Vêpres

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Les vêpres sont un office dont le nom vient du latin ecclésiastique vespera, qui désigne l'office divin que l'on célèbre le soir[1]. Ce mot latin est lui-même une translittération du mot grec Ἕσπερος (hespéros), qui veut dire « coucher du soleil » à savoir « soir »[1], provenant de l'indo-européen qui a formé le mot anglais et allemand « west », l'endroit où le soleil se couche. Le mot indique donc un moment précis de la journée.

Ce grand office marque la fin de l'après-midi et le début de la soirée. Dans les monastères, il est généralement célébré entre 17 h et 19 h. Il marque le changement de jour liturgique, commémore la création du monde et en célèbre la beauté.

Elles diffèrent selon qu'elles sont célébrées par l'Église catholique, l'Église orthodoxe ou le protestantisme. Elles constituent la première des heures canoniales de la journée liturgique.

Rite romain[modifier | modifier le code]

Fonction[modifier | modifier le code]

« À la fin de la journée, l'Église qui, depuis laudes, n'a cessé de rester en contact avec Dieu, grâce à l'office du milieu du jour ou aux offices de tierce, sexte et none, retrouve son intimité, de façon plus prolongée. Elle remercie pour les merveilles de la création, pour l'activité qu'elle a pu mener, et se complaît dans la présence de son Seigneur, comme les apôtres le soir de Pâques, tout en attendant son retour définitif[2]. »

— Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de liturgie, p. 250

Histoire, notamment la solennité des vêpres[modifier | modifier le code]

Les vêpres sont non seulement l'un des offices les plus anciens dans la tradition de l'Église romaine mais aussi toujours celui du rang promordial dans la hiérarchie des offices[a 1].

Origine[modifier | modifier le code]

Pour la naissance de l'office des vêpres, la tradition hébraïque jouait son principal rôle. Son schéma « lecture - chant - prière » se trouve en effet archéologiquement et toujours dans la liturgie romaine dont les vêpres[d 1],[a 2]. De plus, les premiers chrétiens conservaient leurs dévotions privées à domicile selon les heures traditionnelles de la prière de juive[a 3]. Mais surtout, en remplaçant le Chabbat, la célébration la plus importante avec l'Eucharistie était exéctuée à la nuit du samedi au dimanche, et il s'agit de l'origine des vêpres ainsi que de la messe[a 2]. Même de nos jours, quelques solennités majeures ont une messe de vigile qui doit être célébrée le soir, intégrant ou non la psalmodie de vêpres[2].

Comme la liturgie de l'Église romaine fut toutefois exécutée en grec pendant les deux premiers siècles sous influence de la liturgie byzantine, elle restait différente des offices actuels[d 2]. Pour la liturgie de soirée, une formule la plus ancienne en latin, mais de nos jours oubliée, fut retrouvée. Il s'agit du psaume 141 (140) Dirigatur oratio mea sicut incensum in conspectu tuo elevatio manuum mearum sacrifitium vespertinum (Que ma prière soit devant votre face comme l'encens, et l'élévation de mes mains comme l'offrande du soir)[3]. C'était exactement un verset pareil de la tradition byzantine, car à cette époque-là, saint Jean Chrysostome († 407) précisait dans son œuvre Expositiones in psalmos que l'on le chantait sous une forme in directum[4], à savoir sans refrain[5], avec des récitations et des mélismes, et vraisemblablement par un soliste[4]. Le passage du grec au latin avait été effectué entre la fin du IIe siècle et le début du IVe siècle[6]. Dorénavant, d'immenses évolutions de l'office de soirée au sein de l'Église se commencèrent graduellement mais considérablement.

Dès le IVe siècle jusqu'au VIe siècle, quelques hymnes d'Aurelius Prudentius Clemens, dit Prudence, étaient utilisées pour la liturgie du Lucernaire[7], à savoir « pour l'heure où l'on allume la lampe. » Surtout ce livre était cité dans la règle de saint Césaire puis celle d'Aurélien d'Arles[b 1]. Il s'agissait de l'œuvre Cathemerinon [lire en ligne] qui était, c'est-à-dire, un livre d'heures très primitif avec une forme la plus archaïque[b 2]. D'ailleurs, ce Lucernaire était, à l'origine, célébré uniquement le samedi soir, mais déjà possédait une structure : un petit psaume direct, trois antiennes et une hymne[b 1]. À cette époque-là, la composition des hymnes fut également effectuée par saint Hilaire de Poitiers[b 1].

Le premier emploi du terme « ad vesperam » au lieu d' « ad lucernarium » se trouve déjà dans la règle de saint Césaire[b 3].

Ensuite, le cycle des heures fut définitivement installé dans les monastères par la règle de saint Benoît vers 530[a 3],[d 3]. La journée était principalement structurée de deux célébrations majeures : les laudes le matin ainsi que les vêpres le soir[d 3], car ces offices solennels s'accordent aux lever et coucher du soleil[8].

Si le mot français « vespres » n'apparut qu'en 1207[1] ou 1208[9], c'était saint Benoît qui fixa l'utilisation du terme latin ecclésiastique « vespera[9] (ou vesperæ[1],[10]) ».

Établissement des répertoires aux VIIe et VIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Saint Ambroise.
Hymne de l'abbé Alcuin, d'abord composée pour Charlemagne :
Luminis fons, lux et origo lucis,
tu pius nostris precibus faveto,
luxque peccati tenebris fugatis,
nos tua adornet
[b 4]. .........
Tableau de Jean-Victor Schnetz.

Les études approfondies des textes récemment effectuées, surtout ceux des hymnes, permirent d'établir les temps de la composition des textes. Car, ceux des hymnes sont différents du texte biblique, et s'il s'agit du latin classique à la base, ceux-ci sont très fleuris, grâce aux recherches rhétoriques ou lingustiques, des formes paradoxes. En bref, il s'agit des poésies effectivement élaborées et littéraires. Aussi faut-il ajouter des mots, pour la traduction, dans le contexte théologique[11].

Parmi les 14 hymnes des vêpres actuellement utilisées dans la Liturgia horarum[b 5], six œuvres sont attribuées à la première moitié du VIIe siècle, si leurs auteurs restent inconnus[b 6]. Les trois autres furent composées entre VIIe et VIIIe siècles[b 7]. Mais surtout l'excellence des vêpres s'illustre de deux auteurs particulièrement distingués.

D'une part, le texte de l'hymne Luminis fons fut composé par l'abbé Alcuin de Saint-Martin de Tours († 804) au VIIIe siècle[b 8]. Il était notamment l'enseignant de Charlemagne et de ses enfants. Cette hymne est actuellement chantée aux lundis des semaines II et IV. Par ailleurs, elle est un écho des hymnes de saint Ambroise de Milan[b 9].

Il est donc probable que les textes liturgiques des vêpres furent fixés au VIIIe siècle[d 4] ou dans le siècle suivant.

D'autre part, les spécialistes s'aperçoivent de nos jours que certaines furent composées sous influence des œuvres de saint Ambroise († 397)[b 9]. En effet, ce patron de Milan était certainement l'auteur de l'hymne Deus, creator omnium. À Milan ainsi que dans toutes les traditions anciennes, notamment celles des bréviaires[12], elle était exécutée pour les vêpres du samedi d'après la tradition la plus ancienne[b 1], et actuellement celle des dimanches des semaines I et III[b 10], les premières vêpres vraiment solennelles[b 11].

Deus, creator omnium
polique rector, vestiens
diem decoro lumine,
noctem soporis gratia, .........

Dieu, créateur de toutes choses,
maître du ciel, qui revêts
le jour d'une admirable lumière
et la nuit du bienfait du sommeil[b 12],

Évolution à la fin du Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Si la composition des vêpres n'était pas modifiée, elles furent enrichies avant le Moyen Âge central. D'une part, pour le début de cet office Deus in adjutorium en grégorien par exemple, il existait les trois tons : un ton simple ou férié, un ton festif ainsi qu'un ton remarquable exclusivement consacré aux vêpres des fêtes solennelles[a 1]. D'autre part, un répons éminant fut inséré entre le capitule et l'hymne. Ce chant résponsorial distingué était plus élaboré et plus orné afin d'accentuer la solennité, jusqu'à ce qu'il soit abandonné à l'exception de quelques rites monastiques[a 4].

Au regard des répertoires, en tant que derniers, un peu de textes comme Horis peractis furent ajoutés, vraisemblablement au Xe siècle[b 13]. Par ailleurs, cette hymne pour les vendredis des semaines II et IV représente magnifiquement la fonction des vêpres :

Vêpres solennelles au sein de l'abbaye Notre-Dame du Bec.

Horis peractis undecim
ruit dies in vesperum ;
solvamus omnes debitum
mentis libenter canticum.

Les onze heures accomplies[13],
le jour se précipite vers le soir ;
tous, acquittons de bon cœur
la dette d'un cantique spirituel.

Labor diurnus transiit
quo, Christe, nos conduxeras ;
da iam colonis vineæ
promissa dona gloriæ. .........

Voici passé le travail de la journée, pour lequel, ô Christ,
vous nous aviez embauchés ;
donnez maintenant aux ouvriers de votre vigne
les dons promis de votre gloire[b 14].

Faux-bourdon[modifier | modifier le code]

Même après la Renaissance, la gravité des vêpres fut à nouveau confirmée. En effet, afin de souligner cette caractéristique, les psaumes des vêpres, les hymnes et quelques antiennes furent autorisés à chanter en faux-bourdon, selon le Thesaurus sacrorum rituum, seu Commentaria in rubricas Missalis et Breviarii romani, publié en 1630 par Dom Bartholomeo Gavanto, préfet de la province de Rome pour son ordre[c 1].

Cathédrale de Troyes.

À cette époque-là, les cathédrales respectaient effectivement les vêpres. Un règlement établi dans la même année à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes déterminait qu'au regard des « Festes annuelles principales », il s'agissait des « Premières Vespres, Matines, Messe, Secondes Vespres. » Ce document précisait encore la solennité des vêpres avec ses détails techniques, notamment ceux de l'orgue[c 2] :

« [aux] Premières Vespres des festes annuelles principales, un vicaire, prêtre, entonne l'antienne principale, ......... l'organiste doit toucher l'orgue au 5e psalme du ton de la 5e antienne, verset au verset avec le chœur qui répond en faux-bourdon ; [il] doit toucher l'hymne, et le chœur répond ; les Ier et derniers versets desdits psaumes et hymne est [sic] touché en plein-jeu, les autres en jeux particuliers, à moins que un psalme ou hymne qui, n'ayant que 3 versets ou strophes, auquel cas le 2e jeu que l'organiste touche en un jeu particulier, parce que deux pleins-jeux se suivraient consécutivement sans interruption. »

— Règlement de la cathédrale de Troyes (1630)

En conservant exceptionnellement ses documents, la cathédrale Notre-Dame de Rodez était un autre témoin de cette nouvelle tradition, jusqu'à ce que la révolution l'interrompe. Ses maîtres de musique écrivirent correctement leurs tâches en 1655 ainsi qu'en 1743[14].

Gravité de l'office de vêpres selon le concile Vatican II[modifier | modifier le code]

De nos jours encore, l'importance de la célébration des vêpres est assez soulignée par la constitution sur la liturgie du Saint-Siège :

« Les pasteurs veilleront à ce que les Heures principales, surtout les vêpres, les dimanches et jours de fêtes solennelles, soient célébrées en commun dans l'église. On recommande aux laïcs eux-mêmes la récitation de l'office divin, soit avec les prêtres, soit lorsqu'ils sont réunis entre eux, voire individuellement. »

— Sacrosanctum concilium, chapitre IV, n° 100 Participation des fidèles[15] (1963)

Cela serait la raison pour laquelle l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes sortit en 2009 son premier tome de l'édition critique Antiphonale romanum consacré aux vêpres (tome II, Ad Vesperas in dominicis et festis[16]). « Solesmes créa donc un volume spécialement conçu pour le chant intégral des vêpres en chant grégorien, exclusivement en latin, selon le désir du pape Paul VI. Ce livre est adapté à l'usage liturgique, regroupant le plus possible en un seul volume les hymnes, la psalmodie, les lectures et les intercessions de l'office des vêpres du dimanche, des jours de fête et des solennités[17]. »

Rite avant la réforme du bréviaire en 1969[modifier | modifier le code]

Les vêpres sont organisées de la manière suivante :

  • le verset Deus in adjutorium[a 1] ;
  • 5 psaumes avec leurs antiennes que l'on dit avant et après le psaume (sauf pendant le temps pascal où on dit l'antienne avant le premier psaume, puis on la répète après le dernier psaume) ;
  • le capitule (une lecture extrêmement brève tirée de l'Écriture) ;
  • une hymne, suivie d'un verset ;
Magnificat, sommet des vêpres[2],[a 4] (œuvre de Fra Angelico).

Certains jours, on doit faire mémoire d'une férie ou d'un saint. On ajoute alors après l'oraison du jour, l'antienne à Magnificat, le verset et enfin on dit l'oraison.

Pendant le temps du Carême et lors des féries majeures de l'Avent (du 17 au 23 décembre) les mercredi et vendredi ont ajoute les prières fériales qu'on dit juste après la répétition de l'antienne à Magnificat.

À l'Office des Morts, à la place du « Gloria Patri » qui termine chaque psaume, on chante « Requiem aeternam ».

L'office divin doit se réciter en latin. En 1964, le Vatican a autorisé l'usage du vernaculaire pour la récitation de l'office, pourvu que la traduction ait été agréée par l'autorité légitime[18].

Rite après la réforme du bréviaire en 1969[modifier | modifier le code]

Les vêpres sont désormais organisées de la manière suivante[2] :

  • introduction
  • une hymne[d 5] ;
  • deux ou plusieurs psaumes, variant selon les jours, avec leurs antiennes que l'on dit généralement avant et après le psaume ;
  • un Cantique du Nouveau Testament ;
  • le capitule, une lecture brève tirée des Écritures (mais pas des Évangiles) ;
  • le répons, une ou deux phrases tirées des Écritures, chantées par un ou des soliste(s) et reprises en chœur, avec un Gloire au Père ;
  • le Magnificat (Cantique de la Sainte Vierge - Évangile selon Luc 1, 46-55) avec son antienne, que l'on dit avant et après le cantique ,
  • une prière litanique, louange à Dieu ou intercession pour l'Église et tous les hommes ;
  • le chant du Notre Père ;
  • l'oraison (qui est la collecte de la messe du jour), ou dans les monastères cisterciens un chant à la Vierge Marie.

Selon les temps liturgiques, les différentes solennités et fêtes et les mémoires des saint(e)s, les hymnes, antiennes, répons, capitules et oraisons diffèrent. Solennités et fêtes ont aussi leurs psaumes propres.

Rite byzantin[modifier | modifier le code]

L'office des vêpres se compose habituellement comme suit :

Ouverture : Doxologie et psaume 103 ou 1 Au début de l'office le chœur chante : Venez adorons prosternons-nous Puis on chante le psaume 103 ou le psaume 1 Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen. Alléluia, alléluia, alléluia, gloire а toi, ô Dieu (3 fois).

Lucernaire et stychères du lucernaire : On chante « Seigneur je crie vers toi exauce moi » avec les stychères du jour (antienne qui correspond à la fête célébrée ce jour là) Ton... Seigneur, je crie vers Toi, exauce-moi !

L'idée est de rappeler aux hommes que - sans la grâce de Dieu -il est difficile de vivre sur terre. L'aide de Dieu nous est constamment nécessaire, le jour comme la nuit.

Lumière joyeuse On chante ensuite le « joyeuse lumière », hymne ancienne du IIe siècle en remerciement du jour qui s'est écoulé ; et que l'on chantait en Orient tous les soirs au coucher du soleil, sous une faible lumière

Prokimenon Ce sont des répons adaptés à la fête du jour (le chantre commence un verset de psaume, le chœur répond par un verset faisant écho à la fête du jour, et conclut avec le chantre la fin du pasume)

Daigne ce soir Seigneur nous garder sans péchés

Apostiches Ce sont les antiennes liées à la fête du jour

Cantique de Syméon Dans la tradition liturgique occidentale, le Cantique de Syméon (Lc 2,29-32) « Nunc dimittis » est chanté aux complies (dernière prière du soir). « Maintenant, ô Maître, Tu peus laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut, que Tu as préparé à la face de tous les peuples, Lumière de la révélation aux nations, et gloire de ton peuple, Israël. »

Trisagion (Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel : trois fois, comme la Trinité !, Trois fois, comme pour notre « Sanctus », selon la vision du prophète)Notre Père

Notre Père

Tropaire Qui commémore la fête du lendemain

Prières finales (hymne à la Vierge)

source: http://istina.eu/index.php?page=liturgie-byzantine_office_orthodoxe_chante

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaires
  1. Robert Le Gall, Dictionnaire de liturgie, C.L.D., 1982, extrait : vêptres
  2. définitions lexicographiques et étymologiques de « vêpres » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Richard Hallowell Hoppin, La musique au Moyen Âge, tome I, p. 115-119, Éditions Mardaga, Sprimont 1991, 854 p. (ISBN 978-2-87009-352-8) [1]
  1. a, b et c p.  117
  2. a et b p.  115
  3. a et b p.  116
  4. a et b p.  118
  5. p.  119
  • Patrick Hala, Louanges Vespérales, Commentaire des hymnes de la Liturgia Horarum, tome I, Éditions de Solesmes, Solesmes 2008, (ISBN 978-2-85274-330-4) 156 p.
  1. a, b, c et d p.  5
  2. p. 5 ; dans le Cathemerinon, « ces hymnes paraliturgiques se répartissent ainsi : deux prières du matin (Hymne au chant du coq ; Hymne du matin), deux au moment des repas (Hymne avant le repas ; Hymne après le repas) et deux prières du soir (Hymne pour l'heure où l'on allume la lampe ; Hymne avant le sommeil). »
  3. p. 5 ; Règle des vierges n° 66 et 67, Œuvres monastiques, tome I, p. 354, Éditions Cerf, Paris 1988, et reste
  4. p. 71 ; traduction : « Source de larté, lumière et origine de la lumière ; dans votre bonté, accueillez favorablement nos prières ; et qu'en faisant fuir les ténèbres du péché ; votre lumière vienne nous parer. .........»
  5. p. 1 « Le corpus vespéral se répartit en 14 hymnes chantées sur quatre semaines (7 pour les semaines I et III, et 7 autres pour les semaines II et IV. » ; une seule fut composée au XXe siècle par Dom Anselmo Lentini, moine de l'abbaye territoriale du Mont-Cassin, Sol, ecce, lentus, mais parfaitement un style entre un classicisme tout virgilien et la manière d'Ambroise
  6. p. 4 ; Lucis creator optime, Immense cæli conditor, Telluris ingens conditor, Cæli Deus sanctissime, Magnæ Deus potentiæ et Plasmator hominis, Deus.
  7. p. 4 ; O lux, beata Trinitas, Sator princepsque et Deus qui claro lumine
  8. p.  75 ; « Cette hymne de mètre saphique est tirée du recueil des Carmina d'Alcuin (Carmina n°121, MGH, Antiquitates. Poetæ Latini Medii Ævi. Alcuinus, Carmina, ed. E. Dümmler, Poetæ tome I, 1881, p. 349). Il fait suite à une séquence pour saint Michel, composée pour Charlemagne. »
  9. a et b p.  71
  10. p. 6 ; c'est-à-dire, depuis l'Antiphonale sacrosanctæ romanæ ecclesiæ de l'édition du Vatican pour l'église universelle, publié selon l'intention du pape Pie X
  11. p. 1 ; « Cette hymne d'Ambroise est citée à diverses reprises par saint Augustin dans ses Confessions ; » tandis que sa mère Monique aussi la connaissait effectivement.
  12. p.  13
  13. p. 4, 91 et 96
  14. p.  91
  1. p.  141 ; selon les vœux du concile de Trente, le pape Clément VIII fit sortir le premier Cérémonial de l'Église en 1600, au lieu des Ordines romani utilisés au Moyen Âge. Nonobstant, le cérémonial était tellement coûteux que des paroisses ou des monastères n'étaient pas capable de l'acquérir. C'est la raison pour laquelle Dom Gavanto fit publier son ouvrage.
  2. p.  143
  • Daniel Saulnier, Le chant grégorien, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2003, (ISBN 978-2-85274-243-7) 128 p.
  1. p. 23-27 ; Dom Daniel Saulnier souligne que ce schéma n'est pas nécessairement convenable dans le contexte théologique.
  2. p.  5
  3. a et b p.  22-23
  4. p. 25 ; la liturgie romaine actuelle fut généralement établie au VIIIe siècle : « Les siècles ajouteront de nouveaux rites qui aboutiront à constituer la messe solennelle du VIIIe siècle, sans bouleverser ce schéma de base quie subsistera en filigrane de toute célébration (p. 27). »
  5. p.  107 - 108 ; le Vatican II confirma l'importance des hymnes dans la liturgie occidentale. De sorte qu'à tous les offices, le chant peut se commencer par l'hymne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Le Robert-Sejer, Dictionnaire historique de la langue française tome III Pr-Z, Paris 1998, p. 4027 ; à la suite de l'invention de l'accent circonflexe, depuis 1636 l'on écrit « vêpres »
  2. a, b, c et d Robert Le Gall, Dictionnaire de liturgie, p. 250, C.L.D., Chambray 1982
  3. http://palmus.free.fr/session_2004.pdf Daniel Saulnier, Session intermonastique de chant grégorien 2004, p. 19-20
  4. a et b Daniel Saulnier, Session intermonastique de chant grégorien 2004, p. 71
  5. Jean Claire (Abbaye Saint-Pierre de Solesmes), Saint Ambroise et le changement de style de la psalmodie, Études grégoriennes, tome XXXIV (2006-2007), p. 13 : « Il est hors de doute que le style in directum ait régné sans concurrent dans la liturgie chrétienne dès le début de l'évangélisation. Seul il correspond aux possibilités d'une communauté qui a tout à apprendre. Lectures, chants et oraisons, sont à ce stade autant de prédications qui présentent aux nouveaux convertis et la doctrine et la prière. »
  6. http://palmus.free.fr/session_2005.pdf Daniel Saulnier, Session intermonastique de chant grégorien 2005, p. 4
  7. De nos jours, l'hymne Phôs hilaron (en latin, Lumen Hilare) composée entre IIe et IVe siècle est considérée comme non seulement hymne la plus ancienne qui est ulitisée même aujourd'hui mais aussi première hymne byzantine pour le Lucernaire : http://en.wikipedia.org/wiki/Phos_Hilaron Si elle se retrouve dans l'office actuel en français (Marie-Emmanuel Pierre, Cantabo Domino, Cours de chant grégorien, p. 176, Abbaye Saint-Michel de Kergonan 2005), il n'est pas certain que l'on la chantât auprès de l'Église romaine dans les premiers siècles.
  8. http://www.leedstrinity.ac.uk/departments/english/misericordia/profane%20arts%202003/11%20saulnier,%20daniel.%20un%20repertoire%20meconnu_les%20historia%20bibliques.pdf Daniel Saulnier, Un répertoire méconnu p. 135
  9. a et b http://www.cnrtl.fr/definition/vepres Étymol. et Hist. A. ainsi que B., à la fin et après Prononc. et Orth.
  10. Selon le CNRTL, le terme « vesperæ (fém., pl.)» apparut plus tard, vers 700.
  11. http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2012/11/19/quand-l-universite-s-interesse-au-chant-gregorien-de-la-theo.html Entretien du doyen de l'université Louvain, Paul-Augustin Deproost
  12. http://www.preces-latinae.org/thesaurus/Hymni/DeusCreator.html
  13. À savoir, à 17 heures.
  14. http://philidor3.cmbv.fr/Publications/Periodiques-et-editions-en-ligne/Cahiers-PHILIDOR/Etudes-PHILIDOR Centre de musique baroque de Versailles, Cahier PHILIDOR 031 : Françoise Talvard, La maîtrise de la cathédrale de Rodez au XVIIe et XVIIIe, p. 25 « et à la post communion, toutes les festes de quattre bourdons faire chanter [...] les secondes antiennes de vêpres et le Magnificat et les motets accoutumés. (1655) », « aux festes des quatre bourdons faira chanter les secondes antiennes de vêpres le magnificat et les motets acoutumez ; (1743) »
  15. http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_fr.html
  16. http://www.abbayedesolesmes.fr/FR/editions/livres.php?cmY9MTMx
  17. http://www.gregorian.ca/publicus/Antiphonale%20Romanum%20II-Final%20MG.pdf Michel Gammon, Antiphonale romanum II
  18. Motu Proprio du 25 janvier 1964