Château-Thierry

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Château-Thierry
Mairie de Château-Thierry et les remparts.
Mairie de Château-Thierry et les remparts.
Blason de Château-Thierry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry (chef-lieu)
Canton Château-Thierry (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Château-Thierry
Maire
Mandat
Jacques Krabal
2014-2020
Code postal 02400
Code commune 02168
Démographie
Gentilé Castrothéodoricien ou Castelthéodoricien
Population
municipale
14 413 hab. (2011)
Densité 871 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ N 3° 24′ E / 49.04, 3.449° 02′ Nord 3° 24′ Est / 49.04, 3.4  
Altitude Min. 59 m – Max. 222 m
Superficie 16,55 km2
Localisation

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Château-Thierry
Liens
Site web www.ville-chateau-thierry.fr

Château-Thierry (prononcé [ ʃɑ.ˈo jɛ.ˈʁi ]) est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région administrative de Picardie et dans la Province historique de Champagne. Le gentilé historiquement juste est castrothéodoricien qui provient de la forme latine castrum theodorici, cependant l'usage a popularisé l'utilisation de castelthéodoricien.

L'origine du nom de la ville est inconnue. La tradition locale l'attribue à Thierry IV, avant-dernier roi mérovingien, qui y aurait été enfermé par Charles Martel, sans source fiable[1]. Château-Thierry est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine et est située dans la région des batailles de la Marne.

La région de Château-Thierry (l'arrondissement plus exactement) est appelée le pays de l'Omois.

Château-Thierry est l'une des soixante-quatre villes françaises à avoir reçu la légion d'honneur.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique et distances[modifier | modifier le code]

Bords de Marne.

Château-Thierry se situe dans un vallon de la vallée de la Marne. Dans ce secteur, l'urbanisation s'étale sur toute la vallée depuis le lit de la rivière, jusqu'en haut des coteaux.

La ville est donc en dénivelé, son altitude étant de 59 mètres au-dessus du niveau de la mer pour son point le plus bas, et de 222 mètres pour son point le plus haut.

La ville se situe aux confins de trois régions administratives :

Située administrativement dans la région Picardie, Château-Thierry appartenait à la Champagne jusqu'à la Révolution française. Il est vrai que le paysage de la ville fait vraiment penser à une ville champenoise, avec ses coteaux et ses vignes. Sa situation dans la vallée de la Marne comme son réseau de transports (autoroute et voie ferrée de Paris à Strasbourg) font de Château-Thierry une ville de l'est de la France, dans la grande banlieue parisienne.

Voici quelques distances avec des villes voisines :

La gare de Château-Thierry est le terminus d'une ligne de Transilien - le Transilien Paris Est, mais est aussi une des gares de la ligne inter-régionale (Lorraine, Picardie, Champagne) de la ligne TER Vallée de la Marne. La gare est l'une des plus fréquentées du département. Ceci est dû à la proximité de Paris, qui engendre d'importants flux journaliers entre le sud de l'Aisne et la capitale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 02168.png
Rose des vents Etrepilly, Bouresches Epaux-Bézu, Verdilly, Bézu-Saint-Germain Rose des vents
Essômes-sur-Marne N Brasles
O    Château-Thierry    E
S
Essômes-sur-Marne Nogentel, Etampes-sur-Marne Chierry

Agglomération et aire urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Château-Thierry regroupe 14 683 habitants en 2009. Mais la ville est entourée d'une agglomération (ou unité urbaine) de 27 000 habitants et d'une aire urbaine de 32 200 habitants en 2008. L'aire urbaine est composée des communes suivantes :

L'ensemble de ces communes forme le périmètre de la Communauté de communes de la Région de Château-Thierry, ou CCRCT, quatrième agglomération du département après celles de Saint-Quentin, Soissons, et Laon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, à partir de mentions du pagus otmensis dans des textes de la période carolingienne, les érudits locaux ont nommé Otmus l'ancienne ville d'origine antique. Cette hypothèse s'appuie aussi sur l'existence de monnaies mérovingiennes portant la mention ODOMO FIT. Étymologiquement, ce nom proviendrait d'odomagus, qui indiquerait le rôle de marché de la ville. La première mention du nom Château-Thierry (castrum theodorici ou castellum theodorici) date de 923 dans les Annales écrites par Flodoard. Pendant la période de la Terreur (29 octobre 1793), son nom fut changé et devint Château-Égalité puis Égalité-sur-Marne. Après cette période, Château-Thierry reprit son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Château-Thierry

D'azur au château de cinq tours couvertes d'argent, ouvert, ajouré et maçonné de sable, accompagné de trois fleurs de lys d'or.
Le blason de la ville est de fond azur. On peut y voir trois fleurs de lys de couleur or, représentant la royauté et les seigneurs de la ville. Au centre se trouve un château composé de cinq tours et de murailles, représentant aussi la seigneurie et la puissance que de la ville dans le passé.
Nul ne si frotte est la devise de la ville. Traditionnellement, la devise est affichée avec le blason de la ville.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Joueuse de piccolo en costume traditionnel aux fêtes Jean-de-La-Fontaine 2008 à Château-Thierry.

Protohistoire et période romaine[modifier | modifier le code]

Les premières traces de civilisation datent de l'âge du fer. Des artefacts et une sépulture de cette période ont été découverts lors de fouilles archéologiques. Ces indices d'occupation se situent sous l'actuel quartier des Vaucrises et sur le plateau au nord de la ville, au nord du quartier des Blanchards. À ces premières occupations, succède un habitat groupé d'époque romaine ; une véritable agglomération secondaire prend place à partir du Ier siècle et perdure jusqu'au IIIe siècle. Ce vicus est implanté au croisement de la Marne et de la route Soissons-Troyes, profitant probablement de la présence d'un passage à gué du cours d'eau. Il se situe sur la colline dites des Vaucrises. De nombreux vestiges de cette agglomération ont été mis au jour par des érudits locaux depuis le XIXe siècle, puis par les fouilles archéologiques menées sur le territoire de la ville depuis 1986. Déjà observé en 1889, une opération d'archéologie préventive menée en 2000 a identifié et caractérisé les vestiges d'un théâtre. Toutes ces découvertes permettent d'estimer la surface de cette ville antique a environ 50 hectares.

Cette agglomération se situe sur le territoire des Suessionnes, et il s'agissait probablement d'un chef-lieu de pagus. Ce pagus a été identifié au XIXe siècle comme le pagus otmensis. De là vient le nom d'Otmus, qui serait la contraction du nom Odomagus. Cette hypothèse provient de monnaies mérovingiennes portant la mention ODOMO FIT.

Période mérovingienne[modifier | modifier le code]

D'après les fouilles, la ville antique est abandonnée au IIIe siècle ou au IVe siècle. L'hypothèse communément admise est une rétractation de la ville sur le versant sud de la colline des Vaucrises, autour de l'ancienne église Saint-Martin. Lors de la construction de l'école Jules Maciet, en 1934, à l'emplacement de cette ancienne église, des sarcophages en plâtre ont été découverts. Ces sarcophages témoignent d'une occupation pouvant remonter à l'époque mérovingienne.[réf. souhaitée]

Des monnaies portant la mention ODOMO FIT, dont quatre ont été découvertes à Château-Thierry témoignent peut-être de la pérennité d'une importante occupation à l'époque mérovingienne.

Au nord-est de l'ancienne église Saint-Martin, au lieu-dit les Chesneaux, une nécropole mérovingienne a été découverte et détruite en 1862, lors de la réfection de la route Château-Thierry-Soissons et en 1883 lors de la construction de la voie ferrée reliant Amiens à Dijon. Le mobilier découvert situe cette nécropole entre le VIe et le VIIe siècle. La question de la localisation de l'habitat correspondant à cette nécropole reste ouverte. Plusieurs hypothèses ont été avancés par les érudits locaux. Cependant, il faut écarter l'hypothèse d'un lien avec la ville antique puisque les datations ne correspondent pas. Certains ont voulu rapprocher cette nécropole de la présence supposée d'une résidence aristocratique située au toponyme le Montmartel. Cependant aucune preuve historique ou archéologique n'est venue étayer cette légende locale. La seule occupation connue à proximité et daté de l'époque de l'utilisation de cette nécropole est la butte sur laquelle le château médiéval fut construit.

Du comté de l'Empire carolingien au comté de Champagne[modifier | modifier le code]

À l'époque carolingienne le territoire de l'actuelle ville de Château-Thierry est étroitement lié à la puissante famille des Herbertiens. Herbert Ier est un descendant de Charlemagne par Pépin d'Italie et par sa mère, il est l'héritier de la puissante famille des Thierry[2]. La famille des Herbertiens est à l'origine de la formation du comté de Champagne. Herbert Ier a reçu le pagus otmensis, dont Château-Thierry est le chef-lieu. Cela lui est probablement confirmé par Charles le Chauve en 877, à Quierzy.[réf. souhaitée]

En 910, Herbert II de Vermandois hérite de son grand-père. En 918, il reçoit par son mariage avec Adèle le comté de Meaux. C'est de l'époque d'Herbert II que date la première attestation d'un site fortifié et du nom de Château-Thierry dans les Annales de Flodoard. En effet, en 923, le comte y enferme Charles III, dit le Simple, pendant quatre ans. Mais après un incendie de la tour, où il est enfermé, le roi est transféré à Péronne. Entre 933 et 936, lors d'un conflit avec Raoul, roi de Bourgogne, la forteresse est assiégée par deux fois. Elle revient à Herbert II, en 936, à la mort de Raoul.

À la mort d'Herbert II, son fils Herbert III dit le Vieux, comte de Troyes et de Meaux hérite de la forteresse de Château-Thierry avec le comté d'Omois et l'abbaye Saint-Médard de Soissons.

Herbert III meurt en 980/984 sans héritiers. Le roi Lothaire partage le domaine entre les neveux d'Herbert III, Eudes, Herbert le Jeune et son frère Albert. Eudes Ier reçoit le comté de l'Omois et l'abbaye Saint-Médard.

À la mort d'Eudes Ier, en 996 c'est son fils Eudes II qui lui succède. En 1004, il hérite du comté de Blois avec Tours et Chartres en plus de Provins, Château-Thierry, Reims et du Tardenois. En 1021, il est fait comte de Troyes et de Meaux par Robert le Pieux.

Étienne II, son fils cadet lui succède à sa mort en 1037.

Étienne meurt entre 1044 et 1048, léguant à son fils mineur Eudes III ses possessions. Thibaud III, son frère et comte de Blois assure la régence. Eudes III épouse, en 1060, la sœur de Guillaume le Conquérant, Adélaïde. Pendant qu'il participe à la conquête de l'Angleterre en 1066, son frère Thibaud III s'empare de ses comtés champenois. Guillaume le Conquérant pour compenser ses pertes lui donne le comté d'Aumales en Normandie et celui d'Holderness en Angleterre.

Hugues Ier hérite du comté de Champagne de son père Thibaut III, à la mort de ce dernier en 1089. Hugues est le premier à porter le titre de comte de Champagne. En 1125, il se fait templier et c'est son neveu Thibaud II qui reçoit la Champagne. Entre 1064 et 1124, Château-Thierry est tenu en fief par une dynastie de chevalier nommés Hugues. Mais à partir de l'arrivée de Thibaud II de Champagne, le château et la ville qui l'entoure dépendent directement du comte.

Château-Thierry demeure une ville et une forteresse du comté de Champagne jusqu'en 1285, date à laquelle ce dernier passe au domaine royal par le mariage de Jeanne de Navarre avec Philippe IV le Bel.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La gare de Château-Thierry, vue au début du XXe siècle.

En 1544, la ville est prise et pillée par Charles Quint[3]. Jusqu'à la Révolution française, elle appartient à la Champagne.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Château-Thierry était l'origine d'une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique vers Mareuil-sur-Ourcq avec embranchements vers Verdelot et Neuilly-Saint-Front, exploitée de 1910 à 1942 par la Compagnie des chemins de fer du Sud de l'Aisne.
Champ de bataille de Château-Thierry, vu en 1920.

Elle devient chef-lieu de district en 1790. En 1800, elle devient chef-lieu d'arrondissement qui est supprimé en 1926 et restauré en 1942[4].

Le chemin de fer (ligne Paris-Strasbourg dessert la ville dès 1849 et favorise son développement.

Château-Thierry a été le site d'une importante bataille en 1814. Le 12 février, les armées russes et prussiennes qui ont été repoussées par Napoléon à Montmirail, effectuent leur retraite vers le nord, tentent d'empêcher les troupes françaises de franchir le pont sur la Marne. Les combats se déroulent dans les rues de la ville, les Russes et les Prussiens sont repoussés vers Soissons. Au matin du 13 février, Napoléon établit son logement à l'auberge de la poste qu'il quitte dans la nuit[5].

Château-Thierry a été l'un des points clés durant les batailles de la Première Guerre mondiale en 1918, entre les troupes américaines et les troupes allemandes. La ville était située sur le front de 1918, matérialisé par les bornes Vauthier. Le peintre officiel de armées françaises François Flameng y a réalisé de nombreux croquis et dessins sur ces douloureux événements qui seront publiés dans la revue L'Illustration.

La ville a aussi été le théâtre de combats lors de la Bataille de France (1940) durant la Seconde Guerre mondiale. Le pont principal de Château-Thierry a été défendu par les hommes de l'Aspirant de Rougé. Le nouveau pont construit à la place porte son nom.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Château-Thierry compte 14 794 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 625e rang au niveau national, alors qu'elle était au 599e en 1999, et le 4e au niveau départemental sur 816 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Château-Thierry depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1990 avec 15 312 habitants.

En 2011, la commune comptait 14 413 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 080 4 160 4 730 4 422 4 697 4 761 4 995 5 413 5 629
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 381 5 761 6 519 6 623 6 902 7 015 7 296 6 863 7 063
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 083 7 347 7 771 7 751 8 266 8 154 7 928 8 094 8 841
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 006 11 049 13 491 14 557 15 312 14 967 14 622 14 413 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 21,4 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 25,3 %).
Pyramide des âges à Château-Thierry en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
6,7 
75 à 89 ans
10,6 
12,1 
60 à 74 ans
13,0 
20,2 
45 à 59 ans
19,2 
18,5 
30 à 44 ans
17,8 
21,4 
15 à 29 ans
20,4 
20,4 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Les quartiers de Château-Thierry[modifier | modifier le code]

Plan de la ville en 1840. Les villages qui sont à l'extérieur deviendront les futurs quartiers de la ville.

La ville est divisée en différents quartiers, dont la création est plus ou moins récente. La liste présentée correspond au découpage moderne de la ville.

Le quartier des Blanchards[modifier | modifier le code]

C'est un des quartiers les plus récents de la ville, qui s'est véritablement développé à l'aube des années 1960. Il se situe à l'extrême nord de la ville, en haut de coteaux de la Marne. Ce quartier est une réelle porte d'entrée de la ville car il est installé près de l'échangeur de l'autoroute A4 et est traversé par l'une des principales voies de communication du département, la D1 qui relie le nord du département au sud. Les Blanchards est constitué d'immeubles et de lotissements construits dans les années 1960 et 1970. C'est dans ce quartier que se trouve l'une des principales salles de spectacle de la ville, le palais des rencontres. Mais le quartier est assez isolé du reste de la ville, en raison de sa situation (en haut des coteaux). Deux petit bois y sont enclavés, ainsi qu'un coteau planté de vignes. Il abrite le nouveau cimetière de la ville.

Le quartier des Chesneaux-Chopinettes[modifier | modifier le code]

La nécropole nationale Chesnaux (cimetière militaire)

Ce quartier se situe au nord-est de la ville. Il est constitué des Chesnaux, de la Charité (où se situe le pôle santé) et des Chopinettes (enclavé entre Château-Thierry et Brasles). Il est en partie installé sur les coteaux de la vallée. C'est l'un des quartiers les plus calmes de la ville, excentré du centre-ville, constitué de vieilles demeures en pierres meulières, de résidences HLM et de pavillons récents. Le vieux cimetière de la ville, ainsi que la Nécropole Nationale "Chesnaux", y est installé.

Le quartier de Vincelles-le Buisson[modifier | modifier le code]

C'est un quartier constitué d'anciens hameaux de caractère qui ont été rejoints par la ville avec l'urbanisation croissante. C'est le quartier où l'on trouve les vignes de la ville, et la maison de Champagne la plus célèbre de la ville, la maison Champagne Pannier, maison créée en 1889 et abritant les caves médiévales de la ville. Le Buisson a su se moderniser en accueillant l'un des lycées de la ville.

Le centre-ville[modifier | modifier le code]

C'est le quartier le plus animé de la ville, constitué de sous-quartiers :

  • la Madeleine à l'ouest ;
  • le Faubourg de la Barre au nord-est ;
  • la vieille ville au sud du château, qui correspond à la zone incluse dans les anciens remparts de la ville ;
  • les Garats (anciennement Château Frileux) au sud-est.

C'est le cœur historique et touristique de la ville, abritant presque tous les musées et monuments de la ville. C'est aussi un vaste espace commerçant. Ce quartier fut partiellement détruit lors de la Première Guerre mondiale.
Au nord du quartier de la Madeleine, se trouve le centre pénitentiaire de Château-Thierry.

Le quartier des Vaucrises[modifier | modifier le code]

Malgré son apparence, le quartier des Vaucrises est le quartier le plus ancien de la ville, c'est le berceau de Château-Thierry. Ce quartier était une ville à l'époque gallo-romaine. Ce site est appelé le site d'Otmus, on y a par exemple retrouvé les restes d'un théâtre. Mais ce quartier s'est vraiment développé en 1967, date de la construction de grands ensembles immobiliers et de lotissements. C'est l'un des quartiers les plus denses de la ville.

Le quartier Saint-Martin[modifier | modifier le code]

C'est l'un des plus pittoresque de la ville ; c'est un vrai village dans la ville. Sa place et ses petites rues lui donnent vraiment un caractère campagnard. Aujourd'hui on y trouve un nouveau lotissement, constitué de pavillons et d'immeubles.

Le quartier de la Mare-Aubry et Courteau[modifier | modifier le code]

Ce quartier est très apprécié pour son calme et ses conditions de vie. Il est exclusivement constitué de maisons et de lotissements. Courteau a été divisé en deux (Courteau et Bas-Courteau) lors de la construction de la Voie Express et la Mare-Aubry s'est modernisée en accueillant l'hypermarché Carrefour. Ce quartier est aussi composé de deux grandes avenues : l'avenue d'Essômes et l'avenue de Paris.

Le quartier de l'Île[modifier | modifier le code]

La Fausse-Marne et l'ile.
La rue Carnot.

Aussi appelé faubourg de Marne, c'est un point de passage obligé pour traverser la Marne et rejoindre la gare et le quartier de l'Europe. Il se subdivise en trois parties :

  • la rue Carnot (axe de passage),
  • la Vignotte à l'ouest,
  • Les Filoirs à l'est.

L'île a été créée au XVIIIe siècle, avec le creusement de la Fausse Marne. Architecturalement, ce quartier est un mélange de constructions anciennes (collège Jean-Racine), d'immeubles datant de l'après-guerre (la rue Carnot), de pavillons et d'immeubles récents. C'est un haut-lieu du commerce castel qui jouit d'une jeunesse due à de nombreux infrastructures scolaires.

Le quartier de la Gare[modifier | modifier le code]

Datant du XIXe siècle, ce quartier s'est construit autour de deux axes : l'avenue de la République, une large avenue qui était auparavant la route principale de Paris à Epernay (ex-nationale 3), et l'avenue de la gare, aujourd'hui avenue Wilson, qui relie la gare à la ville. On y rencontre à la fois des grandes demeures bourgeoises en pierres-meulières, dont on peut voir un exemple dans le film Tatie Danielle[10], et des habitations plus récentes (barres d'immeubles et immeubles récents).

Le quartier de l'Europe[modifier | modifier le code]

Il est aussi appelé quartier de la Prairie.
C'est le quartier le plus récent de la ville, il s'agit presque exclusivement d'une zone industrielle et commerciale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La liste de Jacques Krabal (PRG, divers-gauche) est arrivée première aux municipales de 2008 à Château-Thierry, avec près de 52 % des voix, devançant la liste du PS, menée par le maire sortant Dominique Jourdain (près de 34 % des voix) et celle de l'UMP, dirigée par Robert Djellal (sous-préfet de Château-Thierry en 2006 qui entre ensuite au cabinet ministériel d'Azouz Begag puis d'Éric Besson), qui n'obtenait que 11,94 % des voix[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1949 Édouard Delarbre    
1947 mars 1959 Paul Dasque    
mars 1959 mars 1965 André Pichard    
mars 1965 mars 1971 Pierre Lemret PCF Conseiller général (1964-1985)
mars 1971 mars 1989 André Rossi UDF-RAD Député/ministre
mars 1989 mars 2008 Dominique Jourdain PS  
mars 2008[12] en cours
(au 12 mai 2014)
Jacques Krabal PRG puis LRC - Cap21 Conseiller général et député
Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La porte Saint-Jean de l'ancien château.
La porte Saint Pierre, ancienne entrée de la ville, qui fait partie des remparts

Liste des monuments de Château-Thierry classés aux monuments historiques :

Ville fleurie : 3 fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[14].

De plus, le nouveau rond-point construit en 2007 à l'entrée nord de la ville a gagné en 2008 le titre de plus beau rond-point de France. Ce rond-point est composé au milieu d'une reproduction miniature du vieux-château avec autour des pieds de vignes représentant les coteaux alentour. La ville a remporté pour la seconde fois le prix du plus beau rond-point de France en 2012 pour l'aménagement des anciens carrefours de l'avenue Paul-Lefebvre. Le prix récompense les nouveaux carrefours réalisés sur le thème de La Cigale et la Fourmi, Le Lièvre et la Tortue, La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf[15]

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Château-Thierry.

Point d'origine de la ville moderne, le château domine la vallée de la Marne. Construit à partir du IXe siècle, il a été profondément remanié au fil du temps. Aujourd'hui, le vieux château est un lieu de promenade et héberge un spectacle de fauconnerie.

Église Saint-Crépin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Crépin.

L'église Saint-Crépin est la seule église de Château-Thierry, qui en comptait pourtant trois sous l'Ancien Régime (détruites après la vente des biens nationaux, en 1793). Elle était initialement (au XVe siècle) implantée hors des murs de l'enceinte, mais est maintenant située un peu à l'est du centre-ville. La tour du clocher, haute de 36 m, reste visible depuis les rives de la Marne.

Tour Balhan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour Balhan.
La tour Balhan.

La tour Balhan est un vestige d'un hôtel urbain : l'hôtel du mouton d'or (construit par Jean Balhan en 1480). Elle est classée monument historique depuis 1926. La tour renferme une cage d'escalier à vis, une ancienne chapelle et une salle de guet.

Ce qui reste, ou ce qui a été restauré du Fort Saint-Jacques, résidence des comtes de Champagne qui le préféraient au château lorsqu'ils venaient, de Provins, passer quelques jours chez nous.

Une tour carrée de 33 mètres de haut, surmontée d'un toit en forme de flèche octogonale couvert d'ardoises. À l'est, deux tourelles rondes, pourvues de toits hexagonaux. À l'ouest, deux petites pyramides triangulaires fixées sur la tour.

Un escalier intérieur bien conservé conduit à une chapelle gothique puis à l'ancienne chambre du guet et enfin, au pied de l'échelle qui permet d'accéder à la plate-forme du campanile.

On célébra la messe dans la chapelle jusqu'à la Révolution. La tour Balhan, qui tient son nom de Balchan ou Balhan, maître du grenier à sel de Château-Thierry à la fin du XVe siècle et sans doute, donateur d'une cloche, a joué dans l'histoire de la ville bien plus le rôle d'un beffroi que celui d'un poste de défense.

Depuis 1874, deux cadrans extérieurs complètent bien l'ensemble « horloge communale » dont la tour s'est acquise le privilège au cours des siècles.

Hôtel-Dieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel-Dieu de Château-Thierry.

Ancien hôpital de la ville, aujourd'hui transformé en musée. Il a été fondé 1304 par Jeanne de Navarre.

Mémorial américain Aisne-Marne[modifier | modifier le code]

Construit en 1933 sur la Cote 204, à 3 km à l'ouest de Château-Thierry, ce monument domine la ville et la vallée, et offre une vue étendue de celle-ci.

Maison « Jean de La Fontaine »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : musée Jean-de-La-Fontaine.
Jean de La Fontaine.

Le musée Jean-de-La-Fontaine est consacré au fabuliste et situé dans sa maison natale. L'auteur de La Cigale et la Fourmi y naquit en 1621.

Hôtel de ville et sa place[modifier | modifier le code]

Construit par l'architecte Jean Bréasson, il fut achevé en 1893 et inauguré le 15 mars 1893 par Raymond Poincaré, qui était ministre de l'Instruction Publique. Architecture d'inspiration Renaissance, il remplace une bâtisse beaucoup plus petite, qui était partagée entre l'autorité publique et judiciaire. Il se situe sur la place de l'Hôtel de Ville, là où se trouvent le cinéma-théâtre, le marché couvert, le temple protestant, les imposants escaliers montant jusqu'au vieux château. C'est aussi sur cette place que se rejoignent la Grand Rue, allant vers la maison natale de Jean de la Fontaine, et la rue du Château, se dirigeant vers la Porte Saint-Pierre.

Vue de nuit de la façade Art-Déco du Cinéma-Théâtre de Château-Thierry.

La place de l'hôtel de ville compte aussi parmi ses monuments, la façade du Cinéma Théâtre classé "Art Déco". Proposant des films en 2D et 3D, le Cinéma-Théâtre est l'unique lieu de projection cinématographique de la ville.

Temple protestant[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, une Église méthodiste américaine a créé un fonds pour le soutien moral des soldats engagés sous la bannière étoilée. Le solde des sommes récoltées a servi à construire ce temple inauguré en 1924. L'un des vitraux du temple représente La Fayette, Foch, Joffre, Pétain et Nivelle[16].

Porte Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Anciens remparts.

Cette porte construite dans la première moitié du XIIIe siècle est la seule rescapée d'une série de quatre qui était incluses dans les fortifications de la ville. Les autres furent détruites pendant la Révolution.

Porte Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Cette porte est l'entrée principale du château médiéval.

Médiathèque Jean-Macé[modifier | modifier le code]

La médiathèque est située dans l'ancien couvent des Cordeliers. Construit en 1496 le monastère est consacré par l'évêque de Soissons. À la Révolution, les moines sont chassés et le couvent est ensuite réquisitionné en 1792 par les autorités révolutionnaires : il devient le tribunal du district de Château-Thierry.

En 1804, la municipalité y ouvre une école d'enseignement secondaire. Dans les années 1980, l'école est fermée, et devient le centre culturel Jean-Macé.

Inaugurée le 24 janvier 2004, la Médiathèque Jean-Macé a pris le relais de la bibliothèque municipale.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • L'actuel collège Jean-Racine se trouve dans les bâtiments de l'ancien couvent des Capucins (avec son église) datant du XVIIIe siècle.
  • De nombreux hôtels particuliers datant du XVIIe et XVIIIe siècle, dans la Grande Rue.
  • La villa d'Églantine datant de la fin du XIXe siècle.
  • Au 18 rue du Faubourg-de-la-Barre, il existe encore quelques fragments de l'ancienne église Notre-Dame du Châtel, qui fut démolie pendant la Révolution.
  • Une statue de Jean de la Fontaine se trouve place Jean-de-La-Fontaine, œuvre du sculpteur Laitié, en 1824.
  • Le monument aux morts réalisé par le sculpteur Achille Jacopin[17].

Lieux touristiques à proximité[modifier | modifier le code]

  • Bords de Marne
Vue de Château-Thierry, depuis le haut des coteaux de la Marne. On remarque à droite le Monument américain.
Vue de Château-Thierry, depuis le Monument américain.
Le château de Condé (15 km au sud-est de Château-Thierry).

vallée de la Marne reliant Château-Thierry à Épernay. Ce circuit à une distance de 90 km.

La vallée de la Marne et ses plantations de champagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Le cinéma-théâtre sur la place de l'Hôtel de Ville.

Nous retrouvons à Château-Thierry la présence des trois secteurs d'activités :

  • le secteur primaire regroupe 6 % de la population active ;
  • le secteur secondaire regroupe 33 % de la population active ;
  • et le secteur tertiaire regroupe 61 % de la population active de Château-Thierry.

Son bassin d'emplois regroupe 135 entreprises de plus de 10 salariés dont 25 de plus de 100 salariés. De plus, la ville compte 220 commerçants et artisans. La ville possède 4 zones d'activités, ce qui représente 150 ha aménageables, 60 entreprises et plus de 2000 emplois. Aujourd'hui la ville se développe dans la logistique (dans la ZID de l'Omois, à la sortie de la A4) avec l'arrivée du groupe FM logistics.

La ville a créé 2 grandes associations :

  • les boutiques de Château-Thierry, une association de commerçants[18] ;
  • la VAZI, qui a pour objectifs de valoriser les zones d'activités.

Château-Thierry compte parmi ses entreprises célèbres :

  • L'usine de fabrication des instruments de musique en cuivre Couesnon, toujours en activité.
  • La fabrique de biscuits anciennement Belin, aujourd'hui LU, dont il ne reste maintenant qu'une petite activité.
  • Les Coopérateurs de Champagne, avec ses magasins Coop présents notamment dans toutes les bourgades du sud de l'Aisne et dans la Marne, et dont les magasins ambulants sillonnaient aussi la campagne. Les magasins Coop ont fermé, et Les Coopérateurs de Champagne ont choisi les magasins de type Hard-discount.

Elle comprend un centre consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aisne au 1, avenue de l'Europe.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Château-Thierry dépend de l'académie d'Amiens.

Secteur primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Au premier degré d'éducation, la ville dispose de neuf écoles maternelles (dont une privée) et également de neuf écoles élémentaires (même remarque). Pour le secteur secondaire, la ville possède deux collèges publics (collège Jean-Rostand au nord de la ville et Jean-Racine sur l'Ile) et un collège privé (également sur l'Ile). La ville dispose aussi de deux lycées publics (lycée polyvalent Jean-de-La-Fontaine et la cité technique Jules-Verne) ainsi qu'un lycée privé (lycée général et hôtelier Saint-Joseph) et un lycée agricole et viticole (à Crézancy).

Autres centres de formations et enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Cinq Brevets de Technicien Supérieur (BTS) sont présents à Château-Thierry :

La ville dispose aussi d'un institut de formation de soins infirmiers, d'un Centre de Formation des Apprentis (CFA) et d'un Centre de Formation Professionnelle de Promotion Agricole.

La ville dispose d'une inspection primaire de l'Éducation nationale, d'un Centre de Formation et d'Information et d'un relais information de l'INSEE.

Santé[modifier | modifier le code]

L’hôpital de Château-Thierry a été fondé en 1304 par Jeanne de Navarre, qui est actuellement l'Hôtel-Dieu (pour voir l'histoire de l'Hôtel-Dieu, cf. supra).

Aujourd'hui, la ville est équipée d'un centre hospitalier général qui se situe dans un pôle santé. Ledit pôle est constitué du centre hospitalier, des urgences, d'une maternité, d'une maison de retraite ainsi que d'une halte-garderie actuellement en construction. Un centre de secours ainsi que d'autres infrastructures devrait compléter ce pôle santé. L'hôpital de Château-Thierry, selon l'hebdomadaire L'Express, est l'un des meilleurs établissements de soins français inférieurs à 300 lits. Sur le classement, il se situe en effet à la 59e place, sur 326. De plus, l'hôpital de Château-Thierry est de très loin le mieux placé dans l'Aisne pour les établissements inférieurs à 300 lits.

Un autre hôpital se situe à proximité de Château-Thierry, il s'agit de l'hôpital de Villiers-Saint-Denis, la Renaissance Sanitaire. Cet hôpital fut créé en 1930 par Almire Breteau et avait à l'époque une capacité de 742 lits, réservés aux hommes. Aujourd'hui sa capacité est de 405 lits. Cet hôpital est spécialisé dans la réadaptation cardiaque, la réhabilitation pneumologique (étude du sommeil), les soins palliatifs, accidents vasculaire et problèmes liés au diabète, la médecine physique et réadaptation, les consultations anti-douleur et anti-tabac et les hospitalisations de jour.

Aujourd'hui, il existe une vraie coopération entre le centre hospitalier général et la Renaissance Sanitaire.

La ville dispose également d'une clinique.

Sports[modifier | modifier le code]

Description et grands clubs[modifier | modifier le code]

La ville de Château-Thierry possède un service et un office municipal des sports ainsi que plusieurs stades municipaux, quatre grands gymnases, un palais des sports situé près du mémorial Jean Moulin, un centre d'activités, une piscine (datant de 1970, une autre est à prévoir), un skatepark, un gymnase nautique et un centre d'activités.

De nombreux clubs de sports sont présents à Château-Thierry (une cinquantaine) qui regroupent environ cinq mille licenciés.

Voici quelques clubs castels :

  • le Château-Thierry Football Club (joue en ligue de Picardie).
  • la Coop Sports Loisirs de Château-Thierry spécialisée dans le judo (classée dans les dix meilleurs en France).
  • les Vikings de l'Omois, club d'aviron, très bien classé au classement national.
  • le club de rugby, qui évolue dans le championnat d'Île-de-France.
  • L'Étoile Cycliste de Château-Thierry, club formateur affilié à la Fédération française de cyclisme, qui a compté dans ses rangs d'anciens professionnels, dont Cyril Saugrain, vainqueur d'étape et porteur du maillot du meilleur grimpeur sur le Tour de France.

Les grandes dates[modifier | modifier le code]

  • Château-Thierry fut ville-arrivée lors du Tour de France 2002, lors de l'étape no 3 entre Épernay et Château-Thierry, le 10 juillet.
  • De 1903 à 1935, une course de côte internationale avait lieu en plein cœur du centre ville. Empruntant une partie de l'actuelle avenue de Soissons, cette compétition automobile voyait s'affronter différents types de véhicules (autos et motos principalement). À la suite d'un tragique accident en 1935, la course fut supprimée. Depuis 2008, des montées historiques sont de nouveau organisées, la dernière en date ayant eu lieu en septembre 2012.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La police nationale compétente sur les zones urbaines où les problématiques de sécurité sont particulièrement prégnantes, dispose d'une implantation sur la commune de Château-Thierry. Le commissariat de police, autrefois implanté en centre ville, est désormais situé dans le quartier des Vaucrises. La police nationale assure une présence H24 et 365 jours par an. Rattaché à la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Aisne, il est placé sous l'autorité du commandant de police Louis Vitone depuis le mois de janvier 2011.

Il assure la sécurité publique sur la seule commune de Château-Thierry. Les communes situées dans la continuité urbaine relèvent de la gendarmerie nationale chargée de la sécurité dans les secteurs ruraux.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Hiérarchie du transport[modifier | modifier le code]

La ville de Château-Thierry possède de bonnes infrastructures routières :

  • L'autoroute A4 passe sur la commune et a une sortie Château-Thierry/Soissons. Cette autoroute permet les liaisons entre la ville et Reims et plus généralement les liaisons est-ouest.
  • La départementale D1 traverse Château-Thierry du nord au sud. Elle permet les liaisons entre Château-Thierry avec le nord du département via Soissons et entre Château-Thierry et des villes comme Troyes ou même Provins.
  • L'ancienne route nationale N3 traverse aussi Château-Thierry d'est en ouest et relie la ville à la Ferté-sous-Jouarre et Meaux à l'ouest et Épernay/Chalons-en-Champagne.
  • La voie express : c'est une voie rapide de contournement de la ville par son flanc ouest. Cette route est en 1*2 voies, ce qui cause à certains moments de la journée des embouteillages. Actuellement la voie express prend fin au niveau carrefour avec la départementale 1, dans le secteur de la gare, au sud de la ville.
  • de nombreuses avenues traversent la ville, que ce soit d'est en ouest ou du nord au sud. Les plus grandes avenues et rues principales sont :
    • Avenue de Paris,
    • Avenue Jules-Lefebvre,
    • Quai de la Poterne,
    • Avenue de Soissons,
    • Avenue d'Essômes,
    • Avenue de la République,
    • et Avenue de Montmirail.

Problèmes liés à la circulation[modifier | modifier le code]

La circulation routière est proche de la saturation à Château-Thierry. Voici les problèmes de transport dans la ville :

  • Le passage de la Marne. La traversée de la rivière est très contraignante car la ville n'est équipée que de deux ponts : l'un en centre-ville, l'autre sur la voie express. Cette situation occasionne d'importants embouteillages pendant les heures de pointe, et est accentuée par la présence de plusieurs établissements scolaires sur l'île et la proximité de la gare SNCF. Un projet de troisième pont est à l'étude : il s’insérerait dans une rocade de contournement à l'est de la ville. Ce projet, évoqué depuis très longtemps par les autorités locales, est devenu une arlésienne locale.
  • La voie express, sous-dimensionnée, est insérée dans la ville et dans l'agglomération dans plusieurs secteurs. Elle manque en outre d'infrastructures de régulation efficace du trafic (nombreux carrefours à feux, au lieu de ronds-points). Elle ne facilite pas suffisamment, de ce fait, le contournement de l'agglomération.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville de Château-Thierry possède une gare. La gare de Château-Thierry est le terminus d'une ligne de Transilien - Transilien Paris-Est (Ligne P du Transilien) -, mais c'est aussi une des gares de la ligne inter-régionale (Lorraine, Picardie, Champagne) de la ligne TER Vallée de la Marne. C'est l'une des gares les plus importantes du département par son trafic voyageurs. Ceci est dû à la proximité de Paris, ce qui engendre d'importants flux journaliers entre le sud de l'Aisne et la capitale.

Liaisons aériennes[modifier | modifier le code]

Un petit aérodrome, situé à 4 km au nord-ouest du centre ville, dessert la ville. Le trafic de cet aérodrome n'est plus restreint aux appareils de tourisme en provenance des aérodromes et aéroports voisins[19]. Il est possible de se rendre en avion taxi de Reims à Château-Thierry.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Château-Thierry est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine.

Autres personnalités :

Jumelages et Relations Internationales[modifier | modifier le code]

La ville de Château-Thierry est jumelée avec [21]:

Depuis 2009, un rapprochement important s'est également effectué avec la ville d'Indianapolis aux États-Unis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette tradition est répétée par Georges Pommier dans : Château-Thierry, nos vieux murs(disponible sur Gallica). Mais elle souffre d'une absence totale de sources écrites et ne repose concrètement que sur un toponyme : le Montmartel. Georges Pommier compile des ouvrages antérieurs remontant pour le plus ancien au début du XIXe siècle (abbé Hébert).
  2. Pour la généalogie des Herbertiens et des Thierry, il faut consulter Michel Bur, La formation du comté de Champagne (v. 950-v. 1150) (thèse, 1977)
  3. Aristide Guilbert, histoire des villes de France, volume 3, p. 90 Paris, Fume & Cie, 1853
  4. Historique de l'Aisne
  5. « Manuscrit de Mil Huit Cent Quatorze » Par Agathon-Jean-François Fain, publié dans Mémoires des contemporains pour servir à l'histoire de la République et de l'Empire, Paris, 1830, p. 90 et sq
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Château-Thierry en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  10. Gérard Roger, « <Tourné à Château-Thierry : Tatie Danielle », sur Le Pays Briard,‎ 2010 (consulté le 11 août 2012)
  11. Résultats municipales de 2008 à Château-Thierry, Le Figaro
  12. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  13. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  14. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ 5 juillet 2008
  15. France 3 Picardie : Château-Thierry, le plus beau rond-point français
  16. Le temple-mémorial de Château-Thierry : approche monographique - In Situ no 6 - septembre 2005 - Ministère de la Culture
  17. Chemin de mémoire
  18. site offciel : http://boutiques-chateau-thierry.fr/
  19. Arrêté du 7 juin 2012 portant ouverture à la circulation aérienne publique de l'aérodrome de Château-Thierry - Belleau (Aisne)
  20. « Auguste Jordan, un Autrichien sous le maillot tricolore au temps des années noires », sur wearefootball.org (consulté le 21 juillet 2014)
  21. associations jumelage international

Liens externes[modifier | modifier le code]

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