Cinéma français

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La France exerce depuis plus d'un siècle une influence majeure sur le cinéma européen et même mondial, des frères Lumière à Amélie Poulain, de la Nouvelle Vague à l'avant-garde, de Georges Méliès au Centre national de la cinématographie, du Festival de Cannes à l'exception culturelle.

Sommaire

Histoire[modifier]

Article détaillé : Histoire du cinéma français.

De la naissance du cinéma à la fin du cinéma muet[modifier]

Le premier film cinématique L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat à Paris en 1895 développa l’industrie du cinéma, bien avant que celui-ci ne soit dévoué en tant qu’art.

Les recettes du cinéma dépasse celle du théâtre à partir de 1929[1].

Le cinéma parlant ne s'impose que progressivement. En 1935, huit ans après la première de Le chanteur de jazz il n'y a que 3035 salles recensées comme sonores sur les 7 609 que compte la France (dont sans doute 3000 salles 16 ou 17,5 mm)[2].

De la Nouvelle Vague au cinéma actuel[modifier]

Confronté à la forte concurrence de Hollywood à partir des années 1980, le cinéma français s'est spécialisé sur deux créneaux moins concurrentiels : la comédie d'une part et le cinéma d'auteur d'autre part. Depuis le milieu des années 1990, plusieurs genres abandonnés aux majors américaines pendant un temps sont à nouveau produits en France.

L'exceptionnelle qualité du réseau de salles art et essai fait de la France un pays particulièrement cinéphile et Paris - où la concentration des salles art et essai est la plus importante - la capitale mondiale du cinéma d'art et d'essai. C'est en effet à Paris que la diversité de programmation cinématographique est la plus importante au monde, au coude à coude avec New York et Tokyo.

En 2007, Paris a connu 765 tournages de films, séries télévisées et publicités incluses. Cela fait de la capitale française l'une des plaques tournantes du cinéma selon El Periódico de Catalunya[3].

De plus, la France est la nation produisant le plus de films par habitants.

Réalisations[modifier]

Listes des films classés par décennie :

Exploitation[modifier]

Exploitation cinématographique en France[4]
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Nombre d'établissements 2 076 2 063 2 054 2 068 2 065 2 047 2 030
Nombre de multiplexe (+8 salles) 158 164 171 172 176
Nombre d'écrans actifs 5 273 5 283 5 315 5 389 5 469 5 465 5 464
Nombre de fauteuils 1 059 264 1 056 868 1 056 072 1 066 593 1 076 984 1 074 031 1 065 424
Nombre d'entrées (millions) 175,52 188,77 178,41 190,18 201,51 206,95 216,63
Recette totale en salle 1 031,2 M€ 1 120,7 M€ 1 061,52 M€ 1 142,21 M€ 1 236,41 M€ 1 308,92 M€ 1 370,80 M€
Part de marché des films
français dans les recettes
36,3 % 44,5 % 36,1 % 45,2 % 35,6 % 33,9 % 39,8 %

Financement du cinéma français[modifier]

Le centre national du cinéma et de l'image animée collecte une taxe sur les recettes en salle ainsi qu'une taxe (11 % du prix du billet) sur les ventes de VHS et de DVD (2 % du prix de vente). Il redistribue ensuite cet argent aux producteurs en fonction de leurs résultats passés et utilise cet argent pour promouvoir les jeunes réalisateurs par le biais de l'« avance sur recettes »[5]. Les aides du CNC représentent en 2011 15 % du budget d’un film en moyenne qui se répartit dans les rémunérations (58 % dont 12,1 % pour les acteurs, 9,4 % pour les scénaristes réalisateurs, 18,7 % pour les techniciens, 5,1 % pour les producteurs, etc.), les frais de tournage (30 % dont 7,6 % pour les décors et costumes) et les frais techniques (12 %)[6].

Par ailleurs, les chaînes de télévision ont l'obligation d'investir dans le cinéma[5].

Personnalités[modifier]

Formations[modifier]

Article détaillé : Études de cinéma en France.
  • l'ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris)
  • le CLCF (Conservatoire libre du cinéma français)
  • l'ESAV (École supérieure d'audiovisuel) - Université Toulouse-Le Mirail
  • l'ESRA (École supérieure de réalisation audiovisuelle)
  • l'École nationale supérieure Louis Lumière
  • l'IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques)
  • la FEMIS (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son)
  • les Gobelins (l'École de l'image)
  • le Master en scénario, réalisation et production de l'Université de Paris 1 Panthéon - Sorbonne (UFR 04)

Festivals et récompenses[modifier]

Organismes et associations[modifier]

Censure et visa d'exploitation[modifier]

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Article détaillé : Censure en France.

Pour être diffusé en France, un film doit obtenir une autorisation administrative délivrée par le ministère de la Culture. C'est la Commission de classification du CNC qui visionne les films et donne ses recommandations pour l'attribution d'un visa d'exploitation par le ministère.

La Commission comprend 28 membres titulaires et 55 suppléants. Elle est présidée par un conseiller d'État nommé par décret du Premier ministre[7]. Les membres sont répartis en 4 collèges : celui des administrations, celui des professionnels du cinéma, celui des experts, celui des jeunes.

En mars 2011, le président est Edmond Honorat (il succède à Emmanuel Glaser en février 2011) et la présidente suppléante Catherine Ruggeri[8].

Hors interdiction totale, le visa d'exploitation peut être assorti d'un certain nombre de contraintes :

  • interdiction aux moins de douze ans (par exemple pour les films abordant le suicide ou la drogue) ;
  • interdiction aux moins de seize ans (généralement pour des films érotiques ou particulièrement violents) ;
  • classement X pour un film pornographique ou « présentant une succession de scènes de grande violence ».

Si l'objectif est aujourd'hui avant tout la protection des mineurs, le visa d'exploitation a été utilisé à certaines époques pour interdire des films gênant politiquement. Certains films, notamment à l'occasion de la Guerre d'Algérie, furent purement et simplement interdits. Depuis lors, ces interdits ont été levés.

La loi du 30 décembre 1975, en créant le classement X, évite en grande partie les interdictions totales, comme celle du film de Jacques Rivette, La Religieuse de Diderot, en 1965. Mais ces films sont cependant limités à un circuit de salles particulier et soumis à un régime fiscal désavantageux. En l'absence de définition juridique, la commission d'exploitation considère comme pornographique tout film qui montre explicitement une activité sexuelle ; elle peut cependant nuancer son jugement en fonction des qualités du scénario ou de la réalisation. Cela a par exemple été le cas de L'Empire des sens de Nagisa Oshima qui a échappé au classement X grâce à ses qualités artistiques.

À la suite de l'affaire Baise-moi, le décret du 12 juillet 2001 prévoit aussi la possibilité pour le ministre d'interdire un film aux moins de dix-huit ans, sans toutefois l’inscrire sur la liste des films pornographiques ou d’incitation à la violence.

En outre, le maire peut, en vertu de ses pouvoirs de police administrative générale, interdire la diffusion d'un film sur le territoire de la commune pour prévenir un trouble à l'ordre public s'il existe des circonstances locales particulières.

Un service sur le site du CNC permet de rechercher les films et de connaître leur classification.

Spécialisations[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Fabrice Montebello. Des films muets aux films parlants, naissance de la qualité cinématographique (Politix, 2003, vol. 16, n°61)
  2. Rapport Pestche, cité par Histoire de la politique du cinéma français (P Léglise). Ed. Paul Lherminier
  3. Air France Magazine « spécial cinéma » no 133, mai 2008, p. 70
  4. CNC, « bilan 2011 du CNC - dossier nº 322 – mai 2012 », sur CNC.fr, 2012
  5. a et b Paule Gonzales, « Cinéma : un système de financement très encadré », Le Figaro, 3 janvier 2013 [[ texte intégral]] 
  6. Le prix d'un film en France, sur Le Journal du dimanche, 6 janvier 2013
  7. http://www.cnc.fr/web/fr/composition-de-la-commission39
  8. http://www.cnc.fr/c/document_library/get_file?uuid=987a69a0-f7d8-4412-a001-85cc561b37e4&groupId=18

Voir aussi[modifier]