Bogny-sur-Meuse

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Bogny-sur-Meuse
Vue depuis le site de l'Ermitage
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Blason de Bogny-sur-Meuse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Monthermé
Intercommunalité Communauté de communes Meuse et Semoy
Maire
Mandat
Erik Pilardeau
2014-2020
Code postal 08120
Code commune 08081
Démographie
Population
municipale
5 416 hab. (2011)
Densité 234 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 03″ N 4° 46′ 04″ E / 49.8508333333, 4.76777777778 ()49° 51′ 03″ Nord 4° 46′ 04″ Est / 49.8508333333, 4.76777777778 ()  
Superficie 23,16 km2
Localisation

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Bogny-sur-Meuse

Bogny-sur-Meuse est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne. Issue de la fusion des communes de Château-Regnault, Braux et Levrezy en 1967, Bogny-sur-Meuse est connue pour ses sites liés à la légende médiévale des quatre fils Aymon, comme l'Ermitage, la statue du cheval Bayard et les quatre pics symbolisant les quatre frères. Dans le massif ardennais, la commune s'étend en longueur le long des rives de la Meuse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bogny-sur-Meuse se situe au sein du Massif ardennais, dans une zone forestière vallonnée, traversée par la Meuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Braux vient du terme de langue d'oïl bro, qui désigne un marc (de raisin, de bière), mais aussi les boues, et qui est d’origine gauloise[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Bogny-sur-Meuse est situé à la limite de substrats du Cambrien et du Dévonien. La ligne de partage orientée nord-ouest-sud-est passe par l'Ermitage, les carrières des Pleines Roches au-dessus du château Marcadet, le ruisseau de la Retorse à Tournavaux et le Corpia.

Au nord de cette limite, c'est le Cambrien représenté par les étages du Devillien supérieur et du Revinien inférieur (entre 540 et 500 millions d'années). Les roches qui composent ces étages sont des quartzites clairs, parfois blancs, des schistes verts et des phyllades ou schistes gris et verts.

Au sud, le Dévonien est représenté par des schistes, phyllades et quartzites gris. Les schistes ou phyllades de Levrézy sont souvent calcareux.

La limite est constituée par du poudingue : conglomérat de galets plus ou moins roulés qui ont été entraînés par des coulées boueuses dans la mer dévonienne. Cette formation dite de Fépin correspond à la transgression marine du Dévonien inférieur (Siluro-Dévonien). Elle est âgée d'environ 435 millions d'années.

Toutes ces roches ont été transformées par métamorphisme et plissées au cours de deux orogenèses (calédonienne, puis hercynienne).

Au Quaternaire, le cours de la Meuse s'est imposé dans le relief. Des terrasses alluviales aux Grands Ducs, aux Perrières, sur le plateau des Janves ou aux Beaux Sarts témoignent de la présence du fleuve au Mindel, il y a plus de 600 000 ans.

Une structure géologique appelée les Quatre fils Aymon a inspiré un monument. Depuis les hauteurs des Quatre Fils Aymon, on remarque un méandre abandonné dessiné par les ruisseaux des Eparus et de la Soque, avec au centre le sommet des Beaux Sarts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bogny-sur-Meuse

Les armes de Bogny-sur-Meuse se blasonnent ainsi : d’azur aux trois fleurs de lys d’or, au bâton péri de gueules en bande au chef cousu du même chargé de trois annelets, entrelacés d’argent rangés[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bogny-sur-Meuse résulte de la fusion de trois villages : Château-Regnault, Braux et Levrezy. Cette fusion s'est opérée en 1967.

Jusqu'en 1629, Château-Regnault appartenait à une principauté indépendante, la principauté de Château-Regnault.

Sur l'emplacement actuel du monument de la statue du cheval Bayard se dressait la forteresse de Château-Regnault. Lors de l'érection du monument en 1933, quelques trouvailles ont été faites : monnaies, épées, pointes de flèches, vaisselle, et quelques os d'animaux. D'autres trouvailles ont été faites à diverses périodes de l'histoire (XIXe siècle, XXe siècle) sur ce même site, montrant une occupation antérieure à l'époque médiévale de ce nid d'aigle, d'une surface pourtant assez réduite.

Les derniers souverains de cette principauté furent François de Bourbon, prince de Conti et Louise Marguerite de Lorraine. Le prince de Conti était un prince du sang royal, son cousin germain n'était autre que le roi Henri IV. De son côté, la princesse était la fille du précédent souverain de Château-Regnault, Henri le Balafré. Le règne du prince dura jusqu'en 1614. Devenue veuve, son épouse conserva la principauté jusqu'à la date de 1629, où elle la céda au roi Louis XIII.

Au XIXe siècle, une activité métallurgique se développe sur les rives de la Meuse, avec notamment la fabrication de boulons et des ateliers appelés familièrement des boutiques. Elle se substitue à une fabrication quasi-artisanale, dans des échoppes de cloutiers. La grosse boutique, des entrepreneurs Maré et Joseph, anciens cloutiers eux-mêmes, devient assez rapidement la boulonnerie la plus importante du département. Son activité cesse presque entièrement durant la Deuxième Guerre mondiale. L'usine ferme ses portes en 1953. Concernant les autres entreprises mitoyennes, une bonne partie a aujourd'hui fermé ses portes, mais quelques-unes subsistent et maintiennent cette tradition ouvrière et ce savoir-faire métallurgique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la fusion de Château-Regnault, Braux et Levrézy
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1967 mars 1977 René Hugot PS  
mars 1977 mai 1980 Abel Decopons PCF  
juin 1980 mars 1989 Gérard Baudoin PCF  
mars 1989 mars 2001 André Patureaux PS  
mars 2001[3] en cours
(au 10 avril 2014)
Erik Pilardeau PS Conseiller général
Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Bogny-sur-Meuse a adhéré à la charte du parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[5].

Économie et population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 416 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 015 1 059 1 057 1 271 1 299 1 498 1 522 1 657 1 703
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 154 2 407 2 540 2 854 2 841 2 836 2 778 3 065 3 093
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 384 2 907 3 023 3 031 2 761 2 306 2 680 3 098 6 715
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
6 855 6 261 5 981 5 838 5 601 5 531 5 416 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Une fabrication quasi-artisanale, dans des échoppes de cloutiers est remplacée au XIXe siècle par une activité métallurgique dans des ateliers appelés familièrement des boutiques. La Grosse boutique devient la boulonnerie la plus importante du département. L'usine ferme ses portes en 1953. Quelques ateliers subsistent et maintiennent la tradition ouvrière et le savoir-faire métallurgique.

Usine Hermès International de la Zone Artisanale de Braux le long de la Voie verte Trans-Ardennes.

Bogny-sur-Meuse fait partie de la Zone Franche Ardennaise qui offre des conditions d’implantation et de développement avantageuses[8].

La commune possède :

  • Une halte fluviale
  • Diverses zones industrielles:
    • Zone Artisanale de Braux,
    • Quartier de Braux,
    • Quartier de Levrezy,
    • Quartier de Château Regnault.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Péri scolaire
  • Maternelles
  • Primaire
  • Collège

Lycée le plus proche à Charleville-Mézières (20 km)

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne ferroviaire Charleville-Mézières-Givet

Santé[modifier | modifier le code]

  • Cabinet médical
  • Cabinet infirmier
  • Masseur kinésithérapeute
  • 2 pharmacies
  • Maison de retraite

Hôpital le plus proche : hôpital de Manchester à Charleville-Mézières (20 km)

Sports et équipements[modifier | modifier le code]

  • Salle de sport polyvalente
  • Terrain de foot-ball
  • Tennis

Lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les points de vue sur la Meuse et sur les rochers des quatre fils Aymon permettent d'apprécier le charme si particulier de la vallée de la Meuse.
Un centre d'exposition des minéraux et fossiles des Ardennes complète l'information du visiteur sur l'histoire géologique de cette région.

  • À l’emplacement de la statue Bayard, sur une pointe, les ruines d'une forteresse médiévale, la forteresse de Château-Regnault, dominent la vallée de la Meuse. Il ne reste aujourd'hui pratiquement plus de trace de l'édifice. On peut cependant encore observer quelques escaliers taillés à même le schiste, une citerne près du monument et un reste de tour concave taillée elle aussi dans le schiste.

Au-delà de l'histoire médiévale, l'histoire industrielle de la cité a également laissé des traces.

En particulier, l'ancien site de la Grosse Boutique évoque l'apogée de la boulonnerie avec notamment :

  • l'ancienne coopérative rue Jourdes, aujourd'hui transformée en boucherie,
  • la cense à roma, une ferme qui approvisionnait en produits du terroir les patrons de la grosse boutique, située entre les ruisseaux des Eparus et de la Soque
  • l'ensemble de maisons appartenant aux patrons constituant le bas de la rue Bernisseaux ,
  • l'ancienne crèche, rue Bernisseau,
  • les habitations ouvrières, rue de l'Echelle.

Un centre culturel et musée de la métallurgie ardennaise a pris place, réhabilitant des locaux industriels.

Évènements[modifier | modifier le code]

Le Aymon Folk Festival fête sa quinzième édition en 2012. C'est un festival de musique folk se déroulant sur le site de la platelle des 4 Fils Aymon. Avec un programmation centrée au début sur la mouvance celtique des début, qui s'est depuis ouverte à d’autres musiques du monde.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes. Notice 3863, p. 252
  2. Banque du Blason
  3. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  4. F. A., « Mot d’ordre du 1er conseil municipal : « au travail ! » », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ 10 avril 2014, p. 7
  5. Création du PNR des Ardennes
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Site officiel de la commune », sur Bognysurmeuse.fr
  9. « Notice no PA00078349 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA08000005 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]