Le Viager

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Le Viager
Réalisation Pierre Tchernia
Acteurs principaux Michel Serrault, Michel Galabru,Claude Brasseur, Jean-Pierre Darras
Scénario Gérard Calvi et René Goscinny
Musique Gérard Calvi
Décors Willy Holt
Durée 98 minutes (1 heure 38)
Sortie 2 février 1972
Langue(s) originale(s) français
Pays d’origine France

Le Viager est un film français, réalisé par Pierre Tchernia, sorti sur les écrans en 1972.

Sommaire

[modifier] Synopsis

En 1930 à Paris. Léon Galipeau, médecin généraliste à la compétence discutable, ausculte Louis Martinet, célibataire de 59 ans. Persuadé que son patient n'a que deux ans tout au plus à vivre, Galipeau convainc son frère Emile d'acquérir en viager la maison de campagne que possède Martinet dans un petit village de pêcheurs inconnu : Saint-Tropez. Confiants dans leur affaire, les deux frères acceptent même d'indexer la rente viagère sur le cours d'une valeur pensent-ils sans avenir : l'aluminium.

Alors que les années passent, non seulement Martinet garde bon pied bon œil mais encore reprend-il vigueur et entrain sous le soleil du Midi.

C'est l'époque de l'essor des aéroplanes : l'aluminium grimpe, la rente viagère augmente sans fin et la famille Galipeau s'impatiente. Lassée d'attendre le trépas de Martinet, elle échafaude des plans pour se débarrasser de l'encombrant créancier. Hélas, les événements aidant (guerre, occupation allemande, puis épuration), les tentatives des Galipeau pour éliminer l'innocent Martinet se retournent invariablement contre eux. Un à un, les Galipeau décèdent sous le regard toujours candide du vaillant retraité.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] L'élimination des Galipeau

1937 : le père d'Elvire meurt quelques mois après que Léon, le beau-frère de sa fille, a affirmé qu'il avait une santé de jeune homme.

1949 : Marguerite Galipeau meurt d'un infarctus après que la famille a voulu faire subir ce sort à Martinet en lui faisant découvrir la vie parisienne...

1950 : Émile Galipeau meurt noyé après que son pédalo a été tamponné par celui de Bucigny-Dumaine, qui voulait l'embrocher avec sa hallebarde. Avant de mourir, Émile a eu le temps d'abattre son agresseur au révolver. Émile venait pour tuer Martinet et voulait l'entraîner au large pour que la mer ne rende pas le cadavre.

1970 : La mère d'Elvire meurt de vieillesse. Léon Galipeau scie la rambarde de la fenètre de Martinet pour lui faire faire une chute mortelle... mais c'est Elvire qui tombe ! Peu après, Léon Galipeau meurt d'une crise cardiaque en apprenant l'acquittement de son neveu Noël devenu voyou. Noël Galipeau meurt dans l'explosion de la vieille voiture de Jo, son allume-cigare défectueux ayant mis en route les feux d'artifice.

[modifier] Répliques cultes

  • Léon Galipeau : "Faites-moi confiance !" (phrase fétiche de Léon, qui se trompe toujours)
  • Marguerite Galipeau (chaque Noël depuis 1930) : « Je vous ai apporté du boudin blanc ! » (mine déconfite de la famille)
  • Marguerite Galipeau à Noël 1943 : « Je vous ai apporté UN boudin blanc ! »
  • Maitre Vierzon : « En ce temps-là, Cicéron disait à ses disciples dans une épître bien connue... »
  • Léon Galipeau à la petite bonne bretonne en 1938 : « Tiens, tu es encore là, toi ? Ca va faire deux ans, hein... Deux ans de suite...» (quelques instants plus tard, bruit de vaisselle cassée en cuisine) Elvire Galipeau : « Bon, et ben, vous ne la reverrez pas l'année prochaine ! » (Tout au long des années 30, on constate que les Galipeau changent de bonne chaque année)
  • Elvire Galipeau à son beau-frère, Noël 1939 : « On devrait vendre la France en viager aux Allemands. On serait tranquilles avec vous ! »
  • Marguerite Galipeau (dormant à la belle étoile en 1940) : « Oh, une étoile filante, il faut faire un vœu »

Elvire Galipeau (regardant haineusement Martinet) : « C'est fait ! »

  • Marguerite Galipeau (portant un toast) : « À votre bonne santé, M. Martinet ! »

(airs furibonds de sa famille, on entend une mouche voler) et, quelques instants plus tard : "Vous nous enterrerez tous !"

  • Léon Galipeau le jour de Noël 1934 : « Vous avez lu les journaux ? Ils me font bien rire... Qu'est-ce que c'est, Hitler ? C'est un petit peintre en bâtiment ! Il ne fait pas le poids face à Hindenburg, ce petit caporal... Qu'est-ce que c'est le nazisme ? C'est un feu de paille ! Faites-moi confiance ! »
  • Noël Galipeau (furieux, à Jo) : « Ne m'appelle plus "môme", j'ai 40 ans, et le viager aussi a 40 ans ! »
  • Louis Martinet : « Ton oncle ne laisse que des regrets ! » Noël Galipeau : « C'est à peu près tout ce qu'il laisse... »
  • Noël Galipeau à 5 ans (chantant) : « As-tu vu le Négus sur la route de Djibouti qui grattait les puces à Mussolini... »
  • Général britannique : « We will land at Saint-Tropez », officier britannique : « Saint what ? »
  • Louis Martinet : « Un petit village de pêcheurs tranquille, Saint-Tropez » Léon Galipeau « Saint quoi ? »
  • Marguerite Galipeau: « Léon, tu me fais danser ? », Léon Galipeau : « Non! »
  • Maître d'école: « Guerre dé 100 ans... Ach! Gross malheur! »
  • Louis Martinet (tenant son chien dans les bras et voyant le feu d'artifice qui tue accidentellement le dernier Galipeau) : « Tu vois Kiki, c'était le bouquet ! »

[modifier] Autour du film

  • Pour interpréter le personnage de Martinet, Michel Serrault a demandé à porter un faux nez.
  • Il s'agit du dernier long métrage de Noël Roquevert, mort en 1973.
  • Après la scène où l'on voit le journal télévisé, le projectionniste demande au facteur où est Martinet. On aperçoit alors la mystérieuse affiche d’un film intitulé Ah ! Si j'étais restée pucelle.
  • Quand on veut montrer que l'officier de marine a commis "une petite erreur", on lui montre un journal avec un navire en train de couler. Il s'agit en réalité de La Bourrasque, coulée lors de la débâcle de Dunkerque.
  • Le générique précise que la scène de l'explication du viager par des dessins enfantins est signée "du petit Gotlib". Il la reprendra avec Goscinny dans les planches de Trucs en vrac, en inversé.
  • Première réalisation au cinéma de Pierre Tchernia, Le Viager rencontra un succès public, attirant 2 191 183 spectateurs.

[modifier] Liens externes

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