Haguenau

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48° 49′ 02″ N 7° 47′ 19″ E / 48.81722222, 7.78861111

Haguenau
De haut en bas, de gauche à droite:Tour des Pêcheurs - Halle aux houblons - Musée historiqueEglise Saint-Georges - Maison de la Chancellerie
De haut en bas, de gauche à droite:
Tour des Pêcheurs - Halle aux houblons - Musée historique
Eglise Saint-Georges - Maison de la Chancellerie
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau (chef-lieu)
Canton Haguenau
Code commune 67180
Code postal 67500
Maire
Mandat en cours
Claude Sturni
2008-2014
Intercommunalité C.C. de la région de Haguenau
Site web http://www.ville-haguenau.fr/
Démographie
Population 35 144 hab. (2008[1])
Densité 192 hab./km2
Gentilé Haguenovien(ne)s
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 02″ Nord
       7° 47′ 19″ Est
/ 48.81722222, 7.78861111
Altitudes mini. 115 m — maxi. 203 m
Superficie 182,59 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Haguenau (Hagenau en allemand, prononcé Havena en dialecte alsacien) est une ville française du Rhin Supérieur, située dans le nord de l'Alsace, dans le département du Bas-Rhin dont elle a le statut de sous-préfecture. Haguenau est située à environ trente-cinq kilomètres au nord de Strasbourg.

C’est la quatrième ville la plus peuplée d’Alsace, et la deuxième la plus peuplée du Bas-Rhin. La population de Haguenau intra-muros s'élève à 35 457 hab tandis que son unité urbaine compte 57 491 habitants. La commune de Haguenau a la particularité d’avoir un ban communal très vaste (le plus vaste d’Alsace). Ce territoire comprend notamment la plus vaste forêt de la région[2], qui marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace. De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l’Outre-Forêt par les Alsaciens. Haguenau est située au sud de cette forêt.

Son nom signifie « pré au bosquet », « die Au » pouvant se traduire par « pré (ou prairie) humide ». Cette appellation est courante de part et d’autre du Rhin, notamment en plaine avant la canalisation du fleuve. La ville est fondée par Frédéric de Hohenstaufen sur l’île de la Moder. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges[3], et fit de la ville son lieu de résidence favori. Ville libre d’Empire à partir de 1262[4], Haguenau intègre la Décapole à sa création le 28 août 1354[5],[6] et en devient le chef-lieu.

Ses habitants sont appelés les Haguenovien(ne)s.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le Gros chêne et la chapelle, dans la Forêt sainte.

Haguenau est située à environ trente-cinq kilomètres au nord de Strasbourg. C’est la quatrième ville la plus peuplée d’Alsace, et la deuxième la plus peuplée du Bas-Rhin. Cette commune a la particularité d’avoir un territoire très vaste (le plus vaste d’Alsace). Ce territoire comprend notamment la plus vaste forêt de la région[2], qui marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace. De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l’Outre-Forêt par les Alsaciens. Haguenau est située au sud de cette forêt.

[modifier] Toponymie

Son nom signifie « pré au bosquet », "die Au " pouvant se traduire par « pré (ou prairie) humide ». C’est une appellation courante de part et d’autre du Rhin, notamment en plaine.
À noter que l’orthographe initiale était Hagenau (orthographe toujours actuelle en allemand), la lettre U ayant été intercalée pour « habiller » le toponyme à la française. Dans le cas présent, cette adaptation est une simple retouche provoquant la francisation phonétique. Le nom du village d’Eguisheim a subi la même adaptation. En revanche, Fegersheim et Gimbrett n’ont pas changé d’orthographe, mystère de l’assimilation française d’une région périphérique appartenant à un autre réseau toponymique.

[modifier] Histoire

Mars Mider accompagné d'un taureau (début du IIIe siècle), trouvé dans la forêt de Haguenau

La ville aurait été fondée par Frédéric de Hohenstaufen, dit le Borgne, père de Frédéric Barberousse, sur l’île de la Moder. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges[3], et fit de la ville son lieu de résidence favori (il existe aujourd’hui encore quelques bâtiments portant son nom). Pour le départ en croisade, Friderich-Barberousse avait donné rendez-vous à Haguenau dès les premiers jours d’avril 1189. Friderich-Barberousse, empereur du saint Empire romain germanique, Philippe-Auguste, roi de France, et Richard Cœur-de-Lion, roi d’Angleterre, avaient préparé l'expédition. Barberousse partit le premier à la tête de « cent mille hommes », disait-on. Ils partirent par le Danube pour rejoindre Constantinople en direction de Jérusalem. Barberousse, en route vers la Terre Sainte, se noya en 1190 au passage d’une rivière.

Ville libre d’Empire (Freie Reichsstadt) à partir de 1262[4], Haguenau intègre la Décapole à sa création le 28 août 1354[5],[6] et en devient le chef-lieu.

Plan de Haguenau (1700)

Elle perd, selon l'interprétation qui est faite par les Français du très ambigu traité de Münster, son statut de ville libre en 1648. Or, avec les villes de la Décapole, Haguenau ne l'entend pas de cette oreille, dans la mesure où ce traité garantit également aux villes libres leur immédiateté d'Empire. Haguenau ne souhaite nullement rejoindre la France, et veut rester une ville allemande indépendante. Louis XIV décidant de soumettre la Décapole par la force, la ville, y compris le fameux château impérial, est détruite en 1677 par les troupes de son général Monclar. Tout est incendié (à l'exception des églises) et pillé, des massacres sont commis, et ce par deux fois! afin de faire passer toute velléité de révolte aux haguenoviens. Haguenau, avec l'ensemble des villes de la Décapole, finit par se soumettre en 1680.

En 1789, elle compte environ 4 500 habitants.[réf. nécessaire]

Novembre 1918 : sous la République soviétique alsacienne, Haguenau est organisée en soviet.[réf. nécessaire]

Début 1945 la ville souffre beaucoup lors de l’offensive allemande de l’opération Nordwind. Entre les mois de janvier et mars, Haguenau, directement située sur la ligne de front, subit d’incessants bombardements de l’artillerie allemande alors que 7 000 civils se terrent toujours dans les caves.[réf. nécessaire] À la Libération, le camp de Haguenau est spécialisé dans l’internement de femmes soupçonnées de collaboration (voir collaboration féminine).

[modifier] Héraldique

Blason de Haguenau

Les armes de Haguenau se blasonnent ainsi : « d’azur à une rose d’argent, boutonnées de gueules[7] ».

[modifier] Économie

De nombreuses entreprises et acteurs sont installés sur le territoire de la commune, notamment sur ses zones industrielles, offrant plus de 15 000 emplois[8]. Une des zones industrielles de Haguenau est partagée avec une autre ville, Schweighouse-sur-Moder.

Les entreprises phares sont :

[modifier] Démographie

Image satellite de l'Alsace avec les principales aires urbaines dont Haguenau
Évolution démographique
(Source : Ehess[9] et INSEE[10])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 426 7 094 7 395 9 002 9 697 9 694 10 349 11 196 11 351
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
11 417 11 071 11 427 11 388 11 786 12 688 13 469 14 752 17 039
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 968 18 737 18 868 15 803 17 671 19 514 22 523 17 337 19 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006    
20 457 22 944 25 147 26 629 27 675 32 242 35 457    
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Éducation

  • Onze écoles maternelles :
    • École maternelle Bellevue
    • École maternelle Bildstoeckel
    • École maternelle Françoise-Dolto
    • École maternelle Les Pins
    • École maternelle Marxenhouse
    • École maternelle Metzgerhof
    • École maternelle Moder
    • École maternelle Saint-Joseph
    • École maternelle Saint-Nicolas
    • École maternelle Schloessel
    • École maternelle bilingue A.B.C.M. Zweisprachigkeit
  • Huit écoles élémentaires :
    • École élémentaire Saint-Nicolas I
    • École élémentaire Saint-Nicolas II
    • École élémentaire Saint-Georges
    • École élémentaire de la Vieille-Île
    • Groupe scolaire de la Musau
    • Groupe scolaire Marienthal
    • École Harthouse
    • École élémentaire bilingue A.B.C.M. Zweisprachgkeit
  • Trois collèges :
    • Collège Foch
    • Collège Kléber
    • Collège des missions africaines
  • Quatre lycées :
    • Lycée Alphonse-Heinrich
    • Lycée et CFA Xavier-Nessel
    • Lycée Robert-Schuman
    • Lycée André-Siegfried
  • Deux établissements privés :
    • Collège des Missions africaines
    • Institution Sainte-Philomène
  • Un IUT : l'institut universitaire de technologie de Haguenau qui dépend de l'université de Strasbourg
  • Un Institut de formation en soins infirmiers

[modifier] Administration

En 2010, la commune de Haguenau a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[11].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Claude Sturni[12] DVD Conseiller régional
1993 2008 Pierre Strasser DVD  
1989 1993 Alphonse Heinrich    
1971 1989 André Traband    
1961 1971 Frédéric North    
1959 1960 Ernest Strasser    
1935 1959 Désiré Brumbt    
1919 1934 Georges Weiss    
1914 1919 Louis Muller    
1908 1914 Zilliox    
1902 1908 Seyller    
1870 1902 Xavier Nessel    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Jumelage

[modifier] Transports

Article détaillé : Ritmo.
Bus Heuliez du réseau Ritmo

Depuis le 1er aout 2006, Haguenau et Schweighouse-sur-Moder sont desservis par le réseau RITMO par le biais de 4 lignes régulières, 9 scolaires, 2 virtuelles et 1 service de transport à la demande[13]. Le réseau a atteint 1,42 millions de voyages en 2010[14].

Une vingtaine de bus circulent sur le réseau, en majorité des Heuliez GX 127 L[15].

[modifier] Personnages célèbres

Sportifs 

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Près de deux-cents bâtiments sont recensés sur la base Mérimée[16] :

  • La porte de Wissembourg
  • Le quai des pêcheurs
  • La tour des chevaliers
  • Hôtel Fleckenstein, l'une des demeure les plus anciennes de Haguenau, avec une tourelle d'escalier qui date de 1544.
  • L'hôtel du préteur royal(représentation du roi dans la ville), datant du XVIIIe siècle. C'est de nos jour le tribunal.
  • Le Grenier Saint-George (grange diminaire), XVIe siècle.
  • La fontaine aux Abeilles, provenant de l'abbaye de Neubourg. XVIIIe siècle, restaurée en 1991.
  • Hôtel du Bailli Hoffmann et Hôtel Barth, XVIIIe siècle.
  • Hôtel du Commandant de la Place
  • Château impérial. Des fouilles effectuées en 2005, ont permis de découvrir l’organisation et l’évolution du château impérial à partir de 1150 ainsi que la ville médiévale séparée du château par la Moder. Un dépotoir de potiers datant de la fin du XVIIe siècle a été découvert[17].

[modifier] Musées

  • Le musée historique qui a mis en place en juillet 2006 un système de podcasting des visites guidées, où le visiteur peut télécharger gratuitement sa visite sur le site internet de la ville de Haguenau[18] et se rendre au musée pour composer sa visite.
  • Le musée alsacien

[modifier] Bâtiments publics

  • Le théâtre municipal (théâtre à l'italienne)
  • La halle aux houblons
  • La tour des chevaliers
  • La porte de Wissembourg

[modifier] Églises et sanctuaires

  • L’église Saint-Georges
  • L’église Saint-Nicolas
  • L’église Saint-Joseph
  • Le temple de garnison néo-gotique, datant du fin XIXe siècle
  • La basilique Notre-Dame de Marienthal, sur la commune de Haguenau
    • Histoire : vers 1240, Albert entend l’appel du Seigneur : « Viens et suis-moi ! » Il quitte alors le château pour mener une vie d’ermite au bord du Rothbach dans la forêt sainte de Haguenau. Une communauté de guillemites, puis de jésuites accueillent les pèlerins qui affluent, dont Marie Leszczinska, femme de Louis XV.
    • Aujourd'hui : l’accueil du sanctuaire, l’animation spirituelle et l’hôtellerie pour les pèlerins sont aujourd’hui assurés par les bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre.
  • La synagogue

[modifier] Loisirs et divertissements

  • Médiathèque de Haguenau
  • Festival « l’Humour des Notes »
  • Piscines couverte et découverte
  • Fête de la musique
  • Diverses associations sportives
  • Théâtre de la Chimère
  • Forêt de Haguenau
  • Fête du Houblon (Festival des Folklores du Monde)
  • Le « Bowl d'Hag », un skatepark d’intérieur de 900 m2, le seul skatepark indoor de l'Est de la France
  • Aéroclub de Haguenau (Code OACI : LFSH)

[modifier] Vie militaire

Unités militaires ayant été en garnison à Haguenau :

[modifier] Notes et références

  1. Populations légales 2008 de la commune : Haguenau sur le site de l'Insee
  2. a et b La forêt de Haguenau sur le site de l'ONF
  3. a et b Aristide Matthieu Guilbert, Histoire des villes de France avec une introduction générale pour chaque province..., Furne, 1848, p. 41,42
  4. a et b Revue numismatique, Société d'Édition les Belles Lettres, 1868, p. 468
  5. a et b Comité des travaux historiques et scientifiques de France, Bulletin philologique et historique, 1969, p. 341
  6. a et b Jean-Charles Édouard, Organisation et dynamique urbaines du nord du Massif central, 2001, p. 478
  7. Christian Wolff et Daniel Peter,L’armorial des communes du Bas-Rhin
  8. Données économiques issues du site officiel de la ville
  9. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  10. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  11. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18 décembre 2009.
  12. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  13. RITMO - Haguenau : Le réseau sur www.vialsace.eu, 30/06/2011
  14. Fréquentation en hausse pour Ritmo sur www.dna.fr, 25/02/2011
  15. État de parc sur www.tc-alsace.eu, 01/12/2011
  16. Tous les bâtiments recensés de Haguenau, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  17. Inrap rapport d'activité 2006 page 76
  18. site internet de la ville de Haguenau

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • André-Marcel Burg (abbé), Haguenau, Éditions municipales de France, 1968, 52 p.
  • Joseph Guerber (abbé), Haguenau au XVIe siècle, Impr. de L.-F. Leroux, Strasbourg, 1861
  • Auguste Hanauer, Le protestantisme à Haguenau, F. Staat, 1905, 358 p. (texte intégral en ligne [1])
  • Eugène Keith, Haguenau, A. Sutton, 2002, 128 p. (ISBN 9782842538286)
  • Patrick Knobloch, Haguenau : les contrats de mariages du grand bailliage de Haguenau de 1656 à 1762, Familles d'Alsace du Nord-généalogie, 2010, 110 p.
  • Roger Lehni, Haguenau : art et architecture, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Région d'Alsace, Valblor, 1988, 191 p. (ISBN 9782907793001)
  • Jean Schweitzer, La Toponymie alsacienne, 2001 [lire en ligne (page consultée le 22 juin 2010)] 
  • André Wagner, Haguenau, Ed. Cayelles, 2004, 191 p. (ISBN 9782950960078)

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