Rethel
| Rethel | ||
La Bibliothèque et en arrière-plan l'église saint Nicolas |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Champagne-Ardenne | |
| Département | Ardennes | |
| Arrondissement | Rethel | |
| Canton | Canton de Rethel | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Rethelois | |
| Maire Mandat |
Guy Deramaix 2008-2014 |
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| Code postal | 08300 | |
| Code commune | 08362 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
7 716 hab. (2010) | |
| Densité | 415 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
14 184 hab. (2008) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 67 m — Max. 146 m | |
| Superficie | 18,58 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.villederethel.fr | |
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Rethel est une commune française, située au sud-ouest du département des Ardennes dans la région Champagne-Ardenne.
Ses habitants sont appelés les Rethélois.
Sous-préfecture du département des Ardennes, arrosée par l'Aisne, elle en est la troisième ville la plus importante de ce département. Située à la limite nord de la Champagne et à 37 km de Reims, aux portes des Ardennes, elle bénéficie d'une gare TGV qui la place à 1 heure 10 de Paris. De fait, la ville de Rethel est le troisième pôle économique du département des Ardennes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Hormis l'autoroute A34 qui contourne la ville, il n'existe qu'un pont, le pont de l'Europe, pour traverser l'Aisne et un autre pont pour traverser le canal des Ardennes, c'est la raison pour laquelle l'axe principal de la ville est souvent saturé aux heures de pointe ; un pont est cependant en cours de création pour désengorger le centre ville.
Ville à la campagne, Rethel s'étend le long de la rivière de l'Aisne, elle propose à ses citadins plus de 30 hectares boisés pour la détente, la promenade en nature : Promenade des Isles, le bois du Gingembre, Etang Godart, l'Arboretum, le jardin du Clos Lapierre, le sentier nature, le parcours santé.
Particulièrement bien fleurie et harmonieusement agrémentée de petits bois en son centre, la cité a obtenu le prix de ville fleurie trois fleurs au concours des villes et villages fleuris ; elle obtint en mai 2005, la première fleur nationale, suivie par la deuxième fleur en 2006 et une troisième en 2007, du jamais vu en Champagne-Ardenne : 3 fleurs en 3 ans. Le concours des maisons fleuries a été lancé par la municipalité de Rethel en 1960.
La cité possède de nombreuses activités sportives, l'équipe de Rethel Roller-hockey : Roller Hockey Rethel Ardennes est championne nationale et internationale, elle porte le nom des "diables rethelois".
Démographie [modifier]
Classement démographique [modifier]
| Zones | Population | Surface (km²) |
Densité (/km²) |
croissance 1999-2008 |
| Agglomération de Rethel | ||||
| Rethel | 7 740 | 19 | 417 | - 3,87 % |
| Unité urbaine | 10 065 | 36 | 278 | - 3,35 % |
| Aire urbaine | 14 184 | 161 | 88 | - 1,27 % |
| Ardennes | ||||
| Ardennes | 284 197 | 5 229 | 54 | - 2,04 % |
Selon les données de l’Insee, la population de la ville de Rethel s'établit à 7 740 habitants au recensement de la population du 1er janvier 2008 (population municipale).
Avec une superficie communale de 1 858 hectares, la densité de population s'élève à 417 habitants par km², ce qui en fait l'une des dix communes les plus densément peuplées du département des Ardennes.
En 2008, l’unité urbaine de Rethel, qui s'étend sur trois communes[N 1], regroupe 10 065 habitants et se classe au 3e rang départemental, après l'unité urbaine de Charleville-Mézières et l'unité urbaine de Sedan[1], et son aire urbaine, incluant les communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 14 184 habitants[2].
Ces différentes données font de Rethel non seulement la troisième ville la plus peuplée du département des Ardennes, mais également la troisième agglomération urbaine du département. Il en est de même pour son aire urbaine.
Au niveau régional, elle occupe la onzième place en Champagne-Ardenne au niveau de son unité urbaine.
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 716 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Composition de la population [modifier]
La population se compose de :
- 27,2 % d'ouvriers
- 25,4 % de retraités
- 14 % de professions intermédiaires
- 13 % d'employés
- 7,9 % de cadres
- 4,8 % d'artisans et commerçants
- 0,4 % d'agriculteurs
Le troisième pôle économique du département des Ardennes [modifier]
Rethel, qui est située sur l'axe autoroutier Reims - Charleville-Mézières (A 34), constitue le troisième pôle économique des Ardennes. Dans cet esprit et pour appuyer ses atouts, Rethel a rejoint le G10 (association de villes importantes de l'Aisne, de la Marne et des Ardennes) et l'association des villes du bassin parisien.
Histoire [modifier]
- « Rethel se répand gracieusement du haut d'une colline jusque sur la rivière d'Aisne... »
- Victor Hugo (Le Rhin, 1836).
Histoire sommaire de la ville [modifier]
Cette rivière d'Aisne, qui traverse la ville en son centre, fut bien la cause de nombreux combats (1411, 1543, 1650, 1814, 1870, 1914, 1940).
Sa fondation serait due à Jules César qui y aurait établi son camp. On lit dans la vie de saint Arnoul, évêque de Metz, que Cyriaque, son père, et Quintienne, sa mère, donnèrent à saint Rémi, évêque de Reims, tout ce qu'ils possédaient in villa Reistete, pour obtenir du ciel un fils de ses prières.
La petite cité appartient ensuite à l'abbaye de Saint-Remi de Reims et est administré par des avoués. L'un d'eux, Manassès Ier, s'intitule comte de Rethel. La ville est ensuite le siège d'un comté érigé en pairie (1405), en duché (1581) et qui devint en 1663 le duché de Mazarin.
Lors de la guerre franco-espagnole, la ville est reprise en juillet 1653 par l’armée royale française[5].
En 1814, les prisonniers de guerre espagnols importent le typhus à Rethel. Jean-Baptiste Reberotte-Labesse prodigue ses soins aux soldats qui sont atteints. En 1832 et en 1849, le choléra éclate à Rethel ; en 1839, c'est la fièvre typhoïde qui fait d'énormes ravages à Barby, les morts se comptaient par trentaine chaque jour.
Conseiller municipal depuis 1830, conseiller d'arrondissement, adjoint au maire pendant 20 ans, conseiller général jusqu'à la guerre, en 1869, M. Reberotte fut nommé maire de Rethel.
Grandes dates liées à la commune [modifier]
Lieu de passage de toutes les invasions, Rethel fut une « ville martyre » qui eut à soutenir de nombreux sièges ; elle fut le théâtre de violents combats, incendiée et détruite à plus de 80 % en 1914 et en 1940. D'autres dates antérieures : 1411-1423-1590-1617-1650-1652-1653-1814-1870, rappellent aussi les sièges qui provoquèrent en son sein des occupations étrangères, des réquisitions, des pillages, des épidémies et la famine.
Héraldique [modifier]
| Blason | De gueules à trois têtes de râteaux d'or posés 2 et 1. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Administration [modifier]
Culture [modifier]
- Depuis 2001, le boudin blanc de Rethel bénéficie d’une Indication Géographique Protégée certifiant qu’il s’agit bien d’un produit issu d’une tradition de fabrication de Rethel.
- Le trésor de Rethel est un ensemble d'orfévrerie gallo-romaine, découvert fortuitement à Rethel le 5 octobre 1980. Il est de nos jours conservé à Saint-Germain-en-Laye au musée d'archéologie nationale.
Sport [modifier]
Rethel accueille une équipe de roller in line hockey appelé RHRA (Roller Hockey Rethel Ardennes) dont l'équipe Elite est championne d'Europe, de France et de la coupe de France.
Lieux et monuments [modifier]
- Église Saint-Nicolas de Rethel
Du vieux Rethel, le plus spectaculaire témoin reste la belle église Saint-Nicolas (XIIe et XIVe siècles) « Certainement une des plus belles et des plus spacieuses de la région : une merveille incontestable avec un portail délicieux » selon Paul Verlaine. Elle a survécu, non pas parce qu'elle fut épargnée par les deux guerres mondiales, grandes dévoreuses de vies humaines et de monuments historiques, mais parce qu'elle fut reconstruite, obstinément. Le chantier dura assez longtemps. Sa grosse tour-clocher de 50 mètres de haut où s'empilent étage après étage les ordres doriques, ionique et corinthien, ne retrouva ses cloches qu'en 1962. L'église est remarquable par sa curieuse double nef, et son magnifique portail latéral de style gothique flamboyant, digne d'une cathédrale. Elle fut classée Monument historique en 1862[8]. - L'Église Saint-Pierre à Pargny-Resson.
- L'Église Saint-Remi ;
- La chapelle de l'hôpital ;
- Les deux portes du château Mazarin ;
- Le musée du Rethelois et du Porcien ;
- Le belvédère ;
- La croix d'Ardalu ;
- La bibliothèque ;
- L'hôtel de ville ;
- Le cimetière militaire ;
- Woinic est un énorme sanglier de fer de 8,5 mètres de haut qui se situe à 15 km au nord de Rethel sur la sortie Faissault et Saulces-Monclin sur l'autoroute A34 .
Personnalités liées à la commune [modifier]
Célébrités [modifier]
Rethel est le lieu de naissance de :
- Robert de Sorbon, né le 9 octobre 1201 à Sorbon, près de Rethel, mort le 15 août 1274 à Paris, théologien français, le fondateur de la Sorbonne.
- Louis Christophe François Hachette (1800-1864), éditeur
- Jacques Boucher de Crèvecœur de Perthes (1788-1868), géologue et paléontologue
- Henri Jadart (1847-1921), juge puis conservateur de la Bibliothèque et du Musée de Reims.
- Jean-Baptiste Reberotte-Labesse (1794-1875), docteur-médecin, maire de Rethel en 1869 et 1870, chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie.
- Maurice Maillot (1906-1968), acteur de cinéma.
- Marcel Kienné de Mongeot (1897-1977), Fondateur du naturisme en France.
Rethel est l'ancien lieu de résidence de :
- Paul Verlaine, le poète fut engagé comme professeur à Rethel, il y enseigna le français, l'anglais, l'histoire et la géographie.
- Louis Jouvet (1887-1951), comédien, y passa son enfance (sa mère étant originaire de la ville).
- Jules Mazarin (1602-1661), cardinal, premier ministre de Louis XIV (la ville s’appellera d’ailleurs "Duché de Mazarin" jusqu’à la Révolution française[réf. souhaitée])
- Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé (1747-1814), homme politique et commissaire de la Convention aux armées de la République est décédé dans cette ville.
- Théodore Karcher ( -1885), journaliste.
Rethel fut représenté à la Chambre des députés par :
- Louis Mortimer Ternaux (1808-1872), historien et homme politique français.
Jumelages [modifier]
Pour approfondir [modifier]
- Rethel est une étape de la Route du Porcien.
- Sorbon est un village, à proximité, qui a donné son nom, grâce au chanoine Robert de Sorbon (le nom du village se transformait souvent en nom de famille au Moyen Âge), à la Sorbonne (Université de Paris).
- Pargny-Resson est un village proche de Rethel, et qui est rattaché à la ville.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
- C'est-à-dire (par ordre alphabétique) Acy-Romance, Rethel et Sault-lès-Rethel selon la nouvelle délimitation définie par l'INSEE en 2010
Références [modifier]
- Unité urbaine de Rethel
- Composition de l'aire urbaine de Rethel selon le nouveau zonage de 2010
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville », in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p. 122 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry)
- Les maires de Rethel, sur www.francegenweb.org. Consulté le 18 juin 2010.
- Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
- Notice no PA00078488, base Mérimée, ministère français de la Culture
- INSEE : Population légale 2008 de la commune entrée en vigueur le 1er janvier 2011
