Montréal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montréal (homonymie).
Montréal
Armoiries
Armoiries
Drapeau de Montréal
Drapeau de Montréal
De haut en bas et de gauche à droite : le Centre-ville de Montréal ; la Basilique Notre-Dame ; le Stade olympique ; le Pavillon des Arts de l'Université McGill ; les feux d'artifice Loto Quebec, le Pont Jacques Cartier et le Vieux-Montréal ; l'Oratoire Saint-Joseph.
De haut en bas et de gauche à droite : le Centre-ville de Montréal ; la Basilique Notre-Dame ; le Stade olympique ; le Pavillon des Arts de l'Université McGill ; les feux d'artifice Loto Quebec, le Pont Jacques Cartier et le Vieux-Montréal ; l'Oratoire Saint-Joseph.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montréal
Comté ou équivalent Agglomération de Montréal
Statut municipal Métropole
Arrondissements 19 arrondissements
Maire
Mandat
Denis Coderre
2013 - 2017
Fondateur
Date de fondation
Paul de Chomedey et Jeanne Mance
17 mai 1642
Constitution 1er janvier 2002
Démographie
Gentilé Montréalais(e)
Population 1 698 062 hab. (2014)
Densité 4 665 hab./km2
Population de l'aire urbaine 3 981 800 hab. (2014[1])
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 17″ N 73° 33′ 25″ O / 45.504629, -73.5568645° 30′ 17″ Nord 73° 33′ 25″ Ouest / 45.504629, -73.55686  
Altitude Min. (Pointe-aux-Trembles) 8 m – Max. (mont Royal) 234 m
Superficie 36 397 ha = 363,97 km2
Divers
Langue(s) Français[2]
Fuseau horaire HNE (UTC−05:00)
Indicatif +1 514, +1 438
Code géographique 66023
Devise Concordia Salus (« Le salut par la concorde »)
Localisation
Localisation de Montréal dans son agglomération
Localisation de Montréal dans son agglomération

Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal

Voir sur la carte administrative de Montréal
City locator 14.svg
Montréal

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir sur la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Montréal

Géolocalisation sur la carte : Canada

Voir la carte administrative du Canada
City locator 14.svg
Montréal

Géolocalisation sur la carte : Canada

Voir la carte topographique du Canada
City locator 14.svg
Montréal
Liens
Site web ville.montreal.qc.ca

Montréal est la métropole du Québec. Il s'agit également de la deuxième plus grande ville du Canada, et la huitième d'Amérique du Nord. Elle est la ville francophone la plus importante d'Amérique[3] et est également l'une des plus grandes villes francophones du monde. Montréal est considérée comme la quatrième ville francophone au monde après Paris (2,25 millions de personnes)[4],[5],[6] ; en tenant compte des locuteurs et non des individus dont le français est la langue maternelle, Kinshasa et Abidjan sont des villes francophones plus peuplées. Sa population est 5 fois plus importante que celle de la ville de Québec, la capitale de la province[7]. En 2011, la ville comptait 1 649 515 habitants[8], et son aire urbaine près de quatre millions[1]. En 2006, environ 53 % de sa population était de langue française, 13 % était de langue anglaise et 34 % était d'une autre langue[9],[10], faisant ainsi de Montréal une des villes les plus cosmopolites du monde[11].

Montréal a accueilli l’Exposition universelle de 1967 et les Jeux olympiques d'été de 1976. Elle est l'hôte annuel du Festival des films du monde, du Festival international de jazz de Montréal, du festival Juste pour rire, de Montréal en lumière et du Grand Prix de Formule 1 du Canada. Le club de hockey des Canadiens de Montréal y a élu domicile dès sa création en 1909. Son quartier historique, le Vieux-Montréal, a été déclaré arrondissement historique en 1964.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gravure de Pierre-Charles Canot illustrant Montréal et le mont Royal depuis le fleuve Saint-Laurent au XVIIIe siècle
Article détaillé : Mont Royal.

C’est l’explorateur français Jacques Cartier, lors de son second voyage en Amérique, qui baptise la montagne qui surplombe la ville. Dans son récit de voyage, il raconte : « Et parmi ces campagnes est située et assise la ville d’Hochelaga près d’une montagne aux alentours labourés et fort fertiles et sur laquelle on voit fort loin. Nous nommâmes cette montagne le mont Royal[12]. »

Cependant la forme du toponyme Montréal au lieu d’un *Montroyal attendu est attestée dès 1575 chez François de Belleforest, gentilhomme originaire du sud de la France. En effet, le type toponymique Montréal, commun au sud de la France, est principalement caractéristique de la langue d'oc (commun au sud de la France), alors qu'il est rare dans le domaine d'oïl (exemples isolés). Le terme mont en français (et en langue d’oc) est issu du gallo-roman MONTE (lui-même de l'accusatif montem, du latin mons « montagne »), il avait également le sens de « hauteur, élévation, colline » en ancien français[13], colline étant un emprunt du XVIe siècle à l'italien. Réal représente généralement la forme d’oc francisée (occitan moderne reial, reiau « royal ») correspondant à l'ancien français central royal qui est attesté sous cette forme dès la Moyen Âge et issu d'un plus ancien regiel (vers 880 Séquence de sainte Eulalie), dont la finale -el a été refaite en -al, lui-même du gallo-roman REGALI qui procède du latin regalis.

Son nom est prononcé [mɒ̃ʁeal ]écouter[Note 1] en français québécois, [mɔ̃ʁeal ]écouter en français standard et [ˌmʌntriːˈɒl ]écouter en anglais canadien.

Bien que le premier établissement français sur l’île porte le nom de Ville-Marie, c’est le nom Montréal qui devient l’appellation de facto de la ville à partir du XVIIe siècle; plusieurs cartes en témoignent[14].

Le nom devient officiel le 31 mars 1831, date d’incorporation de la Ville de Montréal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et territoire[modifier | modifier le code]

Vue satellitaire de l'archipel d'Hochelaga

La ville est située sur l'île de Montréal, dans l'archipel d'Hochelaga, en bordure du Saint-Laurent, à proximité de l'Ontario et des États-Unis[15],[16]. Montréal se situe à 45° 31' de latitude nord et à 73° 39' de longitude ouest. Située dans le sud du Québec au Canada, dans l'archipel d'Hochelaga, à la confluence du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, elle est délimitée sur sa rive sud par le lac Saint-Louis, les rapides de Lachine, le bassin de La Prairie et le fleuve Saint-Laurent proprement dit. Sur sa rive nord elle est baignée par le lac des Deux Montagnes puis par la rivière des Prairies. La ville occupe la plus grande partie de l'île de Montréal, la plus grande de l'archipel avec ses 482,8 km2, en plus de l’île Bizard, l’île des Sœurs, l’île Sainte-Hélène et l’île Notre-Dame.

La ville est située dans les basses-terres du Saint-Laurent, une grande vallée plane située entre les Appalaches et les Laurentides. La principale élévation de l'île, le mont Royal, une colline montérégienne, surplombe le centre-ville de ses 234 mètres.

La municipalité de ville de Montréal s'étend sur 359,96 km2, elle enclave les municipalités de Montréal-Est, Mont-Royal, Hampstead, Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest et Westmount et partage des frontières terrestres dans le West Island avec Beaconsfield, Baie-d'Urfé, Dorval, Dollard-Des Ormeaux, Kirkland, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue et Senneville.

Le centre historique de la ville, aussi appelée le Vieux-Montréal, se situe sur les rives du fleuve Saint-Laurent, à quelques kilomètres en aval des rapides de Lachine. L'hypercentre et ses gratte-ciels est situé tout près, sur une terrasse entre le fleuve et le versant sud du mont Royal; il longe le boulevard René-Lévesque.

On remarque qu'aucun gratte-ciel ne dépassera la hauteur du mont Royal, qui est de 234 mètres.

Le centre-ville de Montréal (à gauche) à proximité du Mont Royal (à droite).
Montréal vu du Mont Royal. On aperçoit le Pavillon des sciences médicales McIntyre de l'Université McGill ainsi qu'une partie du pavillon de recherche Bellini. D'autres tours et immeubles sont visibles aux alentours.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Laval,
Lac des Deux Montagnes
Terrebonne,
Laval,
Repentigny,
Rivière des Mille Îles
Rivière des Mille Îles,
Montréal-Est, Varennes
Rose des vents
Deux-Montagnes,
Sainte-Marthe-sur-le-Lac,
Oka, Pointe-Calumet
N Fleuve Saint-Laurent, Boucherville,
Longueuil,
Saint-Lambert,
Île des Sœurs
O    Montréal    E
S
Vaudreuil-Dorion, Senneville, Sainte-Anne-de-Bellevue,
Île Perrot, Lac Saint-Louis
Kirkland, Dollard-Des Ormeaux, Dorval,
Fleuve Saint-Laurent,
Kahnawake, Sainte-Catherine
Fleuve Saint-Laurent
Brossard,
La Prairie
Enclave :
Mont-Royal, Westmount, Hampstead, Côte-Saint-Luc, Montréal-Ouest

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hiver québécois.
Rue de Montréal après une tempête de neige majeure

Les données climatiques officielles de Montréal sont recueillies à l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau situé à 36 mètres d'altitude à 25 kilomètres à l'ouest du centre-ville, coordonnées 45° 28′ N 73° 45′ O / 45.467, -73.75. La région de Montréal possède un climat continental humide à forte amplitude thermique. De 1971 à 2000, la température moyenne annuelle s’est élevée à 6,2 °C[17]. Le mois le plus chaud est juillet, avec une température moyenne de 20,9 °C, et le plus froid est janvier avec une moyenne de -10,2 °C[17]. On y compte en moyenne chaque année 8 jours au-dessus de 30 °C et 17 jours en dessous de -20 °C. La température la plus basse jamais enregistrée a été de −37,8 °C, le 15 janvier 1957 ; la température la plus élevée a été de 37,6 °C, le 1er août 1975[17]. L'humidex le plus élevé fut de 47.2 le 17 juin 1994 et le refroidissement éolien le plus bas fut de - 49.1 le 23 janvier 1976. Selon une étude publiée le 5 décembre 2005 par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, l'Ouest du Québec méridional se serait réchauffé de 1 à 1,25 °C entre 1960 et 2003[18].

Dans la période de 1971 à 2000, Montréal a reçu environ 979 mm de précipitations par an, 764 mm sous forme de pluie et 218 cm sous forme de neige[17]. La date médiane de la première neige se situe entre 1er et le 15 décembre et celle de la fonte de la couverture de neige continue entre le 1er et le 15 avril ; soit un total environ 4 mois de couverture neigeuse[19],[20]. Le jour le plus pluvieux fut le 8 novembre 1996, avec 94 mm enregistrés en une seule journée[17]. La chute de neige la plus importante jamais enregistrée en une seule journée a eu lieu le 27 décembre 2012 avec une précipitation de 45 cm[21], alors que sur une période de 24 heures le record a été établi du 4 au 5 mars 1971, avec une précipitation de 47 cm lors de la désormais célèbre tempête du siècle[22]. Les 26 et 27 décembre 1969, la métropole du Québec a vu sa plus importante tempête avec plus de 70 cm en 48 heures, record qui n'a toujours pas été battu aujourd'hui. La couverture neigeuse la plus importante a été mesurée le 12 mars 1971 avec 102 cm[17].

Relevé météorologique de Montréal (période : 1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −14 −12,2 −6,5 1,2 7,9 13,2 16,1 14,8 10,3 3,9 −1,7 −9,3 2
Température moyenne (°C) −9,7 −7,7 −2 6,4 13,4 18,6 21,2 20,1 15,5 8,5 2,1 −5,4 6,8
Température maximale moyenne (°C) −5,3 −3,2 2,5 11,6 18,9 23,9 26,3 25,3 20,6 13 5,9 −1,4 11,5
Record de froid (°C)
date du record
−37,8
1957
−33,9
1943
−29,4
1950
−15
1954
−4,4
1947
0
1995
6,1
1982
3,3
1957
−2,2
1951
−7,2
1972
−19,4
1949
−32,4
1980
−37,8
1957
Record de chaleur (°C)
date du record
13,9
1950
15
1981
25,6
1945
30
1990
34,7
2010
35
1964
35,6
1953
37,6
1975
33,5
1999
28,3
1968
21,7
1948
18
2001
37,6
1975
Ensoleillement (h) 101,2 127,8 164,3 178,3 228,9 240,3 271,5 246,3 182,2 143,5 83,6 83,6 2 051,3
Précipitations (mm) 77,2 62,7 69,1 82,2 81,2 87 89,3 94,1 83,1 91,3 96,4 86,8 1 000,3
Source : Environnement Canada[23]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
−5,3
−14
77,2
 
 
 
−3,2
−12,2
62,7
 
 
 
2,5
−6,5
69,1
 
 
 
11,6
1,2
82,2
 
 
 
18,9
7,9
81,2
 
 
 
23,9
13,2
87
 
 
 
26,3
16,1
89,3
 
 
 
25,3
14,8
94,1
 
 
 
20,6
10,3
83,1
 
 
 
13
3,9
91,3
 
 
 
5,9
−1,7
96,4
 
 
 
−1,4
−9,3
86,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Couvert forestier vu depuis le sommet Outremont

À l'image des conditions climatiques, la faune et la flore de l'île de Montréal font partie de l'écosystème de la forêt mixte. Les milieux naturels de l'île renferment plusieurs essences de feuillus comme l'érable à sucre, le hêtre à grandes feuilles, le tilleul, le bouleau jaune, le noyer cendré, le chêne blanc et des conifères ; comme la pruche du Canada, le thuya occidental, le pin blanc et le pin rouge. Les espèces animales les plus communes sont le raton laveur, la mouffette rayée, l'écureuil gris, l'écureuil noir, la marmotte commune et le lapin à queue blanche, l'engoulevent bois-pourri, le geai bleu, le pic à tête rouge et l'oriole du Nord[24].

Montréal compte également une importante faune commensale. En plus des chats, des chiens et autres animaux domestiques, les pigeons, écureuils, goélands, ratons laveurs et rats vivent en milieu urbanisé.

Environnement[modifier | modifier le code]

Montréal subit les conséquences environnementales de sa forte densité de population, son urbanisation étendue, sa motorisation élevée et son activité industrielle.

Air[modifier | modifier le code]

Selon l'Organisation mondiale de la santé, Montréal possède l'une des pires qualité de l'air au Canada (deuxième après Sarnia en Ontario)[25]. Toutefois, avec ses 11,2 μg/m3 de particules fines dans l'air en moyenne, on peut comparer sa pollution atmosphérique à celles de grandes villes du Nord-Est des États-Unis comme Philadelphie ou Baltimore[26].

La qualité de l'air à Montréal est surveillée par le Réseau de surveillance de la qualité de l'air (RSQA) qui compte 14 stations sur l'île de Montréal. En 2010, l'organisme a observé 65 jours avec une mauvaise qualité de l'air dont 24 jours de smog[27].

Santé Canada estime à 1540 le nombre de décès prématurés attribuables à la pollution de l'air à Montréal chaque année[28]. La pollution automobile serait responsable de plus de 6000 cas de bronchites infantiles par an[29].

Les habitants vivant le long des autoroutes connaissent des taux d'hospitalisation 20 % plus élevés que le reste de la population[29].

Eau[modifier | modifier le code]

Canal de Lachine

La qualité de l'eau à Montréal est surveillée par le Réseau de suivi du milieu aquatique (RSMA) qui analyse les cours d'eau, les ruisseaux, les lacs intérieurs et les égouts pluviaux à l'aide de 116 stations. C'est la rivière des Prairies, au nord de l'île, qui affiche la pollution de l'eau la plus élevée; en 2010, la moitié des stations affichaient des taux bactériologiques trop élevés pour la baignade[30].

Montréal, ayant été le cœur industriel du Canada pendant près d'un siècle, compte à l'heure actuelle près de 1 500 terrains contaminés sur son territoire[31]. Parmi les exemples de réhabilitation des sols les plus importants, on peut citer le complexe environnemental de Saint-Michel, le parc Maisonneuve et le parc Felix-Leclerc, d'anciens lieux d'enfouissement[32].

Pollution sonore[modifier | modifier le code]

Les arrondissements Ahuntsic-Cartierville et Saint Laurent sont particulièrement marqués par le bruit de l'aéroport Montréal-Trudeau. Les habitants dénoncent régulièrement le non-respect du couvre-feu aérien entre 23 h et 7 h[33],[34]. D’un arrondissement de la ville à l'autre le règlement sur le bruit n’est pas identique car des spécificités s'appliquent à chacun d'entre eux[35].

Transports et infrastructures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Montréal.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Carte du réseau d'autoroutes et des principaux échangeurs de Montréal

Même si la ville de Montréal possède le plus faible taux de motorisation des villes canadiennes et américaines[36], l’automobile demeure le moyen de transport dominant dans la région métropolitaine. En 2006, 70 % des personnes actives de la région métropolitaine se rendaient à leur travail en automobile comme conducteur ou passager[37]; cette proportion chute à 53,2 % parmi les habitants de la ville[38], un nombre grandement inférieur à la proportion québécoise qui avoisine les 78 %[37]. Il faut en moyenne 31 minutes à l’automobiliste de la région de Montréal pour se rendre à son travail; le quart des automobilistes prend plus de 45 minutes[39].

Montréal est le centre névralgique d'un réseau de 1770 kilomètres d’autoroutes construit principalement entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970 dans sa périphérie[40].

Article détaillé : Ponts de Montréal.

17 ponts routiers et un tunnel traversent les cours d’eau qui cernent l’île de Montréal. On compte parmi eux le pont Champlain, le pont le plus achalandé du Canada[41].

L'extrémité ouest de l'autoroute 10 et de l'autoroute Bonaventure, dans le centre-ville, alors qu'elle devient la rue University.

La limite de vitesse sur les autoroutes majeures de la ville près du centre-ville est de 70 km/h, car même s'il s'agit d'autoroutes à accès limité, la densité du trafic est élevée, les sorties sont nombreuses et les échangeurs complexes sont fréquents. On qualifie alors les autoroutes de la région de Montréal comme des « voies rapides ».

Démarcation médiane de l’île, l’autoroute métropolitaine (A-40), un tronçon de l’autoroute transcanadienne, traverse la ville direction Est-Ouest. Elle est entrecoupée à l’est de la ville par l’autoroute Louis-H.-Lafontaine (A-25) et au centre par l’autoroute Décarie (A-15). L’autoroute-tunnel Ville-Marie (A-720), qui passe au cœur du centre-ville, direction Est-Ouest, croise l’autoroute Décarie à l’échangeur Turcot, un échangeur autoroutier sur 3 paliers considéré comme la structure routière la plus achalandée du Québec. Les principales routes collectrices de la ville sont la rue Notre-Dame, l’avenue Papineau (route 134), le boulevard Pie-IX (route 125). L'autoroute 10 (l'autoroute Bonaventure) est aussi une autoroute majeure de la ville, car elle est le principal lien entre le pont Champain et le centre-ville de Montréal. Elle possède 3 voies par directions, et est une autoroute particulièrement congestionnée aux heures de pointes, tout comme l'autoroute Décarie, la Métropolitaine, et l'autoroute des Laurentides.

La métropole québécoise ne possède véritablement aucune autoroute de contournement. Toutefois, une autoroute de la rive-sud agit comme voie de contournement du centre-ville de Montréal et une autoroute de la rive-nord porte la numérotation d'une autoroute de déviation, même si elle n'en est actuellement pas une.

Distances du centre-ville de Montréal[42]
Ville Via[43] km[44] Miles[44]
Principales villes du Québec
Sherbrooke Quebec Autoroute 10.svg A-10 E 148 94
Québec Quebec Autoroute 20.svg A-20 E
Quebec Autoroute 40.svg A-40 E
253 148
Gatineau Ontario 417.svg ON-417 O 198 123
Quebec Autoroute 50.svg A-50 O 208 129
Trois-Rivières Quebec Autoroute 40.svg A-40 E 137 85
Drummondville Quebec Autoroute 20.svg A-20 E 100 62
Rivière-du-Loup Quebec Autoroute 20.svg A-20 E 428 216
Rimouski Quebec Autoroute 20.svg A-20 E 533 330
Saguenay Qc175.svg R-175 N 455 248
Val-d'Or Qc117.svg R-117 N 530 328
Gaspé Qc132.svg R-132 E 928 575
Sept-Îles Qc138.svg R-138 E 900 557
Saint-Georges-de-Beauce Qc108.svgQc271.svg R-108 N,
R-271 E
299 186
Autres grandes villes Canadiennes à proximité
Moncton TCH 2.svg NB-2 E 980 606
Halifax Nova Scotia 102.svg NS-102 S 1245 771
Ottawa Ontario 417.svg ON-417 O 195 121
Toronto Ontario 401.svg ON-401 O 539 334
Windsor (ON) Ontario 401.svg ON-401 O 895 555
Côte Est des États-Unis
Boston I-89.svgI-93.svg I-89 S,
I-93 S
495 306
New York I-87.svg I-87 S 590 367
Philadelphie I-87.svgI-95.svg I-87 S,
I-95 S
730 419
Washington I-87.svgI-95.svg I-87 S,
I-95 S
935 584

La première « autoroute de contournement » est l'autoroute 640, située sur la rive-nord de Montréal, passant par Repentigny, Terrebonne, Boisbriand et Saint-Eustache. Toutefois, elle n'est pas une véritable autoroute de contournement, car elle n'est pas raccordée à l'autoroute 40 à l'ouest, vers Pointe-Calumet. L'autre autoroute de contournement est l'autoroute 30, située sur la rive-sud de Montréal, passant par Brossard, Châteauguay, Beauharnois et Les Cèdres, permettant d'éviter les zones plus souvent affectées par la congestion du centre de Montréal. Elle rejoint l'autoroute 20 à deux reprises (à Vaudreuil-Dorion et Sainte-Julie), ainsi que l'autoroute 40, à Vaudreuil-Dorion. Par ailleurs, elle a été complétée entre Vaudreuil-Dorion et Candiac le 15 décembre 2012, alors qu'auparavant, aucune voie de circulation rapide n'existait sur la rive-sud de Montréal, forçant les automobilistes à circuler sur l'île de Montréal, augmentant ainsi la congestion. Bien qu'elle puisse servir d'autoroute de déviation, il faut toutefois considérer que l'autoroute 30 n'est théoriquement pas reconnue comme telle par le ministère des Transports du Québec.

Montréal est accessible depuis les États-Unis via deux itinéraires. Le premier itinéraire est via l'autoroute 15 depuis l'Interstate 87 et le poste douanier de Saint-Bernard-de-Lacolle, étant le principal lien entre Montréal et l'État de New York, ainsi que la ville de New York. L'autre itinéraire est via les autoroutes 35 et 10, passant par Saint-Jean-sur-Richelieu, depuis l'Interstate 89 dans l'État du Vermont, par le poste douanier de Saint-Armand. Cet itinéraire est le principal lien entre Montréal et Boston. De plus, l'autoroute 35 est en ce moment en construction et devrait être complétée jusqu'à la frontière Canado-américaine en 2017. Pour l'instant entre Saint-Jean-sur-Richelieu et les États-Unis, le transport s'effectue par la route 133.
Les autoroutes 20 et 40 vers l'ouest relient la métropole québécoise à l'Ontario, qui est située environ 70 kilomètres de route à l'ouest. L'autoroute 20 est le principal lien Toronto-Montréal, depuis l'autoroute 401, et l'autoroute 40 (la Route Transcanadienne) relie Montréal à Ottawa, en se changeant en autoroute 417 en Ontario.
Le grand Montréal est aussi desservi par plusieurs autoroutes québécoises pour le relier aux autres régions du Québec. L'autoroute 15 vers le nord relie Montréal aux Laurentides et à l'Abitibi (via la route 117), l'autoroute 25, à la région de Lanaudière et à Terrebonne, l'autoroute 40 vers l'est, à Trois-Rivières, à la Mauricie et à Québec via la rive nord du fleuve Saint-Laurent. L'autoroute 30 permet l'accès au nord de la Montérégie et à Sorel-Tracy, l'autoroute 20 vers l'est, à la Montérégie, au Centre-du-Québec, à la Chaudière-Appalaches, à Québec (via la rive sud de fleuve) ainsi qu'au Bas-Saint-Laurent. De plus, l'autoroute 10 vers l'est relie Montréal aux Cantons-de-l'Est et à Sherbrooke, l'autoroute 15 vers le sud, au sud de la Montérégie et à l'état de New York, et finalement l'autoroute 50 vers l'ouest, à Gatineau et à l'Outaouais[45].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

On peut apercevoir deux quais de la station Berri-UQAM, la plus fréquentée du métro de Montréal, où il y a correspondance entre les lignes verte, orange et jaune.

Le transport collectif sur l'île de Montréal est l'un des plus efficaces, rapides et ponctuels en Amérique du Nord ; la Société des transports de Montréal (STM) qui l'administre fut nominée meilleure société de transport en Amérique du Nord par l'American Public Transportation Association en 2010[46]. À Montréal, 35 % des travailleurs se rendent au travail en transport en commun[38] ; cette proportion atteint 49 % pour les nouveaux immigrants[47]. Au total, la STM enregistre 390 millions de déplacements par an et affiche une croissance annuelle de l’achalandage de 1 %[40].

Le métro de Montréal constitue l’épine dorsale du système métropolitain de transport en commun ; il accueille environ 1,1 million de passagers par jour de semaine[48]. Le métro compte 68 stations réparties en quatre lignes qui s’étendent sur 71 kilomètres[49]; la ligne verte (1), la ligne orange (2), la ligne jaune (4) et la ligne bleue (5). La station Berri-UQAM, située au croisement de 3 lignes, est la station la plus achalandée. Les 759 voitures du métro sont dotées d’un système de roulement pneumatique et circulent en circuit fermé sous terre ; leur vitesse de pointe est de 72 km/h. Chaque station du métro possède une architecture particulière ; on retrouve des œuvres d’art public spécifiques dans chacune d’elles[50].

En surface, le transport urbain est assuré par 192 lignes d’autobus et 8 500 arrêts desservis par un total de 1 600 autobus et 93 minibus de transport adapté[51]. La ligne d’autobus la plus achalandée est la 67 Saint-Michel avec une moyenne de 43 000 déplacements par jour de semaine[52]. On compte, au total, environ 1,4 million de passagers par jour de semaine à bord des autobus de la STM[48]. Il n’y a plus de tramway à Montréal depuis 1959.

Le train de banlieue, administré par l’Agence métropolitaine de transport (AMT), dessert pour sa part la périphérie de Montréal aux heures de pointe. Les lignes Deux-Montagnes, Vaudreuil–Hudson, Saint-Jérôme, Mont-Saint-Hilaire, Candiac et Mascouche (décembre 2014) aboutissent au centre-ville de Montréal à la gare Lucien-L'Allier et à la Gare centrale de Montréal. On compte environ 66 000 passagers par jour de semaine à bord des trains de l'AMT[48].

Terminaux[modifier | modifier le code]

Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal

Montréal compte quatre principaux terminaux de transports de passagers:

Autoroute 15/20 direction sud, kilomètre 62

Cyclisme urbain[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cyclisme à Montréal et BIXI (Montréal).

Montréal est fréquemment citée parmi les dix plus importantes villes cyclistes au monde[58]. De mai à décembre, 22 % des Montréalais utilisent le vélo comme principal moyen de transport, soit le double de la moyenne québécoise[59]. L'arrondissement où l'on compte la plus forte proportion de déplacements à vélo est Le Plateau-Mont-Royal, où près du dixième de tous les déplacements sont faits à bicyclette[60]. On compte quotidiennement, hormis l'hiver, entre 14 000 et 17 500 cyclistes dans le centre-ville[61].

Montréal compte un réseau de 535 kilomètres de pistes cyclables[62]. La ville de Montréal prévoit augmenter le nombre à 800 kilomètres d'ici 2015[63]. La Route verte compte 80 kilomètres à Montréal; les sections les plus notables sont celles longeant les rives du canal Lachine, du Vieux-Port à LaSalle ainsi que le circuit Gilles Villeneuve[64].

La ville de Montréal peut compter sur l'un des plus importants réseaux de vélos en libre-service, le BIXI. Depuis sa création, le système s'est exporté dans plus d'une vingtaine de villes à travers le monde, notamment Londres, Melbourne et New York. En 2011, BIXI Montréal compte 5 050 vélos répartis dans plus de 405 stations dans les arrondissements centraux de la ville[65]. En 2010, 3,3 millions de déplacements en BIXI ont été enregistrés[66]; le réseau compte plus de 30 000 abonnés[67].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Aire urbaine : banlieue et périphérie[modifier | modifier le code]

La région de Montréal, vue de l'espace, la nuit, illustre l'aire urbaine de la ville
Article détaillé : Grand Montréal.

« Accroupis au centre de la plaine comme l'araignée au centre de sa toile, Montréal l'écrase de sa masse[68] »

— Raoul Blanchard, géographe, à propos de Montréal.

La banlieue de Montréal est composée de 81 villes regroupées au sein de la Communauté métropolitaine de Montréal. Ensemble, en incluant Montréal, ces municipalités couvrent une superficie de 4 360 km2 et réunissent 3,7 millions d'habitants soit près de la moitié de la population du Québec[69]. Ils forment la 15e plus importante aire urbaine d'Amérique du Nord[70] et la 77e mondialement. Les principales villes de la banlieue de Montréal sont Laval (399 400 hab.), Longueuil (232 516 hab.) et Terrebonne (101 558 hab.).

Au cours des dernières années, à l'instar des grandes villes nord-américaines, l'étalement urbain en périphérie de Montréal s'effectue à basse densité (moins de 500 personnes par km2)[71]. Cette tendance entraine de forts coûts d'opération et de déplacements ainsi que l'urbanisation de terres agricoles et d'habitats naturels[72].

Aménagement[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Voies de Montréal et Ruelle (Montréal).

L’aménagement des voies à Montréal est le résultat de la superposition d’un découpage en damier, très répandu dans les grandes villes nord-américaines, à un découpage plus ancien, composé de côtes et de rangs, établi lors du régime seigneurial français[73].

À la fin du XVIIe siècle, Montréal est une petite ville fortifiée ; son territoire correspond au Vieux-Montréal actuel. Le sulpicien François Dollier de Casson planifie le tracé des rues à l’intérieur des fortifications en 1672[73]. Au XVIIIe siècle, la croissance de la population entraine la création des premiers faubourgs aux portes de la ville; le faubourg des Récollets à la porte ouest, faubourg Saint-Laurent à la porte nord et le faubourg Québec à la porte est.

La forte densité des constructions le long d'artères parallèles entraîna le traçage de longues ruelles à l'intérieur des pâtés de maisons de plusieurs quartiers de Montréal

Au XIXe siècle, le faubourg Saint-Laurent connait une forte croissance, au-delà l'escarpement de la rue Sherbrooke, grâce au tramway. En son cœur, le boulevard Saint-Laurent, une montée perpendiculaire au fleuve Saint-Laurent, qui traverse l’île de Montréal, devient la première artère « nord-sud » de la ville, orienté en réalité nord-ouest / sud-est. En effet, par convention, on entend par orientation est/ouest ce qui est parallèle au fleuve Saint-Laurent, partout au Québec. La plus grande partie du développement s’effectuera à partir de cet axe aussi appelé la « Main »[74].

La majorité des lotissements de Montréal sont érigés avant la seconde moitié du XXe siècle. La grille des rues forme des pâtés de maisons étroits et profonds établis en rangs perpendiculaires au fleuve Saint-Laurent. Densément peuplés, ils sont souvent entrecoupés sur la longueur par une ruelle qui dessert l'arrière des bâtiments[75].

Lotissement des rues Chambord et De Brébeuf en 1879, entre l'avenue Mont-Royal et la rue Gilford, sur Le Plateau-Mont-Royal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hochelaga et les premières explorations[modifier | modifier le code]

Carte du village iroquoien d’Hochelaga par Giacomo Gastaldi selon le récit de Jacques Cartier

Même si les archéologues datent les premières présences humaines dans les basses-terres du Saint-Laurent au IVe millénaire av. J.-C.[76], les plus anciens artéfacts retrouvés sur l'île de Montréal ne datent que de quelques siècles avant l'arrivée des premiers explorateurs européens[77].

Jacques Cartier est considéré comme le premier Européen à avoir exploré l'île de Montréal. Le 2 octobre 1535, selon le récit de son deuxième voyage en Amérique, il débarque sur l'île et se rend au village iroquoien fortifié d'Hochelaga qui compte environ 1 500 habitants[78]. Il nomme la colline située à proximité Mons realis (mont Royal en latin).

Quand Samuel de Champlain explore le fleuve en 1603, près de 70 ans plus tard, les Iroquoiens n'occupent plus l'île de Montréal et les basses-terres du Saint-Laurent. Hochelaga, le village décrit par Cartier a disparu ; les historiens n'ont jamais pu connaître son emplacement exact[79].

En 1611, Champlain établit un poste de traite saisonnier sur l'île de Montréal, dans un lieu qu'il nomme Place Royale (aujourd'hui Pointe-à-Callière). Il doit se résoudre à l'abandonner puisqu'il ne peut la défendre contre les guerriers Mohawks[80].

Ville-Marie et le régime français[modifier | modifier le code]

Pour un portrait d'ensemble, voir Histoire de la Nouvelle-France et Guerre de la Conquête

.

Paul Chomedey de Maisonneuve, considéré comme le fondateur de la ville

« Il est de mon honneur d'accomplir ma mission, tous les arbres de l'île de Montréal devraient-ils se changer en autant d'Iroquois. »

— Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, dans une lettre adressée à Charles Jacques Huault de Montmagny, gouverneur de la Nouvelle-France

La colonisation française de Montréal s’amorce vraiment avec l’établissement de la Société Notre-Dame de Montréal et la fondation de Ville-Marie, une colonie missionnaire mise sur pied pour évangéliser les Amérindiens, le 17 mai 1642[81]. La société compte à sa tête Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, Jean-Jacques Olier, Paul Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance, une missionnaire qui fonde l’hôpital Hôtel-Dieu de Montréal[82].

Montréal connait des débuts précaires. La cinquantaine de colons « montréalistes » sont souvent retranchés dans le fort Ville-Marie ; certains sont tués ou capturés par les Iroquois. Cette situation rend l'agriculture difficile à pratiquer. De plus, la Société Notre-Dame de Montréal n'arrive pas à convertir suffisamment d'Amérindiens pour assurer la croissance démographique[83]. Maisonneuve est contraint de retourner en France pour recruter d'autres colons en 1653 et en 1659; ces efforts amènent près de 200 colons parmi lesquels on compte sœur Marguerite Bourgeoys, la fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal en 1659[84]. Ces nouveaux arrivants permettent le développement de l'agriculture, ce qui assure la survie et le développement de Ville-Marie.

En 1663, la Nouvelle-France devient une province royale. Elle est placée sous le commandement du Conseil souverain de la Nouvelle-France qui relève de l'autorité directe de Louis XIV. La société Notre-Dame est dissoute la même année. Maisonneuve est renvoyé en France par le gouverneur Alexandre de Prouville de Tracy[84]. La seigneurie de Montréal est cédée au Séminaire Saint-Sulpice de Paris en 1665. Les Sulpiciens influenceront de manière significative le développement de Montréal[84].

La traite des fourrures devient à partir de 1665, grâce à des interventions militaires françaises, une part principale de l'économie montréalaise[85]. Les pelleteries en provenance de la rivière des Outaouais transitent à Montréal qui compte plus de 600 habitants à cette époque[86],[87],[88]. Les Sulpiciens font borner les rues de ce qui est aujourd'hui le Vieux-Montréal en 1672. La ville est fortifiée en 1687[89].

Pendant que Montréal se développe, d'autres secteurs de peuplement apparaissent sur l'île de Montréal. En amont des rapides du Sault-Saint-Louis sur le Saint-Laurent, un fief est concédé à l'explorateur René Robert Cavelier de La Salle qui fonde Lachine en 1669. Au Sault-au-Récollet, au nord de l'île, sur la rivière des Prairies, une mission est fondée par les Sulpiciens en 1696.

Capitulation des Français face à l’armée britannique à Montréal le 8 septembre 1760.

Malgré quelques périodes de tranquillité, les hostilités franco-iroquoises font de plus en plus de ravages dans la colonie à la fin du XVIIe siècle. On compte parmi les événements sanglants à survenir à proximité de Montréal le massacre de Lachine du 5 août 1689.

En août 1701, le traité de la Grande Paix de Montréal met fin aux hostilités. 1 200 Amérindiens d'une quarantaine de nations de la région des Grands Lacs et plusieurs notables de la Nouvelle-France, dont le gouverneur Hector de Callières, se rassemblent à Montréal pour la signature du traité[90].

L'expansion de Montréal se poursuit durant la première moitié du XVIIIe siècle, les premiers faubourgs apparaissent durant les années 1730 alors que la ville compte autour de 3 000 habitants[91]. En plus de la traite des fourrures, la ville devient le point central d'un territoire agricole en pleine croissance.

Débutée un peu avant la guerre de Sept Ans, la guerre de la Conquête oppose les Français et les Britanniques en Amérique du Nord à partir de 1754. En plus de la citadelle de Montréal, les Français comptent à cette époque de nombreux forts sur l'île de Montréal notamment le fort Lorette, le fort de la Montagne, le fort de Pointe-aux-Trembles et le fort Senneville.

L'issue de la bataille des plaines d'Abraham, une victoire britannique, à Québec le 13 septembre 1759 annonce la fin du régime français sur le territoire. Malgré une dernière tentative de reprendre la ville lors de la bataille de Sainte-Foy le 28 avril 1760, le duc de Lévis est contraint de replier ses troupes à Montréal.

Le 8 septembre 1760, les troupes françaises à Montréal[92], commandées par Pierre de Cavagnal, Marquis de Vaudreuil, se rendent à l’armée britannique commandée par Lord Jeffery Amherst[93]. Le traité de Paris de 1763 marque la fin de la Nouvelle-France.

Régime colonial britannique et industrialisation[modifier | modifier le code]

Montréal en 1784
Le canal Lachine, vers 1850.
Articles détaillés : Saint-Henri (Montréal) et Pointe Saint-Charles.

En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5 000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemblait beaucoup aux villes de province françaises. Le fond de population et l’immense majorité était partout française. Mais le territoire canadien-français restait une nation conquise. Les classes riches étaient pour la plupart écossaises. Bien que le français fut la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu’aux enseignes des marchands français étaient en anglais.

Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d’un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement d'origine écossaise et anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais, appelés aux armes par un article haineux de The Gazette. Le feu se propagea également jusqu'à la bibliothèque nationale détruisant d'innombrables archives de la Nouvelle-France[94]. Les incidents incitent les députés du Canada-Uni à transférer la capitale en alternance à Toronto et à Québec, par un vote de 34 voix contre 29[95].

Sur le plan économique, le début du XIXe siècle marque une importante transition dans l'activité commerciale de Montréal. Sa position géographique liée aux réseaux de communication naturels faisait déjà de la ville un centre important de la traite des fourrures vers l'Europe. Le début de la colonisation anglaise du Haut-Canada par les Loyalistes transforme Montréal en plaque tournante de l'approvisionnement et du peuplement de la région des Grands Lacs. L'industrie de la traite des fourrures, — qui a dominée l'activité économique pendant plus d'un siècle — commence à perdre de l'importance par rapport au négoce et aux activités de transport[96].

La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine, facilitant les communications entre l'Atlantique et les Grands Lacs. La seconde moitié du XIXe siècle amena le rapide développement du chemin de fer, la création d'une ligne ferroviaire de 23 km entre Laprairie et Saint-Jean-sur-Richelieu en 1836, et celle du canal de Chambly, inauguré en 1843[97]. Les deux infrastructures améliorent les communications avec New York, via le lac Champlain et la rivière Hudson. La construction des lignes du Grand Tronc vers Toronto et les Provinces maritimes dans les années 1850, et celle du pont Victoria, en 1860, ont consolidé la vocation de la ville. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de Montréal le nœud ferroviaire du Canada.

Parallèlement l’industrie artisanale céda peu à peu la place à une industrialisation plus poussée.

Apogée et déclin relatif[modifier | modifier le code]

La rue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Union en 1937.
Kiosque à journaux dans Rosemont en 1943.

Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donna l’élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. La ville se modernise et développe une réputation de « ville ouverte ».

Deux facteurs contribuent toutefois à transformer durablement l'économie montréalaise au terme de la Seconde Guerre mondiale. D'une part, on constate à cette époque un vaste mouvement des industries de fabrication de biens durables vers le Midwest et le sud de l'Ontario. Combiné à des changements technologiques, comme l'essor du camionnage et la mise en service de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959, réduisent l'importance de Montréal comme centre de transbordement des marchandises[98].

Un deuxième facteur, identifié par Polèse (1990), tient aux transformations profondes qui ont marqué la société québécoise à compter de la fin des années 1950 et le renversement du sommet de la hiérarchie des métropoles canadiennes au profit de Toronto. Selon le chercheur, la Révolution tranquille et la francisation de la société a eu pour effet d'augmenter les coûts de transaction des services supérieurs, en rendant plus difficile le recrutement de main-d'œuvre pour desservir un marché canadien anglophone à 75 %[99]. Ce mouvement, particulièrement présent durant les années 1960 et 1970, s'est résorbé vers la fin du XXe siècle[98].

Ville internationale contemporaine[modifier | modifier le code]

Boulevard René-Lévesque au centre-ville, proche des tours SunLife et Banque royale du Canada

Le déplacement graduel des populations vers l’ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.

Le statut international de la ville a été assuré par l’Exposition universelle de 1967[100], tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux olympiques d'été de 1976. Montréal a célébré avec éclat son 350e anniversaire en 1992.

En date du 1er janvier 2002, l’ensemble des municipalités situées sur l’île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, 3 695 000 avec l'agglomération, ainsi que plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu’à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.

Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l’ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d’entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l’île.

Après l’élection d’un gouvernement libéral à Québec, un référendum sur les « défusions » municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d’avoir la tenue d’un référendum sur la « défusion » à la suite de la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu’avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités « défusionnées » se retrouvent au sein d’un conseil d’agglomération qui gère les compétences d’agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes « défusionnées » gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Logo de la ville de Montréal

Montréal est une municipalité de ville régie par une charte indépendante. Son administration municipale est répartie sur trois niveaux : l’agglomération, la ville et les arrondissements.

La ville de Montréal compte un maire élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour tous les 4 ans. Il incarne le pouvoir exécutif au sein de l'administration municipale de la ville ; il siège au conseil d'agglomération, au conseil municipal et au comité exécutif de Montréal. Il est également maire de l'arrondissement Ville-Marie.

À la suite de la démission du maire Gérald Tremblay le 5 novembre 2012, Michael Applebaum fut désigné maire par intérim jusqu'aux élections municipales de novembre 2013[101]. Celui-ci ayant ensuite fait l'objet d'accusations criminelles en lien avec une affaire de corruption, il fut remplacé par Laurent Blanchard le 25 juin 2013, à la suite d'une élection au conseil municipal.

De 2001 à 2003, le gouvernement du Québec fusionne 27 municipalités de l'île de Montréal à la Ville de Montréal. En 2006, 15 de ces municipalités défusionnent. Bien que ces municipalités soient désormais indépendantes, elles partagent toujours l'administration de certains services avec la ville de Montréal. Le conseil d'agglomération de Montréal administre, entre autres la sécurité publique, l'évaluation foncière, la distribution de l'eau potable et le traitement des eaux usées et des matières résiduelles, la voirie et le transport en commun sur l'ensemble du territoire de l'île de Montréal. Il est composé du maire de Montréal, de 15 conseillers de Montréal et de 14 maires et 1 représentant des villes reconstituées de l'île de Montréal.

Le Conseil municipal de Montréal est l’organe décisionnel principal de la ville. Il est composé de 65 membres : le maire, les 19 maires d'arrondissement et 46 conseillers de ville. Les maires d'arrondissement sont élus au suffrage universel parmi la population de leur arrondissement et les conseillers de ville sont élus au scrutin majoritaire à un tour dans les différents districts électoraux de la ville (chaque arrondissement est divisé entre 0 et 4 districts électoraux).

Neuf commissions du conseil[102] s'occupent des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d’activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au comité exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil municipal et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l’exception d’un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président[103].

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arrondissements de Montréal.
Carte Montréal Arrondissements.svg

La ville de Montréal compte 19 arrondissements[104]. Plusieurs d'entre eux sont d'anciennes villes fusionnées à Montréal. Les arrondissements sont dirigés par le conseil d'arrondissement composé du maire de l'arrondissement, des conseillers de ville de l'arrondissement et des conseillers d'arrondissement, s'il y a lieu (les arrondissements élisent entre 0 et 3 conseillers d'arrondissements)[105]. Au total, les 19 arrondissements comprennent 39 conseillers d’arrondissement. Ils sont responsables, localement, de l’urbanisme, de l’enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l’habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales[106].

Liste des arrondissements de Montréal
No  Nom Superficie
(km2)
Population
(2008)
1 Ahuntsic-Cartierville 23 129 709
2 Anjou 14 41 856
3 Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce 21 168 236
4 Lachine 20 42 368
5 LaSalle 16 76 527
6 Le Plateau-Mont-Royal 8 103 552
7 Le Sud-Ouest 14 71 622
8 L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève 24 18 005
9 Mercier–Hochelaga-Maisonneuve 25 132 271
10 Montréal-Nord 11 85 891
11 Outremont 4 23 437
12 Pierrefonds-Roxboro 27 66 576
13 Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles 49 107 972
14 Rosemont–La Petite-Patrie 14 136 885
15 Saint-Laurent 43 86 835
16 Saint-Léonard 14 73 423
17 Verdun 10 67 637
18 Ville-Marie 14 80 850
19 Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension 16 146 310
TOTAL 364 1 659 962

Administrations extra-municipales[modifier | modifier le code]

Territoire occupé par la Ville de Montréal (en bleu foncé) au centre de la Communauté métropolitaine de Montréal (en bleu pâle)

Représentation provinciale[modifier | modifier le code]

Au niveau provincial, la représentation à l'Assemblée nationale du Québec se fait par des députés élus dans des circonscriptions. Vingt-sept circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

Au niveau fédéral, la représentation à la Chambre des communes du Canada se fait par des députés élus dans des circonscriptions. Dix-huit circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).

Jumelages et accords internationaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des jumelages de Montréal.
Blank map of world no country borders.PNG
Alger
Port-au-Prince
Athènes
Bamako
Beihai
Casablanca
Chicago
Erevan
Hanoï
Hiroshima
Lyon
Montréal-la-Cluse
Managua
Moscou
Shanghai
Tel Aviv-Jaffa
Tunis
Antananarivo
Lucknow
Quito
Rio de Janeiro
San Salvador
Santiago
Milan
Busan

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Pour les données de population du Grand Montréal, se référer à l'article Communauté métropolitaine de Montréal
Foule sur la rue Crescent à l'occasion du Grand Prix automobile du Canada 2011.

Montréal est la ville la plus peuplée du Québec, la deuxième ville la plus peuplée du Canada et le centre d'une agglomération de près de 4 millions d'habitants[116],[Note 2]. En 2011, on compte 1 649 515 Montréalais[8]. La densité moyenne de population dans la ville est de 4 517 hab./km2. Elle atteint 13 096 hab./km2 dans Le Plateau-Mont-Royal et 18 802 hab./km2 dans le quartier Parc-Extension.

L'immigration est le principal moteur de la croissance démographique montréalaise. Entre 2008 et 2009, l'île de Montréal accueille 40 005 nouveaux immigrants internationaux. Pour la même période, l’accroissement naturel amène 8 235 nouveaux montréalais[117].

Rue Prince-Arthur, début de la section piétonne, vue du boulevard Saint-Laurent

La population de la ville est relativement jeune : en 2006, selon Statistique Canada, le pourcentage d'habitants âgés de moins de 35 ans est de 44 %[118], soit 2 points de plus que la moyenne québécoise, qui est de 41,8 %[118]. L'âge médian y est de 38,8 ans[118], soit un peu moins que la moyenne provinciale (41 ans).

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La population de la ville de Montréal a connu sa principale période de croissance au cours de la seconde moitié du XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle. Durant cette période la population de la ville, sans compter la banlieue, passe d'un peu moins de 60 000 habitants à plus d'un million d'habitants; Montréal est la ville la plus peuplée du Canada jusque dans les années 1950.

En plus de l'immigration irlandaise au cours du XIXe siècle, l'industrialisation est le principal facteur de la croissance de la ville. Les habitants des campagnes environnantes migrent vers la ville pour y travailler dans les usines. La plupart des arrivants sont des Canadiens français et des Canadiens anglais provenant des milieux ruraux du Québec, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick[119].

Évolution de la population[120]
Année 1801 1811 1821 1831 1841 1851 1861 1871 1881 1891 1901 1911
Habitants 9 000 13 300 18 767 27 297 40 356 57 715 90 323 130 022 176 263 254 278 325 653 490 504
Année 1921 1931 1941 1951 1961 1971 1981 1991 1996 2001 2006 2011[121]
Habitants 618 506 818 577 903 007 1 021 559 1 201 559 1 214 352 1 018 609 1 017 666 1 016 376 1 039 534 1 620 693 1 649 519

Personnalités montréalaises[modifier | modifier le code]

Maurice Richard, joueur de hockey du Canadien de Montréal en 1945.

De nombreuses personnalités sont issues de l’agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer les jazzmen Oscar Peterson, Oliver Jones, Maynard Ferguson, l'actrice Jessalyn Gilsig, des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard, Lucien Francoeur, Robert Charlebois, Shawn Drover, Claude Dubois, Diane Dufresne, Kate et Anna McGarrigle, Rufus Wainwright, Martha Wainwright, Béatrice Martin (Coeur de pirate) et Mylène Farmer qui y a peu vécu, des groupes musicaux montréalais comme Mahogany Rush, Simple Plan et Arcade Fire ont atteint une notoriété mondiale, le poète Émile Nelligan, le romancier Hubert Aquin, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, l’ex-premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l’écrivain et homme politique Jacques Hébert, les joueuses de tennis Mary Pierce et Eugenie Bouchard, l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves ou encore l’écrivain Saul Bellow, prix Nobel de littérature, Sidney Altman, lauréat du Prix Nobel de chimie, Ralph Steinman, lauréat du Prix Nobel de médecine, , l'auteure et militante altermondialiste Naomi Klein, le héros canadien de la révolution chinoise Norman Bethune, et un des acteurs de la série Star Trek William Shatner, le joueur de hockey Maurice Richard (Le Rocket). Dans le monde de la musique, Isabelle Boulay (Sainte-Félicité, Gaspésie), DJ Daniel Desnoyers, DJ Champion, Aut'Chose, le DJ A-Trak (Duck Sauce), Sam Roberts, Voivod et Céline Dion (née à Charlemagne, mais associée à Montréal sur la scène internationale) sont très connus.

Immigration et groupes ethniques[modifier | modifier le code]

La population d’origine européenne est en vaste majorité d'ascendance française, irlandaise, anglaise et italienne, toujours selon Statistique Canada[122]. Les quatre groupes ethniques en importance sur l’île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235)[122].

Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d’identité ancestrale française et britannique étaient majoritaires. Ceux identifiés en tant que Canadiens d’identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont en effet majoritairement de descendance française, irlandaise, anglaise et écossaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations.

En 2011, les principales minorités visibles étaient, en ordre d'importance, les Afro-Canadiens qui comptaient pour 8,4 % de la population totale et les Arabes pour 5,9 %[123].

Communautés culturelles[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Carte de l'île de Montréal indiquant la langue maternelle selon les secteurs.
Répartition linguistique de la langue la plus parlée à la maison sur l'île de Montréal en 2011.
                     +90 %-50 % Francophone (majoritaire)
    +40 % Francophone (minoritaire)
             +70 %-50 % Anglophone (majoritaire)
    +40 % Anglophone (minoritaire)
         +60 %-50 % Allophone (majoritaire)
    +40 % Allophone (minoritaire)
  •      30-40 % Franco-Anglo
  •      30-40 % Franco-Allo
  •      30-40 % Anglo-Allo
  •      +30 % Égalité

Selon les données du recensement de 2006, la majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 65 %) a le français pour langue maternelle, une part non négligeable (23 %) de la population est néo-canadienne, n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue d’origine tandis qu’environ 12 % se déclarent anglophones[124].

Selon la même source, sur l’ensemble de l’île de Montréal, le constat change alors qu’environ 50 % de la population se déclare francophone, 34 % allophone et 16 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de la langue majoritaire et la plupart des allophones ont le français ou l’anglais comme langue seconde[125]. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l’anglais (surtout concentrés dans l’Ouest de l’île de Montréal).

Certaines personnes ne sont capables de communiquer ni en français ni en anglais. Cependant, la tendance qu’ont les nouveaux immigrants à apprendre la langue majoritaire s’est accélérée depuis l’introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L’italien, le portugais, l’espagnol et le roumain sont les autres langues romanes utilisées à Montréal; l’allemand, le grec, le yiddish mais aussi le berbère (Kabyle), l’arabe, le mandarin, le cantonais, le vietnamien et l’hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L’usage du français à la maison, en général, a progressé dans la Communauté métropolitaine de Montréal[126]. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001 puis 11,8 % en 2011.[réf. souhaitée]. La proportion de francophones s’est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 69,1 %[réf. souhaitée], puis 85.7 % de personnes sachant parler français en 2011[126].

Par ailleurs, les statistiques de 2006 affichent un renversement de la tendance. En effet, tous les arrondissements de la ville ont vu leur proportion de locuteurs francophones diminuer depuis 2001. En cinq ans, cette variation est d'une amplitude variable selon les districts, allant d'une hausse de 1 % dans Loyola (arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce) à une baisse de 29 % dans Sainte-Geneviève (arrondissement de l’Île-Bizard–Sainte-Geneviève)[127]. La régression du français dans la ville de Montréal est un sujet récurrent dans les médias francophones québécois. Celle-ci doit cependant être nuancée dans la mesure où cette baisse en pourcentage ne se fait pas au profit d'une langue unique mais d'une multitude de langues, conséquence de l'accueil d'un grand nombre d'immigrants de langue maternelle autre que le français et l'anglais. D'autre part, le français reste la langue de travail majoritaire. (66,5 % des réponses uniques au recensement de 2006)[128].

Religion[modifier | modifier le code]

Pour un portrait d'ensemble, voir Religion au Canada

Selon les données de Statistique Canada en 2011, Montréal est une ville majoritairement catholique; 53 % de la population adhère à cette religion[129]. Les montréalais sans appartenance religieuse sont le second groupe en importance, ils représentent 18 % de la population[129]. Les deux autres groupes importants sont les musulmans et les chrétiens orthodoxes. On y compte également d'importantes communautés protestantes[129].

De passage dans la ville en 1881, l'écrivain américain Mark Twain baptise Montréal la « ville aux cent clochers »[130]. Ce constat illustre la grande quantité d'églises catholiques romaines et protestantes dans la ville. À lui seul, l'archidiocèse de Montréal compte plus de 200 paroisses actives actuellement[131]. Montréal compte également plusieurs lieux de culte catholiques importants tels que l'oratoire Saint-Joseph, le lieu de pèlerinage le plus important dédié à saint Joseph[132], la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, la basilique Notre-Dame et la basilique Saint-Patrick. Le cimetière catholique Notre-Dame-des-Neiges situé sur le flanc nord du mont Royal est le plus grand cimetière au Canada[133]. L’Église catholique trouve la majorité de ses fidèles au sein de la majorité canadienne-française et des communautés et descendants d'origine irlandaise, italienne, portugaise, polonaise et haïtienne. La communauté protestante est principalement anglicane[134] et la communauté orthodoxe compte la majorité de ses membres auprès des communautés grecques, russes et roumaines.

Presque absent avant la seconde moitié du XXe siècle, l'islam a connu une forte progression au Québec depuis l’élimination de la discrimination raciale dans les politiques d’immigration canadiennes en 1962[135],[136]. On compte aujourd'hui plus de pratiquants musulmans que de pratiquants catholiques à Montréal[137]. Entre 2001 et 2011, la population musulmane a presque doublé dans la ville, passant de 81 000 croyants à 155 000 en l'espace de 10 ans[129]. Cette tendance est principalement due à l'immigration en provenance des pays musulmans, principalement de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie et du Liban[135]. Contrairement à la France, l'Allemagne ou au Royaume-Uni, il n'y a pas de domination d'un groupe ethnique musulman particulier à Montréal[138] ; 70 % des musulmans de Montréal son sunnites et 30 % sont chiites[139]. On compte un peu plus d'une cinquantaine de lieu de cultes musulmans dans la grande région de Montréal[138].

La communauté juive (juifs laïques et juifs orthodoxes) de Montréal, établie principalement depuis le début du XXe siècle à Montréal, est principalement concentrée dans les arrondissements d'Outremont, de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et de Saint-Laurent ; autour des villes enclavées de Côte-Saint-Luc et Hampstead oû ils sont majoritaires[140]. On compte 80 000 juifs dans la ville de Montréal et plus de 120 000 sur l'île de Montréal[140].

Montréal accueille également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes, Témoins de Jéhovah et hindoues.

Éducation[modifier | modifier le code]

Montréal est constamment en tête de file des meilleures villes étudiantes au monde. Ainsi en 2013, selon The Economist, Montréal se classe au premier rang mondial comme destination pour des études à l'étranger, devant Londres[141]. Selon le palmarès 2013 de QS Best Student Cities, la ville se classerait première au Canada, seconde en Amérique du Nord et neuvième au niveau mondial[142]. Avec plus de 170 000 étudiants, la ville est au deuxième rang des métropoles nord-américaines quant au nombre d'étudiants universitaires par habitant[143]. En 2011, plus de 60 % de la population montréalaise détenait un certificat, diplôme ou grade de niveau postsecondaire[144].

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Dès 1658 sera fondée par Marguerite Bourgeoys une première école catholique, sur l'actuelle rue Saint-Dizier dans le Vieux-Montréal.

La ville compte en 2014 un total de 268 écoles primaires (233 francophones et 35 anglophones), 75 écoles secondaires (58 francophones, 16 anglophones et 1 bilingue), 26 centres d'éducation aux adultes et (14 francophones et 12 anglophones) ainsi que 37 écoles spécialisées[145],[146], regroupées à même:

(L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, LaSalle, Lachine, Outremont, Pierrefonds-Roxboro, Saint-Laurent, Verdun),

(Ahuntsic-Cartierville, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Le Plateau-Mont-Royal, Le Sud-Ouest, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont–La Petite-Patrie Ville-Marie et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension),

(Montréal-Nord, Saint-Léonard, Anjou et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles); finalement

Enseignement collégial[modifier | modifier le code]

Montréal compte 24 établissements d'enseignement collégial sur son territoire : treize collèges d’enseignement général et professionnel (cégep), neuf collèges privés et deux établissements de niveau collégial en formation professionnelle.

Universités[modifier | modifier le code]

Le pavillon des arts de l'université McGill
L’Université de Montréal, sur le flanc nord du Mont Royal.

Recherche[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport à Montréal.
Stade olympique, dont la tour fut terminée après les Jeux olympiques

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, Montréal a été l’hôte de plusieurs événements sportifs majeurs, dont les Jeux olympiques d'été de 1976, les Championnats mondiaux d'escrime en 1967, de cyclisme sur piste en 1974, d'aviron en 1984, de natation en 2005, la Coupe Rogers de tennis, le Grand Prix du Canada de Formule 1.

Jeux olympiques :

Course automobile :

Cyclisme :

Golf :

  • Le Championnat de Montréal du circuit Champions Tour de la PGA s'établit à Montréal en 2010 et, cela, pour plusieurs années consécutives[156]. (Il y a déjà eu des éditions de 1904, 1908, 1913, 1926, 1935, 1946, 1950, 1956, 1959, 1967, 1997 et 2001 - mais jamais un tournoi consacré à Montréal pour plusieurs années).
  • 7e Presidents Cup, du 27 au 30 septembre 2007.

Marathon :

Natation :

Soccer :

Tennis :

  • Masters de tennis du Canada, depuis 1989. Lors des années paires, Montréal reçoit les femmes (WTA), alors que les années impaires, Montréal reçoit les hommes (ATP) En 2009, le tournoi de la coupe Rogers établit un record d'assistance, devenant le premier tournoi d'une semaine à attirer une affluence de plus de 200 000 spectateurs. C'était également la première fois que les huit meilleurs joueurs au monde, selon le classement ATP, se retrouvaient tous en quart-de-final.

Jeux du Québec :

Outgames mondiaux :

Équipes sportives majeures[modifier | modifier le code]

Le sport professionnel à Montréal constitue une dimension essentielle de l'intégration de Montréal au continent nord-américain. Montréal possède plusieurs équipes sportives professionnelles qui sont des franchises de grandes ligues continentales.

Franchises sportives majeures actuelles :

Club Ligue Enceinte Fondation Championnats
Canadiens de Montréal[161] LNH (Hockey) Centre Bell 1909 24
Alouettes de Montréal LCF (Football) Stade Percival-Molson 1946 7
Impact de Montréal NASL (1993-2011) MLS (2012) (Soccer) Stade Saputo 1993 3
Royal de Montréal American Ultimate Disc League (Ultimate (sport)) Stade Percival-Molson 2014 0

Franchises majeures passées :

Club Ligue Enceinte Existence Championnats
Expos de Montréal MLB Stade olympique de Montréal 1969-2004 0
Maroons de Montréal LNH Forum de Montréal 1924-1938 2
Express de Montréal Ligue Nationale de Crosse Centre Bell 2004 0
Roadrunners de Montréal Ligue Nationale de Roller-Hockey Centre Molson 1996-1999 0
Manic de Montréal Ligue nord-américaine de soccer (LNAS) Stade olympique 1981-1983 0
Machine de Montréal World League of American Football Stade olympique 1991-1992 0
Junior de Montréal LHJMQ (Hockey) Auditorium de Verdun 2008 - 2011 0

Les Montréalais et le sport[modifier | modifier le code]

Les Montréalais pratiquent plusieurs types d'activités sportives sur une base récréative grâce à la présence de nombreux clubs sportifs amateurs et associations sportives locales. La popularité des sports y est aussi favorisée par l'existence d'un réseau de terrains extérieurs et d'installations intérieures (aréna, gymnase, terrain intérieur de soccer)[162]. L'hiver, des anneaux de glace et des patinoires sont aménagés à l'extérieur[163]. Le lac aux Castors[164],[165] sur le mont Royal et l'anneau de glace dans le vieux-port[166] permettent aux Montréalais de renouer avec la pratique du patinage dans une ambiance familiale. Le ski de fond est également une activité populaire et plusieurs centaines de kilomètres de sentiers balisés sont entretenus par la ville dans les parcs[167].

Société civile et droits civiques[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

L'édifice de la Banque de Montréal face à la place d'Armes, dans le Vieux-Montréal.

Seconde métropole du Canada, Montréal demeure un centre culturel, industriel, commercial et financier très important, dont la prospérité repose « sur des échanges soutenus de biens avec des marchés régionaux et internationaux »[168]. Elle est également une importante ville portuaire, au débouché de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l’Est du Canada, c’est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Pour cette raison, la ville fait partie de l’axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire très importante[169].

La ville et sa région immédiate possèdent l'économie la plus diversifiée au Canada[170]. Les industries montréalaises incluent les télécommunications, l’aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures (avec quatre universités), les jeux vidéo, le textile, la mode, l’électronique, le matériel de transport, le tabac et l’imprimerie. Parmi les entreprises importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque nationale du Canada, Air Canada, Rio Tinto Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Quebecor, Domtar, Air Transat, Transcontinental et Métro Richelieu.

De plus, plusieurs organisations travaillent au rayonnement économique de Montréal : la Chambre de commerce du Montréal métropolitain au niveau de la concertation des gens d'affaires, Montréal International pour attirer organismes internationaux et investisseurs étrangers ainsi que Tourisme Montréal pour faire la promotion du tourisme vers Montréal.

Montréal est devenu l’un des cinq pôles mondiaux de développement de médias numériques interactifs avec 85 entreprises et 5300 emplois[171], dont Ubisoft, Gameloft, THQ, Electronic Arts et Eidos.

En 2010, Montréal était classée au 19e rang mondial pour sa qualité de vie selon le magazine britannique Monocle[172].

En 2011, l'Union des associations internationales classe Montréal au premier rang en Amérique des villes accueillant des évènements associatifs internationaux. De plus, le Palais des congrès de Montréal fut en 2012 finaliste pour le prix APEX du meilleur centre de congrès au monde[173],[174].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Boulevard De Maisonneuve et la piste cyclable Claire Morissette, derrière la Place des Arts en regardant vers l'ouest - mai 2010

En mai 2014, le taux de chômage est de 8 % sur l’île de Montréal[175], avec un taux de pauvreté de 14 % dans la ville en 2012[176]. Les taux les plus élevés se rencontrent dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord[177].

Selon un rapport du Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion, depuis 1997 la pauvreté a reculé partout au Québec sauf à Montréal[178]. Il y aurait 30000 itinérants a Montréal selon un rapport fédéral[179].

Les secteurs d’activités de la population montréalaise sont[177] :

  • Services à la production : 14,2 % ;
  • Services de distribution : 9,2 % ;
  • Services à la consommation : 25 % ;
  • Services gouvernementaux, d’enseignement et de santé : 20,8 % ;
  • Secteur manufacturier : 16,8 % ;
  • Secteur de la construction : 2,7 %.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme à Montréal.
Vieux-Montréal vu du Vieux-Port

En 2012, l'agglomération de Montréal a accueilli plus de 7 879 000 touristes, en hausse de 6,5 % depuis 2008[180]

Traveler's Digest et AskMen.com ont classé Montréal parmi les « 29 villes à visiter » dans le monde[181].

Finance[modifier | modifier le code]

Montréal possède un marché boursier important, avec la bourse de Montréal. Depuis le 7 décembre 2005, la bourse de Montréal s’est unie au Chicago Climate Exchange, dans la foulée de la Conférence concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de créer le marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux[182].

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

Deuxième ville onusienne et deuxième ville consulaire d'Amérique du Nord, après New York[183], la ville possède près de 72 sièges d’organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)[184]. Parmi celles-ci, on retrouve notamment :

Port de Montréal[modifier | modifier le code]

Le port de Montréal, situé sur la rive du fleuve Saint-Laurent au sud-est de l’île, est le second port en importance au Canada après Vancouver, toutes catégories confondues et le premier en termes de trafic de conteneurs. Il accueille aussi bien les navires océaniques que les bateaux plus modestes, à destination des Grands Lacs. Le trafic de marchandises totalisait près de 26 millions de tonnes métriques de marchandises[185],

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Montréal est dotée d'une quantité appréciable d'espaces verts; son réseau de 17 grands parcs urbains occupent 6 % du territoire de la ville, soit une superficie d'environ 20 km2.

Parmi ceux-ci, les plus connus et fréquentés sont :

Le Parc olympique[186] est situé dans l’est de la ville[187]. On retrouve notamment sur le site le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique, ainsi que le Planétarium, qui ensemble forment l'Espace pour la vie, un complexe muséal qui se veut « repenser le lien qui unit l'être humain à la nature ».

Monuments et architecture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vieux-Montréal et Quartier du Musée.
Rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal

Au sud de l’île, le Vieux-Montréal, déclaré arrondissement historique en 1964[188], constitue le centre historique et offre de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l’hôtel de ville, la place d’Armes, et la basilique Notre-Dame.

Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciel modernes tels le 1000 de La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, et la tour de la Bourse. Les plus élevés ont été bâtis en 1961-62 et 1992. C'est en 1928 qu'un bâtiment dépasse pour la première fois les 100 mètres, avec l'Édifice de la Banque Royale (121 mètres, 22 étages), hauteur surpassée d'un mètre par l'Édifice Sun Life en 1931[189]. Le premier gratte-ciel inaugurant le « style international » à Montréal, tout en dépassant 100 mètres de hauteur est la Tour Telus[190].

La plus célèbre tour de la ville reste la place Ville-Marie, conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei (1962), premier gratte-ciel à dépasser les 150 mètres (43 étages, 188,1 mètres), dont la construction a commencé avec le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d’un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l’une des plus grandes au monde. Elle donne ainsi accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieures, ainsi qu’au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l’abri des intempéries. Seulement sept bâtiments dépassent hors antenne les 150 mètres de hauteur, et un seul les 200 mètres, le 1000 de la Gauchetière avec 205 mètres[191].

Centre-ville de Montréal

Avec son quartier gai, le Village, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l’un des plus grands au monde, Montréal est l’un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT)[192].

Art public[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de l'art public de Montréal.

L'art public de la ville se réfère principalement à l’une ou l’autre de ses cultures, la francophone ou l'anglophone. La Société Notre-Dame de Montréal qui a fondé Ville-Marie est commémorée par un obélisque situé à la place d’Youville et son principal fondateur, Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue (le monument à Maisonneuve) au centre de la place d’Armes.

Le passage au régime britannique est commémoré par la colonne Nelson, un des monuments les plus controversés de la ville, situé sur la place Jacques-Cartier et représentant pour certains les visées impérialistes britanniques, ainsi que la statue de la reine Victoria, au square Victoria. Un rappel du Canadien de jadis se trouve sur la Maison du Patriote, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. Un monument à sir George-Étienne Cartier, un des pères de la confédération canadienne, trône à l’entrée du parc du Mont-Royal (le monument à George-Étienne Cartier).

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

L’époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons. Celle d’Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, se situe à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent. Celle de René Robert Cavelier de La Salle, célèbre explorateur de la région du Mississippi, se trouve à l’angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal.

Claude de Ramezay, devenu gouverneur de Montréal en 1704, se fit construire l’année suivante une maison qui allait devenir plus tard le quartier général de l’armée d’invasion des rebelles américains, par la suite une cour de justice, ainsi qu’un établissement d'éducation pour finalement devenir définitivement un musée en 1895. La structure a souvent été retravaillée et agrandie, notamment par l’addition en 1903 de la tourelle qui donne au bâtiment sa silhouette, et par la grande rénovation des années 1970 qui a solidifié les fondations. Situé à l’angle des rues Notre-Dame et Saint-Claude, juste en face de l’hôtel de ville, le musée du Château Ramezay est un important lieu d’histoire montréalaise.

Pour plus de détails, il est possible de consulter la liste des édifices et lieux d'intérêt patrimonial montréalais[193].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La religion, qui fut la raison même de la fondation de la ville, possède à Montréal un passé riche et très complexe, qui s'est au fil des années enrichi de nombreuses croyances, outre le catholicisme. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénominations, qui lui ont valu au XIXe siècle le surnom de « ville aux cent clochers ».

Parmi les édifices les plus importants historiquement, on trouve notamment l’oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée à ce saint au monde, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, première chapelle de pierre de Montréal ainsi que la basilique Notre-Dame, la deuxième plus grande église en Amérique.

La Pietà, datant de 1855 et située dans le Mausolée La Pietà du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, est une reproduction grandeur nature de la sculpture de Michel-Ange de la basilique Saint-Pierre au Vatican.

RÉSO: le Montréal souterrain[modifier | modifier le code]

Article connexe : Montréal souterrain.
Le RÉSO, la ville intérieure de Montréal, vue d’entre les métros Peel et McGill

Le Montréal souterrain (RÉSO), ou ville intérieure, est une alternative urbaine populaire aux extrêmes climatiques de l’hiver froid et de l’été humide. En effet, Montréal possède plus de 30 km de passages piétonniers souterrains permettant de se rendre aux principaux attraits et bâtiments du centre-ville (de la station Lucien-L'Allier (métro de Montréal) jusqu'au Complexe des sciences Pierre-Dansereau de l'UQAM) sans jamais s’exposer aux intempéries. Il constituerait le plus grand réseau souterrain au monde[194].

Lieux de diffusion culturelle[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

La ville possède de nombreux musées dont la plupart sont regroupés au sein de la société des directeurs des musées montréalais qui a comme objectif de faire leur promotion et de participer à leur développement[195],[196]. Ces musées présentent tout autant des expositions sur les sciences, l’histoire, les beaux-arts et le patrimoine culturel[197]. Parmi ces musées, deux institutions ont pour thématique l'art, le musée des beaux-arts de Montréal et le musée d'art contemporain de Montréal. Le thème de l'histoire est au centre des expositions de Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, du musée Stewart ou du château Ramezay. Le patrimoine est abordé par plusieurs musées dont le musée Marguerite-Bourgeoys, la Maison Saint-Gabriel et le musée des maîtres et artisans du Québec. La thématique des sciences est au cœur des expositions du Centre des sciences de Montréal, de la Biosphère de Montréal et de quatre musées à vocation scientifique administrés par la ville de Montréal, soit le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique, ainsi que le Planétarium, regroupés au sein de l'Espace pour la vie[198].

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

La Grande Bibliothèque du Québec, depuis la rue Berri.

La Grande Bibliothèque est sise à Montréal, comprenant la collection de la Bibliothèque nationale du Québec. Elle comprend les plus vastes collections littéraires au Québec et est, avec plus de 2,9 million d'entrées, la bibliothèque la plus fréquentée de la Francophonie[199]. La Grande Bibliothèque est située au centre-ville (arrondissement Ville-Marie), au nord du quartier latin. Ouverte depuis le 3 mai 2005, elle remplace l’ancienne bibliothèque centrale située sur la rue Sherbrooke. Elle contient notamment la collection Saint-Sulpice, construite à partir de l’année 1844 ; ces ouvrages anciens, à caractère patrimonial, doivent nécessairement être consultés sur place. La bibliothèque s’est enrichie au fil des ans de collections privées, telles celles de Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte La Fontaine.

La Ville de Montréal comporte également un vaste réseau de bibliothèques publiques composé de 44 bibliothèques de quartier et d'un bibliobus, qui ont pour mission de démocratiser l'accès à l'information, la connaissance, la culture ainsi qu'au savoir.

On retrouve également cinq établissements universitaires ainsi que 24 établissements d'enseignement collégial sur le territoire de Montréal, comportant chacun une ou plusieurs bibliothèques académiques.

La ville fut désignée Capitale mondiale du livre du 23 avril 2005 au 22 avril 2006[200],[201]. À cette occasion, elle créa le prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal qu'elle remet annuellement depuis.

Théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Fontaine sur l'esplanade de la Place des Arts.

Montréal est un important centre de la culture québécoise, internationalement reconnu pour son effervescence culturelle. Le complexe culturel de la Place des Arts abrite le musée d’art contemporain et plusieurs théâtres. Il est le siège de l’Opéra de Montréal et était celui de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM). L'OSM loge depuis septembre 2011 dans une salle de concert qui lui est propre, la Maison symphonique de Montréal, construite au coin nord-est du complexe de la Place des Arts. Lieu incontournable du cirque contemporain et nouveau, on y retrouve de nombreux lieux de diffusion et d'enseignement des arts du cirque notamment la Tohu, qui regroupe une salle de spectacle circulaire, le siège social du Cirque du Soleil, les bureaux de l'association En Piste ainsi que l'école nationale de cirque.

Montréal possède aussi de nombreux théâtres; parmi ceux-ci, on retient notamment le théâtre Saint-Denis, le théâtre du Rideau Vert ou encore le théâtre du Nouveau Monde, fondé en 1951. Pour la danse, Montréal est un important lieu de création et de diffusion. Parmi les lieux les plus importants en danse contemporaine de Montréal, notons l'Agora de la danse.

Maisons de la Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maisons de la culture de Montréal.

Inspiré par le concept français de Maison de la Culture, les 12 maisons de la culture de Montréal offrent depuis plus de 25 ans une programmation d'événements, de spectacles et d'expositions pour lesquels l'entrée est souvent gratuite.

Depuis 2002, ce réseau s'est agrandi et comporte maintenant 24 diffuseurs (dont 2 diffuseurs métropolitains : La Chapelle historique du Bon-Pasteur et le Théâtre de Verdure) dans les 19 arrondissements de Montréal. Son nom : réseau Accès culture. Ses membres sont par exemple : théâtre Outremont, salle Jean-Grimaldi, L'Entrepôt, Centre culturel de Verdun. Un diagnostic et un Plan d'action d'une durée de quatre ans (2010-2014) sont à l'étude par la Ville de Montréal. Des recommandations d'action ont été déposées au comité exécutif de la Ville de Montréal en septembre 2010.

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

Fête de la mi-automne au jardin botanique

De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal[202]. Compte tenu de l’hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels le Festival international de jazz de Montréal qui a lieu depuis plus de trente ans[203], les FrancoFolies de Montréal, le Festival International Nuits d'Afrique et le festival Juste pour rire[202]. Cependant quelques festivals ont lieu pendant la période hivernale, en particulier le Festival Montréal en lumière[204] et Art Souterrain.

À l’occasion du Festival de Jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville compte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. De plus, chaque dimanche d’été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour les Tam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc du Mont-Royal.

Montréal dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Dans la chanson[modifier | modifier le code]

De nombreuses chansons sont dédiées à Montréal, entre autres Je reviendrai à Montréal de Robert Charlebois, Montréal -40 °C de Malajube, Montréal d'Ariane Moffatt, À Montréal de Grand Corps Malade ou encore Montréal de Beau Dommage. Le groupe Les Cowboys Fringants fait souvent référence à Montréal dans ses chansons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La prononciation peut varier selon les locuteurs. Par exemple, le /r/ peut être prononcé de plusieurs façons [r], [ʁ], [ʀ] selon la génération, de même que le /ɔ̃/ peut également se prononcer [õ].
  2. La notion d'agglomération correspond au territoire de la Région métropolitaine de Montréal (RMR) tel que définie par Statistique Canada.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population des régions métropolitaines de recensement », Statistique Canada,‎ 30 mai 2014.
  2. Charte de la Ville de Montréal, L.R.Q., chapitre C-11.4, Québec, Éditeur officiel du Québec,‎ 7 octobre 2009 (lire en ligne), article 1.
  3. Québec, « Entente pour la reconnaissance du statut particulier de Montréal », sur Ministère des Affaires municipales, des régions et de l'aménagement du territoire, Québec,‎ 2008 (consulté le 30 juillet 2011), p. 3
  4. Tourisme Québec, « Montréal: exubérante, émouvante », sur bonjourquebec.com (consulté le 30 juillet 2011)
  5. Ministère de la Culture des Communications et de la Condition féminine du Québec, « Zoom sur la région: Montréal », Gouvernement du Québec (consulté le 12 août 2011)
  6. « Québec: Montréal », sur Géo Voyage, Prisma Presse (consulté le 12 août 2011)
  7. Dominique André, « Un bref regard sur l’évolution démographique des municipalités au Québec depuis 2000 », Soup d'œil sociodémographique, Québec, Institut de la statistique du Québec, no 8,‎ février 2011, p. 1 (ISSN 1920-9444, lire en ligne)
  8. a et b Statistique Canada, « Profil du recensement 2011 : Montréal (V) », Statistique Canada,‎ 8 février 2012 (consulté le 9 février 2012)
  9. « Certaines tendances relatives aux données pour Montréal (V) Data quality note(s) for Montréal, recensements de 2006, 2001 et 1996 », sur www.statcan.ca, Statistique Canada,‎ 2006 (consulté le 18 octobre 2009)
  10. Ville de Montréal, « Montréal en statistiques » (consulté le 12 avril 2010)
  11. Direction de la diversité sociale, Montréal:Ville interculturelle, Ville de Montréal, juin 2011 consulté en ligne le 1er août 2011
  12. « Et au parmy d'icelles champaignes est scituee et assise la ville de Hochelaga pres et joignant une montaigne qui est alentour d'icelle labouree et fort fertille de dessus laquelle on veoyt fort loing. Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal. »
  13. Site du CNRTL : étymologie de mont [1]
  14. Québec, Commission de toponymie, « Montréal », sur Commission de toponymie du Québec (consulté le 30 juillet 2011)
  15. Linteau, Paul-André, Montréal, L'Encyclopédie Canadienne, consulté en ligne le 1er août 2011.
  16. Situation géographique, Montréal International, consulté en ligne le 1er août 2011.
  17. a, b, c, d, e et f Environnement Canada, « Archives nationales d'information et de données climatologiques : MONTREAL/PIERRE ELLIOTT TRUDEAU INTL A » (consulté le 5 septembre 2011)
  18. MDDEP, Le Réchauffement du climat: une réalité du Québec méridional,‎ 2005 (lire en ligne)
  19. Environnement Canada, « L'Atlas du Canada - Date médiane d’apparition de la couverture neigeuse continue », L'Atlas du Canada (consulté le 6 septembre 2011)
  20. Environnement Canada, « L'Atlas du Canada - Date médiane de fonte de la couverture neigeuse continue », L'Atlas du Canada (consulté le 6 septembre 2011)
  21. Radio-Canada, « Des chutes de neige records »,‎ 28 décembre 2012 (consulté le 6 février 2012)
  22. Service météorologique du Canada, « La tempête du siècle. Ah ! comme la neige a neigé du 3 au 5 mars 1971 !! » [PDF], CRIACC,‎ mars 2001 (consulté le 30 janvier 2013)
  23. « Montréal / Aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau - Station météorologique », Environnement Canada,‎ 1981-2010 (consulté le 6 novembre 2009)
  24. Service canadien des forêts, « Plaines à forêts mixtes - Écosystèmes forestiers du Canada », Ressources naturelles Canada (consulté le 6 septembre 2011)
  25. Qualité de l'air : Montréal au deuxième rang des villes canadiennes les plus polluées, Radio-Canada, 27 septembre 2011, consulté en ligne le 1er août 2011.
  26. Qualité de l'air - Montréal mal classée au bilan de l'OMS, Le Devoir, 27 septembre 2011, consulté en ligne le 1er août 2011.
  27. [PDF]Réseau de surveillance de la qualité de l'air, « Bilan 2010 - Qualité de l’air à Montréal », sur Environnement Montréal,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 4
  28. https://fr-ca.etre.yahoo.com/pollution-lair-1500-d%C3%A9c%C3%A8s-pr%C3%A9matur%C3%A9s-chaque-ann%C3%A9e-montr%C3%A9al-100304632.html
  29. a et b http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/01/23/005-pollution-sante-publique_n.shtml
  30. [PDF]Réseau de suivi du milieu aquatique, « Bilan 2010 - Portrait de la qualité des plans d'eau à Montréal », sur Environnement Montréal,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 3
  31. ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, « Répertoire des terrains contaminés », sur MDDEP (consulté en 11 octobre)
  32. ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, « Répertoire des dépôts de sols et de résidus industriels », sur MDDEP (consulté en 11 octobre)
  33. http://www.ledevoir.com/politique/montreal/381712/les-pollues-de-montreal-trudeau-se-plaignent-du-bruit
  34. http://fr.canoe.ca/infos/regional/archives/2013/06/20130626-191245.html
  35. http://www.spvm.qc.ca/fr/Fiches/Details/Reglement-sur-le-bruit
  36. [PDF]Ville de Montréal, « Plan de transport de Montréal 2007 »,‎ 2007 (consulté le 15 septembre 2011), p. 37
  37. a et b [PDF]Fonds d’action québécois pour le développement durable, « Les comportements des Québécois en matière de transports »,‎ 2010 (consulté le 15 septembre 2011), p. 3-4
  38. a et b [PDF]Ville de Montréal, « Population active occupée totale de 15 ans et plus selon le mode de transport utilisé dans les déplacements domicile - travail »,‎ 2006 (consulté le 15 septembre 2011), p. 37
  39. Statistique Canada, Étude : Se rendre au travail,‎ 24 août 2011 (lire en ligne)
  40. a et b [PDF]Communauté métropolitaine de Montréal, « Plan métropolitain d'aménagement et de développement : Un Grand Montréal attractif, compétitif et durable »,‎ 2011 (consulté le 15 septembre 2011), p. 90
  41. Jonathan Montpetit, « Ottawa ne peut plus ignorer la congestion routière au pays, dit le NPD », Le Devoir,‎ 5 septembre 2011 (lire en ligne)
  42. Le centre-ville de Montréal signifie à l'intersection des rues University et du boulevard René-Levesque.
  43. L'itinéraire depuis le centre-ville dépend de la direction adoptée. Pour les villes à l'est, c'est le pont Champlain ou la rue Notre-Dame, Dickson et Souligny pour rejoindre le pont-tunnel Louis-Hyppolite-Lafontaine ou la 40 vers l'est via la 25 nord. Pour les villes au sud, c'est l'autoroute Bonaventure, le pont Champlain et la 15 sud. Pour les villes au nord, c'est la 720 ouest jusqu'à l'échangeur Turcot, Décarie vers le nord, la métropolitaine vers l'est et l'autoroute des Laurentides (15) vers le nord. Pour les villes à l'ouest, c'est soit la 720 ouest et la 20 ouest vers l'Ontario ou la 40 ouest vers l'Ontario également. Il s'agit également des trajets les plus courts. De plus, les routes dans le via correspondent à celle lorsqu'on arrive à la ville.
  44. a et b National Geographic 2011, p. 120, 121
  45. MapArt 2008, p. 447, 455
  46. Sophie Ouimet-Lamothe, « La STM élue meilleure société de transport en Amérique du Nord », La Presse,‎ 28 octobre 2010 (ISSN 0317-9249, lire en ligne)
  47. Andrew Heisz et Grant Schellenberg, « Utilisation du transport en commun chez les immigrants », sur Statistique Canada (consulté le 20 septembre 2011)
  48. a, b et c (en) American Public Transportation Association, APTA Transit Ridership Report: First Quarter 2011, Washington, D.C.,‎ mai 2011 (lire en ligne), p. 29
  49. Société de transport de Montréal, Rapport de développement durable 2010, Montréal,‎ 2011 (lire en ligne), p. 6
  50. Société de transport de Montréal, « L'art dans le métro » (consulté le 15 septembre 2011)
  51. Société de transport de Montréal, « Tout sur la STM » (consulté le 15 septembre 2011)
  52. Société de transport de Montréal, « Un service de bus plus rapide et compétitif grâce à la création de la ligne 467 Express Saint-Michel et à l’implantation de mesures prioritaires » (consulté le 15 septembre 2011)
  53. « Gare d'autocar de Montréal - Station centrale », sur Gare d'autocar de Montréal (consulté le 13 septembre 2011)
  54. Via Rail Canada, « Les liaisons de l'Ontario et du Québec », sur Via Rail (consulté le 1er août 2011)
  55. Amtrak, « Adirondack, Montreal - Albany - New York », sur Amtrak (consulté le 1er août 2011)
  56. Port de Montréal, « Port de Montréal - Statistiques du trafic des croisières 2006-2010 », sur Port de Montréal (consulté le 14 juin 2011)
  57. Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, « Aéroports de Montréal - Rapport annuel 2010 », sur Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (consulté le 6 octobre 2011)
  58. Copenhagenize, « The Copenhagenize Index, Bicycle-Friendly Cities 2011 - Montréal », sur Copenhagenize,‎ 2011 (consulté le 14 avril 2013)
  59. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010: Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 4
  60. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010: Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 5
  61. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010 : Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 19
  62. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010: Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 12
  63. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010 : Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 13
  64. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010: Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 8
  65. BIXI, « BIXI: Site officiel », sur BIXI Montréal (consulté en 8 octobre)
  66. BIXI, « Déjà 2 millions de déplacements ! », sur BIXI Montréal (consulté le 8 octobre 2011)
  67. [PDF]Vélo Québec, « L'état du vélo au Québec en 2010: Zoom sur Montréal », sur Vélo Québec,‎ 2010 (consulté le 8 octobre 2011), p. 7
  68. (fr) Raoul Blanchard, Montréal : esquisse de géographie urbaine, Revue de géographie alpine,‎ 1947, p. 133
  69. Communauté métropolitaine de Montréal, « Communauté métropolitaine de Montréal : La CMM en chiffres » (consulté le 4 septembre 2011)
  70. Site web de Montréal International
  71. Jonathan Brunette, Étalement urbain en région montréalaise: impacts et aménagement durable, université de Sherbrooke,‎ 2009 (lire en ligne), p. 6
  72. Jonathan Brunette, Étalement urbain en région montréalaise: impacts et aménagement durable, Université de Sherbrooke,‎ 2009 (lire en ligne), p. 10
  73. a et b Centre d'histoire de Montréal, « D'un régime à l'autre : la superposition de deux grilles », sur Portail officiel de la Ville de Montréal (consulté le 6 novembre 2011)
  74. Parc Canada, « Le boulevard Saint-Laurent : Les Origines et le Développement », sur Portail officiel de Parc Canada (consulté le 6 novembre 2011)
  75. (fr) Raoul Blanchard, Montréal : esquisse de géographie urbaine, Revue de géographie alpine,‎ 1947, p. 294
  76. Pauline Desjardins et Geneviève Duguay, Pointe-à-Callière : l'aventure montréalaise, Les éditions du Septentrion,‎ 1992, 134 p. (ISBN 2921114720), p. 19
  77. Linteau 1992, p. 10
  78. Linteau 1992, p. 12
  79. Linteau 1992, p. 13
  80. Linteau 1992, p. 16-17
  81. Linteau 1992, p. 22
  82. Bibliothèques Montréal : Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal
  83. Linteau 1992, p. 23
  84. a, b et c Linteau 1992, p. 24
  85. Linteau 2007, p. 32
  86. Linteau 1992, p. 32
  87. Linteau 1992, p. 35
  88. Linteau 1992, p. 41
  89. Linteau 1992, p. 44
  90. Encyclopédie de l'Agora, Grande Paix de Montréal,‎ 1er juin 2006 (lire en ligne)
  91. Linteau 1992, p. 42
  92. Laurent Turcot, ‘The Surrender of Montreal to General Amherst’ de Francis Hayman et l’identité impériale britannique, MENS : Revue d'histoire intellectuelle et culturelle. Vol. 12, No 1, Automne 2011, p. 91-135
  93. Références historiques: French Fortresses in North America 1535-1763: « Québec, Montréal, Louisbourg and New Orleans », par René Chartrand, Osprey Publishing.
  94. 'Lacoursière 2002, p. 109
  95. Royal 1909, p. 317
  96. Norrie, Owram et Emery 2008, p. 87
  97. Parcs Canada, « Lieu historique national du Canal-de-Chambly » (consulté le 1er août 2011)
  98. a et b Communauté métropolitaine de Montréal 2005, p. 18
  99. Polèse 1990, p. 143-144
  100. Société Radio-Canada, « Expo 67: Montréal, capitale du monde », sur Archives de Radio-Canada (consulté le 30 juillet 2011)
  101. http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201211/05/01-4590621-gerald-tremblay-demissionne-mon-dernier-acte-damour-pour-montreal-.php
  102. Ville de Montréal, « À propos des commissions », sur Portail de la ville de Montréal (consulté le 31 juillet 2011)
  103. Ville de Montréal, Guide d'information: Les commissions permanentes du conseil municipal et d'agglomération, Montréal, Ville de Montréal,‎ février 2009 (lire en ligne), p. 7-9
  104. Ville de Montréal, « Arrondissements », sur Portail officiel de la Ville de Montréal (consulté le 31 juillet 2011)
  105. Le nombre de conseillers d'arrondissement est variable en fonction du nombre de conseillers de ville que l'arrondissement dispose. Les conseils d'arrondissement sont donc composés de 5 à 7 membres.
  106. Ville de Montréal, « Conseils d'arrondissements », sur Portail officiel de la Ville de Montréal (consulté le 31 juillet 2011)
  107. Ville de Montréal, « Protocoles et ententes internationales impliquant la ville de Montréal », sur Sherlock, banque d'information municipale (consulté le 1er août 2011)
  108. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Ville de Montréal, « Protocoles et ententes internationales impliquant la ville de Montréal », sur Sherlock, banque d'information municipale (consulté le 14 avril 2013)
  109. Ville de Montréal, « Relations bilatérales: ville de Bamako »,‎ 2008 (consulté le 14 avril 2013)
  110. Ville de Montréal, « Avis aux médias - 10e anniversaire du jumelage des villes d'Hiroshima et de Montréal - Cérémonie de la paix à la mémoire d'Hiroshima », sur CNW-Telbec,‎ 4 août 2008 (consulté le 1er août 2011)
  111. Ministère des Affaires étrangères et européennes, « Coopération décentralisée : Montreal la Cluse / Montréal (Québec) », sur Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures (consulté le 1er août 2011)
  112. a, b et c Ministère des Affaires étrangères et européennes, « Les coopérations décentralisée et autres actions extérieures entre la France et le Québec », sur Commission nationale de la coopération décentralisée (consulté le 14 avril 2013)
  113. Ville de Paris, « Les pactes d'amitié et de coopération », sur Ville de Paris,‎ 1er octobre 2010 (consulté le 2 août 2011)
  114. Ville de Montréal, « Shanghaï 2010 : 25 ans de jumelage »,‎ 2010 (consulté le 1er août 2011)
  115. Commune de Tunis, « Coopération internationale »,‎ 2010 (consulté le 14 avril 2013)
  116. Institut de la statistique du Québec, « Estimation de la population des municipalités du Québec de 15 000 habitants et plus au 1er juillet des années 1996, 2001 et 2006 à 2010 », Gouvernement du Québec,‎ 4 février 2010 (consulté le 15 février 2011)
  117. Ville de Montréal, Population et démographie, Montréal, Ville de Montréal,‎ février 2010 (lire en ligne)
  118. a, b et c Statistique Canada, « Profils des communautés de 2006 : Montréal (V) », sur Statistique Canada (consulté le 1er janvier 2012)
  119. Paul-André Linteau, « Montréal, ville industrielle, 1850-1896 », sur Musée McCord (consulté le 4 février 2012)
  120. Ville de Montréal, « Montréal en statistiques: population totale », sur Ville de Montréal (consulté le 31 juillet 2011)
  121. Ville de Montréal, « Population et démographie », sur Ville de Montréal (consulté le 15 février 2012)
  122. a et b Statistique Canada.
  123. Population totale dans les ménages privés selon les groupes de minorités visibles, agglomération de Montréal, 2011
  124. Christopher Dewolf, 2006 Census: Montreal’s changing demographics.
  125. Commissariat aux langues officielles : Coup d'œil sur le bilinguisme, Section II.
  126. a et b Les francophones risquent d'être minoritaires à Montréal d'ici 2031, Radio-Canada, 9 septembre 2011.
  127. Montréal en statistiques, Ville de Montréal, juillet 2009
  128. Population totale de 15 ans et plus selon la langue utilisée le plus souvent au travail - Réponses uniques
  129. a, b, c et d Statistique Canada, Profil de l'Enquête nationale auprès des ménages - Montréal, consulté en ligne le 1er juin 2013.
  130. Jean-François Leclerc et Colette Godin, Montréal, la ville aux cent clochers : regards des Montréalais sur leurs lieux de culte, Les Éditions Fides,‎ 2002, 112 p. (ISBN 2762123801, lire en ligne), p. 6
  131. Église catholique de Montréal, « Nos paroisses - Église catholique de Montréal » (consulté le 2 août 2011)
  132. Oratoire St-Joseph, « Vers la canonisation de frère André : Quelques faits saillants de l’histoire de l’Oratoire Saint-Joseph »,‎ 2010 (consulté le 2 août 2011)
  133. Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, « Cimetière Notre-Dame-des-Neiges - Historique » (consulté le 2 août 2011)
  134. Consulat général de France à Montréal, « Religion - Consulat général de France à Montréal » (consulté le 2 août 2011)
  135. a et b Ali Daher, Les musulmans au Québec,‎ 4 juin 2003 (lire en ligne), p. 5
  136. Citoyenneté et Immigration Canada, « Les artisans de notre patrimoine : La citoyenneté et l’immigration au Canada de 1900 à 1977 »,‎ 2000 (consulté le 2 août 2011)
  137. Lucie K. Morisset, Luc Noppen et Thomas Coomans, Quel avenir pour quelles églises?, vol. 3, Québec, Presses de l'Université du Québec,‎ 2006, 608 p. (ISBN 2760514315), p. 87
  138. a et b Ali Daher, Les musulmans au Québec,‎ 4 juin 2003 (lire en ligne), p. 6
  139. Ali Daher, Les musulmans au Québec,‎ 4 juin 2003 (lire en ligne), p. 11
  140. a et b Ville de Montréal, Annuaire statistique de l’agglomération de Montréal, consulté en ligne le 1er août 2011. p. 41
  141. Montréal premier de classe pour les étudiants étrangers
  142. Montréal parmi les meilleures villes universitaires du monde
  143. Pourquoi choisir Montréal?
  144. Niveau de scolarité de la population de 15 ans et plus, agglomération de Montréal, 2011
  145. Carte et liste de tous les établissements de la CSDM
  146. Commission scolaire English-Montréal - List of schools 2012-2013
  147. L’Université de Montréal parmi les 100 meilleures universités au monde, Université de Montréal, 9 octobre 2008
  148. http://www.huffingtonpost.ca/2013/09/10/university-rankings_n_3900829.html
  149. http://www.theglobeandmail.com/news/national/education/mcgill-ranks-no-17-among-worlds-top-universities/article600428/
  150. Comité international olympique, « Montréal 1976 » (consulté le 20 juillet 2011)
  151. Montréal à l'heure de l'olympisme, Radio-Canada.ca, consulté en ligne le 1er août 2011.
  152. Doré, Yvon, Grand Prix du Canada, L'Encyclopédie Canadienne, consulté en ligne le 1er août 2011.
  153. À Montréal pour cinq ans, Radio-Canada, 27 novembre 2009, consulté en ligne le 1er août 2011.
  154. NAPA Auto Parts 200 : présentation, US racing, août 2009, consulté en ligne le 1er août 2011.
  155. Canadian Tire Series: All-Time Race Results, NASCAR.com, consulté en ligne le 1er août 2011.
  156. Le Circuit des champions de la PGA s'établit à Montréal pour plusieurs années
  157. Guibourgé, Delphine, 20e édition du Marathon Oasis de Montréal, Bibliothèques publiques Montréal, 31 août 2010, consulté en ligne le 1er août 2010.
  158. Montréal 2005 - Championnats du monde des sports aquatiques, Radio-Canada, consulté en ligne le 1er août 2011.
  159. Héritage culturel et patrimonial, Parc Jean-Drapeau, consulté en ligne le 1er août 2011.
  160. FIFA.com - Montréal
  161. Mariane Engrand, « Les Canadiens de Montréal 1909 – 2009 », sur Ville de Montréal (consulté le 9 juillet 2009)
  162. « Montréal - Sports et loisirs », sur Ville de Montréal (consulté le 5 janvier 2012)
  163. « Patinoires extérieures à Montréal ».
  164. « La patinoire réfrigérée du Lac-aux-Castors ouvre le 6 décembre ! », sur ville de Montréal
  165. « Lac des Castors : Une nouvelle patinoire réfrigérée à Montréal », sur TVA Nouvelles,‎ 24 décembre 2005.
  166. « La patinoire des Quais », sur Quais du Vieux-Port de Montréal.
  167. Ville de Montréal, « Montréal - Ski de fond et ski en pas de patin » (consulté le 31 juillet 2011)
  168. Équipe du Plan de transport, Plan de transport de Montréal. Portrait et diagnostic: note technique 9: Transport des marchandises, Montréal, Ville de Montréal,‎ juillet 2005, 24 p. (lire en ligne)
  169. Marie-Josée Lessard (dir.), Les atouts et les forces de la région de Montréal pour le transport des marchandises: diagnostic, Montréal, Comité interrégional pour le transport des marchandises,‎ novembre 2000 (lire en ligne)
  170. Desmond Beckstead et Mark Brown, De Labrador City à Toronto : la diversité industrielle des villes canadiennes, 1992 à 2002, Ottawa, Statistique Canada (no 11-624-MIF-2003-003),‎ 2003 (ISBN 0-662-75012-8, lire en ligne), p. 4
  171. « Le géant Eidos inaugure un nouveau studio à Montréal », sur Argent,‎ 26 novembre 2007 (consulté le 30 juillet 2011)
  172. Chloé Woitier, « Munich, la ville la plus agréable du monde », Le Monde,‎ 10 juin 2010 (lire en ligne)
  173. « Événements internationaux: Montréal au premier rang en Amérique », Les affaires,‎ 6 août 2012 (lire en ligne)
  174. « AIPC Apex Award 2012 » (consulté le 9 septembre 2012)
  175. http://www.stat.gouv.qc.ca/regions/profils/profil06/societe/marche_trav/indicat/tra_mens06.htm
  176. Laurent Dionne, Rapport annuel Signes vitaux du Grand Montréal, Pauvreté: Montréal traîne de la patte, TVA Nouvelles, 2 octobre 2012.
  177. a et b Guy Bédard, Ville de Montréal, « Atlas socioéconomique 2008 » (consulté le 14 avril 2013)
  178. http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/deux-fois-plus-pauvres-montreal-30012013
  179. http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2011/11/20111110-171605.html
  180. (en) « Volume et dépenses des touristes, agglomération de Montréal, 2008-2012 », sur Ville de Montréal (consulté le 5 février 2014)
  181. (en) « Top 29 Cities to Visit: No. 26 - Montreal », sur AskMen.com (consulté le 31 juillet 2011)
  182. « Marché du carbone au Canada », sur Marché climatique de Montréal (consulté le 30 juillet 2011)
  183. Montréal International, Visez l'or: Indicateurs d'attractivité pour les organisations internationales 2010-2011, Montréal, Montréal International,‎ 2010 (lire en ligne), p. 5
  184. « Montréal en bref » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  185. Port de Montréal, « Port de Montréal - Statistiques du trafic annuel 2009-2010 (tonnes métriques) », sur Port de Montréal (consulté le 14 juin 2011)
  186. Québec, Régie des installations olympiques, Parc olympique, vocation à trois dimensions, Régie des installations olympiques,‎ 2011, PDF, 1 p. (lire en ligne)
  187. Québec, Régie des installations olympiques, « Pour se rendre au Parc olympique », sur Parc olympique (consulté le 30 juillet 2011)
  188. ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, « Arrondissement historique de Montréal »
  189. Site officiel des J.O. de 2010.
  190. Vancouver et les J.O. 2010.
  191. Montréal Skyscraper Diagram.
  192. « Capitale gaie mondiale », sur 1ers Outgames mondiaux Montréal 2006 (consulté le 31 juillet 2011)
  193. Ville de Montréal, « Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal », sur Ville de Montréal (consulté le 5 février 2014)
  194. Université de Montréal, « Observatoire de la ville intérieure - À propos de la ville intérieure », sur Observatoire de la ville intérieur - Faculté de l'aménagement à l'Université de Montréal (consulté le 31 juillet 2011)
  195. Société des directeurs des musées montréalais, « Les musées montréalais » (consulté le 31 juillet 2011)
  196. Société des directeurs des musées montréalais, « Société des directeurs des musées montréalais - Accueil » (consulté le 31 juillet 2011)
  197. Société des directeurs des musées montréalais, « Musées solidaires et branchés » (consulté le 31 juillet 2011)
  198. Ville de Montréal, « Espace pour la vie Montréal - Présentation » (consulté le 31 juillet 2011)
  199. Guthrie, Jennifer. La Grande Bibliothèque a 5 ans. Métro (Montréal), 29 avril 2010, p. 10.
  200. Célébration de Montréal "Capitale mondiale du livre 2005/2006", UNESCO, 13 avril 2005, consulté en ligne le 1er août 2011.
  201. Montpetit, Caroline, « Montréal : capitale mondiale du livre en 2005 », Le Devoir, 17 février 2004, consulté en ligne le 1er août 2011.
  202. a et b Tourisme Montréal, « Montréal par thème - Festivals », sur Tourisme Montréal (consulté le 4 janvier 2012)
  203. Festival international de jazz de Montréal, « Trente ans du plus grand festival de jazz au monde! » (consulté le 30 juillet 2011)
  204. Équipe Spectra, « Historique du Festival Montréal en lumière » (consulté le 30 juillet 2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie de Montréal.
  • Communauté métropolitaine de Montréal, Cap sur le monde: pour une région métropolitaine de Montréal compétitive : Plan de développement économique, Montréal,‎ février 2005, 138 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Lacoursière, Une histoire du Québec, Sillery, Qc, Septentrion,‎ 2002, 193 p. (ISBN 2894483228) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Lacoursière, Jean Provencher et Denis Vaugeois, Canada-Québec: synthèse historique 1534-2000, Sillery, Septentrion,‎ 2001, 591 p. (ISBN 2-89448-186-1)
  • Paul-André Linteau, Histoire de Montréal depuis la Confédération, Montréal, Boréal,‎ 1992, 613 p. (ISBN 2-89052-441-8)
  • Paul-André Linteau, Brève histoire de Montréal, Montréal, Boréal,‎ 1992, 1e éd., 134 p. (ISBN 2-89052-469-8)
  • Paul-André Linteau, Brève histoire de Montréal, Montréal, Boréal,‎ 2007, 2e éd., 189 p. (ISBN 978-2-7646-0521-9)
  • MapArt, Canada back road atlas / atlas des rangs et chemins, Oshawa, Ontario, MapArt Publishing,‎ 2008, 702 p. (ISBN 978-1-55368-614-9)
  • (en) Kenneth Norrie, Douglas Owram et J.C. Herbert Emery, A History of the Canadian Economy, Toronto, Nelson,‎ 2008, 466 p. (ISBN 978-0-17-625250-2) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Mario Polèse, « La thèse du déclin économique de Montréal, revue et corrigée », L'Actualité économique, vol. 66, no 2,‎ juin 1990, p. 133-146 (ISSN 1710-3991, lire en ligne)
  • François Rémillard, L'architecture de Montréal : guide des styles et des bâtiments, Sainte-Adèle, Éditions Café crème,‎ 2007, 240 p. (ISBN 978-2-9236440-0-4)
  • Joseph Royal, Histoire du Canada, 1841-1867, Montréal, Beauchemin,‎ 1909 (OCLC 697782275, lire en ligne), p. 525 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Laurent Turcot, « Chapitre 7: Mœurs, sociabilités et mentalités montréalaises : la vie quotidienne dans la ville au XVIIIe siècle », dans Histoire de Montréal et de sa région. Sous la direction de Dany Fougères. Québec, Presses de l'Université Laval, 2012, p. 267-300.
  • National Geographic, Road Atlas Adventure Edition, Canada, National Geographic Maps,‎ 2011, 168 p. (ISBN 978-0-79228-989-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Un navire de la Marine royale canadienne porte le nom de NCSM Montréal (FFH 336)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Géographie Organismes municipaux Architecture et patrimoine Personnalités Histoire Autres

Liens externes[modifier | modifier le code]