Antonne-et-Trigonant

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Antonne-et-Trigonant
Le bourg d'Antonne.
Le bourg d'Antonne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Périgueux
Canton Savignac-les-Églises
Intercommunalité Le Grand Périgueux
Maire
Mandat
Daniel Le Mao
2014-2020
Code postal 24420
Code commune 24011
Démographie
Population
municipale
1 218 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 48″ N 0° 49′ 54″ E / 45.2133333333, 0.83166666666745° 12′ 48″ Nord 0° 49′ 54″ Est / 45.2133333333, 0.831666666667  
Altitude Min. 89 m – Max. 217 m
Superficie 20,23 km2
Localisation

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Antonne-et-Trigonant

Antonne-et-Trigonant est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Maison ancienne au Bas Trigonant

Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1], la commune d'Antonne-et-Trigonant est bordée à l'est et au sud par l'Isle, principal affluent de la Dordogne, alors qu'au nord, près d'un tiers du territoire communal est occupé par la forêt domaniale de Lanmary.

Son altitude minimale, 89 mètres, se situe au sud-ouest là où l'Isle quitte la commune pour servir de limite entre Bassillac et Trélissac. L'altitude maximale, 217 mètres, se trouve au nord-ouest, au lieu-dit Lacombe, en limite de Cornille.

Le bourg d'Antonne, établi sur la rive droite de l'Isle et traversé par la route nationale 21, est situé, en distance orthodromique, huit kilomètres à l'est-nord-est de Périgueux.

La commune est également desservie par les routes départementales 6 et 69. Au nord, elle est limitée par la route départementale 8 qui la sépare de Cornille et de Sorges. Entre Trélissac et Sarliac-sur-l'Isle, un tronçon commun aux sentiers de grande randonnée GR 36 et GR 646 parcourt le territoire communal.

Laurière est un hameau de la commune. Ses habitants sont appelés les Lauriérois. Son nom occitan est L'Auriéra (du latin aurus = or).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Antonne-et-Trigonant est limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes d’Antonne-et-Trigonant
Cornille Sorges
Trélissac Antonne-et-Trigonant Sarliac-sur-l'Isle
Bassillac Escoire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Antonne se réfère à un personnage, soit d'origine gallo-romane : Antoninus, soit gauloise : Antonus[2], soit encore gallo-romaine : Antonus ou Antonnus[3]. Le nom de Trigonant demeure plus mystérieux : on peut éventuellement y voir une origine pré-indo-européenne, tr correspondant à une hauteur[2], ou encore latine, tirée de trigonum signifiant triangle[3].

En occitan, la commune porte le nom d'Antona e Trigonant[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La stèle en mémoire des otages fusillés aux Piles.

La première mention écrite connue de Trigonant se réfère à son église Sanctus Saturninus de Tregonam, en 1192, alors qu'Antonne apparait au XIIIe siècle sous sa forme Antona[2].

Au XIVe siècle, Antonne et Trigonant (Anthona, Tregonan) étaient deux paroisses distinctes faisant partie de la châtellenie d'Auberoche[4].

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie Trigonan[5].

Lors de la création des cantons en 1790, la commune d'Antonne devient chef-lieu de canton. Le canton d'Antonne est supprimé en 1801 par la loi du 8 pluviôse an IX (28 janvier 1801) portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », et la commune est rattachée au canton de Savignac-les-Églises[6].

En 1823, les anciennes communes dAntonne et de Trigonant fusionnent sous le nom d'Antonne-et-Trigonant[6].

Le 12 juin 1944, treize otages sont fusillés au lieu-dit les Piles (partagé entre Cornille et Antonne-et-Trigonant) suite à un accrochage entre un groupe de résistants et les Allemands[7].

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, un hameau de forestage fut installé en 1962, à destination d'anciens harkis et de leurs familles, au pied du château de Lanmary ; ce hameau est connu parfois sous le nom de hameau de forestage Chauveyrou[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Les communes d'Antonne et de Trigonant (appelée dans un premier temps « Trigonau ») ont été rattachées, dès 1790, au canton d'Antonne qui dépendait du district de Périgueux. Les districts sont supprimés en 1795 et le canton d'Antonne en 1800. Les communes sont alors rattachées au canton de Savignac-les-Églises dépendant de l'arrondissement de Périgueux[6],[9]. Elles fusionnent en 1823.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 2002, la commune d'Antonne-et-Trigonant rejoint la communauté d'agglomération périgourdine. Celle-ci disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
 ?  ? Pierre Bosredon    
juillet 1864  ? Nadaud    
 ?  ? Buisson    
 ? janvier 1878 Eugène Maly    
janvier 1878 1888 Étienne Buisson    
mai 1888 mai 1925 Jean Baptiste Jules Brun    
mai 1925 1941 Jean Baptiste François Brun    
1941 1944 François Storelli    
octobre 1944 mai 1945 Léon Naboulet    
mai 1945 1946 Valentin Landry[Note 1]    
mai 1946 octobre 1947 Aubin Favard    
octobre 1947 1956 Valentin Landry    
juillet 1956 mars 1959 Christian de Lary    
mars 1959 mars 1977 Paul Trarieux    
mars 1977 mars 1983 Raymond Storelli    
mars 1983 mars 1989 Robert Boulangé    
mars 1989 mars 2008 Jean-Claude Roujon PS  
mars 2008[10] (réélu en mars 2014[11]) en cours Daniel Le Mao PS Éducateur spécialisé

Démographie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1823, les communes d'Antonne et de Trigonant étaient indépendantes.

Évolution démographique de Trigonant
1793 1800 1806 1821
118 95 110 126
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[9])


En 2011, Antonne-et-Trigonant comptait 1 218 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Antonne-et-Trigonant[12]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population d'Antonne, puis d'Antonne-et-Trigonant  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
734 413 463 568 903 859 864 1 003 1 075
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
964 939 925 918 900 874 888 855 786
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
761 749 717 596 601 549 806 591 927
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
750 862 917 961 1 050 1 079 1 186 1 200 1 218
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique d'Antonne, puis d'Antonne-et-Trigonant

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) d'Antonne-et-Trigonant, s'élève à 551 personnes[14]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 87 %, ce qui place la commune nettement au-dessus de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 62 chômeurs (11,3 % de la population, taux légèrement inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 51 % d'actifs, 19,6 % de retraités, 19,3 % de jeunes scolarisés et 10,1 % d'autres personnes sans activité[14].

Par rapport à la moyenne nationale, le pourcentage de jeunes scolarisés y est nettement inférieur (5,7 % en moins).

En 2007[15], la population active totale représente 592 personnes, soit 49,3 % de la population. Le nombre de chômeurs (32) a été divisé par deux et le taux de chômage, ne représente plus que 5,4 %.

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

  • Exploitation du bois
  • Produits laitiers
  • Élevage

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Plusieurs endroits de la commune sont classés comme zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

  • la vallée de l'Isle au sud et au sud-est de la commune, zone de bocage et de prairies humides, est une ZNIEFF de type I[18],[19].

Trois autres lieux sont des ZNIEFF de type II :

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le site de Lanmary au nord et au nord-est, sur près de la moitié de la commune, site naturel inscrit depuis 1979[26].
  • Les rochers à cupules de Borie-Belet et le coteau du « Roi des Chauzes », sur près de 50 hectares dans une petite zone de la forêt de Lanmary, site naturel classé depuis 1932[26].
  • Un Cèdre du Liban, haut de 30 m et vieux d'environ 300 ans, se dresse dans le parc du château de Lanmary[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine-Astier Albéric de Saint-Astier (vers 1811-1891), propriétaire du château des Bories, fit don de sa collection de tableaux à la ville de Périgueux[28].

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Visite du château des Bories
  • Baignades, nautisme
  • Passage du GR 36 et du GR 646
  • Chasse, pêche
  • Salon du livre : dernier dimanche de septembre

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • James Cabirol, Antonne et Trigonant, Éditions la Lauze, 1997, (ISBN 2-912032-03-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démissionne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Périgueux », Insee (consulté le 13 avril 2012)
  2. a, b et c Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 31-32.
  3. a, b et c Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 1er février 2014.
  4. Abbé Farnier, Autour de l'abbaye de Ligueux, tome II, Le livre d'histoire-Lorisse, 2003 (fac-similé de l'édition de 1931), (ISBN 2-84373-342-1), p. 242
  5. Trigonan sur Géoportail. Consulté le 1er février 2014.
  6. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Résistance, Maquis et Libération du département de la Dordogne (page 3, note n° 24). Consulté le 11 mars 2011.
  8. Abderhamen Moumen, Du camp de transit à la cité d'accueil, in Fatima Besnaci-Lancou et Gilles Manceron (dir.), Les harkis dans la colonisation et ses suites, préface de Jean Lacouture, Ed. de l'Atelier, février 2008, (ISBN 978-2-7082-3990-6).
  9. a et b « Notice communale de Trigonant », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 14 janvier 2011)
  10. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 13 août 2014.
  11. À Antonne-et-Trigonant, Sud Ouest édition Périgueux du 1er avril 2014, p. 20.
  12. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 6 février 2014)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  14. a et b Données INSEE compulsées par le journal du Net- Emploi à Antonne-et-Trigonant
  15. Enquête annuelle de recensement 2007
  16. « Château de Trigonant », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 décembre 2009
  17. « Château des Bories », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 28 décembre 2009
  18. [PDF] Vallée de l'Isle en amont de Périgueux sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 5 août 2013.
  19. Carte de la vallée de l'Isle en amont de Périgueux sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 5 août 2013.
  20. [PDF] Forêt domaniale de Lanmary sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 5 août 2013.
  21. Carte de la forêt domaniale de Lanmary sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 5 août 2013.
  22. [PDF] Causse de Savignac sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 4 août 2013.
  23. Carte du causse de Savignac sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 4 août 2013.
  24. [PDF] Causse de Cubjac sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 4 août 2013.
  25. Carte du causse de Cubjac sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 4 août 2013.
  26. a et b [PDF] Rochers à cupules de Borie-Belet - Site de Lanmary sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 5 août 2013.
  27. Martine Pauchet, Le cèdre de Lanmary, arbre de l'année ?, Sud Ouest édition Périgueux du 7 avril 2014, p. 17.
  28. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, p. 822, éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4)