Eva Green

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Eva Gaëlle Green (prononciation : [ˈgʁeːn] à la suédoise[1]) née le 6 juillet 1980[2],[3] à Paris, est une actrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Eva Green est la fille de l’actrice française Marlène Jobert et du chirurgien-dentiste franco-suédois Walter Green, d'où la prononciation suédoise et non anglaise de son nom de famille, qui a une origine étymologique commune avec le substantif suédois « gren »[1]. Elle a une sœur jumelle hétérozygote, Joy[4]. Elle est l'arrière-petite-fille du compositeur français Paul Le Flem, par sa grand-mère paternelle Jeanne Green-Le Flem[5]. Elle est par son père la nièce de l’actrice franco-suédoise Marika Green, et par sa mère la cousine des actrices et chanteuses Elsa Lunghini et Joséphine Jobert.

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Eva Green grandit avec sa sœur Joy dans le 17e arrondissement de Paris[6]. Elle suit les cours de l’école Fénelon Sainte-Marie. Après un an à l’American School of Paris (en), elle entame sa formation théâtrale en suivant les cours d'Eva Saint-Paul à Paris, et ceux de la Webber Douglas Academy of Dramatic Art à Londres[6].Elle arrête ses études à 16 ans.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Son premier rôle sur scène, en 2001 dans Jalousie en trois fax d'Esther Vilar, mise en scène de Didier Long au Petit Théâtre de Paris, lui vaut une nomination de Molière de la révélation théâtrale en 2002. Si sa participation en 2002 au Turcaret mis en scène de Gérard Desarthe est si éprouvante[7] qu'elle abandonne la scène, elle y est remarquée par Bertolucci[7]. Dès lors, elle choisit de se focaliser exclusivement sur le cinéma.

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 2001, sa silhouette apparaît dans La Pianiste de Michael Haneke : elle est la petite amie du personnage principal[8].

En 2002, elle entame réellement sa carrière cinématographique en jouant le rôle d'Isabelle dans Innocents: The Dreamers, de Bertolucci. Sa performance, décrite par Bertolucci[réf. nécessaire] comme « si beau que c'en est indécent », lui vaut des éloges[réf. nécessaire], ainsi qu'une certaine notoriété[réf. souhaitée] pour les scènes où elle apparaît nue. Eva dit[réf. nécessaire] trouver Bertolucci « manipulateur » dans un sens créatif, non agressif. Par comparaison avec son précédent travail pour la scène, elle dit[réf. nécessaire] qu'en jouant devant la caméra, « on devient un jouet ».

En 2006, Eva Green devient la sixième James Bond girl française[9] dans Casino Royale. Pourtant, un an avant le début du tournage, elle avait refusé l'audition, mais elle passe une audition à l'aveugle, sans le texte, puis est envoyée[Par qui ?] à Prague pour une seconde audition quelques jours seulement avant d'entamer le tournage. On[Qui ?] lui donne alors un nouveau script qu'elle aime et accepte[réf. souhaitée]. Le studio a cependant des doutes quant à son accent français, son personnage étant d'origine anglaise. Green doit donc travailler son accent pour le rôle[réf. souhaitée].

En 2006, le magazine Maxim la classe 20e dans sa liste annuelle des belles femmes (« Hot 100 »).

En 2008, elle joue dans Dark World (Franklyn), un film fantastique de Gerald McMorrow où elle donne la réplique à Ryan Phillippe et Sam Riley à travers deux rôles différents: celui d'Emily et celui de Sally.

Elle n'a plus tourné de films français depuis Arsène Lupin en 2004, même si elle affirme qu'elle n'attend que de trouver un bon rôle pour revenir[8].

En 2014, une affiche de Sin City : J'ai tué pour elle, où elle apparait la poitrine très dénudée, est censurée aux États-Unis et provoque une controverse[10].

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2011, Eva Green interprète Morgane dans la nouvelle adaptation du cycle arthurien qu'est Camelot. À la suite de la diffusion du pilote de la série, les critiques sont prometteuses à son égard[11], alors même qu'elle y joue aux côtés de comédiens aussi confirmés que Joseph Fiennes, Claire Forlani ou encore Sebastian Koch.

En 2014, Eva Green interprète de nouveau un personnage mystérieux et doué de pouvoirs paranormaux, Vanessa Ives, dans la série télévisée Penny Dreadful. Dans cette série qui fait apparaître des personnages fameux de la littérature anglaise tels que Victor Frankenstein et Dorian Gray, elle joue aux côtés de Josh Hartnett et Timothy Dalton. À l'occasion du Festival de Cannes 2014, elle apparait dans Le Grand Journal de Canal+ et déclare redouter, après ce rôle, d'être internée à l'Hôpital Sainte-Anne[12].

Les rôles manqués[modifier | modifier le code]

Eva Green rencontra le réalisateur de The Constant Gardener, le Brésilien Fernando Meirelles, mais ne put travailler dans ce film en raison du tournage de Kingdom of Heaven à la même époque.

De même, on lui offrit un rôle dans le film Le Dahlia noir, de Brian De Palma, mais celui-là lui échappa pour la même raison, bien que le tournage en ait été retardé. Elle refusa également le rôle parce qu'elle ne souhaitait pas être cataloguée comme femme fatale.

En 2010, elle est remplacée par Diane Kruger sur le tournage de Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot (adaptation du roman de Chantal Thomas) dans lequel elle devait jouer la reine Marie-Antoinette.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Eva Green partage son temps entre ses résidences à Paris et Londres.

Elle a vécu avec l'acteur Marton Csokas, qu'elle a connu lors du tournage de Kingdom of Heaven, où il joue le rôle du mari de son personnage, mais elle est désormais célibataire.

Son compagnon précédent, pendant plus de quatre ans, était l'acteur français Yann Claassen.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

Elle a été l'égérie de la marque de vêtement Emporio Armani pour la collection printemps-été 2005.

Depuis 2007, Eva Green est l'égérie du parfum Midnight Poison de Dior.

En 2012, elle fait la promotion du nouveau stylo Montblanc[13].

Elle devient l'égérie de la marque Campari (une entreprise italienne) en 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Eva Green, Behind the Name », sur evagreeenweb.com
  2. Agathe Godard, « Marlène et ses filles », Paris Match,‎ 29 août 1980.
  3. Sabine Maida, « Eva Green, une star en herbe », Version femme (supplément à La Tribune/Le Progrès),‎ 25 novembre 2001.
  4. Eva Green, nouvelle sensation d'Hollywood, La Parisienne, 25 juillet 2014
  5. Le blog lebarbu.skyrock.com cite un article paru dans Ouest-France le 24 janvier 2007 : « Jeanne Green-Le Flem inhumée au Vieux-Marché. Quinze jours après celles de son mari, Lennart Green, les obsèques de Jeanne Green-Le Flem, décédée vendredi à l'âge de 95 ans, ont été célébrées, mardi après-midi, en l'église du Vieux-Marché, près de Lannion. La cérémonie a eu lieu dans l'intimité familiale en présence, notamment, de sa fille, la comédienne Marika Green, de ses petites filles Joy et Eva Green [...] et de sa belle fille Marlène Jobert. Madame Green-Le Flem, fille du compositeur Paul Le Flem, a été inhumée dans le caveau familial du cimetière du Vieux-Marché. »
  6. a et b (en) EvaGreenWeb.com
  7. a et b « I was in this play and I didn't get on with the director and didn't like the play. It was very grotesque, you know? Too much make-up and wigs and I was playing, like, this coquette. I was on stage for most of the time apart from three minutes when I was allowed to go off and pee in a bucket. And for those three minutes I was sitting on a bucket, peeing and crying at the same time. Oh, it was terrible. It was a nightmare. I hated it so much ». Source: Biographie sur IMDb.
  8. a et b Démon et merveille, Eva Green, Le Figaro
  9. après Claudine Auger dans Opération Tonnerre, Corinne Cléry dans Moonraker, Carole Bouquet dans Rien que pour vos yeux, Saskia Cohen-Tanugi dans Jamais plus jamais, Sophie Marceau dans Le monde ne suffit pas, et Denise Perrier dans Les Diamants sont éternels.
  10. Les seins nus d'Eva Green font rougir la censure US, Le Nouvel Observateur.
  11. « Camelot shows promise mostly thanks to Green's emotionally charged performance as the vengeful sorceress whose only interests are achieving her perceived rightful place as queen of the land. » (TheHDroom.com, 26 février 2011.)
  12. Festival de Cannes, Eva Green et Mads Mikelsen, Le Grand Journal de Canal Plus
  13. Eva Green, sur Melty

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Gianorio, « démon et merveille : Eva Green », Madame Figaro, no 21069,‎ 26 avril 2012, p. 94 à 103 (ISSN 0246-5205)

Liens externes[modifier | modifier le code]