Rue Émile-Zola (Troyes)

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Rue Émile Zola
Image illustrative de l'article Rue Émile-Zola (Troyes)
La rue Émile Zola de nos jours
Situation
Coordonnées 48° 17′ 47″ N 4° 04′ 27″ E / 48.29631, 4.07430148° 17′ 47″ Nord 4° 04′ 27″ Est / 48.29631, 4.074301  
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Ville Troyes
Quartier Centre historique
Morphologie
Type Rue
Histoire
Anciens noms Rue Notre-Dame, rue du Marché aux Oignons, rue de l’Épicerie, rue de la Fannerie

Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne

(Voir situation sur carte : Champagne-Ardenne)
Rue Émile Zola

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Rue Émile Zola

Géolocalisation sur la carte : Aube

(Voir situation sur carte : Aube)
Rue Émile Zola

La rue Émile-Zola, anciennement rue Notre-Dame, est une voie historique du centre-ville de Troyes, dans le département de l'Aube qui s'étend du bas de la place Jean Jaurès jusqu'à la place de la Préfecture de l'Aube.

Artère commerçante la plus importante de Troyes, elle est composée en partie d'un alignement de maisons à pans de bois colorés datant du XVIe siècle. Cette rue a été rénovée de 2003 à 2004.

Description[modifier | modifier le code]

La rue Emile Zola est principalement composée d'un alignement de maisons à pans de bois colorés datant du XVIe siècle[1]. Ces bâtiments furent reconstruit après le violent incendie qui a éclaté au cœur de la ville médiévale, détruisant les principaux quartier de la ville en 1524[1]. Bien qu'il ne reste que très peu de bâtiments de l'époque médiévale, cette voie a conservé cet aspect historique et démontre un aperçu de ce que fut la commune du temps des Foires de Champagne[2].

La plupart des maisons à pans de bois du XVIe siècle formant la rue Émile-Zola est considérée comme remarquable : la maison située au no 107 présente une façade restaurée à l'occasion du réaménagement de la rue en 2004. Elle est composée d'une ossature métallique construite en 1896, plusieurs pierres sculptées, de grandes verrières, un entablement et un fronton. Le no 108 est peint avec du badigeon belge tandis que le no 111, couleur bleue ciel, abrite l'hôtel du lion noir, présentant une façade, un escalier, et une galerie typique du style renaissance. La rez-de-chaussée de la maison à pans de bois du no 115 comprend 3 pilastres sculptés selon des motifs en losange. Enfin, le no 117, certifié comme la plus remarquable maison de la voie, est composé de fenêtre comportant des meneaux sculptés de torsades, d'écailles et de petits flambeaux[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Créé en 1851, la Rue Notre-Dame est né de la fusion de quatre rues distinctes :

  • La rue du Marché aux Oignons situé entre la place Jean Jaurès et la rue de la Montée des Changes. C'est un grand hôtel, dit de la Clef-d'Argent, de même que son puits qui lui donna son nom en 1550[4].
  • La rue de l’Épicerie entre la Montée des Changes jusqu'à la rue Général Saussier. Son nom remonte aux anciens âges. C'est dans cette rue que les troyens achetaient la canelle, le girofle, la muscade, le gingembre, et d'autres produits que les marchands provençaux et italiens allaient chercher aux lieux de production, et que les marchands venant du nord de l'Europe venaient acheter à Troyes comme lieu d'entrepôt[5].
  • La rue de la Fannerie permet le prolongement de la voie jusqu'à l'actuelle rue Raymond Poincaré. Son nom provient du prénom Fanny et rend « témoignage » du séjour des Anglais à Troyes pendant la Guerre de Cent Ans[6].
  • La rue Notre-Dame proprement dite termine sa course à la place de l'hôtel de préfecture de l'Aube. Son nom est emprunté à un couvent de Bénédictines qui ont exercé dans cette voie et les rues limitrophes des droits de justice et des perceptions de cens[7].

Elle est considérée, depuis le Moyen Âge, comme l'artère commerçante la plus prestigieuse de Troyes. Au XVIe siècle, cette voie accueillait les plus anciennes hôtelleries de la ville, une halle aux cuirs, et des magasins comme la Cicogne, l'Ange-Gabriel, la Truie-qui-File, le Roi-David, la Fleur-de-Lys, etc[8]. Elle fut également le quartier des imprimeurs et des libraires[7].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, vol. 17, La Société,‎ 1899 (lire en ligne)
  2. Didier Guy et Patrick Dupré, Troyes en Champagne, La Maison du Boulanger,‎ 2007 (ISBN 978-2-913052-21-5)
  3. Patrick Dupré, Troyes pas à pas, La Maison du Boulanger,‎ 2004 (ISBN 2-913052-12-6)
  4. Corrard de Bréban 1857, p. 46
  5. Corrard de Bréban 1857, p. 47
  6. Corrard de Bréban 1857, p. 49
  7. a et b Corrard de Bréban 1857, p. 50
  8. Corrard de Bréban 1857, p. 51

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Corrard de Bréban et Antoine-Henri-François, Les rues de Troyes anciennes et modernes : revue étymologique, Bouquot,‎ 1857 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]