Bar-sur-Aube

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Bar-sur-Aube
L’hôtel de ville
L’hôtel de ville
Blason de Bar-sur-Aube
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube (chef-lieu)
Canton Bar-sur-Aube (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube
Maire
Mandat
Philippe Borde
2014-2020
Code postal 10200
Code commune 10033
Démographie
Gentilé Baralbins
Population
municipale
5 214 hab. (2011)
Densité 320 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 54″ N 4° 42′ 28″ E / 48.231763, 4.70764248° 13′ 54″ Nord 4° 42′ 28″ Est / 48.231763, 4.707642  
Altitude Min. 156 m – Max. 348 m
Superficie 16,27 km2
Localisation

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Bar-sur-Aube

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Bar-sur-Aube

Bar-sur-Aube est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Champagne-Ardenne.

Ses habitants s'appellent les Baralbins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie, reliefs et hydrographie[modifier | modifier le code]

Bar-sur-Aube est entourée de coteaux champenois et de collines. La ville est traversée par l'Aube, d'où son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Antiquité[modifier | modifier le code]

L'existence de Bar-sur-Aube remonte à la plus haute Antiquité. Il existe des vestiges d'un oppidum de l'époque de la Tène (âge du fer). Un coin monétaire (type au cheval) au nom de Togirix (chef des Lingons) a été découvert sur la colline Sainte Germaine. Il servait à battre des monnaies. La ville aurait été dévastée par Attila. Après le partage du royaume de Clovis par ses fils, la ville fait partie de l'Austrasie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous Charles le Chauve plusieurs variétés de monnaies furent émises avec au revers le nom de la ville. Pendant la période des Comtes de Champagne, la ville prend une grande importance, avec les foires de Champagne, où les commerçants des Flandres et d'Italie s'échangeaient épices d'Orient, soie, textiles et produits bruts venus du Nord de l'Europe à la mi-février et à la mi-avril. Elle fut ensuite réunie à la couronne de France. En 1318, Philippe V le Long ayant vendu la ville à Jacques de Croy, les habitants se rachetèrent et obtinrent que le roi ne puisse plus la vendre ni l'aliéner.

Époques moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Lorsque Charles Quint assiégea la ville Saint-Dizier, les habitants des villages voisins se mirent sous sa protection. La ville souffrit d'une longue peste en 1636, qui provoqua l'arrêt de la foire. En 1862 les fortifications furent démolies, le boulevard du tour de ville se trouve à leur emplacement.

La Révolution française y fut bien accueillie, les couvents en disparurent. Elle devient chef-lieu de district de 1790 à 1800.

Bar-sur-Aube fut le théâtre d'une bataille de la fin de l'épopée napoléonienne (27 février 1814).

En 1911, la révolte des vignerons opposa les vignerons Aubois aux négociants Marnais afin de maintenir le vignoble dans l'appellation contrôlée « Champagne ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789   Claude-Laurent Bourgeois de Jessaint    
2001 mars 2008 Jean-François Leroux    
mars 2008 2014 René Gaudot[1] PRG  
2014 en cours Philippe Borde    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Gernsheim (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 214 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 652 3 665 3 707 3 503 3 890 3 940 4 169 4 163 4 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 781 4 727 4 809 4 453 4 521 4 579 4 636 4 342 4 548
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 587 4 507 4 533 4 074 4 313 4 264 4 002 3 921 4 387
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 801 6 008 7 265 6 943 6 707 6 261 5 510 5 492 5 345
2011 - - - - - - - -
5 214 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Bar-sur-Aube accueille deux écoles maternelles : Maternelle Gambetta et Maternelle des Varennes.

Elle accueille également 3 écoles primaires dont une privée d'enseignement Catholique qui est l'école SAINTE-THERESE, les 2 autres sont Arthur BUREAU et Maurice VÉCHIN.

Bar-sur-Aube accueille la cité scolaire Gaston Bachelard située sur la colline St-Germaine qui accueille environ 1200 élèves venant de tous l'arrondissement dans un environnement agréable de verdure. Elle comporte un collège, un lycée d'enseignement général et technologique et un lycée professionnel.

Le collège, constitué de 19 classes répartis sur les 4 niveaux, propose aux élèves les options latin dès la 5ème, grec en 3ème, et il a la particularité d'avoir une option cinéma-audiovisuel en 3ème, il est le seul collège en France à la proposer à ses élèves. Une section football est disponible pour les collégiens et les lycéens.

Vue depuis la cour du lycée.

Le lycée d'enseignement général et technologique constitué de 14 classes répartis sur les 3 niveaux, propose à ses élèves les filiaires suivantes : S (scientifique), L (littéraire), ES (économique et social) et STMG (sciences et techniques du manageant et de la gestion). Il propose également l'option cinéma-audiovisuel de la 2nd à la terminale. Les langues étrangères enseignées sont l'allemand, l'anglais et l'espagnol. Les cours se déroulent en groupes de compétences et non en classes entières. Chaque année, des voyages scolaires sont organisés en Allemagne, Écosse et Espagne. En 2013, un échange avec des lycéens d'Ashburn (États-Unis) a débuté. Les lycéens français sont partis en février, les lycéens américains seront accueillis en 2014.

Le lycée d'enseignement professionnel constitué de 6 classes répartis sur les 3 niveaux, propose à ses élèves les filiaires suivantes : Commerce et Electrotechnique.

Santé[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le moulin des Marcasselles et les clochers de l'église Saint-Maclou

Des visites guidées de la ville sont organisées sur demande à l'Office de tourisme.

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Sont classés monuments historiques :

  • Un immeuble, 79 rue Nationale[4]
  • Un immeuble, 4 rue Saint-Pierre[5]

Sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques :

  • Le « Petit Clairvaux », cellier du XIIe siècle[6].
  • La bibliothèque du XVIe et XVIIe siècle[7].
  • L'ancien couvent des Ursulines, devenu l'Hôtel de Ville[8]
  • Un immeuble, 1 petite rue Saint-Pierre[9]
  • La maison des « Trois Tours »[10]
  • L'ancien « Hôtel du Grenier à sel » (Sous-Préfecture)[11]
  • Deux maisons, 33[12] et 44[13] rue d'Aube

Autres monuments :

  • Les Halles
  • Ancien hôtel de Surmont (désormais la Poste)
  • Le Moulin du Haut dit des Marcasselles

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre
Chapelle templière Saint-Jean

Sont classés aux monuments historiques :

  • Église Saint-Pierre (XIIe siècle) avec son Halloy, une galerie en bois qui servait aux marchands au temps des foires[14].

Autres monuments :

Musées[modifier | modifier le code]

Aux environs :

Autres[modifier | modifier le code]

Alentours[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bar-sur-Aube.svg

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Bar-sur-Aube :

« D'azur, à une bande d'argent accompagnée de deux doubles cotices d'or potencées et contre-potencées. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Ce blason est en fait celui du comté de Champagne. La banque du blason donne le blasonnement suivant : parti, au premier de gueules au bar d'argent, au second d'azur à la bande d'argent, accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or ; au chef d'azur chargé de trois abeilles volant d'or

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Ancienne carte des alentours de la ville
  • Foire aux fromages en juin
  • Festival Eurythmies, fin juin.
  • Festival « JazzàBar », début septembre
  • Marché tous les samedis matin sous les halles, sur la place de l'hôtel de Ville et dans la Rue Nationale
  • Fête patronale aux Rameaux
  • Foire médiévale, premier week-end de septembre
  • Balade gourmande champenoise en mai

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Église Saint-Maclou

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

  • L'industrie du chanvre est très développée à Bar-sur-Aube, et connaît une croissance soutenue depuis plusieurs années.
  • La fabrication de meuble : Dumeste (groupe Cauval Industries)
  • La transformation des métaux (forge, usinage) pour l'aéronautique, l'armement, les machines agricoles, la médecine (prothèses), etc. : Manoir Aerospace.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Halles

Bar-sur-Aube, est le premier producteur français de paille de chanvre (125 tonnes/j), et de nombreux produits dérivés du chanvre y sont fabriqués. Autour de la ville se trouvent de nombreuses vignes, spécialisées dans le champagne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2007-2008, le centre ville est passé en sens unique, un élargissement a été effectué au niveau des trottoirs. Le tour de ville a été rénové en 2006 tout comme la place de l'hôtel de ville. La cité scolaire Gaston Bachelard a été rénovée en 2011. Une piste cyclable a été tracée sur le tour de ville en 2011 et l'ouverture d'un camping à la gravière donne un attrait touristique à la ville. Un terrain de football synthétique et la réfection des vestiaires du stade sont en projet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Notice no PA00078034 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00078036 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no PA00078033 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00078032 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00078029 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00078035 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00078037 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00078042 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00078038 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PA00078039 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PA00078031 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00078030 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA00078041 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no PA00078040 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. [1] mise à jour au 13 décembre 2011
  19. « Armand (Jean-François) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Bar-sur-Aube, L. Chevalier, 1851, réédition Les Éditions du Bastion, 1984

Liens externes[modifier | modifier le code]