Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

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Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Image illustrative de l'article Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1875
Fin des travaux 1923
Style dominant Éclectique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 53′ 13″ N 2° 20′ 35″ E / 48.88694, 2.34306 ()48° 53′ 13″ Nord 2° 20′ 35″ Est / 48.88694, 2.34306 ()  

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Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
L'église Saint-Pierre à gauche du Sacré-Cœur

La basilique du Sacré-Cœur, dite du Vœu national, située au sommet de la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris, est un édifice religieux parisien majeur.

Sa construction fut déclarée d'utilité publique par une loi votée le 24 juillet 1873 par l'Assemblée nationale de 1871 dans le cadre d'un nouvel « Ordre moral »[1] faisant suite aux événements de la Commune de Paris (dont Montmartre fut un des hauts lieux). Avec plus de dix millions de pèlerins et visiteurs par an (en 2006), c'est le second monument de France le plus visité après la cathédrale Notre-Dame de Paris[2].

Origine de la construction[modifier | modifier le code]

Montmartre, colline sacrée[modifier | modifier le code]

Depuis toujours la colline de Montmartre a été un lieu de culte : paganisme gaulois supposé puis temples gallo-romains dédiés à Mercure et probablement à Mars ; culte chrétien après le martyr de l'évêque Denis au IIIe siècle, construction au XIIe siècle de l'église Saint-Pierre, parmi les plus anciennes de Paris, pour l’abbaye royale de Montmartre par le roi Louis VI et sa femme Adélaïde de Savoie.

Le vœu national de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Le projet de construction d'une basilique dédiée au Sacré-Cœur à Paris trouve ses origines dans le discours prononcé par monseigneur Fournier le 4 septembre 1870, jour de la déclaration de la Troisième République, attribuant la défaite de la France dans la guerre franco-prussienne de 1870 à une punition divine après un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789.

Suite à ce discours, deux notables parisiens, Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury (peintre), entamèrent les démarches qui devaient aboutir à la réalisation de la basilique du Sacré-Cœur plusieurs décennies plus tard. Ils rédigèrent en janvier 1871 un vœu personnel qui prit par la suite une ampleur nationale:

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore. En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Église et du Saint-Siège, et contre la personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ nous nous humilions devant Dieu et réunissant dans notre amour l'Église et notre Patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés. Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes ainsi que les secours extraordinaires, qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France. Nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus. »

La forte personnalité de Legentil dans le paysage catholique parisien et ses nombreuses relations ont permis au projet d'acquérir une dimension nationale.

Selon l'historien Miguel Rodriguez[3], le concept de vœu est fondamental, en tant que « promesse faite à Dieu ». De la relation spirituelle des mystiques avec Dieu au « vœu national », en passant par la fondation d’ordres se réclamant du Sacré-Cœur, l’histoire de la dévotion montre que le vœu assumé, vis-à-vis de cette figure, peut être, aussi bien un comportement individuel qu’une manifestation de foi collective  : il va associer au XIXe siècle un engagement religieux et des pratiques laïques. Il est pour lui une continuité totale avec le vœu de Louis XIII, de Marguerite-Marie Alacoque au roi Louis XIV et de celui de Louis XVI dans la prison du temple[4].

Le vote de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Les promoteurs de la construction du Sacré-Cœur font appel fin 1872 à l'Assemblée nationale afin que l'église soit reconnue comme étant d'utilité publique. C'était le seul moyen semblant possible pour acquérir les terrains nécessaires, propriétés de la ville et de nombreux particuliers. Après des débats houleux, la loi d'utilité publique est votée le 24 juillet 1873 par 382 voix sur 734[5].

Elle offre à l'archevêque de Paris (Mgr Joseph Hippolyte Guibert) la possibilité de se porter acquéreur des terrains sur la colline de Montmartre par voie d'expropriation si nécessaire. Il est aussi prévu que l'église « sera construite exclusivement avec des fonds provenant de souscriptions » et « sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique[5] ».

Le texte exact de la loi est[6] :

« Art. 1er. Est déclarée d'utilité publique la construction d'une église sur la colline de Montmartre, conformément à la demande qui en a été faite par l'archevêque de Paris, dans sa lettre du 5 mars 1873 adressée au ministre des cultes. Cette église, qui sera construite exclusivement avec des dons provenant de souscriptions, sera à perpétuité affectée à l'exercice public du culte catholique.

Art. 2. L'emplacement de cet édifice sera déterminé par l'archevêque de Paris, de concert avec le préfet de la Seine, avant l'enquête prescrite par le titre II de la loi du 3 mai 1841.

Art. 3. L'archevêque de Paris, tant en son nom qu'au nom de ses successeurs, est substitué aux droits et obligations de l'administration, conformément à l'art. 63 de la loi du 3 mai 1841 et autorisé à acquérir le terrain nécessaire à la construction de l'église et à ses dépendances, soit à l'amiable, soit, s'il y a lieu, par expropriation.

Art. 4. Il sera procédé aux mesures prescrites par les titres II et suivants de la loi du 3 mai 1841 aussitôt après la promulgation de la présente loi. »

Cette construction s'inscrit dans le cadre d'un nouvel « Ordre moral » promu par les conservateurs dans l'Assemblée nationale de 1871.

Association aux événements de la Commune de Paris[modifier | modifier le code]

La basilique et le square Louise Michel.

La construction de la basilique du Sacré-Cœur est fréquemment associée aux événements de la Commune de Paris, et on trouve dans des documents officiels[7] et des ouvrages d'universitaires[8],[9], la thèse selon laquelle elle aurait été construite pour « expier les crimes des communards ».

Le choix d'ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique, car c'est là que débuta l'insurrection le 18 mars lorsque les troupes d'Adolphe Thiers viennent enlever à Paris les canons qui y étaient entreposés. Après la cérémonie de pose de la première pierre, Hubert Rohault de Fleury fit explicitement le lien:

« Oui, c'est là où la Commune a commencé, là où ont été assassinés les généraux Clément-Thomas et Lecomte, que s'élèvera l'église du Sacré-Cœur ! Malgré nous, cette pensée ne pouvait nous quitter pendant la cérémonie dont on vient de lire les détails. Nous nous rappelions cette butte garnie de canons, sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l'Église semblait surtout animer. »

On ne trouve pas de mention de cette motivation dans le texte de loi voté par l'Assemblée Nationale, mais déjà à l'époque elle était dénoncée par l'opposition[6].

La construction de la basilique du Sacré-Cœur et ses motivations exactes seront longuement débattues[10], à une époque où la laïcité prend une ampleur croissante en France.

Le programme architectural[modifier | modifier le code]

En 1873, le comité de l'Œuvre du Vœu National et le cardinal de Paris décident que le choix de l'architecte se fera par concours. À cet effet, un programme est rédigé à l'intention des candidats. Certains éléments sont imposés : le site, un budget limité à sept millions de francs, une crypte, une statue monumentale du Sacré-Cœur très visible et placée à l'extérieur.

Soixante-dix-huit projets sont rendus par quatre-vingt-sept concurrents regroupés en soixante-seize équipes. Six Grands prix de Rome figurent notamment parmi les candidats[11]

Choix de l'architecte[modifier | modifier le code]

Paul Abadie

L'architecte Paul Abadie (mort en 1884) gagne le concours de la construction du Sacré-Cœur. À sa mort, il sera remplacé par Honoré Daumet (1884-1886) lui même remplacé par Charles Laisné qui fera intervenir dans la réalisation de vitraux le peintre-verrier Émile Hirsch.

La souscription nationale[modifier | modifier le code]

La basilique a été majoritairement financée par de très nombreux Français dans le cadre d'une souscription nationale où il n'est pas demandé au fidèle de verser une somme importante mais ce qui lui est possible.

Au total, près de quarante-six millions de francs sont récoltés en un demi-siècle par les dons de près de dix millions de fidèles[12].

Construction[modifier | modifier le code]

La première pierre est posée le 16 juin 1875. L'intérieur de la nef sera inauguré en 1891. Le campanile (clocher) est terminé en 1912 mais il faut attendre 1914 pour que l'ensemble de la façade soit achevé. La consécration, initialement prévu le 17 octobre 1914, reporté suite à l'entrée en guerre, est officialisée le 16 octobre 1919. L'église est alors érigée en basilique mineure[13]. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923[14] avec la finition de la décoration intérieure.[réf. souhaitée]

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Vues historiques

Architecture[modifier | modifier le code]

La basilique est en forme de croix grecque, ornée de quatre coupoles ; son dôme central, haut de 83 m, est surmonté d'un lanterneau formé d'une colonnade. Le style éclectique architectural de la basilique, s'inspirant de l'architecture romane, de l'architecture byzantine, et particulièrement de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, a influencé plusieurs autres édifices religieux du XXe siècle (basilique Sainte-Thérèse de Lisieux par exemple).

La pierre blanche retenue pour la construction provient des carrières de Château-Landon et de Souppes-sur-Loing[15]. Elle a été retenue par l'architecte Paul Abadie pour ses qualités de dureté et d'auto-nettoiement au contact de l'eau.

Plafond de l'abside par Luc-Olivier Merson.

À l'intérieur, le plafond de l'abside est décoré de la plus grande mosaïque de France (Émaux de Briare), couvrant une surface de 473,78 m2. Conçue par Luc-Olivier Merson et exécutée de 1918 à 1922 par les ateliers Guilbert-Martin, elle représente le Sacré-Cœur de Jésus glorifié par l’église catholique et la France. À sa base on peut lire une phrase en latin signifiant : « Au Cœur très saint de Jésus, la France fervente, pénitente et reconnaissante. »

Une immense tour carrée servant de clocher renferme, entre autres, la plus grosse cloche de France. Baptisée la Savoyarde, elle a été fondue à Annecy en 1895 par les frères Paccard. Elle mesure 3 mètres de diamètre et pèse 18 835 kg. Quant à son support, il pèse 7 380 kg. Le marteau qui la frappe pèse quant à lui 1 200 kg. Elle fut offerte à la basilique par les quatre diocèses de la Savoie, et arriva sur la butte le 16 octobre 1895, ce qui fut un événement parisien.

La crypte[modifier | modifier le code]

La crypte qui a la même disposition que l'église, est une des curiosités de la basilique.

Décor sculpté[modifier | modifier le code]

Le grand Christ en pierre de cinq mètre de hauteur, dû à Pierre Seguin

Le sculpteur Hippolyte Jules Lefèbvre (1868-1937) exécute une grande partie du décor sculpté de la basilique, notamment le grand-autel et les deux statues équestres en bronze disposées de part et d'autre de l'entrée, Saint-Louis et Jeanne d'Arc. La statue du Sacré-Cœur-du-Christ en argent qui se trouve à l'intérieur, est due au sculpteur Eugène Bénet. Les symboles des quatre évangélistes du campanile ont été sculptés par Henri Bouchard (1875-1960), en 1911.

Depuis 1928 est installée[16] dans la niche de la façade le grand Christ en pierre de cinq mètre de hauteur, dû à Pierre Seguin[17]. Il remplace celui de Gustave Michel, modèle présent de 1907 à 1927, ayant lui-même succédé à une statue provisoire en plâtre de Gabriel Thomas écroulée mystérieusement en 1900.

Orgues[modifier | modifier le code]

Les grandes orgues de la basilique du Sacré-Cœur ont été construites par le célèbre facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll en 1898 pour le château que le baron Albert de L'Espée, grand amateur d'orgue, venait de faire construire à Illbaritz. Cet orgue est le dernier grand instrument de Cavaillé-Coll, doté à l'époque de 70 jeux répartis sur 4 claviers manuels de 61 touches et pédalier de 32 marches.

Après la mort du baron et la vente de sa demeure et après avoir passé plus de dix années dans les entrepôts Cavaillé-Coll-Mutin, l'orgue fut transféré à la basilique où il fut inauguré (après quelques modifications) le 16 octobre 1919 par Charles-Marie Widor, Marcel Dupré et Abel Decaux.

L'instrument subit quelques modifications en 1930-1931, effectuées par la Société fermière des établissements Cavaillé-Coll.

Après un relevage effectué par Jean Perroux (qui supprime les trois rangs aigus du Cornet du Solo) en 1948, des transformations plus importantes sont confiées en 1959 à la maison Beuchet-Debierre, sous la direction de Rolande Falcinelli et Marcel Dupré. Certains jeux sont modifiés, recoupés, décalés, et échangés entre claviers. Le Principal du Positif est accordé en Unda Maris et une Cymbale est ajoutée à ce clavier, de même qu'un Principal 4 prend au Récit la place du Basson-Hautbois, transféré sur la laye des jeux de combinaisons. Les mixtures sont recomposées, le trémolo du Solo supprimé et deux jeux ajoutés à ce clavier. De plus, à la demande du vicaire, qui souhaite que la rosace soit dégagée, le facteur supprime la partie centrale du buffet, qui est défiguré. Cette modification entraîne en outre la séparation de la boîte expressive du Solo en deux parties, placées chacune à une extrémité de l'orgue. Joseph Beuchet propose l'électrification des transmissions afin de résoudre certains problèmes dus à cette nouvelle disposition, mais Marcel Dupré s'y oppose formellement, ce qui permet à la console de Cavaillé-Coll de rester en place.

L'instrument se dégrade au fil des années, jusqu'à devenir quasiment injouable. Sa restauration est programmée au début des années 1980, sous la direction de Daniel Roth, visant à supprimer les ajouts de 1959 au profit de jeux plus en rapport avec son esthétique. Ainsi, la Cymbale du Positif est remplacée par un Cornet progressif, le Basson 8 de Mutin transformé en Basson 16, le Plein-Jeu du Récit recomposé (avec résultante de 16), le Principal 4 remplacé par une Octave 4, les trois rangs aigus du Cornet du Solo restitués, entre autres modifications. L'instrument est inauguré en 1985.

Actuellement entretenu par Bernard Dargassies, l'orgue est très empoussiéré par la suie générée par les cierges. Sa restauration est à l'étude.

Les titulaires actuels sont Gabriel Marghieri, également organiste du sanctuaire Saint-Bonaventure à Lyon, et Philippe Brandeis, également co-titulaire de l'orgue de Saint-Louis des Invalides.Claudine Barthel est titulaire depuis 1969, elle était également titulaire aux églises Sainte-Geneviève et Notre-Dame du Perpétuel Secours à Asnières-sur-Seine.

Célébrations[modifier | modifier le code]

Depuis plus d'un siècle, les fidèles y assurent jour et nuit le relais ininterrompu de l'adoration perpétuelle. Charles de Foucauld passe une nuit de prière avec Louis Massignon en avril 1909 dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : les statuts de son Association du Sacré-Cœur furent tous déposés à Montmartre, et là les premiers Petits Frères de Jésus de René Voillaume reçurent leur habit.

Depuis 1995, la congrégation des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assure, à la demande du cardinal Lustiger, archevêque de Paris, l'animation spirituelle et matérielle de la basilique.

Accès[modifier | modifier le code]

Le funiculaire de Montmartre ou le Montmartrobus permettent de s'y rendre sans effort.

Les deux stations de métro les plus proches Abbesses sur la ligne 12 et Anvers sur la ligne 2 présentent en leur sortie respective une différence d'altitude de l'ordre de 50 mètres avec la basilique.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Pierre Laligan, Montmartre, la basilique du Vœu national au Sacré-Cœur, 1875-1919, Arthaud,‎ 1933
  • Père Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les éditions ouvrières,‎ 1992 (ISBN 978-2-7082-2978-5)
  • Père Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, Un vœu national, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris,‎ 1995 (ISBN 2-905118-79-2)

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(fr) Vidéo sur Youtube : La Savoyarde du Sacré-Coeur de Montmatre, plus grosse cloche de France

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Monuments de Paris sous la Troisième République : contestation et commémoration du passé, Janice Best, 2010 « le projet devint une partie intégrante du programme du gouvernement Mac-Mahon de rétablir l'ordre moral et la Monarchie »
  2. Tourisme en France - Palmarès 2006 des sites les plus visités selon l'ONT
  3. "Du vœu royal au vœu national. Une histoire du XIXe siècle", Cahiers du Centre de recherches historiques, n° 21 (1998) : http://ccrh.revues.org/2513
  4. « Annexe 4 - 1870-1873 : l'Œuvre du Vœu national, prélude à la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre », sur le site spiritualite-chretienne.com (consulté le 4 mai 2011)
  5. a et b Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre de 1870 à nos jours, Les éditions ouvrières, 1992, (ISBN 978-2-7082-2978-5)
  6. a et b Maurice Cabart, Rapport sur l'exposé des motifs de MM. Laguerre et Bompard, abrogation de la loi du 24 juillet 1873 relative à l'église du Sacré-Cœur, p. 10, [lire en ligne]« En élevant une église sur la colline de Montmartre, l'Assemblée de 1871 [...] voulait faire la guerre à l'esprit moderne, combattre la pestilence révolutionnaire, elle voulait que le monument élevé sur le Mons martyrum apparût à la France, à la capitale, comme un Labarum, comme un signe de la victoire du cléricalisme. »
  7. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, « RAPPORT D’INFORMATION FAIT en application de l’article 145 du Règlement AU NOM DE LA MISSION D’INFORMATION SUR LES QUESTIONS MÉMORIELLES », sur le site de l'Assemblée nationale,‎ 18 novembre 2008 (consulté le 4 mai 2011) : « la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, érigée pour expier « les crimes de la Commune » en application de la loi du 24 juillet 1873 »
  8. En action de grâces et en expiation des « crimes de la Commune », s’élèvera de 1876 à 1886 la « Basilique du vœu national du Sacré Cœur de Montmartre », dont le projet, cautionné par Pie IX, approuvé par l’Assemblée et déclaré d’utilité publique, est financé par les offrandes des fidèles. dans l'ouvrage de Jean Favier, Paris : deux mille ans d'histoire, 1997
  9. Its construction was seen by many [...] as for the supposed excesses of the Paris Commune of 1871 dans l'ouvrage universitaire du géographe David Harvey, "Monument and Myth" , Annals of the Association of American Geographers, volume 69, no 3, September 1979, p. 362-381, [lire en ligne]
  10. Le Sacré-Cœur de Montmartre, Jacques Benoist, 1992
  11. Boitte, Moyaux, Noguet, Pascal, Bénard et Leclerc.
  12. Benoist, Jacques (textes réunis par) Le Sacré-Cœur de Montmartre, Un vœu national, Christine de Nantes-D'Aboville, p. 89-95
  13. Revue canadienne, 1920, p.12
  14. Basilique du Sacré-Cœur en français, allemand et anglais sur le site web Structurae. Consulté le 23 juin 2013.
  15. Pays de la Pierre, consulté le 19 mai 2013.
  16. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, de 1870 à nos jours, p. 631, Édition Ouvrières, 1992 - (ISBN 2708229788), [lire en ligne] p. 631
  17. Pierre Seguin a été l’élève de Woog à l’école des arts décoratifs puis professeur. Il a exécuté de nombreux décors pour des immeubles parisiens, des chapiteaux pour le Sacré-Cœur, il est considéré comme un des plus grands ornementistes de son temps.