Kiosque à musique

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Kiosque à musique (Belle Époque) à Bilbao (Espagne).

Un kiosque à musique est une construction pour le divertissement, typique au XIXe siècle et début XXe de l'aménagement des villes et des parcs, très ouverte, symétrique par rapport à l'axe central (forme panoptique) et de plan polygonal.

Le kiosque des places publiques accueille les spectacles d'artistes et les concerts de musiciens. Quoique plus modeste, il est l'héritier des divers kiosques des sociétés de cour. En 1893, le kiosque à musique est bien souvent un simple abri circulaire dans un jardin public ou sur une place publique qui permet d'accueillir des musiciens pour un concert en plein air, en journée ou en nocturne si l'éclairage est offert.

Kiosque des champs et kiosque des villes[modifier | modifier le code]

Deux implantations typiques :

  • dans un espace ouvert (kiosque dans une pelouse de parc, sur les terrasses d'un jardin) ou formant clairière (kiosque dans les boisements d'un parc) où se disposent des bancs ou chaises, l'ensemble détermine souvent un axe d'écoute privilégié face auquel se déploient les musiciens et que matérialise l'escalier d'accès.
  • dans les villes et villages : sur une place publique centrale, une place de gare, dans un square urbain, à destination de fanfares, harmonies, bandes de musiciens locales, de fêtes publiques, etc.

Conception et construction[modifier | modifier le code]

Il se compose de :

  • un socle dont le plancher plus ou moins élevé forme la scène pour les harmonies, aubades et concerts.
  • une structure en bois ou en métal, dont les colonnettes portent un toit en pavillon à faible pente. Matériaux légers, formant membrures articulées et ornées.

Dimensions indicatives :

  • diamètre extérieur : 12 m,
  • hauteur du socle : 2 m,
  • hauteur de la corniche : 7 m.

Il est équipé d'accessoires tels que :

  • le soubassement du socle, à pans ou circulaire,
  • la remise sous l'estrade (chaises et mobilier),
  • l'escalier et la rambarde entourant l'estrade,
  • les lanternes, rideaux ou tentures suspendus à la charpente,
  • les écoinçons et frises ornant la corniche, comportant souvent un blason ou un symbole dans l'axe (lyre)…
  • une sous-toiture en lattis de bois de teinte blanche ou claire, parfois un lanterneau.

La construction des charpentes métalliques fait l'objet de standardisation (modèles dans des catalogues de fonderies du début XXe siècle) et d'exportation (au même titre que des églises en fer belges, envoyées par bateau, se trouvent toujours en Argentine).

Types, modèles, exemples[modifier | modifier le code]

Musique de kiosque[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Utilisation contemporaine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


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