Lalinde
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| Lalinde | ||
Vue générale de Lalinde. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Dordogne | |
| Arrondissement | Bergerac | |
| Canton | Lalinde (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Bastides Dordogne-Périgord | |
| Maire Mandat |
Pierre-Alain Péris 2008-2014 |
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| Code postal | 24150 | |
| Code commune | 24223 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 959 hab. (2010) | |
| Densité | 107 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
5 081 hab. (2009) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 25 m – Max. 194 m | |
| Superficie | 27,70 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | site officiel de la mairie | |
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Lalinde (La Linda en occitan[1]) est une commune française, située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine. C'est le chef-lieu du canton de Lalinde.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Au sud du département de la Dordogne, en Périgord pourpre, la commune de Lalinde est entièrement située en rive droite de la Dordogne qui limite la commune au sud. À une distance maximale de 300 mètres, le canal de Lalinde longe la Dordogne d'est en ouest.
L'altitude minimale se trouve au sud-ouest, là où la Dordogne quitte la commune pour servir de limite entre celles de Saint-Capraise-de-Lalinde et Couze-et-Saint-Front. L'altitude maximale avec 194 mètres est localisée à l'extrême nord, sur la route départementale 8, en limite de la commune de Pressignac-Vicq.
La ville, ancienne bastide, se situe, en distances orthodromiques, treize kilomètres à l'ouest du Buisson-de-Cadouin et vingt kilomètres à l'est de Bergerac. Enserrée entre la Dordogne et le canal de Lalinde, elle est traversée par la route départementale 703.
La commune est également desservie par les routes départementales 8, 8E1, 8E2 et 31, ainsi que par la ligne SNCF Libourne-Cazoulès par autorail Espérance en gare de Lalinde.
Le chemin de grande randonnée GR 6 longe le canal de Lalinde depuis le barrage de Mauzac jusqu'au bassin de chargement du canal et traverse la bastide pour emprunter le pont de Lalinde.
Environnement[modifier]
Notamment liées à la présence de la Dordogne, plusieurs zones naturelles du territoire communal sont protégées.
Natura 2000[modifier]
Deux zones Natura 2000 sont délimitées sur le territoire de Lalinde :
- la Dordogne[2], protégée pour différentes espèces de poissons,
- les coteaux calcaires qui bordent la Dordogne sur sa rive droite[3].
ZNIEFF[modifier]
La commune présente trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I :
- à l'est-nord-est de la bastide, au nord du lieu-dit la Plane, une plantation de chênes verts (Quercus ilex) est préservée sur 18 hectares de coteaux calcaires[4],[5].
- les îlots et rapides en aval du barrage de Mauzac jusqu'au pont de Lalinde représentent des sites privilégiés pour différentes espèces d'oiseaux aquatiques (hérons, cormorans, palmipèdes, etc.)[6],[7].
- en limite des communes de Mauzac-et-Grand-Castang et Pressignac-Vicq, une partie au nord-est du territoire communal fait partie de la Combe de Foulissart, forêt de chênes pubescents (Quercus pubescens) de 460 hectares où peut se réfugier la grande faune[8],[9].
Protection du biotope[modifier]
Comme l'ensemble des communes du département de la Dordogne baignées par la Dordogne, Lalinde est soumis à un arrêté préfectoral de protection de biotope de 1991 destiné à favoriser la migration et le frai de plusieurs espèces de poissons[10].
Site remarquable[modifier]
Au sud-est de Sainte-Colombe, le domaine autour du château des Landes, avec ses noyeraies, représente sur 38 hectares un site inscrit depuis 1974[11],[12].
Communes limitrophes[modifier]
Histoire[modifier]
La ville de Lalinde a été identifiée comme étant l'antique station Diolindum de la table de Peutinger. Des études récentes ont encore fortifié la thèse des historiens de la Gaule qui ont placé cette mansio à Lalinde. Au XIe siècle, une paroisse sera créée en bordure de la rivière Dordogne, qui portera le nom de Linda. En 1242, apparaît pour la première fois dans les textes un seigneur du lieu, Geoffroy de La Lynde. Quelques années plus tard, en 1267, une bastide sera construite par le roi d'Angleterre. C'est un chevalier anglais dont les ancêtres avaient émigré en Angleterre à l'époque de Guillaume le Conquérant, qui aura la charge de la construction de cette ville. Il portait le nom de Jean de La Lynde. Cette homonymie a fait croire pendant longtemps que ce personnage avait laissé son nom à la ville[13].
Vers 1596, le roi Henri IV nomme Arnaud de Baudet, fils de Guy de Baudet et époux de Judith de Larmandie, gouverneur de la ville royale de Lalinde et vend son droit de justice et domaine de la ville à Jacques Nompar de Caumont[14].
Depuis des recherches effectuées aux archives anglaises en 1990 par un auteur local, nous savons que la famille de La Lynde n'a jamais vécu sur le sol périgourdin. Cette famille apparaît dans le comté de Dorset depuis le XIe siècle, où elle possédait d'énormes domaines.
En 1794, les communes de Drayaux et Sainte-Colombe fusionnent avec Lalinde.
Héraldique[modifier]
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Lalinde porte "de gueules à un lion d'or issant d'une forêt de sinople sur une terrasse du même ; au chef cousu d'azur chargé d'une croisette d'or entre deux fleurs de lys de même. (Grand armorial de France)"[15]. |
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
La commune de Lalinde[modifier]
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Lalinde, cela correspond à 2006, 2011, 2016[16], etc. Les autres dates de « recensements » (2010, etc.) sont des estimations légales.

L'agglomération et l'aire urbaine de Lalinde[modifier]
En 2010, l'unité urbaine de Lalinde (l'agglomération) regroupe cinq communes : Bayac, Couze-et-Saint-Front, Lalinde, Lanquais, Varennes[21], soit 5 081 habitants en 2009[22].
L'aire urbaine s'étend sur les mêmes communes[23].
Économie[modifier]
Emploi[modifier]
Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Lalinde s'élève à 1 010 personnes[24]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 78 %, ce qui place la commune en dessous de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 153 chômeurs (15,1 % des actifs, taux supérieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 33,8 % d'actifs, 32 % de retraités, 17,1 % de jeunes scolarisés et 17,1 % d'autres personnes sans activité[24].
Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est nettement plus important (32 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, sensiblement inférieur (17,1 % contre 25 %).
En 2008[25], la population active totale représente 1 064 personnes, soit 35,9 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est abaissé (145) et le taux de chômage de la population active s'établit à 13,6 %.
Établissements[modifier]
Au 31 décembre 2008, la commune compte 330 établissements dont 195 au niveau des commerces, transports et services, 53 dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale, 31 dans la construction et 30 dans l'agriculture, la sylviculture et la pêche[26].
Lieux et monuments[modifier]
Patrimoine religieux[modifier]
- L'église Saint-Pierre-ès-Liens actuelle, bâtie entre 1899 et 1902, a remplacé l'église Saint-Pierre du Pin, vieil édifice roman du XIIe siècle.
- La plus vieille église de la commune, l'église Sainte-Colombe se situe à Sainte-Colombe, ancienne commune rattachée à Lalinde à la Révolution. Elle date du XIIe siècle, et sa coupole est la copie conforme de celle que possédait l'ancienne église de Lalinde. Inscrite en 1988, elle est entièrement classée au titre des monument historique depuis 2002[27].
- À Drayaux, autre ancienne commune rattachée à Lalinde se trouve une modeste église du XIXe siècle.
Patrimoine civil ou militaire[modifier]
- De la bastide, il ne reste plus que quelques fragments de l'ancien rempart, côté Dordogne, et la porte dite de Bergerac, faussement appelée porte Romaine, qui date du XIIe siècle, inscrite aux monument historique en 1946[28].
- La ville possédait depuis le XIIIe siècle un château dans son enceinte, le château de Lalinde (ou château de la Bastide), en bord de Dordogne. Totalement refait à neuf au début du XIXe siècle, il a été un temps aménagé en restaurant[29]. C'est en 2010 une demeure privée.
- Le château de la Finou, ou château de Laffinoux, XVe au XVIIIe siècle, à Sainte-Colombe, inscrit au titre des monuments historiques en 1948[30], appartenait au XIXe siècle au tragédien Hilarion Ballande.
- Le château de la Rue, XIIIe au XVIe siècle, à Drayaux, inscrit en 1948[31]. Sa tour du XVIe siècle est construite sur une motte féodale artificielle.
- À Sauvebœuf, autre village de Lalinde, le château de Sauvebœuf date des XIVe et XVIe siècles.
- Le château des Landes, XVIIe et XVIIIe siècles, à Sainte-Colombe.
- Le canal de Lalinde qui traverse la commune d'est en ouest en longeant la Dordogne présente deux sites inscrits au titre des monuments historiques en 1996. D'une part, au niveau de la Tuilière, l'aqueduc et le pont-déversoir[32], et de l'autre, l'ensemble formé au nord-est de la ville par l'écluse, le bassin de chargement et sa cale de radoub[33].
Patrimoine environnemental[modifier]
Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[34].
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Pierre Lafon (1773 - 1846), né à Lalinde, tragédien.
- Jean Auguste Hilarion Ballande (Cuzorn, Lot-et-Garonne 1820 - Sainte-Colombe, aujourd'hui intégrée à Lalinde 1887) : tragédien. Hilarion Ballande était le fils cadet d'Antoine Ballande et d'Élisabeth Dabland, papetier et maître de forges à Pombié et à Libos. Son père Antoine s'installe à Couze en 1841 et exploite le moulin de Bayac. Sociétaire du Théâtre Français jusqu'en 1853, Hilarion démissionne et part en tournée dans la troupe de mademoiselle Rachel. En 1867, il crée la Société des auteurs dramatiques inconnus qui doit faciliter les jeunes auteurs dans la représentation de leurs ouvrages, tentative qui reste sans lendemain. En 1869, il met à exécution l'idée qui va illustrer son nom : « Les Matinées Littéraires du dimanche ». Elles ont lieu au théâtre de la Gaîté. En 1876, il prend la direction du théâtre Déjazet, et de 1880 à 1883 celui du théâtre des Nations. Il se retire ensuite à l'âge de soixante-trois ans dans son château de La Finou pour s'occuper de viticulture et reconstituer son vignoble détruit par le phylloxéra. Il meurt à l'âge de soixante-sept ans, le 27 janvier 1887. Hilarion repose à Couze dans le caveau de la famille Ballande.
- Le général Élie de Riols de Fonclare (Lalinde, 1859 - 1944) : militaire. Né le 16 janvier 1859 à Lalinde, il entre à Saint-Cyr en 1876 où il fait carrière dans l'infanterie et participe aux campagnes de Tunisie et du Tonkin. Nommé général de brigade le 18 décembre 1914, il reçoit le commandement d'une division d'infanterie. En 1916, il est fait commandeur de la Légion d'honneur en récompense de sa brillante conduite à Verdun, et devient général de division le 31 décembre 1916. Un peu plus tard, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur.
- Edgar La Selve (1849 - 1892), né à Lalinde, écrivain et professeur de rhétorique au lycée national de Petion, à Port-au-Prince (Haïti).
- Jean-Baptiste Lemire (1867 - 1945) : compositeur, il a été chef d'orchestre à Lalinde.
- Pierre Gonthier : né le 15 juin 1932 à Lalinde, écrivain et poète, il a publié plusieurs ouvrages racontant son enfance au Port de Couze.
Activités associatives, culturelles, festives et sportives[modifier]
- Chaque année depuis le début des années 1980, sauf en 2010, Lalinde rassemble au début du mois de mars de nombreux participants pour sa course à pied des « 50 kilomètres de Lalinde ». En fait, il existe deux parcours, l'un de 24,150 km, l'autre de 50 km. En 2011, ces deux courses ont rassemblé plus de 1 300 coureurs[35].
Notes[modifier]
- Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 8 décembre 2012.
- FR7200660 - La Dordogne : SIC sur le site de l'INPN, consulté le 14 décembre 2011.
- FR7200664 - Coteaux calcaires de la vallée de la Dordogne : SIC sur le site de l'INPN, consulté le 14 décembre 2011.
- Coteaux nord de la Dordogne en amont de Lalinde lieu-dit la Plane sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Carte de la ZNIEFF 26640000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Barrage de Mauzac, îlots et rapides de la Gratusse sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Carte de la ZNIEFF 26440000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Combe de Foulissart sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Carte de la ZNIEFF 26050000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Arrêté préfectoral de la Dordogne no 911909 portant conservation du biotope du saumon, de la Grande Alose "Alosa Alosa", alose Feinte "Alosa fallax", lamproie fluviatile "Lampetra fluviatillis", lamproie Marine "Petromyzon Marinus" constitué par l'ensemble du cours de la Rivière Dordogne dans le Département sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Domaine des Landes sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Carte du site inscrit 0000060 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 14 décembre 2011.
- Jean de La Lynde et Lalinde. Christian Bourrier
- Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1875, tome 2, p. 156
- Armorial de la noblesse du Périgord d'Alfred de Froidefond de Boulazac, p403.
- Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 17 janvier 2013.
- Notice communale de Lalinde, sur Ldh/EHESS/Cassini. Consulté le 17 janvier 2013.
- Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 17 janvier 2013.
- Populations légales 2006 des communes du département, sur Insee. Consulté le 17 janvier 2013.
- Populations légales 2010 des communes du département, sur Insee. Consulté le 17 janvier 2013.
- Insee, unité urbaine 2010 de Lalinde, consulté le 29 octobre 2011.
- Insee, unité urbaine de Lalinde, consulté le 30 juin 2012.
- Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Lalinde, consulté le 29 octobre 2011.
- Données Insee compulsées par le journal du Net- Emploi à Lalinde. Consulté le 14 décembre 2011.
- Insee Chiffres-clés - Emploi -Population active. Consulté le 14 décembre 2011.
- Chiffres clés - Caractéristiques des entreprises et des établissements sur le site de l'Insee, consulté le 14 décembre 2011.
- Église Sainte-Colombe, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 octobre 2010.
- Porte des fortifications dite Porte Romaine, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 octobre 2010.
- Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, p. 149, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X)
- Château de Laffinoux, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 octobre 2010.
- Château de la Rue, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 octobre 2010.
- Canal de Lalinde (aqueduc et pont-déversoir de la Tuilerie de Villeneuve), base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 octobre 2010.
- Canal de Lalinde (écluse, y compris l'aqueduc et le canal de communication des biefs, le pont supérieur qui lui fait suite et le bassin de chargement avec sa cale de radoub), base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 9 octobre 2010.
- Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
- Adrien Vergnolle, C'est toujours un succès, Sud Ouest édition Dordogne du 9 mars 2011.
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Jacky Tronel, La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy, revue Arkheia, nos 5-6, Montauban, 2002.
Articles connexes[modifier]
- Dordogne (département)
- Liste des communes de la Dordogne
- Anciennes communes de la Dordogne
- Liste des châteaux et demeures de la Dordogne
- Sentier de grande randonnée GR 6