
La place de la mairie.
La place de la mairie.
Blason de Fismes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Fismes
Intercommunalité Deux Vallées du Canton de Fismes
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pinon
2008-2014
Code postal 51170
Code commune 51250
Démographie
Gentilé Fismois
Population
municipale
5 404 hab. (2011)
Densité 323 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 28″ N 3° 40′ 53″ E / 49.3077777778, 3.68138888889 ()49° 18′ 28″ Nord 3° 40′ 53″ Est / 49.3077777778, 3.68138888889 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 179 m
Superficie 16,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte administrative de Marne
City locator 14.svg
Fismes

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte topographique de Marne
City locator 14.svg
Fismes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fismes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fismes

Fismes [fim] est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fismes est arrosée par la Vesle et plusieurs de ses affluents : l'Ardre rejoint la Vesle sur sa rive gauche en aval de la ville, tandis que le ruisseau du Moulin et d'autres ruisseaux (provenant de Perles et Baslieux) s'y jetent en rive droite[1].

Communes limitrophes de Fismes
Perles Blanzy-lès-Fismes
Merval
Baslieux-lès-Fismes
Bazoches-sur-Vesles Fismes Courlandon
Magneux
Ville-Savoye
Mont-Saint-Martin
Saint-Gilles Courville

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Fismes était autrefois desservie par les Chemins de fer de la Banlieue de Reims. Aujourd'hui la gare de Fismes se trouve sur la ligne de La Ferté Milon à Givet via Reims.

La commune est traversée par la route nationale 31 entre Reims et Soissons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Fismes, sur la rive droite de la Vesle, est une antique cité gauloise, appelée, à l'époque gallo-romaine, Ad Fines Suessionium (Limite du territoire des Suessions) ou Ad Fines Remorum (Limite du territoire des Rèmes). Elle tire son nom des tribus gauloises Suessions et Rèmes, se trouvant en effet placée à la limite de ces deux tribus.

Comme l'indique[2] Charles Rostaing, le nom latin Fines est une traduction du toponyme gaulois *equoranda, dont la signification fondamentale est limite, et dont la dérivation française la plus fréquente est Ingrandes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant la première moitié du Moyen Âge, Fismes est plusieurs fois détruite, par les Normands, puis par les Hongrois, ce qui pousse l’agglomération à rejoindre les hauteurs de la rive gauche.

En 1226, Thibault IV le Chansonnier récompense Fismes, après une guerre qu'il menait, en lui offrant le statut de ville libre. Ainsi apparait le sceau, emblème de la ville, et une charte de commune qui place la ville sous l'égide d’un maire et de deux échevins, et Fismes devient autonome. Elle développe son artisanat, son commerce, ses foires et ses marchés, construit son église en pierre ainsi qu'un château (édifié à la place de la Poste actuelle), et plus tard un hôtel de ville (à son emplacement actuel). La guerre de Cent Ans ruine la ville.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La mairie détruite pendant la Première Guerre mondiale.

De Louis XIII à Charles X, presque tous les futurs rois de France qui vont se faire sacrer à Reims passeront par Fismes, dernière étape du voyage.

En 1646, le Grand Condé acquis les droits seigneuriaux de Fismes et en gratifia César de Costentin de Tourville pour ses bons services. En 1647, le comté passe au fils ainé de César, François-César.

La Fronde, les remparts et le château sont complètement détruits.

Napoléon signe à Fismes deux importants décrets, et 30 000 Prussiens mettent la ville à sac.

Le XIXe siècle voit Fismes s'industrialiser : sucreries (betterave sucrière), porcelaine de Fismes (de grande qualité), fonderie, chemin de fer, chapellerie, tanneries, moulins.

La ville est touchée de plein fouet par la Première Guerre mondiale, puisque les Allemands qui l'avaient envahie avant de se retirer sur le chemin des Dames, en viennent à la raser totalement en 1918.

A partir du 3 Août de cette même année, la cité, sa périphérie, son pont, ses marécages et le château du Diable sont l'enjeu de combats de rue acharnés et uniques de la 1ère guerre mondiale. Les hommes de la 28e division d'infanterie (États-Unis) Keystone [3] perdent et reprennent à cinq reprise le quartier de Fismette au corps à corps, à la baïonnette et à la grenade. Le dernier acte de cette bataille se joue le 27 août 1918. Fismes et Fismette subissent un violent bombardement suivit de de l'assaut des Stosstruppen et de lance-flammes. Ce jours là, seulement sept survivants traverseront le pont sur la Vesle (La Bataille de Fismes et Fismette). Véritable ligne de vie entre la ville de Fismes et sa périphérie Fismette, le pont fut reconstruit par l'état de Pennsylvanie en 1928 et deviendra le mémorial symbolique des combats. [4]

Fismes se reconstruit lentement, mais au cours de la Seconde Guerre mondiale, du fait de la nature ferroviaire de la ville (entre Soissons et Reims), 14 Fismois meurent dans les camps de concentration pour faits de Résistance, dont son maire d'alors, le docteur Génillon. Les trains de déportés, envoyés en Allemagne, passent par Fismes.

Administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu du canton de Fismes depuis sa création, pendant la Révolution française. Elle appartient à l'arrondissement de Reims (district de Reims jusqu'en 1801)[5].

Fismes fait partie de la communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1934 1936 Docteur Génillon   Médecin
1936 1937      
1937 1943 Docteur Génillon   Arrêté dans l'exercice de ses fonctions,
Mort pour la France à Buchenwald en 1944.
1936 1937      
1977 2001 Paul Caffe PS Enseignant
2001 en cours Jean-Pierre Pinon[6] PS Artisan-menuisier retraité
Conseiller général du canton de Fismes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 404 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 025 2 129 2 139 1 938 2 110 2 120 2 366 2 422 2 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 505 2 705 2 840 2 717 3 218 3 275 3 238 3 303 3 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 355 3 411 3 330 2 338 3 186 3 151 3 111 3 029 3 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 490 3 634 4 233 4 674 5 286 5 313 5 351 5 404 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Un train Chemins de fer de la Banlieue de Reims à la gare, avant la Première Guerre mondiale, à côté d'une importante sucrerie.

L'économie locale a été dominée par la présence d'une sucrerie, qui a cessé son activité en 1978. L'activité de petite métallurgie est également présente depuis longtemps.

Depuis 2008, la commune de Fismes est intégrée dans la zone de production des vins de Champagne. Les parcelles autorisées pour la plantation de la vigne ne sont pas encore connues.

Les principales entreprises sont Campa (fabrication de convecteurs électriques haut de gamme), Finaxo (procédés de traitement de l'eau et des déchets), Profinox, Fimaluplast (Menuiserie Alu et PVC) et Experton-Revollier (grillage métallique et surfaces criblantes), groupe familial successeur récent de l'entreprise Gantois.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville ;
  • L'église de Fismes est dédiée à sainte Macre. Elle date du XIIe siècle et a été remaniée aux XVe, XVIe et XVIIe siècles. Elle est classée monument historique depuis 1919[8] ;
  • Les remparts ;
  • Le pilier de la porte Saint Gilles ;
  • Les bornes royales sur la route de Soissons, la voie des sacres ;
  • La maison dite « Heurtevin » : les rois de France y ont souvent passé leur dernière nuit de prince ;
  • Le pont mémorial américain, en l'honneur de la 28e division d'infanterie de Pennsylvanie ;
  • Le musée du pain ;
  • Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale est sculpté par François Mourgues, avec l'aide de l'architecte Édouard Véïs et du marbier M. Renaud[9].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Fismes

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

écartelé : au premier et au quatrième de gueules au dextrochère armé d'argent tenant une épée du même, surmonté d'un casque d'azur taré de profil, au deuxième et au troisième burelé d'argent et d'azur de dix pièces aux trois chevrons de gueules brochant, le premier écimé ; sur le tout d'azur aux trois personnages armés d'or, à dextre d'une lance, au centre d'une épée et à senestre d'une hallebarde, à la bordure d'argent chargée de la légende SIGILL. MAIORIS ET IURATORIUN COMMUNIE DE FIMES, en lettres capitales de sable.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN de Fismes sur Géoportail. Consulté le 12 mai 2013.
  2. Les noms de lieux, PUF, coll. Que sais-je ?, Paris, 1969
  3. 28th Infantry Division (United States)
  4. Cyrille DELOZANNE ''A Fismes en 1918, j'étais là avec les Yanks'' Tome 1 ISBN 978-1-304-36393-0
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice de la commune de Fismes », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 12 mai 2013)
  6. [xls]« Liste des maires de la Marne au 1er août 2008 », sur site de la préfecture de la Marne (consulté le 22 décembre 2008).
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Notice no PA00078711 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 12 mai 2013.
  9. Alexandre Niess, Enquête départementale sur les monuments aux morts de la guerre 1914-1918. « Notice no IA51000558 », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 12 mai 2013.