Revin
| Revin | ||
Revin, vue dans l'axe du centre ancien |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Champagne-Ardenne | |
| Département | Ardennes | |
| Arrondissement | Charleville-Mézières | |
| Canton | Revin (Chef-lieu) |
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| Intercommunalité | sans | |
| Maire Mandat |
Alain Roy 2012-2014 |
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| Code postal | 08500 | |
| Code commune | 08363 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
7 214 hab. (2010) | |
| Densité | 188 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 117 m — Max. 469 m | |
| Superficie | 38,42 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-revin.fr | |
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Revin est une commune française, située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne, à l'entrée de la pointe de Givet. Ses habitants sont appelés les Revinois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
4e ville des Ardennes, Revin s'inscrit dans la vallée de la Meuse. Si son bâti ancien la rattache à la pointe de Givet, son caractère industriel la rattache au « Pays du Labeur », qui court de Nouzonville à Laifour. Au fond d'une vallée creusée dans le massif schisteux ardennais, Revin est au cœur des méandres de la Meuse. Elle est située au confluent de cette dernière et de la Faux.
La ville est le point de jonction de deux routes départementales :
- la RD 988 qui, depuis Cliron, conduit à Givet ;
- la RD 1 qui, venant de Rocroi, traverse la commune en direction de Monthermé.
Elle est traversée par la voie verte Trans-Ardennes qui, en longeant la vallée de la Meuse, relie Montcy-Notre-Dame, près de Charleville-Mézières, à Givet, à proximité de la frontière belge.
La commune s'est étendue, en plusieurs périodes, sur trois méandres de la Meuse en six quartiers :
- le centre ancien ;
- La Campagne ;
- le quartier de la Bouverie ;
- le quartier de Sartnizon ;
- le quartier des Bois Bryas ;
- le quartier d'Orzy.
Climat [modifier]
Le climat y est de type océanique à influence continentale, avec des hivers relativement froids, des étés relativement chauds, et des précipitations bien réparties toute l'année.
Attention, ce ne sont pas des données sur une période de 30 ans (1961-1990 est la référence prise pour le réchauffement climatique) mais l'année 2006.
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales moyennes (°C) | 5 | 7 | 11 | 14 | 19 | 22 | 27 | 28 | 19 | 14 | 8 | 5 | 14,25 |
| Températures minimales moyennes (°C) | 0 | 0 | 1 | 3 | 7 | 10 | 12 | 11 | 8 | 6 | 3 | 1 | 5,1 |
| Températures moyennes (°C) | 2.5 | 3.5 | 6 | 8,5 | 13 | 16 | 28 | 29 | 13.5 | 10 | 7,8 | 5.5 | 10.1 |
| Source : [1] | |||||||||||||
Tempête du 14 juillet 2010 [modifier]
La commune a subi d'importants dégâts suite au passage d'une macro rafale le 14 juillet 2010. Le toit d'un collège s'est complètement envolé, des maisons se sont en partie écroulées dans le vieux quartier du « Bas de Revin », et 5 familles ont dû être relogées. Les dégâts sont aujourd'hui visibles sur les collines environnantes, où des milliers d'arbres ont été coupés net par la tempête, et des glissements de terrains et éboulements ont eu lieu en masse suite aux pluies importantes du mois de novembre 2010[1].
Fortes chutes de neige du 5 décembre 2010 [modifier]
La commune a connu le 5 décembre 2010 les plus fortes chutes de neige jamais enregistrées. La neige est tombée sans discontinuer pendant plus de 30 heures. La quantité accumulée est estimée à 43 cm, ce qui a paralysé et isolé la ville qui ne comporte que trois routes d'accès. La commune voisine de Rocroi, elle, a enregistré un cumul de plus de 50 cm, ce qui présente un record historique pour le département des Ardennes.
Histoire [modifier]
Une ancienne terre franche [modifier]
Les traces de Revin dans les écrits datant de l'Antiquité sont rares. Cependant, il est fait référence à une bourgade nommée Ravinium (dû à l'enclavement de la ville dans un ravin) dans des textes latins. À la fin de l'Antiquité, il est mentionné la présence d'une abbaye qui fut ravagée par les Vikings qui descendaient le cours de la Meuse. Après la fondation de l'Abbaye de Prüm par la reine Bertrade en 760, Pépin le Bref fit la donation à cette jeune communauté d'un ensemble de terres dont celles correspondant, aujourd'hui, aux communes de Revin, Fumay et Fépin.
Aussi, afin de le représenter sur place, le Seigneur Abbé désignera, pour le représenter et protéger ses terres, un avoué dont la charge se transmettra par héritage ou par vente. La place et le rôle grandissant de l'avoué conduira à la signature de règlement d'avouerie lesquels, fixant les droits des deux Seigneurs, nous informent également de la vie quotidienne des habitants lesquels se voient également octroyer le statut de bourgeois.
Ce statut particulier et ce mode de gestion sera une des fondements sur lesquels s'appuieront le Royaume de France et les Pays-Bas dans le contrôle des zones frontalières de chacun des deux États. Cette lutte s'achèvera par le rattachement de ces bourgs à la France lors de la signature du Traité des Limites de 1769.
Du bourg sylvicole à la ville industrielle [modifier]
À l'origine, Revin vit essentiellement de la sylviculture dont les productions sont acheminées par le fleuve. On relève également plusieurs forges le long de la vallée de la Faux et des ruisseaux du lieu-dit de la Petite Commune, voisin de la commune de Laifour dont l'origine remonte au XVIIe siècle.
En 1840, l'aménagement des routes départementales, notamment l'actuelle RD988, routes s'accompagne de la construction des deux ponts situés, le premier entre la Bouverie et le centre ancien, le second vers les Bois Bryas. L'aménagement de la voie ferrée de Charleville à Givet, la construction de la gare ferroviaire dans le quartier de la Bouverie, inaugurée en 1862, sont les catalyseurs de l'essor économique de la ville, qui se concentre au départ sur ce secteur de la commune. À la veille de la Grande Guerre, on dénombre 21 usines dans la commune. 3000 ouvriers y travaillent. Citons, pêle-mêle : Martin, Faure, la fonderie E. Hénon, les établissements Mauguière fils et Béroudiaux, Lebeau et Cie, etc.. Celles-ci, après les 4 années de guerre, et de l'occupation allemande, sont à l'origine d'une importante poussée démographique. Aussi, c'est entre les deux guerres que voient le jour les cités Faure à Sartnizon.
La Seconde Guerre mondiale stoppera toute activité et restera marquée par la tragédie des Manises où 106 résistants trouveront la mort « dans d’atroces circonstances lors de l’extermination du Maquis des Manises ». Les Trente Glorieuses voient l'activité de Revin et sa démographie s'accroître. C'est la construction de logements à la Campagne, des HLM d'Orzy et des Bois Bryas, cité à l'origine des établissements Porcher. La crise de la sidérurgie frappera la ville et la région de plein fouet, entraînant une érosion continue de son nombre d'habitants. Aujourd'hui, la ville, par le développement d'activités nouvelles, comme l'animation touristique, une activité culturelle autour de la salle Jean Vilar et son tissu associatif, parie sur son avenir. Au plan industriel, la société Ardam-Electrolux anciennement Arthur-Martin reste le principal employeur local.
Administration [modifier]
Revin a adhéré à la charte du Parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[4].
En démissionnant à un an et demi des prochaines municipales, Philippe Vuilque cède son siège à Alain Roy.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 214 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Animation [modifier]
Festivals et manifestations locales [modifier]
Plusieurs festivals animent la commune chaque année :
- Festival de la Contrebande ;
- Rendez-vous de l'Image ;
- La Grande Braderie-Brocante (3e dimanche de juillet) ;
- Concerts de L'espoir ;
- Revin'Meuse ;
- Les mascarades (anciennement « le Carnaval »), fêté le dernier dimanche de mars.
La maison du dialogue social [modifier]
Ce site abrite le siège de plusieurs associations, dont le Foyer des Jeunes et l'AREL (Association Revinoise d'Éducation et de Loisirs).
La Maison de la Formation [modifier]
Ce site abrite le siège de plusieurs organismes, dont l'ARPEJ (Association Revinoise Pour l'Emploi des Jeunes).
Culture [modifier]
Le parc Rocheteau, et sa maison de maître, sont des anciennes propriétés de la famille Faure. Le site abrite aujourd'hui les archives municipales, une galerie d'art contemporain ouverte tout l'année, les mercredis, samedis et dimanches, proposant un cycle d'exposition régulier et le Foyer des Anciens
La maison espagnole, inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, est une des constructions les plus emblématiques de la commune. Il s'agit d'une maison à colombages, vraisemblablement construite au XVIe siècle et propriété d'un marchand. « Quant à l'origine de son appellation, il s'agit sans doute du souvenir de l'occupation espagnole que subit Revin dont la neutralité a été maintes fois violée tant par les troupes du Royaume de France que par celles de l'Empire. » La Maison espagnole accueille l'Office de tourisme de Revin ainsi qu'un espace muséographique consacré à la métallurgie revinoise. L'espace propose également, durant la période estivale, des expositions temporaires.
La salle Jean Vilar, d'une capacité de 400 places, a été inaugurée en 1985. Cette salle, située en limite du centre ancien et du quartier de la Campagne, accueille une programmation de spectacles tout au long de l'année (à consulter sur le site officiel de la ville de Revin), des compagnies en résidence ainsi que des expositions temporaires.
Le 13 juin 1944, des soldats de la Wehrmacht exécutèrent dans la forêt du Malgré Tout, 105 résistants, dont 73 Revinois. Sur la route dite du Malgré Tout, qui conduit à Haut-Buttés, fut inauguré, le 27 juin 1948 un imposant monument commémoratif, réalisé par le sculpteur Henri Louis.
L'ancienne école Jean Macé qui jouxte l'église et la cour des couvents.
La ville de Revin a un club de football, l'US Revin, évoluant en Promotion de Ligue.
Lieux et monuments [modifier]
- L'église paroissiale Notre Dame
À l'origine, l'église Notre-Dame faisait partie des différents édifices d'un couvent de Dominicains. Son origine remonte au XVIIe siècle quand, en 1642, plusieurs religieuses vinrent fonder une maison de l'ordre sur l'autorisation de Claire-Eugénie d'Aremberg, Princesse de Chimay, et seigneur du lieu. De mauvaises relations avec les habitants provoquèrent leur départ et, en 1649, Philippe, Prince de Chimay, les fit remplacer par des moines Dominicains venant de Valenciennes. Outre l'église, reconstruite en 1706, le couvent comprenait également un collège, fondé en 1774. La communauté fut dissoute à la Révolution française. En 1791, l'ancienne chapelle des Dominicains devint la nouvelle église paroissiale du bourg, l'édifice faisant fonction jusqu'alors étant devenu trop vétuste. Les anciennes dépendances des moines furent transformées en école publique. Un important incendie, en 1886, détruisit une grande partie de l'ancien couvent et de l'église, qui fut en partie reconstruite. Dans une niche de la façade de l'édifice, on peut observer une Vierge en fonte, don de la famille Faure. Celle-ci fut restaurée au début des années 2000 par le sculpteur Hervé Tonglet. L'édifice, ainsi qu'une partie de son mobilier, sont inscrits à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
- La Maison espagnole.
- La Cité Paris-Campagne, ancienne cité ouvrière.
Enseignement supérieur et recherche [modifier]
Le lycée Jean Moulin surplombe la vallée de la Meuse et la ville de Revin depuis 1968. Le projet de rénovation totale de l'établissement est lancé sous la forme d'une d'écoconstruction depuis 2011. Le projet visant l'intégration parfaite à son environnement. Le lycée dispose notamment d'un pôle hôtellerie. Son restaurant gastronomique, au sein de l'espace Lenoir, est ouvert au grand public.
Personnalités [modifier]
- Naissance de Charles René Billuart en 1685, moine du Couvent des Dominicains. Son effigie, sous la forme d'une statue, est visible dans le chœur de l'église paroissiale Notre-Dame.
- Firmin Leguet, parlementaire sous la Troisième République.
- Henri Denaime, président du conseil général des Ardennes de 1912 à 1924 et député de 1893 à 1926 y est décédé en 1926.
- Thomas Peltriaux, double champion du monde de canoë-kayak par équipe en 2008.
- Yazid Mansouri, capitaine de l'équipe de football d'Algérie, né le 25 février 1978. Il évolue, depuis fin décembre 2011 comme milieu de terrain en ligue 1 pro algérienne avec le club algérien du CS Constantine.
Médias [modifier]
- La ville de Revin abrite Radio Panach' (radio associative intégrée au Centre Social d'Orzy Animation), émettant sur le 102.4 FM dans la vallée de la Meuse depuis 1986. Elle fonctionne notamment grâce à l'investissement de bénévoles.
- La commune dispose également d'une antenne locale du journal régional L'Union / L'Ardennais.
Pour aller plus loin [modifier]
Bibliographie régionale [modifier]
- Ardouin Dumazet, Voyage en France, 2e série : Haute Picardie, Champagne rémoise, Ardennes, Berger Levrault, 1899.
- Jean Hubert, Département des Ardennes, dictionnaire historique et géographique, Editions Res Universis, 1991. Réédition de 1855.
- Firmin Lentacker, La frontière franco-belge, étude géographique des effets d’une frontière internationale sur la vie de relations, Imprimerie Morel et Gorduant, Lille, 1974
- François Lorent, Notre-Dame de Revin dans Ardenne Wallonne n°105. 2e trimestre 2006 (ISSN 03995178)
- Albert Meyrac, Géographie Illustrée des Ardennes, Edouard Jolly Editeur, Charleville, 1899.
- Léon Voisin, Les Ardoisières de l'Ardenne, éditions Terres Ardennaises, Charleville-Mézières, 1987 (ISBN 2-905339-06-3).
- sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos - Le guide du Patrimoine: Champagne-Ardenne - p. 310 - Hachette, Paris, 1995 (ISBN 978-2-01-020987-1)
-
Pont Saint-Nicolas en éléments de type "Arromanches" -
Barrage à aiguilles Saint-Nicolas -
Canal de l'Est, branche Nord : écluse n°49 d'Orzy
Articles connexes [modifier]
- Maquis des Manises
- Église des Dominicains de Revin
- Massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Seconde Guerre mondiale
- Voie verte Trans-Ardennes
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Le site du lycée-Citée scolaire Jean Moulin [2]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Tempete du 14 juillet l'état de catastrophe naturelle reconnu, sur Lunion.presse.fr
- Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
- « Vuilque raccroche son écharpe de maire », L'Union, 27 septembre 2012.
- Création du PNR des Ardennes
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
