1974

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1974 (MCMLXXIV en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1974, voir -1974.

Années :
1971 1972 1973  1974  1975 1976 1977

Décennies :
1940 1950 1960  1970  1980 1990 2000
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada (Nouveau-Brunswick, Québec), États-Unis) • Asie • Europe (France (Paris), Italie, Suisse) • Océanie


Chronologies thématiques :
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Calendriers :
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Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

10 septembre : indépendance de la Guinée-Bissau

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1974 au Canada et 1974 au Québec.
  • 7 février : indépendance de la Grenade.
  • 12 mars : Carlos Andrés Pérez, réformiste au pouvoir au Venezuela (fin en 1979).
  • 15 mars : Ernesto Geisel devient président du Brésil. Libéralisation sous contrôle de la vie politique. Arrivé au pouvoir, le général Ernesto Geisel et son conseiller le général Golbery lancent un processus d’ouverture (distensão) qui répond essentiellement à un souci de remédier à des problèmes internes à la l’institution militaire. En vue des élections législatives de novembre, la censure de la presse est levée, et les élections sont moins truquées qu’à l’accoutumée. L’opposition, réunie dans le MDB (Movimento Democrático Brasileiro), atteint 50 % des voix aux sénatoriales contre 34,7 % pour le parti officiel ARENA (Aliança Renovadora Nacional). Le gouvernement réagit en s’assurant le contrôle du travail législatif et en empêchant toute progression de l’opposition.
  • Mars : au Chili, les militaires rendent public un « manifeste » dans lequel ils affirment que le régime ne serait pas une parenthèse et qu’ils ambitionnent la création d’une « démocratie purgée de ses vices ».
  • Avril : la pire éruption de tornades, dite du « Super Outbreak », en Amérique du Nord a lieu les 3 et 4 avril. Les 148 tornades ont fait 330 morts et 5 484 blessés dans treize États américains et l'extrême sud-ouest de l'Ontario au Canada.
  • 1er juillet (Argentine) : mort de Juan Perón qui laisse la place à sa femme Isabel, alors vice-présidente. Comme elle n’a aucune expérience du pouvoir, c’est son conseiller José López Rega qui impose ses vues. Il lance l'escadron de la mort de l’Alliance argentine anticommuniste (AAA) dans la répression politique. L’état de siège est proclamé sur tout le territoire le 6 novembre. Sur le plan économique, l’inflation s’envole. Les différentes factions du péronisme éclatent. Deux groupes péronistes, les Montoneros et la Jeunesse péroniste, annoncent la reprise de la lutte armée. Isabel trouve comme parade de procéder à des augmentations de salaire, ce qui alimente une dangereuse spirale inflationniste.
  • 30 juillet : le français devient la langue officielle du Québec.
  • Septembre : la parodie d’élection au Nicaragua est boycottée par le secteur privé, qui passe dans l’opposition. Anastasio Somoza Debayle est porté au pouvoir (1er décembre).
  • 15 novembre[7] : élections législatives au Brésil. Le Mouvement démocratique du Brésil, parti d’opposition au gouvernement militaire, obtient 59 % des voix.
  • Novembre : les civils sont chassés du gouvernement en Bolivie.
  • 30 décembre : réforme agraire[8] et plan national de développement économique au Honduras, qui prévoit la participation active de l’État. Le plan bénéficie du soutien des organisations syndicales, mais les secteurs patronaux critiquent l’interventionnisme de l’État qui se concrétise par la création le 9 juillet[9] de la Corporation nationale d’investissements (Corporación Nacional de Inversiones, CONADI).
  • Décembre : au Nicaragua, l’opposition fonde une Union démocratique de libération (Unión Democrática de Liberación, UDEL). Le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), actif depuis 1961, réalise une spectaculaire prise d’otages qui relance ses activités. L’Église catholique critique les exactions des militaires. L’opposition au régime est générale, mais reste divisée quant à la stratégie à adopter : négociation avec Somoza (États-Unis et UDEL) ou abattre le régime (FSLN). Le FSLN lui-même est divisé en trois tendances.
  • Reprise des négociations entre Panama et les États-Unis pour la renégociation du traité de 1903 sur la zone du canal.
  • Brésil, l'après choc pétrolier marque la fin de l'embellie économique, le retour de l'inflation, alors que l'endettement asphyxie le pays. Les généraux sont discrédités.
  • Chili : pour lutter contre le déficit public, Pinochet abandonne tous les types de subventions. Seul le budget de la défense augmente de 65 % en 1974. Contre l’inflation, il interdit toute activité syndicale de sorte qu’aucune pression ne s’exerce sur les salaires.
  • Programme de privatisation au Chili (96 % des entreprises publiques).

États-Unis[modifier | modifier le code]


  • Henry Kissinger se rapproche de Paris à la fin de l’année.
  • Le Congrès approuve l’amendement Hughes-Ryan qui place la CIA sous la haute surveillance de la Chambre et du Sénat.
  • Stagflation aux États-Unis : la production stagne ou décroît tandis que l’inflation s’accélère (le PIB baisse de 1,4 % en 1974-1975 tandis que l’indice des prix de détail augmente de 21 %).
  • 1397,4 milliards de dollars de PNB.
  • Léger excédent commercial
  • Le budget fédéral atteint 291,1 milliards de dollars.
  • 8,1 milliards de dollars de déficit.
  • 5,0 % de chômeurs

Asie[modifier | modifier le code]

  • 3 janvier[11] : nouvelle Constitution en Birmanie instituant un régime à parti unique.
  • 19 janvier : la marine chinoise s’installe aux îles Paracel qu’elle revendique au détriment du Sud Viêt Nam.
  • 27 janvier - 17 février[12] : le Front national remporte les élections en Birmanie. La république populaire socialiste de Birmanie est proclamée après un référendum. La nouvelle Constitution de 1974 transfère le pouvoir du parti unique du Conseil révolutionnaire militaire à une Assemblée du Peuple dirigée par Ne Win et d’autres anciens dirigeants militaires. Les insurrections ethniques qui éclatent dans les États kachin et shan, continuent à refuser l’accès d’importantes régions (surtout la partie birmane du Triangle d'or, fournisseur essentiel du marché mondial de l’opium) au contrôle du gouvernement. L’insurrection du Parti communiste de Birmanie garde le soutien officiel de la Chine. U Nu, réfugié en Thaïlande, appelle sans succès au renversement du gouvernement Ne Win.
  • Janvier - mars (Inde) : émeutes dans le Gujerat et le Maharashtra (janvier), puis au Bihâr (mars). Le Gujerat est placé sous le president’s rule (gouvernement direct du pouvoir central).
  • 5 avril[13] : un gouvernement provisoire d’union nationale dirigé par Souvanna Phouma et un conseil facultatif politique sont mis en place au Laos. Un accord prévoit le retrait de toutes les forces étrangères et la neutralisation de Vientiane et de Luang Prabang.
  • Avril :
    • Le parti du Congrès du Sikkim enlève tous les sièges de l’Assemblée.
    • Accord tripartite entre l’Inde, le Bangladesh et le Pakistan. Reconnaissance par le Pakistan de la république du Bangladesh.
  • Les gouvernements américains et népalais retirent leur aide à la guérilla tibétaine du Mustang, enclave tibétaine du Népal.
  • Taux record d’inflation de 27 % en Inde. Régression économique. Le secteur privé, menacé d’étatisation, perd son dynamisme. Le budget de l’État accuse un déficit budgétaire grandissant.

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • 18 janvier : accord du « kilomètre 101 » entre Israël et Égypte à la suite de la navette de Henry Kissinger des 10-18 janvier. Les forces israéliennes se retirent sur une ligne distante d’environ 20 km du canal de Suez. Une zone tampon est créée entre les deux armées et occupée par la FUNU.
  • 25 février : l’Arabie saoudite conditionne la fin de l’embargo à un désengagement d’Israël du Golan. Israël refuse un retrait total et les tensions reprennent sur le Golan.
  • 18 mars : Sadate obtient toutefois la levée de l’embargo sur le pétrole.
  • Avril : l’Iran soutient la résistance kurde en Irak. En avril, les forces armées officielles reprennent le contrôle des plaines mais les régions montagneuses restent entre les mains des rebelles.
  • 31 mai[15] : un accord syro-israélien est signé. Les forces israéliennes acceptent de se retirer au-delà de la ligne de juin 1967 en échange de fournitures d’armes américaines.
  • 12 - 18 juin : Richard Nixon effectue au Moyen-Orient un voyage triomphal consacrant la diplomatie américaine.
  • 26 - 29 octobre : l’OLP est déclarée par une conférence des chefs arabes à Rabat « seul et unique représentant du peuple palestinien ».
  • 30 octobre : conférence des dix-neuf membres de l’OPEP à Genève. L’Arabie saoudite est disposé à une réduction des prix du brut mais se heurte à l’opposition de l’Algérie, de l’Irak et de l’Iran.
  • 13 novembre : Yasser Arafat est reçu à l'ONU, l'OLP reçoit le statut d'observateur, et le peuple palestinien se voit reconnaître par l'assemblée générale le droit « à la souveraineté et à l'indépendance nationale ».
  • Premiers attentats en Égypte perpétrés par des groupes islamistes se réclamant de la pensée de Sayyid Qutb. Ils sont démantelés par une répression policière efficace.

Europe[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1974 en France, 1974 en Italie et 1974 en Suisse.
16 mai : le nouveau chancelier allemand, Helmut Schmidt
  • 1er janvier[16] : retour des institutions locales en Ulster. Le gouvernement est confié à un exécutif associant les unionistes modérés de Brian Faulkner et les nationalistes non-violents du parti travailliste social-démocrate.
  • 19 janvier[17] : la France abandonne la défense des parités fixes, mais ajustables, au profit du flottement autonome du franc. Sa sortie du serpent monétaire européen réduit ce dernier à un mécanisme croupion.
  • 10 février (Espagne) : le Premier ministre Carlos Arias Navarro annonce un plan de libéralisation : élection de maires et du conseil municipal, élargissement de la fraction élue des Cortes, libéralisation des associations politiques et syndicales. Le projet n’arrivera pas à terme, les franquistes intransigeants en bloquant la réalisation.
  • 13 février : expulsion d'Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, à la suite de la publication de L'Archipel du Goulag.
  • 28 février : défaite des conservateurs aux législatives anticipées au Royaume-Uni. Harold Wilson se montre impuissant à convaincre les syndicats de modérer leurs revendications salariales sous peine de relancer la spirale inflationniste. Le TUC s’oppose fermement à son projet de limiter la hausse des revenus à 5 %.
  • Chypre compte 80 % de Grecs et 20 % de Turcs.
  • Espagne : les recettes touristiques représentent 22 % de la valeur totale des importations.
  • Royaume-Uni : le taux de natalité tombe à 13 ‰. La mortalité est stable autour de 12 ‰. Les salaires augmentent en moyenne de 28 % en 1974 contre un gain de productivité de 0,5 %, ce qui alimente l’inflation.
  • Le Portugal compte 450 000 journaliers.
  • 33 % d'augmentation des prix au Portugal dans les six mois précédant la révolution.

Océanie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 1974 en Nouvelle-Calédonie.

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

30 novembre : Une équipe d'archéologues dirigée par Yves Coppens, Donald Johanson et Maurice Taïeb découvre 52 ossements d'une australopithèque de 3,2 millions d'années, nommée Lucy en référence à une chanson des Beatles, Lucy in the sky with diamonds.

Arts et culture[modifier | modifier le code]

Naissances en 1974[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Catégorie:Naissance en 1974

Décès en 1974[modifier | modifier le code]

Voir aussi : Catégorie:Décès en 1974

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Communiqué final de la conférence de Washington (13 février 1974)
  2. books.google.com
  3. Site de l'Armée Libanaise
  4. Les principales dates de l'histoire du Sénégal
  5. Senghor reconnaît le parti de Wade :: Jeune Afrique
  6. Histoire du Sahara occidental
  7. http://www.ipu.org/parline-f/reports/arc/BRAZIL_1974_F.PDF
  8. ina.hn
  9. Ley Para La Cancelacion Y Liquidacion De La Corporacion Nacional De Inversiones (Conadi)
  10. Richard M. Nixon
  11. (en) « Myanmar's slow road to a new constitution », sur Reuters
  12. Myanmar Information Committee, Yangon
  13. Grands événements 1965-74
  14. perspective.usherbrooke.ca
  15. AbouRjeily.com - La guerre de 1975
  16. Sortir de la violence en Irlande du Nord ? (Partie 1) - Cultures & Conflits
  17. (en) Prononciation du titre dans sa version originale [[Media:{{{1}}}|Écouter]]Allocution de Valéry Giscard d'Estaing (RTL, 19 janvier 1974)