Montréal

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45° 31′ 00″ N 73° 39′ 00″ W / 45.516672, -73.650005

Montréal

Centre-ville de Montréal vu du Parc Jean-Drapeau.
Centre-ville de Montréal vu du Parc Jean-Drapeau.


Détail
   
Détail
Administration
Pays
Province
Canada Canada
Québec Québec
Région Montréal
Statut municipal Ville
Arrondissements Ahuntsic-Cartierville, Anjou, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Lachine, LaSalle, Le Plateau-Mont-Royal, Le Sud-Ouest, L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord, Outremont, Pierrefonds-Roxboro, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Rosemont–La Petite-Patrie, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Verdun, Ville-Marie, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
Fondateur
Date de fondation
Paul Chomedey de Maisonneuve
17 mai 1642
Constitution 1er janvier 2002
Maire
Mandat en cours
Gérald Tremblay
UM (Union Montréal)
2005 - 2009
Site officiel de Montréal
Démographie
Population 1 637 563 hab. (2006)
Densité 4 505 hab./km2
Gentilé Montréalais, Montréalaise
Langue(s) officielle(s) Français[1]
Géographie
Altitudes minimale : 0 m.
maximale : 234 m.
Superficie 363,52[2] km2
Fuseau horaire UTC-5
Indicatif 514 et 438
Code géographique 24 66023
Latitude
Longitude
45° 31′ 00″ Nord
         73° 39′ 00″ Ouest
/ 45.516672, -73.650005
Localisation de Montréal
Lieux d’intérêts
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Montréal est la métropole du Québec[3]. Deuxième plus importante agglomération canadienne, Montréal constitue un centre majeur du commerce, de l’industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. Montréal a accueilli l’exposition universelle de 1967 et les Jeux Olympiques d'été de 1976.

Considérée comme la deuxième ou la quatrième agglomération francophone de langue officielle dans le monde[4], la ville de Montréal occupe le second rang des agglomérations internationales de langue française, si l’on considère la proportion de ses habitants qui ont le français comme langue maternelle. Elle représente aussi la deuxième agglomération canadienne en importance et la seule métropole francophone en Amérique du Nord. Les personnes déclarant avoir pour langue maternelle le français, toujours majoritaires sur l’île de Montréal (qui comprend non seulement la ville de Montréal, mais aussi d’autres municipalités), ont baissé sous le seuil de 50% selon le dernier recensement (49,8 %)[5]. Dans la grande région métropolitaine de Montréal, une majorité absolue des résidants demeurent de langue maternelle française (64,9%) selon Statistique Canada.

La région administrative de Montréal est l’une des 17 régions administratives du Québec; sa population approche les 1,8 million d’habitants, tandis qu’environ 3,7 millions de personnes habitent le Grand Montréal. Environ 52,4 % de la population de la ville est francophone (de culture et de langue française), environ 32,4 % sont Néo-Canadiens et/ou Néo-Québécois (de culture et de langue autre que française et anglaise), tandis que 12,5 % sont anglophones (de culture et de langue anglaise), faisant de Montréal une ville multiculturelle[6].

Montréal se prononce /mɔ̃ʁeal/en français international écouter, /mɒ̃ʁeal/avec l’accent québécois écouter et /ˌmʌntɹiˈɒːl/en anglais écouter.

Sommaire

[modifier] Présentation

Vue sur Montréal depuis la Tour du Stade Olympique
Vue sur Montréal depuis la Tour du Stade Olympique

Montréal est située sur l’île du même nom, la plus grande de l’archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. En amont, la rivière se jette dans le lac des Deux-Montagnes, qui lui-même se déverse dans trois cours d’eau, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l’île de Montréal au nord et au sud, respectivement. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.

L’agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l’île Jésus qui forme la ville de Laval, l’île Perrot, l’île Bizard, l’île des Sœurs, l’île Sainte-Hélène et l’île Notre-Dame.

La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd’hui ceint par l’urbanisation et porteur de l’image de la ville.

Près de 3 607 200 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal[7]. La population de l’île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d’un million et demi.

Vue du centre-ville à partir du mont Royal, l’hiver
Vue du centre-ville à partir du mont Royal, l’hiver

Au sud-est de l’île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l’hôtel de ville, la place d’Armes, et la basilique Notre-Dame.

Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciel modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre tour reste la place Ville-Marie, conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei (1962), dont la construction commencé le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d’un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l’une des plus grande au monde. Elle donne ainsi accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu’au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l’abri des intempéries.

Le Parc olympique situé dans l’Est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l’Insectarium, et le Jardin botanique, le second en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu’un musée dédié à l’eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.

Avec son quartier gai, le Village, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l’un des plus grands au monde, Montréal est l’un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester et Paris. En 2006, elle a accueilli les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).

L’agglomération de Montréal est classée la 15e métropole de l’Amérique du Nord et la 77e dans le monde. En 2006, Traveler's Digest et AskMen.com ont classé Montréal « meilleure ville où vivre pour sa culture, son architecture, son histoire et son ambiance ».

[modifier] Histoire

[modifier] De Hochelaga à la traite des fourrures

Croquis représentant possiblement Montréal vers 1647
Croquis représentant possiblement Montréal vers 1647

Le village fortifié d’Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l’île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l’avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d’évaluer une présence humaine environ 3000 à 4000 ans avant notre ère. Toutefois, à l’époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n’y avait plus de trace du village d’Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.

En 1615, Samuel de Champlain émet l’idée d’une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.

Les Français ne s’y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance qui fonda bientôt l’Hôtel-Dieu de Montréal, le premier hôpital d’Amérique du Nord.

Plan de Montréal durant le régime français
Plan de Montréal durant le régime français

En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.

En août 1701, 1 300 Amérindiens du nord-est de l’Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1 200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu’avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2000 âmes.

Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l’exploration française de l’intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth. Des remparts de bois sont construits dès 1725. Malgré le très puissant séisme qui eut lieu le 16 septembre 1732, la ville continua à prospérer et fut par la suite fortifiée vers 1740 et reste française jusqu’en 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l’armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.

[modifier] Régime colonial britannique et industrialisation

Capitulation de Montréal face à l’armée britannique le 8 septembre 1760.
Capitulation de Montréal face à l’armée britannique le 8 septembre 1760.

En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5 000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province française. Le fond de population et l’immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu’aux enseignes des marchands français sont en anglais.

La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l’île. L’industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le nœud ferroviaire du Canada.

Montréal en 1784
Montréal en 1784

Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d’un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais, appelés aux armes par un article haineux de The Gazette. Le feu s'est également propagé jusqu'à la bibliothèque nationale, détruisant d'innombrables archives de la Nouvelle-France[8].

Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l’élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée répandue chez les fédéralistes québécois veut que l’arrivée au pouvoir des indépendantistes à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle ait déchu la ville du titre de métropole économique du Canada au profit de Toronto (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique), alors que la cause de ce transfert aux dires des indépendantistes québécois est le développement de la voie maritime du St-Laurent, qui donnera lieu à un véritable boom économique dans l’Ontario des Grands Lacs, ainsi que certaines politiques économiques fédérales favorables à l’essor de Toronto.

[modifier] Ville internationale contemporaine

Évolution de la population de Montréal
Année Habitants
1801 9 000
1811 13 300
1821 18 767
1831 27 297
1841 40 356
1851 57 715
1861 90 323
1871 107 225
1881 140 747
1891 216 650
1901 267 730
Année Habitants
1911 467 986
1921 618 506
1931 818 577
1941 903 007
1951 1 036 542
1961 1 257 537
1971 1 214 532
1981 1 018 609
1991 1 017 666
1996 1 571 630
2001 1 617 680
2006 1 637 563
Source : Ville de Montréal

Le déplacement graduel des populations vers l’ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.

Le statut international de la ville a été assuré par l’Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux Olympiques d'été de 1976.

En date du 1er janvier 2002, l’ensemble des municipalités situées sur l’île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu’à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.

Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l’ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d’entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l’île.

Après l’élection d’un gouvernement libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d’avoir la tenue d’un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu’avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d’un conseil d’agglomération qui gère les compétences d’agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).

[modifier] Événements historiques

Icône de détail Article détaillé : Chronologie municipale de Montréal.
La Biosphère sur l’île Sainte-Hélène, ancien pavillon des États-Unis lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967.

[modifier] Administration municipale

Icône de détail Article détaillé : Liste des maires de Montréal.

Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, membre de l’Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal (UCIM).

[modifier] Conseils et commissions

[modifier] Conseil de ville

Icône de détail Article détaillé : Conseil municipal de Montréal.

Le Conseil de ville, élu démocratiquement, est l’organe décisionnel principal de la ville de Montréal. Il consiste en 64 membres, (le maire de la ville de Montréal), (45 conseillers de ville et 19 maires d’arrondissement), provenant de l’ensemble des arrondissements de la ville de Montréal. Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l’environnement, l’urbanisme et certains programmes de subventions. Le Conseil de ville est également en charge de superviser ou approuver certaines décisions des conseils d’arrondissements.

[modifier] Comité exécutif

Relevant directement du Conseil de ville, le Comité exécutif est en charge de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est en charge notamment de l’octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l’approvisionnement et des édifices municipaux.

[modifier] Conseils d’arrondissement

Au nombre de 19, ils consistent en un maire, siégeant également au Conseil de ville, et en un minimum de cinq conseillers (incluant les conseillers de ville). Au total, les 19 arrondissements comprennent 40 conseillers d’arrondissement. Ils sont en charge, localement, de l’urbanisme, de l’enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l’habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales.

[modifier] Commissions du conseil

Les sept commissions du conseil sont chargées des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d’activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au conseil exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil de ville et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l’exception d’un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président.

[modifier] Partis politiques

Parti Initiales Fondation Gouvernement Maire Maires d’arrondissement Conseiller de la ville Conseiller d’arrondissement Total d’élus
Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal UCIM 2001 2002 - […] 1 16 32 33 82
Parti Vision Montréal VM 1994 1994-2002 - 2 9 4 15
Équipe Anjou[9] ÉA  ? - - 1 1 3 5
Projet Montréal[10] PM 2005 - - - 1 - 1
Indépendant - - - - - 2 - 2
Parti Éléphant Blanc de Montréal PÉBM 8 août 1989 - - - - - 0

Source : Ville de Montréal.[11]

[modifier] Arrondissements

Vue panoramique de la place d’Armes (Vieux-Montréal)
Vue panoramique de la place d’Armes (Vieux-Montréal)
Les arrondissements de Montréal, 19 territoires entourés d’un trait noir épais
Les arrondissements de Montréal, 19 territoires entourés d’un trait noir épais

Les arrondissements de la ville de Montréal forment 19 territoires constituant la ville de Montréal :

[modifier] Jumelages

Icône de détail Article détaillé : Liste des jumelages de Montréal.

[modifier] Démographie

Rue résidentielle typique du Plateau-Mont-Royal
Rue résidentielle typique du Plateau-Mont-Royal

La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 635 733 habitants (2005), selon Statistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C’est la 30e plus importante aire urbaine des Amériques et la 77e mondialement.

Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,5 million d’habitants depuis les défusions du 1er janvier 2006. Ce nombre élevé d’habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.

[modifier] Langues

La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) a le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue d’origine tandis qu’environ 12,3 % se déclarent anglophones.

Sur l’ensemble de l’île de Montréal, le constat change alors qu’environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l’une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l’anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l’anglais (surtout concentrés dans l’Ouest de l’île de Montréal).

Certaines personnes ne sont capables de communiquer ni en français ni en anglais. Cependant, la tendance qu’ont les nouveaux immigrants à apprendre l’une des deux langues majoritaires s’est accélérée depuis l’introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L’italien, l’allemand, le portugais, l’espagnol, le grec, le yiddish mais aussi l’arabe, le cantonais et l’hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L’usage du français à la maison, en général, progresse dans la Communauté métropolitaine de Montréal. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s’est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.

[modifier] Immigration

La population d’origine européenne est en vaste majorité de descendance française, irlandaise, anglaise et italienne, toujours selon Statistique Canada[12]. Les quatre groupes ethniques en importance sur l’île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens, (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235).

Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d’identité ancestrale française et britannique étaient majoritaires. Ceux identifiés en tant que canadiens d’identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont en effet majoritairement de descendance française, irlandaise, anglaise et écossaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations. Souvent vue comme une ville multiculturelle, Montréal reste cependant la métropole la plus homogène en Amérique du Nord[réf. nécessaire].

Voici la répartition de la population par appartenance ethnique[13].

[modifier] Religion

Icône de détail Article connexe : Archidiocèse de Montréal.

Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d’un grand nombre d’églises et de temples, d’où son surnom, au XIXe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition chrétienne, dont la vaste majorité de l’Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d’immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.

Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.

Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement du fait de l’immigration récente. La communauté juive de Montréal, bien qu’en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le XVIIIe siècle. Montréal accueille également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes et hindoues.

La ville de Montréal dispose d’un important patrimoine religieux.

[modifier] Célébrités

De nombreuses personnalités sont issues de l’agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard, et Mylène Farmer, le poète Émile Nelligan, l’ex-Premier ministre Jacques Parizeau, l’ex-Premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, l’écrivain et homme politique Jacques Hébert, la joueuse de tennis Mary Pierce, l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves ou encore l’écrivain Saul Bellow, prix Nobel de littérature et l'acteur de la série Star Trek William Shatner.

[modifier] Géographie

[modifier] Quartiers

Icône de détail Article détaillé : Catégorie:Quartier de Montréal.
Vue sur Montréal et son Vieux-Port
Vue sur Montréal et son Vieux-Port

Outre la division légale de la ville en arrondissements, Montréal possède différents quartiers. Ils représentent des secteurs spécifiques de la ville. En voici quelques-uns :

[modifier] Attraits régionaux

À partir de Montréal, quelques circuits récréatifs ou touristiques sont accessibles. On compte parmi eux les montagnes des Laurentides, dont Mont-Tremblant, une importante station de ski, la route des vins de l'Estrie et le mont Saint-Hilaire, reconnu par l’Unesco comme la première réserve de biosphère au Canada.

[modifier] Région métropolitaine

Localisation de Montréal au Québec
Localisation de Montréal au Québec

La région métropolitaine de Montréal est le principal bassin de population du Québec, avec près de la moitié (47 %) de la population québécoise, et le principal centre économique de la province. Elle s’étend sur près de 4 000 kilomètres carrés, allant jusqu’à la ville de Saint-Jérôme au nord-ouest, aux MRC (municipalités régionales de comté) de Roussillon et de La Vallée-du-Richelieu à l’est, de Vaudreuil-Soulanges au sud-ouest jusqu’à Lavaltrie au nord-est.

La région métropolitaine comprend 65 municipalités et s’étend sur cinq régions administratives[14] : Montréal (totalité), Laval (totalité), les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie. La Communauté métropolitaine de Montréal est un organisme responsable de planification, de concertation, de coordination et de financement dans pour la région métropolitaine.

[modifier] Économie

Édifice de la Banque de Montréal
Édifice de la Banque de Montréal
Icône de détail Article détaillé : Économie de Montréal.

Seconde métropole du Canada, Montréal demeure un centre culturel, industriel, commercial et financier très important. Elle est également une importante ville portuaire, au débouché de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l’Est du Canada, c’est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Pour cette raison, la ville fait partie de l’axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire très importante.

Les industries montréalaises incluent les télécommunications, l’aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures (avec quatre universités), les jeux vidéo, le textile, la mode, l’électronique, le matériel de transport, le tabac et l’imprimerie. Parmi les entreprises importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque Nationale du Canada, Air Canada, Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Quebecor, Domtar et Métro Richelieu.

Montréal possède un marché boursier important, avec la Bourse de Montréal et NASDAQ Canada. Depuis le 7 décembre 2005, la Bourse de Montréal s’est unie au Chicago Climate Exchange, dans la foulée de la Conférence concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de créer le Marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux.

Montréal est devenu l’un des cinq pôles mondial de développement de médias numériques interactifs avec 85 entreprises et 5300 emplois[15], dont Ubisoft, Electronic Arts et Eidos.