Le Croisic

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Le Croisic
La côte sauvage.
La côte sauvage.
Blason de Le Croisic
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Le Croisic (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cap Atlantique
Maire
Mandat
Michelle Quellard
2014-2020
Code postal 44490
Code commune 44049
Démographie
Population
municipale
4 043 hab. (2011)
Densité 898 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 38″ N 2° 30′ 33″ O / 47.2938888889, -2.5091666666747° 17′ 38″ Nord 2° 30′ 33″ Ouest / 47.2938888889, -2.50916666667  
Altitude Min. 0 m – Max. 20 m
Superficie 4,5 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lecroisic.fr

Le Croisic est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Le Croisic fait historiquement partie de la Bretagne. La commune, bordée par l'océan Atlantique, dispose d'un port.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Croisic dans le département de la Loire-Atlantique
Côte rocheuse de la pointe du Croisic, sur le lieu-dit « Port aux Rocs ».

Le Croisic est situé sur le littoral de la Loire-Atlantique, au nord-ouest de la presqu'île du Croisic, et à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Saint-Nazaire.

Les communes limitrophes sont Batz-sur-Mer à l'est et La Turballe au nord, dont elle est séparée par les traicts du Croisic.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le Croisic, Batz-sur-Mer et Le Pouliguen se tiennent sur d'anciens îlots rocheux aux paysages très variés reliés au continent par un dépôt de sable qui a aussi formé plus à l'est la dune de La Baule.
Au nord de la commune, se trouve le port d'échouage situé à l'entrée du Grand traict (l'un des deux bras de mers s'enfonçant dans les terres et alimentant les marais salants)[1]. Ainsi placé sur une sorte d'estuaire, il est d'autant plus protégé des caprices de l'océan que depuis 1840 une digue en granite de 850 mètres de long, la jetée du Tréhic, la protège à l'ouest des vents et courants venus du large. C'est autour de son port que s'est développé le bourg. En face, en direction du nord, à environ 550 mètres de celui-ci, se trouve l'extrémité sud de la pointe de Pen-Bron (sur le territoire de la commune de La Turballe) avec les bâtiments du centre hélio-marin. Cette pointe est reliée également au continent par des dépôts de sable qui ont formé la dune de Pen-Bron.
Ces deux ceintures de sable ont ainsi isolé cette zone marine que sont les traicts, aux eaux plus calmes que l'océan et qui s'est ainsi transformée en vasière, aménagée depuis plus de mille ans pour former les Marais salants de Guérande. Au sud des traicts, la presqu'île du Croisic est l'un des rares exemples de double tombolo (île que le sable finit par relier au continent). Au nord-ouest, ouest et sud de la commune, la côte, rocheuse et dunaire, moins densément urbanisée, a été baptisée Côte Sauvage. On peut voir l'écume des vagues, portée par le vent, jusque sur la route longeant ce littoral. L'intérieur de cette partie de la presqu'île constitue sans doute le dernier reliquat rural, autour de Pé la Mer, jusqu'à la côte Ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions écrites datent de 1406 (Le Croezic) et de 1487 (Kroizic). Le Croisic possède également un nom gallo, la langue d'oïl de Haute-Bretagne : Le Croèzic (écriture ELG)[2].

Deux hypothèses étymologiques existent :

  • Celle se basant sur lesdites mentions et sur une étymologie en lien avec celles-ci : Kroaz = « croix » en breton lié à la terminaison diminutive " -ic (équivalent de -ig[3]). Le Croisic, signifierait dans ce cas, « La Petite Croix »[4] [5].
  • Celle se basant sur l'appellation locale Ar Groazig, donnée Au Croisic et composée de l'article ar qui correspond à « le » ou « la », où Groaz est traduit par « grève »[6]. Le Croisic signifierait dans ce cas « La Petite Grève », nom fort bien approprié à sa situation : le port qui donne sur le traict, très sablonneux, ayant à redouter l'amoncèlement de dunes marines. Cependant, il est à noter que groaz possède une autre acception : « croix », on en reviendrait donc à la première hypothèse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Source : V. Vatier D'Ambroyse, Côtes vendéennes de Lorient à La Rochelle, Ed. Sanard Et Derangeon,‎ 1892, 424 p.

Le Croisic est une petite ville, d'origine très ancienne, dans laquelle on a voulu retrouver l'un des ports bretons désignés par Ptolémée. Dès le milieu du Ve siècle, le Croisic devint une station préférée des marins saxons. Plusieurs fois ils battirent les Romains et quand, battus eux-mêmes, ils se voyaient forcés de se retirer, ce n'était jamais pour longtemps, car leurs compatriotes accouraient du nord à la rescousse : la position offrant trop d'avantages pour être négligée par ces habiles marins.

Avant l'établissement des grands ports militaires de Bretagne, le Croisic possédait une véritable importance. Il armait de forts navires, et à toutes les époques de l'histoire du duché de Bretagne, on retrouve avantageusement son nom. La fidélité de ses habitants aux ducs d'abord, puis aux rois de France, héritiers des ducs, resta si complète que des privilèges considérables lui furent assurés. Nicolas Bouchart, amiral de Bretagne né à Batz[7], tenant pour Jean de Montfort, fortifia la ville et y bâtit un château en 1355. Il réparait ainsi le mal que Louis de La Cerda, partisan de Charles de Blois, avait fait au port treize ans auparavant.

Le duc François II arma une flotte au Croisic, et accorda aux habitants plusieurs privilèges dont ils se montrèrent reconnaissants. Non seulement ils firent lever à l'armée de Charles VIII le siège de Nantes, mais encore ils contribuèrent à reprendre la ville de Vannes, enlevée par les Français. Plus tard, l'union de la Bretagne et de la France ayant été consommée, les Croisicais ne marchandèrent pas leur dévouement au nouveau souverain. Ils s'occupèrent avec ardeur des armements nécessaires pour réprimer les incursions des Anglais sur les rivages bretons. Quatre de leurs navires obtinrent l'honneur de la journée où si malheureusement périt le trop impétueux Portzmoguer (Primauguet) et où fut détruit le fameux vaisseau la Cordelière, construit par la reine Anne de Bretagne (1513).

La chapelle du Crucifix

« Le 29 avril 1557, dit Ogée, les habitants du Croisic écrivirent au duc d'Étampes, gouverneur de Bretagne, pour lui apprendre qu'ils avaient chassé les Espagnols de Belle-Île-en-Mer et pris une de leurs barques, où il s'était trouvé du sucre et des olives, et lui annoncer qu'ils lui conservaient quatre pains de sucre et un baril d'olives provenant de cette prise. »

Jusqu'en 1597, le Croisic resta au rang des plus fortes places bretonnes ; mais à cette époque Henri IV, vainqueur de la Ligue, acheva de pacifier le comté nantais. Le capitaine La Tremblaye vint assiéger et réduisit la ville, dont il démolit les fortifications et le château. À cette occasion surgit une réminiscence du célèbre épisode du siège de Calais par Édouard III. Le capitaine avait imposé au Croisic une rançon de trente mille écus, somme considérable. On cherchait vainement à satisfaire le vainqueur ; alors vingt-deux habitants notables, désirant éviter à leur ville la continuation des représailles exercées par les troupes s'offrirent en otage. Les pauvres gens ne s'attendaient point à être si mal récompensés de leur belle action… Soit faute de ressources, soit pour toute autre cause, leurs concitoyens les laissèrent en prison. À grand peine, et après nombre de suppliques, purent-ils obtenir que la rançon dont leur personne répondait fût répartie sur la paroisse entière !

Un des derniers faits d'armes concernant le Croisic se passa, le lendemain de la bataille des Cardinaux le 21 novembre 1759. L'amiral de Conflans, « par une manœuvre sans excuses comme sans précédents dans la marine française [son vaisseau et son équipage étaient intacts], fit couper les câbles du Soleil-Royal et vint s'échouer à l'entrée du port vers sept heures du matin ». Le Héros, complètement désemparé, venait aussi faire côte à ce même port. L'épilogue du terrible combat devait être lamentable. Le maréchal français ordonna de brûler son vaisseau, quoiqu'il y ait lieu de croire que le Soleil-Royal pouvait être sauvé. Cet ordre fut exécuté, mais les Britanniques « voulurent avoir leur part dans l'incendie », et deux jours après, le 24 novembre, cinq chaloupes ennemies vinrent brûler le Héros. Ceci encore se passa sous les yeux de Conflans !

Quinze jours environ s'écoulent, et l'amiral britannique s'avise qu'il doit envoyer retirer les canons des vaisseaux incendiés. En conséquence, il adresse aux Croisicais un ultimatum portant « que si l'on tentait de s'y opposer [au retrait des canons], il bombarderait la ville et la réduirait en cendres ». Mais sir Edward Hawke n'avait plus affaire à M. de Conflans. Les Croisicais, loin de se montrer effrayés par ses menaces, refusèrent de laisser enlever les pièces. Irrités, les Britanniques s'embossèrent et ouvrirent le feu. Pendant trois jours, les champs furent sillonnés par des boulets. Une bombe tomba dans le milieu du Croisic, devant la porte principale de l'église. Les habitants n'en persévérèrent pas moins dans leur patriotique résolution, et les assaillants durent renoncer à de nouveaux trophées d'une victoire dont ils avaient déjà tant de preuves. Longtemps, on travailla à l'extraction de l'artillerie et des débris des deux bâtiments. Un hardi plongeur, nommé Corron, ou Gotton, né au Croisic, et dont, disait-on, « la fortune était au fond de l'eau », rendit d'immenses services en cette circonstance.

Ainsi le Croisic, soit en se défendant, soit en arrachant aux ennemis nos épaves, se montrait digne de son antique réputation, et des lettres patentes qui lui avaient été octroyées, en 1618, par Louis XIII ; pour récompenser « le zèle des Croisicais à défendre, à leurs frais et dépens, le territoire, nous les dispensons de toute solde, impault et subsides… »

Au XIXe siècle, le Croisic possédait un très joli petit port, très gai, très riant, très animé par un actif va-et-vient de navires caboteurs et de barques de pêche, surtout au moment du passage de la sardine. Les marais salants et les bains de mer, ces derniers très fréquentés, entretiennent la prospérité de la ville. La bourgeoisie des environs, nantaise en particulier, profite de l'arrivée du train pour descendre dans la jeune station balnéaire. Un drame au bord de la mer de Balzac a pour cadre Le Croisic et la Grande Côte. L'écrivain séjournait non loin, en 1834 avec Laure de Berny, à Batz-sur-Mer quand il rédigeait ce court récit romanesque.

Vue panoramique de la baie de Castouillet
Lecroisic.jpg


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le breton a toujours été présent au Croisic, comme le prouve la toponymie.

En 1700, une carte montre la paroisse clairement en zone bretonnante et non en zone francophone[8].

En 1911, l'enquête sur la langue bretonne de la presqu'île de Batz est effectuée au Croisic chez une dame de 72 ans[9]. Les Croisicais ne parlent en réalité aujourd'hui que rarement cette langue, et ce uniquement grâce à l'arrivée saisonnière de pêcheurs cornouaillais. La pratique du breton local dit de Batz-sur-mer a disparu à la fin du XIXe siècle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Menhir de la Pierre Longue, datant du Néolithique, situé sur le front de mer, avenue de la Pierre-Longue.
  • Chapelle du Crucifix des XVe et XVIe siècles
  • Chapelle Saint-Goustan des XVe et XVIe siècles
  • Église Notre-Dame-de-Pitié des XVe et XVIe siècles. Cette curieuse église domine le port de sa tour lanterne du XVIIe siècle, haute de 56 mètres. L'intérieur présente une nef courte, un chevet plat éclairé d'une baie flamboyante, et trois bas-côtés.
  • Croix de Kervaudu du XVIIe siècle
  • Hôtel d'Aiguillon : bâti vers 1675, il a abrité la mairie.
  • Manoir de Kervaudu : gentilhommière datant de la fin du XVe siècle. Ce domaine de l'homme noir (« Kervaudu ») a notamment appartenu à Aubin Le Roy, un des premiers protestants de la ville, et au peintre néo-impressionniste Ferdinand du Puigaudeau. C'est le premier manoir breton à être classé monument historique en 1921. Il est l'une des expressions les plus simples du manoir breton.
  • Maisons anciennes. Pour découvrir ces belles demeures en encorbellement et à pans de bois, il faut parcourir les petites rues proches de l'église.
  • Le Mont-Esprit, immédiatement à l'Ouest de la gare. Haut de 30 mètres, ce monticule doit sa présence depuis le Moyen Âge, aux Scandinaves venus acheter du sel. Le lest (qui donna le "lest pris"), relâché au Croisic donna également naissance aux jonchères du port (Grande, Petite, Criée et Prince), ainsi qu'au Mont-Lénigo (18 m). Au XIXe siècle, le Mont-Esprit fut aménagé en parc, surmonté d'un promontoire hélicoïdal. Au sommet, le regard embrasse une large vue, de Batz à l'océan.
  • L'ancienne criée de la place Boston (une halle à marée), datant de 1878, accueille maintenant des concerts et des expositions.
  • La nouvelle criée, ouverte sur la jonchère du Lénigo en avril 1982, est gérée actuellement par une société d'économie mixte où le conseil général de la Loire-Atlantique est majoritaire. Non ouverte au public, elle est le lieu où s'effectuent les transactions entre pêcheurs et mareyeurs.
  • Phare du Tréhic : construit de 1869 à 1872 par l'ingénieur des ponts et chaussées Chatonay et l'entrepreneur nantais Pierre Jeanneau sur le musoir de la jetée du Tréhic, électrifié en 1950, il signale l'accès au port du Croisic qui peut être gêné par des hauts-fonds. Sa tourelle de neuf mètres de haut en pierres de taille des carrières de Batz-sur-Mer est surmontée d'une lanterne métallique, remplacée en 1963, aux vitres teintées de vert.
  • Manoir de Pen Castel : Propriété des Lorieux, la seconde belle-famille d'Henri Becquerel qui y mourut en 1908.
  • Océarium du Croisic, inauguré en 1992, il remplace l'ancien « Aquarium de la Côte d’Amour » (créé en 1972) qui se trouvait alors sur le port. Avec ses 4 000 spécimens, il est l'un des rares aquariums à présenter un panel aussi diversifié de la faune atlantique.
  • Parc de Penn Avel : ancienne villégiature du XIXe siècle endommagée par la Guerre. Le parc entièrement boisé a été racheté dans sa majeure partie en 1977 par le Conservatoire du littoral et est ouvert au public depuis 1979 sur plus de 9 hectares après la rénovation du logis du gardien. Une seconde phase de travaux a permis en 1987 entre autres la restauration de la villa principale qui comprend un centre de formation aux métiers de la Mer. L'autre partie de l'ancienne propriété a été rachetée par la commune : Elle est occupée aujourd’hui par le parc des sports. Elle abrite également le Moulin de la Providence dont la rénovation est aujourd'hui quasiment achevée : Ce moulin est accessible depuis le Parc de Penn Avel et peut se visiter.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la croix de gueules cantonnée de quatre mouchetures d'hermine de sable (au XVe siècle, la croix était de sable).
Commentaires : Armes aujourd'hui semblables à celles de la famille de Terves ; blason sculpté vers 1630 en l'hôtel de Coislin. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. La croix de gueules rappelle le champ du blason de Nantes (Nantes qui, rappelons-le, fût une des capitales de la Bretagne).
Blason ville fr Le Croisic (Loire-Atlantique) alternatif.svg

Victor Adolphe Malte-Brun, dans La France illustrée de 1882, nous propose une autre version : D'azur, à la croix d'argent, cantonnée de quatre mouchetures d'hermine d'or. Cette version n'a pas cours aujourd'hui et il semble même douteux qu'elle ait existé un jour : les mouchetures d'hermine, symbole de la Bretagne, sont toujours de sable sur champ d'argent, et ici on semble plutôt avoir affaire à une vision très « France » : champ d'azur et mouchetures d'hermine d'or, alternative « bretonne » au champ d'azur et fleurs de lys d'or habituel.

Blason de la famille de Terves et blason du Croisic :

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Devise[modifier | modifier le code]

La devise du Croisic : Crociliacis Signum Insigna. Traduction littérale française : Le signe de la croix.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1633   Guillaume André    
1640   Jacques de Drézigué    
1646   René Maillard    
1650   Paul Maillard    
1687   Guillaume André    
1712   Paul Maillard   sieur des Forges
1718   Jean André   sieur des Jardins
1742   Louis Maillard   sieur de Ker Roux
1765 1782 René David de Drézigué   armateur, député aux États de Bretagne
-   -    
1793 1793 René David de Drézigué   armateur, député aux États de Bretagne ; maire pour la seconde fois, exerce durant trois jours pendant le soulèvement royaliste, et est fusillé par les républicains en 1793
-   -    
- < 1800 Yves Chellet   médecin
1793 1795 Pierre Chevalier    
1796 1797 Jean Langevin    
1797 1797 Jean Horveno    
1797 1799 Pierre Calvé    
1799 1801 Paul Gaudin    
1802 1806 René Frogier    
1806 1820 Jean Gaillerand    
1820 1832 Joseph Tessier    
1832 17/10/1837 Vincent Caillard    
17/10/1837 1839 Hippolyte Calvé    
1839 1845 Louis Le Barbier de Pradun    
1845 1865 Édouard Benoît    
1865 1871 Augustin Amelot    
1871 1908 Augustin Maillard    
1908 1920 Emmanuel Provost    
1920 1928 Joseph Butat    
1928 1939 Auguste Masson    
1939 1948 Charles Nourry    
1948 1954 Constant Germon    
1954 1971 Jean Clenet    
1971 1977 Léon Le Cléac'h    
1977 1983 Pierre Thomère    
1983 1986 Louis Jaunay    
1986 1986 Jacques Guilleux    
1986 1989 Jean Auffret    
1989 1995 Marcel Laurent    
juin 1995 mars 2008 Christophe Priou RPR puis UMP cadre de Chambre de Commerce et d'Industrie, membre puis vice-président du conseil général de la Loire-Atlantique, député depuis 2002
mars 2008 en cours Michèle Quellard[Note 1],[10],[11] Divers droite  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee en 2010, Le Croisic est une commune urbaine, une des 11 communes de l'unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic[12] ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire[13] et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire[14].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 043 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 161 2 310 2 212 2 308 2 288 2 471 2 539 2 402 2 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 201 2 182 2 416 3 344 2 151 2 354 2 459 2 418 2 428
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 427 2 462 2 463 2 274 2 368 2 496 2 721 3 426 4 086
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 017 4 102 4 243 4 313 4 428 4 267 4 121 4 073 4 043
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[17])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (45,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Le Croisic en 2009 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
2,8 
13,3 
75 à 89 ans
20,8 
26,6 
60 à 74 ans
26,1 
21,0 
45 à 59 ans
18,7 
14,8 
30 à 44 ans
13,4 
12,1 
15 à 29 ans
9,1 
11,5 
0 à 14 ans
9,1 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Économie[modifier | modifier le code]

Activités principales : pêche, conchyliculture, tourisme.

Il existe le projet d’un important parc éolien en mer au large de la côte du sud du Croisic, en direction du sud-ouest, composé de 80 éoliennes d'une capacité unitaire de 6 MW, soit une puissance totale de 480 MW, sur une zone de 78 km² localisée à un peu plus de douze kilomètres du littoral. La phase active des travaux devrait se dérouler à partir de 2016, pour une mise en service programmée en 2018.

Transport[modifier | modifier le code]

L'accès du Croisic par la route se fait exclusivement par D245 qui traverse le bourg de Batz-sur-Mer, et qui constitue le seul axe routier est-ouest, sur une largeur d'environ 130 mètres à la limite des deux communes, entre l'Océan et les Marais salants, au niveau de la plage Valentin. Cette situation est à l'origine de la formation d'embouteillages les jours de grande affluence.

La commune possède sa propre gare SNCF, terminus de la ligne en provenance de Saint-Nazaire, prolongement de la ligne venant de Tours, qui est actuellement desservie par la ligne 1 du TER Pays de la Loire, par le TER Interloire et les TGV en provenance notamment de Paris-Montparnasse.

En outre, les autocars départementaux du Réseau Lila, notamment par les lignes E (Le Croisic - La Baule - Saint-Nazaire), P (Guérande - Le Pouliguen - Le Croisic) et la ligne interne Croisi'bus, desservent en tout 21 arrêts situés sur le territoire de la commune.

Les opérations d'urbanisation du centre de la presqu'île[modifier | modifier le code]

En 2005-2006 a eu lieu une opération de dynamisation du centre de l'île, par la construction de plusieurs lotissements d'habitats individuels. L'objectif était de permettre aux familles, en particulier les jeunes, de pouvoir s'ancrer dans la presqu'île, au lieu d'avoir à aller vivre à Saint-Nazaire ou Nantes.

Écologie[modifier | modifier le code]

Le traict du Croisic alimente une vaste étendue à l'intérieur des terres

Les traicts du Croisic, zone humide au nord, sur les territoires des communes du Croisic, de Batz-sur-Mer, de Guérande et de La Turballe, est une zone pseudo fermée, où seul un étroit passage entre le port du Croisic et la pointe de Pen-Bron permet le passage de la mer. Ce goulet d'étranglement fait moins de 300 mètres de large, alors qu'il alimente une étendue de plus de 4 kilomètres de diamètre. Il provoque ainsi de forts courants marins, particulièrement puissants lors des fortes marées, du fait du volume d'eau passant d'un côté à l'autre.

Cette zone du traict permet à l'eau salée de rentrer profondément dans les terres, sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, et d'alimenter en particulier les marais salants de Guérande. C'est aussi et surtout une zone écologiquement très riche, où l'Homme, par les marais salants, contribue au maintien de cet éco-système fragile. Le traict est d'ailleurs classé zone Natura 2000, réseau européen qui « a pour objectif de maintenir les espèces et les habitats d’intérêt communautaire dans un bon état de conservation »[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Farid Abdelouahab (dir.) (préf. Jack Lang), Regards objectifs : Mieusement et Lesueur photographes à Blois, Paris, Somogy,‎ 2000, 183 p. (ISBN 2-85056-436-2), p. 64-65
    Photographies de Séraphin-Médéric Mieusement de la chapelle Saint-Goustan en 1887.
  • Renée Guillemin et Gérard Locu, Le Croisic, hier et aujourd'hui, Éditions des Paludiers,‎ 1979, 99 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélue en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation des Traicts du Croisic
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. Claude V. Cillart de Kérampoul, in Dictionnaire françois-breton ou françois-celtique du dialecte de Vannes, p.25
  4. E. Nègre, in Toponymie générale de la France, Volume 2, Librairie Droz, 1991, p. 1041
  5. Hervé Abalain, in Noms de lieux bretons, éd. Les Universels Gisserot, p. 65
  6. Jules Sincère, in Aux amants de la mer, Impr. L. Badel (Châteauroux), p.147
  7. Fernand Guériff & Gaston Le Floc'h, Terroirs du pays de Guérande, Éditions Label LN - Brest 2006 (ISBN 2 915915 14 8)
  8. http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.garwood-voigt.com/catalogues/H22415BretagneValk.jpg&imgrefurl=http://www.garwood-voigt.com/catalogues/france.htm&usg=__vN0So0dBrE_hgbDwy2KvSeFZeCs=&h=469&w=566&sz=102&hl=fr&start=5&um=1&itbs=1&tbnid=qKVf5D6GgPBINM:&tbnh=111&tbnw=134&prev=/images%3Fq%3DTabula%2Bducatus%2Bbritanniae%2Bgallis%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26tbs%3Disch:1
  9. http://sbahuaud.free.fr/ALBB/_09_Roll%20ar%20parrezio%F9-2.jpg
  10. HippocampeInfo2 Avril 2008
  11. Le Croisic : une femme à la barre
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  13. « Zonage en aires urbaines 2010 de Saint-Nazaire (046) », sur insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012).
  14. « Carte thématique », sur statistiques-locales.insee.fr, Insee (consulté le 30 novembre 2012) ; cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Le Croisic 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
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  20. http://www.natura2000.fr/-Les-objectifs-de-Natura-2000-
  21. Article du Télégramme du 12/09/2010