Bar-sur-Aube
| Bar-sur-Aube | ||
L’hôtel de ville |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Champagne-Ardenne | |
| Département | Aube | |
| Arrondissement | Bar-sur-Aube (chef-lieu) | |
| Canton | Bar-sur-Aube (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube | |
| Maire Mandat |
René Gaudot 2008-2014 |
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| Code postal | 10200 | |
| Code commune | 10033 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Baralbins | |
| Population municipale |
5 259 hab. (2010) | |
| Densité | 323 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 156 m — Max. 348 m | |
| Superficie | 16,27 km2 | |
| Localisation | ||
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Bar-sur-Aube est une commune française, située dans le département de l'Aube et la région Champagne-Ardenne.
Ses habitants s'appellent les Baralbins.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Géologie, reliefs et hydrographie [modifier]
Bar-sur-Aube est entourée de coteaux champenois et de collines. La ville est traversée par l'Aube, d'où son nom.
Particularités de géographie viticole [modifier]
La plupart des vins de Champagne proviennent du département de la Marne (sur terrains crétacés), de la vallée de la Marne (jusqu'à l'Ouest de Château-Thierry), et sur une série de terroirs à cheval sur les terrains Tertiaires et Crétacés (Avize, Vertus, Sézanne...)
Les Champagnes de l'Aube sont très excentrés, très méridionaux, par rapport aux autres Champagnes, et sont sur des terrains jurassiques. Ce sont donc des champagnes particuliers. Cette aire des Champagnes de l'Aube regroupe d'autres communes voisines comme Les Riceys et Bar-sur-Seine.
Leur appellation « Champagne » date en fait des années 1920, suite à une révolte de vignerons qui voulaient y être rattachés et ne plus être considérés comme Bourgogne. Qui plus est, comme en Bourgogne, la petite propriété domine, à l'inverse des vignobles de Champagne plus septentrionaux[1]. Il faut dire qu'on est presque sur l'espace décrit par Balzac dans Les Paysans, où l'on voit comment les intrigues de ces ruraux très revendicatifs aboutissent au morcellement de la propriété et à la formation d'un bocage.
Ce fait géographique, précisément, montre que cette zone est une aire curieuse pour le Champagne : quand on suit la route de Montbard (21) vers Les Riceys (10), on voit progressivement le bocage bourguignon se relâcher, s'élargir. On le voit mourir à l'approche de la forêt de Laignes (21), mais il reparaît timidement aux Riceys. Or, le terme Champagne signifie étymologiquement « champs ouverts », openfield, et s'oppose donc par nature à l'idée de bocage.
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
L'existence de Bar-sur-Aube remonte à la plus haute Antiquité. Il existe des vestiges d'un oppidum de l'époque de la Tène (âge du fer). Un coin monétaire (type au cheval) au nom de Togirix (chef des Lingons) a été découvert sur la colline Sainte Germaine. Il servait à battre des monnaies. La ville aurait été dévastée par Attila. Après le partage du royaume de Clovis par ses fils, la ville fait partie de l'Austrasie.
Moyen Âge [modifier]
Sous Charles le Chauve plusieurs variétés de monnaies furent émises avec au revers le nom de la ville. Pendant la période des Comtes de Champagne, la ville prend une grande importance, avec les foires de Champagne, où les commerçants des Flandres et d'Italie s'échangeaient épices d'Orient, soie, textiles et produits bruts venus du Nord de l'Europe à la mi-février et à la mi-avril. Elle fut ensuite réunie à la couronne de France. En 1318, Philippe V le Long ayant vendu la ville à Jacques de Croy, les habitants se rachetèrent et obtinrent que le roi ne puisse plus la vendre ni l'aliéner.
Époques moderne et contemporaine [modifier]
Lorsque Charles Quint assiégea la ville Saint-Dizier, les habitants des villages voisins se mirent sous sa protection. La ville souffrit d'une longue peste en 1636, qui provoqua l'arrêt de la foire. En 1862 les fortifications furent démolies, le boulevard du tour de ville se trouve à leur emplacement.
La Révolution française y fut bien accueillie, les couvents en disparurent. Elle devient chef-lieu de district de 1790 à 1800.
Bar-sur-Aube fut le théâtre d'une bataille de la fin de l'épopée napoléonienne (27 février 1814).
En 1911, la révolte des vignerons opposa les vignerons Aubois aux négociants Marnais afin de maintenir le vignoble dans l'appellation contrôlée « Champagne ».
Administration [modifier]
Liste des maires [modifier]
Jumelage [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 259 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Santé [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Des visites guidées de la ville sont organisées sur demande à l'Office de tourisme.
Bâtiments et lieux publics remarquables [modifier]
Sont classés monuments historiques :
Sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques :
- Le « Petit Clairvaux », cellier du XIIe siècle[7].
- La bibliothèque du XVIe et XVIIe siècle[8].
- L'ancien couvent des Ursulines, devenu l'Hôtel de Ville[9]
- Un immeuble, 1 petite rue Saint-Pierre[10]
- La maison des « Trois Tours »[11]
- L'ancien « Hôtel du Grenier à sel » (Sous-Préfecture)[12]
- Deux maisons, 33[13] et 44[14] rue d'Aube
Autres monuments :
- Les Halles
- Ancien hôtel de Surmont (désormais la Poste)
- Le Moulin du Haut dit des Marcasselles
Bâtiments religieux [modifier]
Sont classés aux monuments historiques :
- Église Saint-Pierre (XIIe siècle) avec son Halloy, une galerie en bois qui servait aux marchands au temps des foires[15].
- Église Saint-Maclou (XIIe et XIVe siècle). Son clocher est le seul vestige du château des Comtes de Champagne, qui fut détruit après la Ligue sur ordre d'Henri IV. L'église tombe en ruine et est fermée au public[16].
- Un ancien prieuré du XVIe siècle[17]
- Hôtel de sous-préfecture de Bar-sur-Aube
- Hôtel des comtes de Brienne
Autres monuments :
- Chapelle Saint-Jean (Possession templière, puis de l'Ordre de Saint-Jean)
- Aux environs : abbaye de Clairvaux, églises à pans de bois du Der
Musées [modifier]
Aux environs :
- Bayel : Écomusée du cristal
- Arsonval : Musée Loukine
- Colombey-les-Deux-Églises : Mémorial du général de Gaulle et Boisserie
Autres [modifier]
- Colline Sainte-Germaine :
- Oppidum celte, site archéologique et fouilles[18]
- Chapelle Sainte-Germaine
- Point de décollage de parapentes et deltaplanes
- Sports de la ville de Bar-sur-Aube[19]
- Clubs de football : Association sportive et récréative portugaise - Entente sportive Bar Bayel/Vétéran - AS Luisadas - Footbal Club Turc
- Club de caps : Le p'tit Chemin
- Club d’aïkido : Bar-sur-Aube Aïkido
- Club d'athlétisme : Cercle Athlétique Bar Bayel
- Club de badminton : Badminton Club Baralbin
- Club de basket-ball : Patronage Laïque Bar-sur-Aube section Basket
- Club de billard : Billard Club Baralbin
- Club de boxe thaïlandaise : Muay Thaï Pahuyouth
- Club de canoë-kayak : Maison pour tous section Canoë
- Club de chasse : Société de chasse St Hubert
- Club de cyclisme : Étoile Cycliste Baralbine
- Club d'escalade : Roc Altitude
- Club d'escrime : Cercle d'Escrime Baralbin
- Clubs de gymnastique sportive : Jeune Garde de Bar-sur-Aube - La Concorde
- Club de gymnastique volontaire : Groupe de Gym Volontaire Baralbin
- Club de handball : Patronage Laïque Bar-sur-Aube section Handball
- Club de judo : Judo Club Baralbin
- Club de karaté : Shotokan Karaté D.O
- Club de modélisme : Modèle Réduit Bar-sur-Aube
- Club de natation : Stade Nautique Municipal Baralbin
- Club de parapente/deltaplane : Les ailes de Sainte-Germaine
- Club de pêche : La Gaule Baralbine
- Clubs de pétanque : Pétanque Baralbine - Amicale bouliste
- Club de plongée : Club Nautique Baralbin
- Club de tennis : Tennis Club Municipal Baralbin
- Club de tennis de table : Maison pour tous section Ping-pong
- Clubs de tir à l'arc : Diana Sport section Tir à l'arc - Compagnie d'Arc Sainte Germaine
- Club de tir : Diana Sport section Tir
- Club de yoga : Association Envol
Alentours [modifier]
- Château de Cirey-sur-Blaise (Voltaire)
- Lacs : Lac du Der et Lac d'Orient (voile, sports nautiques et loisirs de famille) - Lac du Temple (parc naturel et pêche) - Lac Amance (motonautisme et vitesse))
- Forêts et bois : Forêt de Clairvaux - Parc naturel régional de la forêt d'Orient - Rivière Aube - Route touristique du Champagne
Culture [modifier]
Héraldique [modifier]
Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Bar-sur-Aube :
« D'azur, à une bande d'argent accompagnée de deux doubles cotices d'or potencées et contre-potencées. »
— Malte-Brun, la France illustrée (1882)
Ce blason est en fait celui du comté de Champagne. La banque du blason donne le blasonnement suivant : parti, au premier de gueules au bar d'argent, au second d'azur à la bande d'argent, accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or ; au chef d'azur chargé de trois abeilles volant d'or
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
- Foire aux fromages en juin
- Festival « JazzàBar », début septembre
- Marché tous les samedis matin sous les halles, sur la place de l'hôtel de Ville et dans la Rue Nationale
- Fête patronale aux Rameaux
- Foire médiévale, premier week-end de septembre
- Balade gourmande champenoise en mai
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Sainte Germaine, martyre en 451 (décapitée par ordre d'Attila).
- Jean-François Armand[20] (24 juin 1789 - Bar-sur-Aube † 27 mars 1883 - Gravières (Aube)), polytechnicien (X 1808), ingénieur des Ponts-et-Chaussées, député de l'Aube (1837-1848) ;
- Bertrand de Bar, trouvère du XIIIe siècle.
- Étienne d’Acier, poète, disciple de Ronsard, XVIe siècle.
- Gaston Bachelard, philosophe (1884-1962).
- Armand Beauvais, peintre rural (1840-1911).
- le comte d'Empire Jacques Claude Beugnot (1761-1835).
- Maurice Emmanuel, musicologue et compositeur français né à Bar-sur-Aube en 1862 et mort à Paris en 1938.
- Albert Gabriel, architecte, spécialiste d'Anatolie, professeur au Collège de France & à l'université d'Istanbul (1883-1972).
- la Comtesse de la Motte, personnage clef de l'affaire du collier de la reine.
- Marinette Pichon, née le 26 novembre 1975 à Bar-sur-Aube, ancienne footballeuse française qui a joué pour le F.C.F. Juvisy et en équipe de France de football (jus. 2006, 112 sélections et 82 buts).
- Gaston Cheq, sauveur du vignoble Aubois, né le 14 janvier 1866 à Bar-sur-Aube.
- Alexandre Du Sommerard, archéologue né à Bar-sur-Aube en 1779, mort à Saint Cloud le 19 août 1842, créateur du Musée de Cluny (Paris).
- Charlemagne de Maupas, préfet de police de Paris, un des artisans du coup d'état du 2 décembre 1851.
Économie [modifier]
- Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Troyes et de l'Aube.
Industrie [modifier]
- L'industrie du chanvre est très développée à Bar-sur-Aube, et connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années.
- La fabrication de meuble : Dumeste (groupe Cauval Industries)
- La transformation des métaux (forge, usinage) pour l'aéronautique, l'armement, les machines agricoles, la médecine (prothèses), etc. : Manoir industries.
Agriculture [modifier]
Bar-sur-Aube, est le premier producteur français de paille de chanvre (125 tonnes/j), et de nombreux produits dérivés du chanvre y sont fabriqués. Autour de la ville se trouvent de nombreuses vignes, spécialisées dans le champagne.
Urbanisme [modifier]
En 2007-2008, le centre ville est passé en sens unique, un élargissement a été effectué au niveau des trottoirs. Le tour de ville a été rénové en 2006 tout comme la place de l'hôtel de ville. La cité scolaire Gaston Bachelard est aussi en travaux jusqu'en 2011.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- DION R., Histoire de la vigne et du vin, Paris, Flammarion, 1959, 768p + 15p de planches
- Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00078034, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078036, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078033, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078032, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078029, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078035, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078037, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078042, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078038, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078039, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078031, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078030, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078041, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00078040, base Mérimée, ministère français de la Culture
- [1] mise à jour au 13 décembre 2011
- « Armand (Jean-François) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Histoire de Bar-sur-Aube, L. Chevalier, 1851, réédition Les Éditions du Bastion, 1984
